SYDENHAM
1661-1«5(^ et de marquer les cliiïérences ; ce qu'il faut admirff
eniln, c'est le soin avec lequel il recherche en conséquence k
indications thérapeutiques (§ 8). Sydenham mérite paifii
plus de louanges pour ce qu*il a cherché à faire, que |MV|
ce qu'il a fait en réalité; il avait ouvert la bonne voie,
faute d'aide, il n'a pas pu y pénétrer assez avant. Sydenham
pecte la nature, mais il n'est pas son esclave. Par exemple, il
veut pas qu'on trouble les sueurs qui ont un bon caractère,
qu'on les provoque à tout propos sous prétexte d'expulsff
matière morbide (§ 15 elsuiv.) (1). On remarque aussi (§12)
recommandation de faire lever les malades chaque jour
quelques heures, ou, s'ils sont trop faibles, de les placer
habillés sur leur Ht, ce qui,dansbeaucoupde circonstances,!
pas un précepte à dédaigner, mais non pas précisément pour
motifs assignés par Sydenham. J'ai vu aussi que le changi
de chambre avait une influence très-notable sur la conval
En 1675, et peut-être en 1677 et 1679, Sydenham eutf sion d'observer deux épidémies de grippe d'un caractère dangereux; il reconnaît que cette afiection se termina pari pleurésies et des pneumonies; toutefois il les distingue i^ beaucoup de soin, eu égard à leur forme et même eu épi leur traitement, des pleurésies et des pneumonies franches d'emblée; celles-là sont purement symptomatiques (2).
(1) Ici trouvent leur plnco quelques réflexions qui montrent avec quelle K cacitc Sydcnlinm avait observé les inconvénients des traitements par les sudonN ou les écliaufTants : « L'idée de mali^'uité a été beaucoup plus pernicieuse a ' humain que l'invention de la poudre à canon. On appelle firvres malignes rinflfinimation est portée à un déparé extraordinaire de violence. Là-dessus l0^ dccins se sont figuré qu'il y avait dans ces fièvres je ne sais quel venin ifÀ^ être évacué par les pores de la peau; et, en conséquence, ils ont eu recoorf' cordiaux, à de prétendus alexipharniaques et à un ré^^ime très*chaud (bi^ maladies qui demandaient les plus grands rarraic hissants. C'est ainsi qu*ib f comportés dans la petite vérole, qui est une des maladies les plus inflami et dans un grand nombre d'autres fièvres. Li cause de cette erreur a été remment les taches de pourpre et les autres exanthèmes de cette nature qnï' aperçus et qui cependant ne venaient, dans la plupart des sujets, que de ce sang, déjà trop enflammé par la fiè\re^ i'a>ait été encore davantagro parle traitement. » {Schnluln monit., 1. 4i.)
(2) Observ, nictl, , V, V ; Epist. l res})onsoria^ 42. — La Scheduia moniioriM^