‹ Histoire des sciences médicalesChapitre 93 sur 260 · GÉOGRAPHIE DES DÉCOUVERTES EN MÉDECINE · texte numérisé non relu

GÉOGRAPHIE DES DÉCOUVERTES EN MÉDECINE

giquement; l’inertie était sa plus grande force. Ainsi l’histoire rencontre les réformateurs de l'anatomie descriptive, et les créa: teurs de l’anatomie de texture d’abord en Italie, puis dans les Pays-Bas et dans les royaumes du Nord. — Cest un Anglais qui découvre la circulation, découverte préparée par d’autres étrangers ; — c’est un Italien, Aselli, qui rappelle Pattention sur les vaisseaux chylifères, entrevus à Alexandrie, vus à Salerne. — Jenner, qui a vaincu la variole ; Charles Bell, qui, par la physiologie, a renouvelé la pathologie du système nerveux, sont des Anglais. — C’est un Allemand qui invente la percussion. — La chirurgie plastique, négligée depuis Celse et Héliodore, et l’anatomie pathologique, nous viennent en partie de Pltalie, par Branca et la famille Bojano ou Vineo, par Tagliacozza et par l'immortel Morgagni. — Les plus rudes attaques contre les anciens principes de la thérapeutique partent de Paracelse, un Suisse, et de Van Helmont, un Flamand (si toutefois nous devons regretter de n'avoir pas donné le jour à ces deux personnages). — Le grand promoteur de la physiologie expérimentale est un Bernois, Haller. — La clinique faisait de brillants débuts en Allemagne quand l’école de Paris ne songeait pas encore à la création de ce fécond enseignement. — Mais si nous sommes venus les seconds, nous avons bien vite donné raison au proverbe de l'Évangile : nous avons Ambroise Paré et la ligature immédiate des artères substituée à la ligature médiate qu’on ne pratiquait même plus ; Pecquet et la découverte du canal thoracique; Lavoisier et les prémices de la théorie chimique de la respiration; l'Académie de chirurgie, la Société royale de médecine, qui répandent au loin les vrais principes; puis Bichat avec lhistologie, Laennec avec l’auscultation, Broussais avec la ruine définitive de l’ancien humorisme et la préparation aux doctrines de la physiologie pathologique; enfin la thérapeutique nous doit lipécacuanha et le sulfate de quinine,

Après cette petite digression faite en honneur de l’histoire générale, sinon tout à fait en l’honneur de la France, revenons aux x et xiv° siècles, et tâchons de caractériser brièvement ces deux siècles si obscurs, et qui semblent avoir eu bien peu

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