‹ Histoire des sciences médicales v. 2 (volume 2)Chapitre 56 sur 102 · HISTOIRE DE I/ANATOMIE · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE I/ANATOMIE

noy (le Monlbéliard, maître de Haller pour r.inalomie, sur le canal salivairc, rîmatomie comparée des vaisseaux chyVifères, la slruclure des intestins ; — le traité de Tanatonne et de laphysii;logie de Tcril (1759) de Porlerfield: — les travaux snrlemêrae sujet de Demours (1702-1795), qui a donné son nom à une des membranes de l'œil (la vitreuse); — les mémoires de Berlin sur les organes de la voix ; son remarquable Traité d'osiéo/ogie, qui contient tant de remarques nouvelles; — les dissertations dfl rival de Uuyscb pour son habileté dans les préparations analooiiques et dans le maniement du microscope, de Nalh. Lieberkûlu (171 1-17Ô6), St^r la valvule du côlon et F appendice vermif^ laire (1739), Sur la structure et les villosités des intestins grtiti (1745; (1).

Au nombre des plus célèbres monographies du xvm* siède (sans parler des admirables travaux de Scarpa sur roreille, Torganc de l'odorat, les ganglions, les plexus des nerfs, et sDf les os) il faut placer colle de Zinn (1727-1759) relative àTaïatomic (les diverses parties qui constituent Torgane de la viaoi (de 1753 à I7;)5); — ses Leçons complémentaires (1757 etl/Mj sont restées malheureusement inédiles. — La description qw Coluiiuo (173(5 1822) a donnée de Toreille interne eu 1760 (S. est un chef-d'œuvre d'exaciitude anatomique (3). On troaff aussi dans son traité De iscidad enervosa (I76ôj quelques utiles remarques analoiniquos (4). — On doit à J. IIunler(172S-179î»,

(i) Eu 17M7 Ho(l\>i{: a public une fort savante Distjidùitio atnpullnrum L^^ kwliitii i>hijsiro hict/àfi^ avoc planclies.

(2) Ou peut rappnuluM- i\v v.c\ oii\r,v^c une excellente dissertation de Bush*' la struclnic tt lus f.»ncti()us de l'organe de la ^oix, 1770, écrite sous rin^pi^tf*• de (^anijKr.

(3) Huant à la [»liysiol«t}rio, il serait trop long de la discuter ici; je dirai ««^^ î ment qu'elle u'r>t pas, en tcuis points, parfaitement exacte.

(A) M. le doeteur Lairrelette a tiré un excellent parti do cette dissiTlatioDÔ-'B*'* llièsr inau^'uraif : Df In s'cwiitjw, EtufJn historiquey srtftiolot^wue ft f^ ■>r*" h''li',\ l>ari>. ISH9. Voy. particul. , p. 327, le jugement général qu'il p^rtf* Cntu^Mio. Oottiiruo avait \n, mieux que Vésale, Varole, V'idus-Vidius et daulr'*' "^ liquidt; eépiialoraeiiiiiieu ; il couu.ii'isait raraclmoïde^ uiids sans savoir qu'elle**** ccli<iuide. — 11 parait, d'après l*orlal (Histoù^ fie Vanatomte, t. Vï, p. 503; >o; ^•** Bon Anatomie médicnle) que raraciinoïdc a été découverte par la Société «*^

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: de GuilLiumCy une cxcellonlc descriplion des dents avoc des erches sur leur siruclure, et de bonnes planches (1771), et "ses monographies sur Tanatomie comparée (1). Les travaux de M)n (1739-1774) sur les vaisseaux lymphatiques, le sang, le I, la lymphe ^de 1771 à 1774, et dans les Transactions phihiques) sont des travaux de premier ordre. Ses œuvres ont Munies en un volume par la Société de Sydenham. termine cette revue des monographies par un hommage i à la France en la personne de Sénac (1(590-1770). Son le dea maladies du cœur^ à la fois historique et dogmati- (2), est tout parsemé de recherches anatomiques d'une re- [uable précision (voy. surtout la 2*' édition, 1783, en deux in-4"). (-iet ouvrage, dépasse par Gorvisart, qui avait la peron à laquelle il assigne une c place distinguée, > et qui conait mieux Tanatomie pathologique (3), n'a été détinitivement

(le Ix'V'K- rii 1GG5, (-t ilcMiiontr«*i> pour la promiôro foisdevaut les i-tu(liiint<. in Horno, en 16()9.

Les Obs'*rvntvm> on ixi'tnin ptirh' ofthe animal Oca^numù*^ éd. tie 171)2, count, cuire autres méiiinires, (le> reclierches sur la siluiition du testicule eliez le sur sa descente, sur les j^lnudes séminales, sur la structure du placenta, sur sUuii, sur les u:j'a;^es des muscles obliques. Ses traités Ifr Ciiiflumiiwtiini et D^s 'j>* vén*rit'ttnt< jouissent aussi dune ju<te réputation, ^es ntim's ont été isoii français^ en h vol. in-8'', par M. Hiclielot. avec des notes de M. liicord es maladies vénériennes et de Owen pour Tanutoniie comparée. Plujt que personne Sénue a été frappé de la «lirHcultc que préseule le diar des maladies du cœur, surtout parce que les di(Tén>ntes allections de cet e ofTrent souvent les mêmes phénomènes apparenU. Aussi, à iléraut des moyens (lies de di ifruostîc reclierclie-t-il curieusement les moindres nuaiu*es des ômes. Il emprunte, en outre, quelques lumiêre< à raiiatoinic patli(d<i^'iiiui', liysii»lo;.'ie (il récuse ici la part qu'on a voulu donner à la (jHomtlti'ir)^ i-t >ui ses belles rechcrclies sur la structure du cœur. La patlioio-rie n'occup» qu ui Je rou>ra};e; l'auteur y montre autant île critique qu'on en pou^ai. •iwn époque; il passe successivement en re*uc les maladies du péricanli. . |i- m générales du cœur (inilammation, ulcères, polypes, blessiires, ii)pi'iu.#piii /pitntion*^ la syncopi*, etc.

Corvisart s'inrcupe particulièrement « des lésions or;:auii|ue*. • •;.•..---.. qui surviennent, par ipielque cause que ce soit, dan« h* irli:iii>"'. ■ '•

e dey partii's solide: dont le concours eirarraUjrrnifnl -lu *

pour former un organe ou un \i>ccre et pour en rialdi» '■' "« le sou active durée ». l\ croit que le« maladies du t,tt:ut «mii <»..%. -

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des vaisseaux lymphatiques ; — dans des proportions plus lesles, Scarpa (17A7-1832) faisait arriver à un terme voisin a perfection l'anatomie des ganglions et des plexus nerveux, organes des sens et l'étude de la structure des os. — En Alleiie« Wrisberg (1739-1 b08) mettait successivement au jour rses monographies sur la cinquième paire ; sur le diverti^ m du péritoine; sur les nerfs des viscères abdominaux ; enfin la structure du placenta et de ses annexes. — J. Fr. Meckel rand-père (1713-177A) avançait de son côté l'étude des nerfs, épiderme et des vaisseaux sanguins et lymphatiques dans les ides et leurs canaux excrétoires. — Chez nous, Vicq d'Azyr k8-1 79A), le médecin de l'inforlunce Marie- Antoinel te, étudiait lentivement la structure du cerveau et les origines des nerfs W)y que la plupart de ses observations ont été vérifiées [)ar les :omistes actuels (1).

)emmerring (1755-1830) étonna les savants par ses magnies et si exactes tables de la base du cerveau et de Torigine irente desnerfs (1778). De 17f)i à 179(5, c'cst-à dire, quand rance était submergée par les tempêtes révolutionnaires, il liait son traité complet et historique de l'anatomie de l'homme a été, dans ces derniers temps, remanié et complété par hoff, Henle, etc. (2).

armi les traités d'anatomie ou complets (ceux-là sont relalient peu nombreux), ou se rapportant à quelques-unes des ides sections de cette science, nous devons enregistrer la Des- 4ion des parties génitales de la femme avec toi traité des Mres (1708), et surtout VAnatomie chirurgicale, 1726, de yn (1 649-1730) (3) ; —le Compendinm anatomicum delfei^ler îS-l7r)8) (4) ; — VAnatomie du corps humain de W. Cheset-

) Voy. Traité d'anatomie et dephys., 178C-1791, elles CEuvrei, 6 «M. )Ilciistc une traduction française de cette édition, sous le litre il" mique. Paris, 1843-1847; 8 vol in-S» avec atlas. iDaos les deux traductions f^an«;ai^cs, celles de Boudon (l 734) et de original hollandais a éié irès-modiaé, d'après ce que dit «n grand intérêt, la traduction de Petit. I U meilleure édition porte la date de 1732.— Ihïêier, le f 'être particulièrement propos de remplacer Touirr »AMt»B>G.

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tien i6SS-i752idontt«juteslesédiUons(ile 1713à 17&i)di(lèreQl; sèd décuuverles portent spécialemeni sur les muscles. On lui doit aussi une excellente Ostéoyraphie (1733), avec de très belles planches ; les grands os y sont représentés niascule et fortiter. p .ur me servir d'une expression de Haller.

Les traités de B.-S. d'AlLinus (1697-1770) sur les os et sur kl muscles J72i> et 1731) passent pour des modèles du genre classiïjue ^1;; ses Annotait îonvs anatomicae (17dA à 1768) renferment des recherches précieuses sur toutes sortes de poinls délicats uu controversés de Tanatomie humaine ou Jes animaux. Ces Aimotatiunes n'ont qu'un défaut, c'est d'être si multipliées, depoiiersur tant do points, quil est difficile de les éludkr toutes avec fattentiou que réclamerait chacune d'elles.

J. llalberlsma a publié à Leyde, en 1848, une dissertaliofl intitulée : Oratio de Albini anatomiae tracUindae melhodo cm- /jarata ciun ea qiiain nostra tempora sibi deposcuni, où, tout a

fait liiiitis sorti'< île n>|)n»ohes dout quelques-uns sonl à peine Justifiés. Le bâtit'** r\'«t (li> imttiv outre le» luaius «les élèves et îles mcdecius un résumé d'aoïtook où xiiifiit rappclofs los pi'iuci(Kilesdéeou\ertes des temps nimlerurs. Les de>cripûdr (siUi\i-iK il II > «1 <|u uno cuumiTalion des partit'^,. Siuit ti'lletneut brèves et Uumrit J<: rôti- tant di- iii>pi»^i(iiiiis importantes que le Comfn'tttiittm peut à pt-iue <iTiir J- Meiiu-nto ; iiiiii> U*^ notions hi<u»riqiies et les remarques critiquo^ dispersées iLio* t^' texte ou iM«»«»ciiiUlces liaus des notes, sou.s forme d'appendice^ sont cuntru^ '• instrueii>i's. — (^o manuel a été traduit en ^rau^'ais, en I72â, par [K,'»âui. " llei^ter a écrit auv*>i un }j:raiid nombre de Diss^Ttatious ou d'observations daaatixiik. soit >ous fonui' «lo nioiio}:raphies, soit dans les Acte.t ttes Curieux d^ le nntvf, Voy. plu-i loin ce que je dis «le Sii eliirurgie.

(1) Malgré les soins qn'Albinus apporte dans la description des niusclëi« il ^^^ uiijoiird'liui impossible <le se servir d'un paieil livre dans un auipbitbéalrv. —^ «lesi ription< ne sont ni assez mt-thoduiura ni nsse/ prccnes ; les attaches de^ moAi* sont «lesiiriK'i's et «lélimitées trop va^uement^ malgré les règles très-b«»iuii'S i> **^ i|ue donne notre autttur. On pcmrrait faire des remarques analogues pour l'*^'* logie. — Quoiqne à un nndndrc degré, comme les proci-dés sont à peu pK-s **■ blablcs, on peut adresser les mêmes reproches à Sandifort, qui a également piW* une (htéohywnl une MyoUtgif, Ces deu\ auteurs renvoient pour les figures p»rti»"*" lièreinent à Knstacbi, à Vésa'e, etc. — L'atlas d'Albinus pour les os et p«f ^^ muselés est une belle œnvrc artistique ; mnis les délicatesses, les infinis Jetai*'*' •• structure apparente des os n'v sont pas très-bien rendus; la roprésculalw* •'^

muscles est très-désavantageuse en ce quils sont dessinés isolément k** «■»**

^'^^^ S les attaches sont également mal délimitées.

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rendant justice à l'exactitude des descriptions d'Albinus, n ses connaissances aussi étendues que profondes, il professe que Tanatomie doit entrer résolument, mais prudemment, dans les voies nouvelles que lui ont ouvertes le microscope et la chimie; il se plaint de l'insuffisance des moyens d'études que Ton possède à Leydcy et« se laissant emporter par son ardeur pour les études positives, il ose soutenir que les futurs médecins donnent beaucoup trop de temps et de soin à Tétudc des lettres I Je me fais presque un scrupule d'indiquer celte dissertation, où quelques protecteurs trop exclusifs des études professionnelles vont peut-être puiser des arguments. Je souhaite seulement qu'ils eipriraenl leurs doutes en un latin aussi élégant que celui d'Halbertsma; ce sera pour eux, comme pour notre auteur, un brillant démenti à leurs idées anti-littéraires.

En même temps qu'Albinus, Alex. Monrol'ancien (1697-1767), professeur à Edimbourg (1), publiait, en 1726, et réimprimait plusieurs fois un traité De fanatomie des os^ qui ne le cède en

(1) Al. Moiiro (Senior) dans ses Tentamina circa inethodum partes animnntium nfjnhr^ injiciendij ctc.^ tradnits de l'anglais en latin, en 17^1^ par Boncgardc, qui y « «Joute des notes conip1ëmentaire« ou rectilicatÎTes, propose comme la meilleure ■alière à iigeclions^ suivant le calibre et la disposition <les vaisseaux, un mélange, loit (pour les ii^ectioiis flues) d'huile de UTêbeulliine, de cinabre ou de vert-de-gris en poudre impalpable (à quoi Uonegarde ajoute quelque gumnie p(»ursolidificr);Soit (pour les ii^ections plus grossièri's) de graisse, de cire, d'huile d'olives, de térébenttiine de Venise^ avec les matièrt-s colorantes susdites ; pour rendre rinjeclion plus pénétrante on mêle de l'huile de térébenthine. L'auteur critique les autres méthodes. Il • aussi donné les règles pour la préparation et la conservation des pièces onatomiques. — Les Ksmis fCanatomic comparée de Monro ont été traduits en rrançais, par Sue, en 1786. Monro s'y propose de préiiiunir ses contemporains contre les conclusions qu'on pourrait tirer des dissections des anciens (surtout de Galieo} puisqu'elles ont été Taites sur les animaux et non sur l'homme, et que DCSiimoius les premiers analoinistes ont rapporté à l'iiomuie ce qui n'appartenait qu'eux animaux. II a voulu décrire les principaux tjpes afiu de bien marquer les dilléreuces; l'auteur a eu aussi le dessein d'éclairer la pliysiologie par l'anatomic comparée. — VOst*!ologic d'AI. Monro tst plutôt une suite d'é/u'/o qu'une descripUou méUiodique des diverses parties du squelette. L'auteur y a joint des remarques pathologiques. U-s (Kuvivs de Monro ont été réunies l'U 1781 par son flUs DQnald, qui y a joint une Va' de son père. — D'ÀI. Monro ^Junior, 1732- 1817), lOD autre fils, on a de nombreux et savant«$ mémoires d'anutomie et de physiolo($ie humaine ou comparée.

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rien à celui du célèbre professeur de Leyde (I). Ed. Sandifort (né vers 1740-1819), successeur el rival d'Albinus, a repris et perfeclionné les sujets Irailés par son maître, c'est-à-dire les os (1785) el les muscles (1781) (2).

Albinus et son disciple Sandifort peuvent être, avec Monro, Winslow et Sabalier, considérés comme les véritables créateurs de celle anatomie exacte, minutieuse, pratique, qui est tenue encore en si grand honneur à la Faculté de Paris par les Cmveilhier, les Denonvilliers, les Sappey, les Giraldès, el parles chirurgiens de la bonne el vieille école, les Velpeau, les NélaloB, les Laugier, les Richel, lesGosselin, etc.; ces messieurs ne rejetlent ni les secours que fournil le microscope, ni les services qoe rend la chimie; seulement, entreposant dans leur mémoire les résultais (|ui ne sont pas encore défmilifs, ils attendent la vérification clinique avant de les proclamer acquis à la science.

Nous ne quitterons pas les os el les muscles sans noramcr Chaussier (1746-18-8), qui a si heureusement réformé leur nomenclature (Dijon, I7b0j, quoique les nouvelles appellations soient quelquefois un peu compliquées; — ni sans dire un mol de Weilbrechl(l702-17/i7), qui a donné 5 Pélersbourg, en 17i^, un ouvrage où la description des ligaments est presque achevée. Cet ouvrage est intitule : Sipidesmologia seu historia ligameniorum corporis humani. Il a écrit aussi diverses dissertations analomiques insérées dans les Mémoires de r Académie de Saùit- Pélersbourg,

Winslow (1069-1760) mérite plus de considération pour les nombreux mémoires qu'il a publiés dans les recueils de l'Académie des sciences que pour son ouvrage, cependant si* renommé,

(1) Il a eu deux Vus, Donald et Alexandre, qui jouissent d'une juste rêputati>4 comme médecins et comme anatomistes (voy. p. 1011, note 1). Le ms d'AleM»*rc junior a écrit aussi des ouvrapres remarquables sur l'anatomic normale on patbo' logique. — J. Jos. Sue a traduit le traité de Monro et y a ajouté de Irès-Wk* planches, 1759.

(2) Sandifort a aussi publié un Trésor de dissertations, où Tanatoinie tient U pi>^ Jurande place; une monographie avec planches sur les hernies con^énialc^, 1781: des Tnbnlae intest in i duodeniy 1780; une description du musée analomico-pat^ logique de Leyde, où l'on trouve de très-bonnes remarques sur Tanatomie patbi^ gique des os.

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