BAGLITI. — PHYSIOLOGIE ET PATHOLOGIE
Après cet exemple, où il s'agit probablement d'une hernie du cerveau à travers une fracture du cranc, et non, je pense, d'un fuflgus de la dure-mère, Baglivi veut établir par d'autres faits pathologiques qui se rapportent aux parties solides membraneuses, combien, au contraire, leur lésion est dangereuse. Les blessures des muscles temporaux, lesquels sont • recouverts par lepéricrâae, qui est une prolongation de la dure-mère (1), sont toujours graves, presque toujours mortelles. De même, dans les blessures de la tête, quand les méninges sont touchées ou viciées, les mouvements convulsifs, le délire, le tremblement, ne se font pas attendre; il a également observé que si, dans les blessures de tète, on emploie les vésicants pour éloigner le léthargus, les malades allaient aussitôt plus mal (2). Puisque le délire, comme le prouve l'ouverture de tant de cadavres, est causé par rinflammation des méninges, il n'y a pas lieu de s'étonner que l'emploi des vésicants nuise à ceux (|ui sont pris de délire plutôt qu'il ne les soulage. En effet, le délire vient de la partie solide des méninges irritées, crispées et enflammées; le sel auju et caustique des cantharides, s'y mêlant, irrite et augmente le délire. Ba(i:livi a remarqué encore que les vésicants, dans le délire, nuisent plus aux hommes qu'aux femmes, parce que la fibre des femmes est plus molle, plus flexible et moins disposée à la crispation que celle de l'homme, dont la fibre est dure et plus tendue (3).
(1) C'était ropinîon de beaucoup (raiiatoniistts de ce tomp$, qui pnrtn$reaieiit cette erreur avec Galîen.
(2) Voy. son ouvrafi^ Sur Cusage et Vahu.^ des vMrfitotrcs,
(3) Dans De anat. fihrnr.j etc., t. II, p. 56 et suiv., BagU\i établit les àv^rv* de la tonicité des fibres musculaires et membraneuses d'après l'Afire, les teinpi/ramentSy les seies^ les divers états de la \ie. Il ajoute quclifues propositions peu {ralaolcf et peu spirilualistes. « Les femmes et les enfants, parce que leurs fibres, ^u^kuut ceUes du cenreau, sont trop molle< et trop relâchées, passent pour être ubsolunu^u' incapables de trouter et d'enseijrner la vérité. Nous voyons que tout est vam r: variable dans leurs pensées et leurs desseins instables et inconstants. l>t> pi4>i<>ii- <i> Vkme, quoique la cause eu soit légère, les abattent ; on les voit se déai->p4:i«:P «r*. « lamenter sans motif prave; les choses sensibles et curieuses les attir«ut et i»:- i^^m nent. Les femmes aussi, à cause de cette mollesse des fibres, sont m'^^tujcu^ ^.«^ les choses d*apparence : l'élégance du parler, le soin dans riiabillem«'nt , eU*. ^i . ■ . ^ manière^exquisc le sens du ^oùt et de l'oiiorat, et l'observulion fa»tJd«eu.* ^. ^. monies leur est naturelle. 11 en est tout autrement pour les homuim Cuï ^ ^..
19U lATROMÊGâNISME. — ÊGOLE ITALUBUIIE.
En présence de ces accidents, Baglivi ne connatt pas d'autre indication à remplir que de reldcher la fibre par la saignée et la médication émolliente ; il en cite divers cas ici et dans la deuxième dissertation de ses Dissertationes varii argumenti,
cLes accidents, continue Baglivi, qu'on observe à l'approche du délire ou dans le délire, tels(|ue la rétraction des hypochondres vers l'intérieur, prouvent manifestement que la flbre des méninges ainsi affectée crispe et contracte à la fois le système des membranes, les parties et tous les viscères qui naissent des membranes, lesquelles sont régies par la dure-mère, dont elles tirent leur origine (1). Aussi Hippocrate (2) enseigne -t-il, eo plusieurs endroits, que la rétraction des hypochondreSi que le bulbe des yeux devenu immobile et comme changé en pierre, que la langue bégayante et presque toujours enQée, aride el sèche, qu'un sentiment de tension et de rigueur dans tout le corps, présagent le délire. Dans le délire, les fibres des glandes sécrètent peu. Si à la douleur de tète se joint une diminution ds la sécrétion des humeurs, de l'urine, par exemple, de la sueur, de la salive, des excréments, le délire est proche, surtout si les médecins font un usage immodéré des diaphorétiques et des alexipharmaques ignés et trop violents, destinés, comme ils 11 disent, à réfréner la malignité, laquelle, le plus souvent, est imtginaire et fausse, au point que beaucoup encourent un mal plus grave, la mort même, non à cause de cette malignité, mais par les remèdes qu'on leur donne pour la combattre. Prudenù pauca. »
leur esprit atleint sa perfection depuis trente jusqu'à quarante ans; les fibres ayut alors la solidité et la maturité voulues^ ils juj^ent et délibèrent avec réflenoo A saf^esse ; comme leur esprit n'est pas distrait de son œuvre par les choses seaiiMw et eilcrieures^ ils sont plus a wtes que les autrej à chercher et à enseigner 11 férilê< I^ douleur et la volupté ont moins de prise a cet h^t ; les passions de l'âme ainii^ les injures les émeuvent et les efTrayent moins; ils vont même couragciuemeBt n* devant, comme il convient à un homme doué d'un esprit généreux et consUncs
(1) Nous verrons plus loin que la dure-mère est^ pour Baglivi, la partie daoorff qui tient sous sa dépendance presque toutes les manifestations du système nertev et fibreux (muscles et tissu fibreux proprement dit).
(2) En aucune occasion, Haf?livi ne manque déranger « le divin » HippocrSto'^ son parti.
BAfiLIVI. — PHYSIOLOGIE ET PATHOLOGIE. 795
Bagliviy disciple fervent de riatromécanisme, est le vrai précurseur de cette école solidiste qui en est, pour ainsi parler, la Booséquence naturelle, et qui est venue à sa suite en Angleterre, m Italie, plus tard en France, par une voie plus détournée.
Les remarques qui précédent nous ont déjà appris queBaglivi, tout solidiste qu'il est, tout opposé qu'il se montre parfois à la chîmiatrie, ne rejette cependant pas absolument, ni en théorie ai en pratique, l'humorisme et les remèdes chimiques. Il en donne une nouvelle preuve dans sa manière de considérer les tumeurs (1).
€ De même, dit-il, qu'il est impossible de guérir extérieurement nne tumeur causée par la contraction douloureuse des fibres, si auparavant on ne lui oppose les anodins, les fomentations et les bains; ainsi nous ne pourrons dégager le cours des fluides interceptés intérieurement par la violence de la douleur, ni faire disparaître les tumeurs qui en proviennent, avant d'avoir adouci la véhémente crispation des fibres par les huileux, les anodins et les humectants employés en dedans et au dehoi*s. Ce n'est pas Mulement la trop grande contraction des fibres qui cause les tumeurs, c'est aussi le trop grand rclclchonient qui produit les tumeurs dîtes froides et indolentes, tumeurs dues non au fluide, mais à la fibre. Le traitement de ces tumeurs demande des remèdes qui, en rendant à la partie la tonicité, la solidité et la force perdues, dégagent le cours intercepté des humeurs, et le rendent facile et coulant; tels sont les amers, les aromatiques, les amaro-astringents et les préparations de fer, dont les anciens
servaient avec succès dans le traitement des écrouelles et des
(i) Jkanaiome fibr., etc., t. II, p. 69. Voy. aussi Cnnones (le medicina spiido- M, ad rectum statkes usum, 21, 22 : La mort naturuUe est pruduite pni* l'aridilc et U de»ice«Uon des solides, par la salure ul l'cvaporatiou des liquides. — Les solides ■e rétablûwnt par un bain d'eau tiède ; les liquides par la transpiration insensible^ par dei aliments d*un bon suc, pris modcrénicnt et selon que le demandent les forces de la nature affaiblies dans la vieillesse. — Il y a une route royale de la peau au vantre, et une autre du ventre à la peau; les humeurs et les maladies s'y succèdent BHitaelIcnient. Les douleurs du ventre se terminent en douleurs des articulations, et rw verêfi, nya également des successions et des permutations de la vessie au «CBlre, da ventre à la vessie, ici à cause du voisinage, la eu raison d'une certaine detpnmation générale et commune Taite à travers des illtres.
796 lATROMÉCANISME. — ÉCOLE ITAUEIIlfE.
tumeurs indolentes. De nos jours aussi on emploie avec te même succès ces remèdes dans les affections chroniques des viscères, qu'on attribue au relâchement de la tonicité des solides. Les préparations de fer, en effet, surtout le fer pur réduit en pondre impalpable, et donné à la dose de 8 grains ou plus (1), absorbent Tacide stomacal et guérissent le relâchement des parties, relichement dans lequel résident souvent, pour les maladies chroniques, la force et l'âme {vis et anima) de la maladie. Le relâchement ou l'atonie des parties produit quelquefois des tumeurs et des douleurs périodiques; les fibres de ces parties étant distendues et disjointes par une longue maladie ; l'ordre des solides étant alors rompu, les sucs commencent à s'y amasser et y adhèrent; quand ils sont en grande abondance, de façon qu'ils ne petvent être reçus ou rejetés par la partie, ils tourmentent le onladc, à des époques fixes, sous l'apparence de douleurs et de tumeurs. Il faut donc admettre que les tumeurs ont deux causes: soit un vice du fluide dont la crase troublée par les particule! épaisses, acides et visqueuses, ou acres, aiguës et salines qui stv* abondent en lui, le rend incapable de circuler; soit un vicedei fibres chargées de favoriser le cours des sucs parleur oscillation, lorsqu'elles sont ou trop tendues et contractées, ou au contraire relâchées, indolentes et comme paralysées. Que si l'on neptfs avec soin tout cela dans les maladies, je pense qu'on ne ponfli jamais instituer un traitement conformément à la raison. »
Toutefois Baglivi ne perd pas une occasion de marquera prédilection pour les explications mécaniques et solidistes; ilb prouve manifestement dans le passage suivant tiré des Canon» (§ 28) touchant l'action intime des médicaments :
c II est diilicile de se rendre compte delà manière mécaniqne dont agissent les médicaments dans le traitement des maladies, si l'on n'a pas la connaissance de la statique des solides et des liquides, ainsi que celle de l'équilibre de leurs forces et de leon résistances réciproques; car on doit regarder comme desfictioni
(1) L'auteur scoute : « Chalybs enim quo magis arte solvitur, co infirmior i*'' ditur sua virtus.» Sans doute il entend que si le fer est dissous chimiqneiaeit' perd de sa vertu natureUe.
^ PHYSIOLOGIE 8T PATHOLOGfli. 79?
las les écoles sur les qualités premières des
fhje pouvoir Je? remèdes résident plus dans
■^ et le poids de leurs particules les plus
'^ et dans la prétendue activité de leurs
i;|s de la balance sont rarement en
Nie se tenir à une égale distance
'^it exclusivement solidiste et
^ ux humeurs dans la produc-
■■ dernier cas, il s'efforce
-a formules de l'iatroméca-
-iii remarquer que le sens médical,
.^ naut degré (3), le préserve des pratiques
aires. Jusqu'ici c'est surtout des solides qu'il a
îfois, outre ce qui vient d'être rapporté des
avons encore, dans le dixième chapitre {Des
eutigues) du livre second de la Pratifjtte mé-
3flexions intéressantes qui se rapportent plus
ux humeurs.
ablinere tidctur soliJum supra Huiduin, quam contra. ■ j 11, fine. «Aussi ou ne s'élonuerapas, dit-il, que j'attribue lus lie puisiODcc que tie Tant tait mes devin ciei-s. ■ Il Tail Il au milieu de cette même «lissertntion : o Non excludu alem, naai vita in utrorumquc miiliouc et aequilibria
•iiedkii, 11, 11, S 3, u" 5] veut que pour bica instituer le m s'enquièrc de l'étal du ung' â l'elTct de détermiiier s'il es! I, coagulable, lent, [Dolin; c'est de l.i qu'on tire les iudiea- , Il ajoute : « D'après les médecins mécBDiciciis, et surtout IB Hvanle encore que tous les mécaniciens, il est établi que ire les itagnatiops d'Iiumeurs cotnmeni;aotes, cl apaiser id ori;asmc. u
I compris toutes les diflicullés que prosenleul les niaUdies «1 eiclamalioti* combien il serait heureux d'avoir quelque — Oli '. combien il est dirilcile de ntuérir les maladies du Elle de les reconnaitro et de donner un pronostic ! Lus plus ■ médecine, s'y Irooipeiit (Praiii medica, 1, ii. De pleuriid.) i l'autopsie des tubercules qui n'avaient pas, pendant rie ligne de leur présence, ot qui tout i coup se révélaient après fne, et tuaient le malade.
708 lATBOMÊCANlSIlB. — ÉCOLE ITALUm.
La véritable hase de la pratique, ce sont les indications; une fois qu'elles sont trouvées, les médicaments s'offrent d'enmêmes. Jusqu'à présent, la science des indications, tirée des plus vaincs théories, repose sur les pins trompeuses hypothèses (1). Voyez plutôt les galcnistes, ils ne songent qu'à encuer une des humeurs peccantes (2). Après les galénistes, ce sont les médecins qui poursuivent le c triste fantôme des adda et des alcalis, > quoiqu'on ne sût ni quel acide produisait kf maladies, ni quel alcali les guérissait. Mille causes donneit naissance aux maladies , même en restant dans le cercle da humeurs qui agissent en vertu d'une qualité spéciale qn'ells acquièrent. Comment, par exemple, ne pas tenir compte te principes coagulants, dissolvants, relâchants, astringents?
(1) Conimc tous les sectaires, Bufrlivi proteste de son aversion pour les hypotbèMii et lie son irnùt pour la seule expérience ou pour Tobservalion : « II n'est pK raCi (lit-il^ (l'arranger dans son cabinet de fort belles \ôcc9, qui semblent parCuteaMil ronromies à la raison, et que Ton peut re^^ardcr comme certaines. EsMjes oi^ do les mettre en pratique, et vous en \errei sur-le-champ rimpoisibilîtéj l*abi0ik niènie. 11 y a une Toule de choses, au contraire, en fait de traitement surioë^ de reuièdes; qui paraissent au premier abord inutiles ou déraisonnables, t^ qti'elles ne rentrent pas parfaitement dans nos hypothèses, soit que nos coiaièr sauces ne nous permettent point d'en donner quelque raison suffisante ; sonnettes les cependant au creuset do la pratique et de rexpérience, et vous y trouvera i 1> fois des moyens surs et pleins d'utilité. Laissons donc à la pratique et à la thésrieb place que chacune d'elles doit occuper dans la science ; c'est le meinenr nifA selon nous, de donnera la médecine l'appui dont elle a besoin, et la force qvM rélever au-dessus de ce quVllc a toujours été {Praxis med.^ I, xi, 7; trad. Bi^ cher. «Kn ce qui me concerne^ dit Haglivi » {Praxis med,, I, xu^ 10), je metio aux hypothèses tant qu'elles me paraissent suivre exactement les traeei de h nature ; pour peu qu'elles s*en écartent, je le< laisse et je suis la nature, qv f* notre meilleur in^idc. » — \jc$ mé<licament9 guérissent, non les hypothèses {M, 11, X, 3). Aussitôt Ra^livi ajoute pour mieux prouver qu'il ne fait pa^ dliTpilkèKt: presque toujours ces médicaments guérissent sans produire aucune évacnatioB k^ sible, mais seulement en rendant aux fluides malades et aux solides le tH d l'énergie qu'ils avaient perdus. — Enfin il dit (Mie/., Il, x, 6) : « Totus lam ii^ scnando. »
(2) 11 est possible que Baglivi ait raison contre ceux qu*il appelle les galM* des deux derniers siècles ; mais il est certain que pour Galien les indicaHwfJ*" brassaient beaucoup plus de choses que les quatre humeurs cardinales. Ses C^ mentaires sur Hippocrate, ses ouvrages sur la thérapeutique le proaTeal damment. On n'est presque jamais juste envers ses adverMÎres*
BAGLIVI. — PHYSIOLOGIE ET PATHOUKilE. 799
c 11 y a des maladies, et en grand nombre, qui n*ont pas lutre cause qu'une sorte de modification dans la texture natule ou dans l'arrangement des parties élémentaires qui cunstint Tune des humeurs de l'économie; cette modification elleme peut être le produit d'une influence externe, mais elle it dépendre aussi d'une agitation intestine, d'une action réci- »que des solides sur les fluides, en vertu de laquelle tout inge dans les molécules élémentaires, le mouvement, la forme les rapports ; et c'est \h une source abondante de maladies. t dans ce cas-l;'i, quimporte la nature des médicaments? auds ou froids, acides ou alcalins, doués de vertus semblabh.'S de vertus contraires, administrés à Tinlérieur ou bien à Textelur, pourvu qu'ils soient en état de rendre aux fluides ou aux îdes le ton et l'arrangement qu'ils ont perdus, soyez sûrs qu'ils a parfaitement propres à guérir fespéce de maladie dont M parlons.
k C'est là ce qui explique une anomalie singulière, dont norj». âmes témoins à chaque pas. On voit tous les jours, par ex^rrn une seule et même maladie céder également bien a do^ m^' ments chauds et à des médicaments froids ; à dr;« vf.mh^^ lime à des méthodes absolument contraires. D'un autre c/iU; \ de Spa, dont la juste réputation est faite depuis ?/ longs, dans les cas de suppressions de règles, Teau At .>pa. *• nous, au témoignage de Henri de Ileers, est f;nc/>r^ li» ni» l le meilleur moyen d'arrêter les perles, ou de mt^ôif!^ élément exagéré des régies. On on [lourrait dire ^iilaaL .* de la plupart ries autres remèdes » (trad. fVjuehen. vant Baglivi, b'S indications .«fe tirent, en premier ÙNb..^ teies dominants, puis de la nature, de b caims fi^0^ te la maladie. C'est a peu prés ce qu'avait drMJi ■ «uffit pas d'affirmer qu'un remède est «pA ^ telle maladie, par rxeiufde le lait comte h wnts contre les excès «rhumeors, la sûgB^ '^^' \ il fout encore tenir compte de ^ principales, savoir la meilienv^ % le temps de la maladie m «éb^^ ^^ ûnistrer, et connaître yme » '^
600 lATROIfÊCANISME. — ÉCOLE ITAUfiNinS.
même maladie réclame des médicaments très-divers, et les mêmes médicaments agissent de différentes manières (1).
(( Les remèdes spécifiques sont particulièrement nécessuFes dans les maladies chroniques. Quelle est, en effet» la cause de ces maladies? Un épaississement, une élaboration incomplète des humeurs, et, la plupart du temps, une lésion des solides organiques bien plutôt que des fluides. La nature, habituellement étouffée sous le poids d*un mal qui ne finit pas, n*a plus l'énergie nécessaire pour opérer la coction et la dépuration de la nia-
(1) CcrtAiiieiuoiit, Hnglivi va licaucoup trop loin, et tombe dans le raut, \on^ {Proj'is f/icii., I, IX : De lue vcnerea et morhis glanduL) il veut établir d« à&rciK'os (il' siéf^c ou de syniptùmcs assez profondes dans le mal vénérieOt soi^ les positions sociales, ou le sexe des individus qui en sont aflccté» : « Quand Ir ail vénérien s'esl fixé pendant longtemps sur quelque or^^anc, il en diminue lelM<i réner^ie. J'ai \My par exemple^ un lionnne tomber dans rimpuissancc absoliiedfi organes de la «génération à la suite d'une gonorrhée chronique; cbcz un inln,» ulcère aux parties génitales eut exactement le môme résultat. Les professions (iii^ rentes^ les diverses positions sociales font varier également le siège des srmpiâflff syphilitiques, qui semblent a%oir; suivant les circonstances, des organes de pR^ 1^ lection. Ainsi, les hommes de peine et les gens du peuple, obliges de pp^ IK^ chaque jour le pain qui doit les nourrir, ont les articulations généralement afiiW' Ij^ par la fatigue d'un travail incessant. Que ces hommes soient soumis àrioftdi' I vénérienne, cl vous verrez chez eux le mal se fixer sur les articulations it«* I^^ sorte de prérércnce, précisément à cause de la fatigue toute spéciale de ces «^ m^. Aussi, dans cette condition de la vie, c'est habituellement sous la forme de M^ articulaires, de paralysies» ou autres maladies des articulations que 16 ïdvb^ rafTection syphilitique. Chez les hommes de lettres ou de cabinet, dontlii'^' généralement épuisée par l'étude, c'est la tète qui devient le siège principe' ** maladie, et la syphilis, dans ce cas, se traduit ordinairement par des aflecti<Htf '"'' braies. Les musiciens, au contraire, dont les poumons chaque jour en j^*^ par cela seul moins de résistance û la maladie, voient chez eux la syphili"*''^ pour ainsi dire cet organe et ne s'en éloigner jamais ! Quant aux femmes ^ , peuple comme celles du monde, les habitudes sédentaires ou môme l'oisi*^^ leur sont habituelles amassent aux environs du mésentère une grande ^^ d'humeurs crues et épaisses dont la présence finit par éteindre le ton dcc^*^' aussi est-ce là que se manifeste plus spécialement la syphilis chei U* *^ y^ J: En général, toutes les personnes qui vivent au sein du luxe et du loisir, <p^ | ' j.s ont contracté la syphilis, deviennent habituellement la proie d'acridest** même nature: ce sont des crudités, des obstructions, de l'inappétence, de Uf^ des fièvres mésenlériques lentes, des phthisies, des hydropisies^ tout ceqùl^'^ le cortège des maladies du mésentère. »
BAfiLITL — MTSIOLOGIB ET PATHOLOGIE. 80f
peccante; il faut donc que le médecin éteigne lui-même ce morbide au moyen de quelque médication spéciale ; ou il faut relever le ton de l'organisme avec des méilicanients leuXy analeptiques et amers; de cette fnçon. l'économie, éede sa torpeur, peut à la fin secouer elle-même le joug si que la maladie faisait peser sur elle. Voilà sans doute pourdans la pratique, on voit aujourd'hui si souvent les mo- 8 avec leurs médications spiritueuses, volatiles ou exci- ;, réussir si bien dans les maladies chroniques et si mal les maladies aiguës. Dans celles-ci, en eiïet, les fermen- » se faisant avec énergie et promptitude, et les solides , généralement leur intégrité de fonctions, la nature n*a beie rien, ou du moins elle a besoin de peu de chose pour r elle-même la coclion rapide, l'épuration de la matière ate et pour en débarrasser l'économie au moyen des évans qu'elle sait choisir mieux que personne, ependant, lorsque les maladies aiguës ont leur source predans quel(|ue modification inconnue de l'atmosphère, ou un changement de constitution médicale, le meilleur H et le plus ^tr pour trouver des médicaments qui puissent atire et étouffer cette espèce nouvelle, c'est l'observation jve et répétée des résultats, bons ou mauvais : on voit tuuh tirs des remèdes qui, dans une épidémie donnée et hou^ kence d'une constitution médicale |)articulière, font autant sn qu'ils font de mal dans une épidémie diiïérenti^ el wu lence d'une autre constitution.
^lisque nous en sommes sur le sujet des maladies aifsu- ODS de montrer en passant combien e^t grave IVrrs médecins qui viennent tuurm^mter l^s nialadi^b aiei*- Bmatoires, et i|ui font si bien, avec tuuK leut> i«iiié(^tare enfin, ne sachant plus que faire, tirailt^ie d mmù ihdie, de l'autre par les médiranieni^, doit Ih Dl par succomber dans la lutte. C<$^ i'«MiitB«« le naturel. Examinons, en effet, la utntt^ 8, celle des fièvres surtout : fort bouv*rm ^' — " s seules; c'est ce qu'on voit louî- les jwir •«gens de la campagne (!; ; ce iuém«
802 UTBOM&GANISIIS. — ÊGOU ITAUIVIIB.
meurSy qui esl la source de la fièvre, est aussi le moyen qui détorcniae eu uu temps doaué la coction et réliminaûoa de la malière morbide. Or, cette éliminatioa, c'est à la nature seule qu'il appartient de la faire, et voilà pourquoi le traitement des fièvres aiguës est un écueil où les médecins échouent mille (ois plus souvent et plus dangereusement qu'ailleurs. Une si grande quantité de remèdes, ou des remèdes donnés avec si peu de méthode finissent par jeter dans les mouvements si réguliers de la nature le trouble et le désordre ; au lieu de diminuer, la fièvre augmente, les crises n'arrivent pas au moment déterminé, et le malade, trop i'aible pour résister à tant d'assauts, va tout droit i la mort ou aux maladies clironiques (Praxis med.^ 11, )u;6-6. Trail. Boucher). »
Alin de compléter l'histoire des plus importantes parties delà doctrine physiologique et pathologique de Baglivi, ou mieux pour en donner eu quelque sorte la quintescence,le nœud, le lien commun, il nous faut rappeler son opinion aussi fausse que célèbrt sur les mouvements de la dure-mère, le^ oscillations des solides ei ÏQUondulaliom des liquides (1), qui en sont la conséquence, opinion qui se lit au chapitre cinquième du premier livre du traité Ue fibra motrice spécimen. Après avoir rapporté de curieuseî observations ou expériences faites, soit par lui seul, soit eucoopagnie de son ami Paocliioni, et ,de Palhh, pour reconnaître la structure de la libre chez divers animaux, même chez les poilsous (chap. ij; après avoir établi, comme Borelli, mais avec quelques nuauces, que le cerveau et le cœur par le Quide nerveux et le lluido sanguin (2) président aux mouvements (chap. nh notre auteur arrive à comparer les mouvements du cœur arec ceux de la dure-mère, qu'il appeUe le cœur Uu cerveau^eiwusi un diaplirayme{^)y vu son organisation, son action comprimaiilt
(1) Canones de mal, so/itior.j 31 ot 47.
(2) Au (liupilre vi^ ou lit : u 11 esl iii<iiibit:iUli> ei cei'tuiii que IouUî senstlMi'' tualiiioincuiouldcpLiiileiil tle U inutuclli: uiiiou ou rcUliou [mulua contaitû'^ du Ltpur il tlu cltnlmu. l.c cœur eu\oic le >ai)^^ aucci'\oau^ ci le cerveau lettv^ nuneux au cwur^ xmr uu perpétuel éclmage.
(3) Voy. JJùfierU vani anjwn,f II, t. 11, p. 682.
BAfiUn. — FHT8I0L0GIB ET PATHOLOGIE. 805
son mouvement de diastole et de systole. Même, d'observations [tes sur un enfant hydrocéphalique, sur des individus porteurs fractures du crâne, enfin d'expériences sur les animaux (1) , iglivi conclut que ces mouvements innés, c'est-à-dire contempoins de la formation du fœtus, viennent, non pas des artères (cendant il a constaté l'isochronisnie des mouvements de la inénge et du battement des artères), ni des nerfs qu'on suppose f ramifier* ni d'autre cbose» mais uniquement d'elle-même et t aa structure.
A. qpioi sert ce mouvement de la dure-mère 7 II est le moteur remier de tous les mouvements normaux ou pathologi(iues de $Tganisme^ en raison de la continuité des oscillations Je la mé- ]age à travers les fibres, et en raison de la contractilité de ces ires (2), qui à leur tour agissent sur les liquides , quand ces |uides n'irritent pas directement la libre : c*est là ce qui explique
(i) U but Lire toutes ces cxpcrUiicos (voy. par ex. les Expérimenta^ iJans IM 1F^ motrice spécimen, \), foilus en pure perte pur Uuf^livi, luaÎK qui peuvent i(er\jr, IB autre poiutde vue, aux ptl)>iolu(^i^ted uiodernt'h.
(2) «De même que les petites statues mécaniques exécutent divers ri adinirabii.'s MvemenU des mains, des pieds, de la tête et de tout le corps sun< I inij/uhiiMi meun fluide, mais «eulemeut pur l'usseuiblui^e spéci.il des «(iliii«;s el la ri»iiiif\ioii liée du ressort des roues et des cylindres, etc., oininie on le \oit mih^i 'litii> ir» Inu • m, psarquoine pourrions- nous pus cou>iderer lolilires tiuinjnii-s < omiiii' aiii.tin ipilili et nombreux leviers, lesquels, ala nioimlre inipui'^ioii du lluidt , .iiiiiiiiieni I dtgfc de mouvement qui \u. toujours en i roi-<;ani «.-t >.j: prop^i;^!- t-n im iii»Uiijt . lucootîauitê des parties? Et pourquoi n'iidifiift^riofin -liv'i^ piu qm i.iriiuliirr
merreillense des solides se niou^^nt eux^ifit-nii «^ <>|^J)M^l« plus daiw f/ particidier de cylindres, '\k iu^;aui «:l iJ<: roai.s, pour auisi padff:-' cette grande activité qu'on attribue i:r!i\uti»:iui:u\ i-l ^au^ pieu\t:
■iOMUX "f J avoue sauf peine que le flijiJ*; uirneux douiii. Li
la première exeiUliou au uiou^enitrni ; muir Ui lort<* liBéeaitainà l'eiecutioo dei mou«euj«;u(r d«p«i«d du "-t' iinftjjMrr et en rvçett n continuité et i**u a« rroi»*<'rrjt'Ut Ainsi, iai
par les objets externe^, rimpr'r*vi<Mi du mou%«ttk«ii&< rvMD par la CtMCinuiU d«r k-» piu- peuwi partie» que | tai petitef parties dn liquide oui a ut ^n lui ou derrière lu: ■ nos t'eipliqncrMit plu:^ (acilecicat par Juiriliaiian es . Hdn avee le istoitr qae par I *ja4uïmU*jm du ttuide bw motrÛM spenemi, I, vu, p. Mft-SWj. a V«fen ci OC, a MMBTf. Mrû«ryiMi^ DiilMli.iL
80(i lÂTROSIÊGANISM B. — ÊCOLB ITAUEimB.
toute I<i physiologie et toute la pathologie ; c'est là aussi ce qui donne une si grande supériorité aux solides sur les fluides.
Puis Baglivi s'écrie (chap. ix, init.) : « On croira difficilement combien les explications données dans ce chapitre auront d'utilité pour Tavancement de la pratique médicale, et combien elles jettent de lumière sur la connaissance et le traitement des maladies, surtout en tant qu'elles sont guéries sans aucune évacuation de matière (1), mais en relâchant les solides trop crispés, trop tendus, et en les crispant (|uand ils sont trop relâchés (2) : car ces deux vices des solides pervertissent et troublent d'une nnaniére étonnante la nature et le cours des fluides. De là, pour de nombreuses maladies, Toccasion de se produire, maladies que les médecins vulgaires attribuent immédiatement aux fluides, tandis qu'elles viennent en réalité des solides, causes premières de leur invasion, comme s'en assurera le médecin qui lira avec un esprit équitable et impartial cet essai sur la mécanique des solides, écrit pour illustrer l'histoire et la nature des maladies.»
Voici maintenant quelques extraits où l'auteur cherche a mettre d'accord le cours du fluide nerveux et les mouvements
(1) V'oy. plus haut, p. 76U, une opiniou analogue dans Borelii.
(2) u On peul s'assurer, par l'observation quotidienne des maladies dans les hô|iitaux, que c'est la diversité de tonicité et de force dans la dure-mère qui dirige diversement aussi le cours des fluides dans les parties sous-jacentes^ et qui commaniqiK aux solides eux-mêmes leurs dilTurcnts mouvements d'oscillation. Dodc, si la ttft' est le siège d'une blessure, d'une douleur ou de torpeur, observai a ussitôt les changements qui se produisent dans les parties inférieures. J'ai vu une fenui^ septtiagénaire souITrant d'un asthme aigu avec toux continuelle ; toutes les kk que de ses deux mains elle comprimait fortement le sommet de sa télé, «ussilôt et pendant le temps que durait la pression, Tasthmc et la toux catarrheuse » calmaient; aussitôt qu'elle ôtail ses mains, le mal revenait. Peut-être cette Mi pression des mains se faisait-elle sentir au péricràne et successivement à U duremère, qui lui donne naissance. Par ce moyen, la dure-mère prenant de la force et de la tonicité, les mouvements des liquides étaient mieux dirigés dans les ptrtîtf inférieures, ce qui faisait incontinent cesser l'asthme et la toux. Je ne vois p^ qu'on puisse ren<ire raison de ce cas d'une manière plus probable. Ceci étant wômt comme vrai, on ne doit certainement pas railler les anciens, lorsque dans lesdivenf maladies de cette espèce ils appliquent sur la tète des cérats fortifiants pour les fluxions, et empêcher, comme ils le disent, l'afllux des humeurs aux parties il Heure*!, » De fibra motrice spécimen, l, v, p. 3d2,
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propres à la dure-mére, et où il tâche aussi de nouveau, par la clioique el par les expériences, de fortifier son opinion (1).
< Le fluide nerveux, poussé à travers les nerfs vers les parties par la continuelle circumpulsion de la dure-nnère {monvenieyit sysialtique ou successif) ^ï\e revient pas au cerveau par les vaisseaux de retour, comme le sang vers le cœur par les veines, mais il reste dans ces vaisseaux, y demeure et s'y perd; on peut croire que, pendant ce temps, il produit en eux de la vi(nieur, de la tonicité, et qu'il leur donne du ressort, même une certaine inclination occulte vers la systole et la diastole, et une gninde facilité à se mouvoir. Comme la dure-mère est continue avec les parties, il arrive que, par une sorte d'ondulation, les mouvements occultes systaltiques ou successifs des parties se reflètent et sautent, pour ainsi dire, sur la dure-mère (mouvement systaltique réflexe) et de celle-ci sur les parties, à cause de la continuelle fluctuation de ces mouvements (2). Par suite de l'équilibre ou proportion du mouvement successif de la dure- mère vers les parties, et réciproquement, la dure-mère est le siège d'un eflbrt continu de contraction et de ressort, outre que les artères de la dure-mère ou les nerfs qui viennent vers elle, sont pour beaucoup dans cette action, comme on le croit généralement (S). A cause de cela, c'est ji-dire par suite du défaut d'équilibre entre le mouvement de réflexion dans les parties susdites, on voit souvent des mouvements convulsifs se manifester dans les parties et se propager peu à peu jusqu'à la tête ; quelquefois aussi, commençant à la tête, ils descendent vers les parties (&).
(i) Voy. auui De motu meninyum et osviUntione ào/idorum Phiiippo Hecquet Epùiola,
(2) Voy. cependant p. 803, 1. 5 suiv. Cf. p. 802 et noU- 2 de cette page.
(3) De fibra motrice sjiecimen, !, v ; t. l, p. 330.
(A) « Pour que les ordres du rrinie arrivent presque instantauéuient aux parties, le fluide nerveux et les méninges reçoivent les impressions delà direction déterminée par làmrt cl les transmettent aux parties par le mouvement systuUique déji\ mentionné. Pour que les impressions Tuiles par les objets extérieurs dans les sens eiternes soient perçues par Tàme, il faut que des sens elles arri\ent au cerveau par le fluide nerveux, et aussi par les méninges elles-mêmes qui se prolongent dans les parties sensibles. Gela doit s'opérer par un mouvement difîérent du premier^ mou-
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De la théorie des oscillations et des ondulations, il n'y i pas loin à celle des sympathies, aussi Baglivi n'a pas manqué de traiter ce sujet au point de vue de la mécanique.
(c Qu'est-ce que le corps humain? Un faisceau de fibres raclées de mille manières, enchaînées l'une à l'autre et se mouvant sous l'impulsion d'un fluide qui semble tenir, dans l'économie, la place du ressort en mécanique ; admirable unité de structurel d'où viennent ces sympathies de l'organisme célébrées par le grand Hippocrate [De F aliment ^ 23] sous des noms variés: Consensus timis^ conspirotio nna, consefiiientia omnia.
a Quand nous parlons de ces étonnantos sympathies organiques, ce n'est pas que nous voulions défendre le vieux système des vapeurs qui s'élèvent d'un organe vers un autre, système complètement abandonné par les modernes. Pour nous, toute syiopathie est le résultat direct de Tune des causes suivantes : DV bord, la conti(ruîté des organes, comme cela se voit entre la plèvre et le diaphragme, la vessie et le rectum, etc. -r En second lieo« la communication des vaisseaux, et il y en a de plusieurs sortes: celle qui fait un tout de chaque système, veineux, artériel, narveux, et ainsi de suite, et celle qui unit ensemble des organes voisins, comme fait le canal cholédoque pour le foie et l'intestin* — La troisième cause, enfin, d'où je fais dépendre les sympathies organiques, c'est l'analogie et la continuité des substances, telle qu'on l'observe, par exemple» d'une façon merveilleuse entre toutes les parties membraneuses de l'économie. C'est cette connexion admirable qui produit, dans les opérations vitales, use suite de phénomènes si prodigieux, si incompréhensibles, que
vemeiit que nous appelons réflexe^ parce que c'est comme par réflexion qu'il « propaj^e cii un moment des parties au premier mobile de la dure-mère. Afin qu'il ne s'élève pas de confusion entre les deux mouvements^ c'est-ù-dirc entre W commerce avec les sens et vice versa, nous pensons que la nature a créé deux nèninges (Rajçlivi ne connaît pas l'arachnoïde ; s'il l'eût connue, qu'en aurait-il fait?), dont l'une est destinée à recevoir les impressions des ordres de l'âme et à les transmettre aux sens ; l'antre à recevoir les impressions des parties (aîte> ei celles-ci par les objets extérieurs, et à les transmettre rapidement au ccr^'eau, principal sii'pro de rame. >^ De fibra motrice fprc/'tnen, I, v, p. 314. — En laissant «k côté b's iTreurs considérables qui déparent cotte physiol(>frie, on y pourrait peui-èOtf retrouver quelques ^crmos des idées modernes sur les actions réflexes.