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qui a pour titre : Exposition nnatomique de la structure du corps Aumam (nombreuses édilions ou traductions ; a paru pour Ja première fois en 1732). L'ostéologie d'abord, puis la myo*logie (1) sont les deux meilleures parties de Touvrage. Du reste, celte Exposition n*était que Tabrégé d'un plus ample traité qui n'a pas vu le jour.
Jos. Lieutaud (1703-1780) se recommande à l'historien par plusieurs mémoires insérés dans les collections de l'Académie des sciences, et surtout par ses Essais anatomiques (17A2 et 17A6), ouvrage d'un homme expérimenté; enfin, par son Bis^ iaère afiatomiquCf où l'on trouve de très-nombreuses ouvertures de cadavres (1767), mais dont Morgagni blâme avec raison le désordre et l'insuffisance. Les Éléments physiologiques (17A9) ne sont qu'un résumé assez médiocre, où Ton trouve trop d'hypothèses ajoutées à celles de ses devanciers.
W. Hunter (1718-1783) a publié en 1762 des façons intro^ ductoires d'anatomie ; et, de 1762 à 1764, il a soutenu contre Monro senior d'assez longues discussions {Médical commenta-^ ries). Son Anatomie de l'utérus dans Pétat de gestation (de 177A à 170A), avec planches, est un des meilleurs et des plus splendides ouvrages du xviii* siècle.
Sabalier (1732-1811), qui s*était d'abord contenté de donner ane nouvelle édition, annotée, du Traité d! anatomie A^ Cas. Verdier (1768), ayant acquis une longue expérience des dissections, a publié, en 1775, un Traité d" anatomie , en deux volumes. Cet ouvrage, qui pourrait encore, malgré un défaut de précision, rartoul pour les petits détails, principalement pour les os et les miiscles, servir de guide sur les tables AqV École pratique^ a entièrement fait oublier Winslow, comme l'ouvrage de ce dernier avait éclipsé tous les Compendia de ses devanciers.
Enfin, l'anatomie a eu son historien dans Ant. Portai (17i2- 1832), homme de plus de lecture que de critique et de jugemeot. qui a Tait peu de chose par lui-même, et qui ne rapports pa toujours exactement ce que les autres ont Tait. Le premiei' \inmu
(I) Cependant U uiyologic de Winsltm pufK* îréniTalenif'iit |i4Nir mm% v^. piète que celle d'Albinns.
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de son Histoire de tanatomie et de la chirurgie esl de 1770. On lui doit encore une Anatomie médicale (180S), qu^il but coih sulter avec méfiance, mais où Ton trouve* pourvu qu'on ait loia de vérifier les sources, d'utiles remarques historiques relativa à Tanatomie normale ou pathologique, et môme à la physiologie.
Quoique la physiologie (1) n'ait pas eu, à reiception de Haller et de Lavoisier, de très-illustres représentants, cependant il serait injuste de ne pas reooiiflaitre les progrès qu'elle a faits HT quelques points assez considérables entre les mains de Fraafoii Pourfour du Petit, en ses Leitres ttun médecin de$ hâpitmm (1710), touchant un nouveau système du cerveau (2), et de no» Telles expériences contraires au système des acides et des aloaliii
— de Haies (1677-1761) pour l'hémoètatique (1727 et 1719);
— de Whytt (1714-1766), pour les mouvements (3) et la dreo^ lation (1761 et 1755); — de l'ami de Haller, Caldani (17t5- 1813), sur rirritahilité (1756 à 1770); — de H. A. Wrisbeff (1759-1808), sur la respiration et ses rapports avec le ntff phrénique(1768); — surtout de Spallanzani (1729-1799) «ir la génération et la circulation (de 1765 à 1776); — de Galniii (1737-1798) et de Volta (i7A5-1826) sur Télectricité appliqués à la physiologie; — même de Lecat (1700-1708) sur les sans, les sensations et les mouvements (de 17i0 à 1767), malgré m préventions, ses prétentions, son peu d'originalité, ses difa|ttiens philosophiques, son goût pour les hypothèses gratuites el
(1) Dan» Neuvelles observations microscopiques avec des découwertes ùUirtt santés sur [la générattofi]^ la composition et la décomposition des corps organiqui^ par Needham (1713-1781) ; trad. par L.-A. LaTirotte, 1750, on lit (p. S41)<clli phrase remarquable : « Il parait éf ident qu*il y a onc force Tégétatife dan dMfV point microscopique de matière et dans chaque filament visible dont toute la di* texture animale et végétale est composée. » — Cela est dit à propos des aniroaltiikf microscopiques et des animalcules spermatiques qui se résolvent en filaaeak^ dennent de nouveau naissance à des animaux plus petits.
(2) L* auteur a particulièrement étudie les troubles physiologiques qui résiitt^ des afTections cérébrales et surtout dos coups et blessures ; il répugrne à aiifoHtrr une fermentation concomitante du sang pour expliquer Taction des esprits aiii^ dans les nerfs. — Voy. plus haut.
(3) An Essay on the vital and other invohtnt, motions of animais, 1751. — '? applique les principes^de Newton et adopte aussi quelques idées de 8laliL
DE LA CHmiB AU Xmi* SIÈGLB. 1015
surannées, sur le fluide nerveux, par exemple, qu'il a fait représenter (!) et son peu d'habitude des expériences.
Il n^y a pas jusqu'au trop célèbre Marat (1744-1798) qui, cédant an goût du jour, n'ait écrit, touchant l'influence de Tâme sur le corps et réciproquement (1775), un livre non absolument déponrva d'intérêt et de vues parfois ingénieuses, mais aussi non exempt de vaines hypothèses et d'une métaphysique obscure; Tanteur est très-sévère pour ceux qui ne pensent pas comme lui, et en particulier pour Lecat. — Dans la même année, Pierre Roussel (i7&2-180!2) publiait son Système physique et moral de la femme^ ouvrage qui a eu plus de succès qu il n'en mérite, et qui inaugure cette littérature médico-philosophi(|ue, cette littérature hybride, filandreuse, vide, qui n'a trouvé que trop de représentants en France dans la médecine à la fin du xviii'' siècle et an commencement du xix* : les Tissot, les Pomme, les Richerand, les Âiibert, les Moreau de la Sarthe, les Virey, les Réveillé-Parise, sans même excepter tout à fait Cabanis, homme supérieur à d'autres égards.
Ce n'est certes pas à une pareille école qu'appartenait Lavoisier (1743-1794) ; lisez plutôt ces admirables Mémoires où il eipose la plus grande des découvertes modernes après celle de la circulation. Je ne pourrais, Messieurs, mieux terminer cette revue qu'en vous donnant une brève analyse et des extraits de ces Mé-
Tout en rendant justice aux « très-ingénieuses, très-délicates expériences » de Priestley tendant à prouver que la respiration a la ^propriété de phlogisliquer l'air, comme le fait la calcinalion des métaux, Lavoisier pense que ces expériences n'expliquent pas tous les phénomènes et qu'elles sont même en contradiction «vec plusieurs ; il a donc fait de nouvelles expériences sur les métaux et sur les animaux, qui, en lui permettant de décompOfE^er et de recomposer l'air, l'ont conduit aux conclusions suivantes (1):
(1) Expériences sut* la reapirniion des animaux et sur les changemenis qui arri" tient à l'air en puisant par leur poumon^ \u \l^ et suiv. du tome 11 de ses ûKttivre^. Voj. auMi Réflexions sur le phlogisiique ; ibid.,p. 623 et buiv.
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€ l"" Que la respiration n'a d'action que sur la portion d'air pur, c'est-à-dire un cinquième du volume de l'air de l'atmosphère, d'air éminemment respirable, contenue dans l'air de l'atmosphère ; que le surplus, c'est-à-dire la partie méphitique, est un milieu purement passif qui entre dans le poumon et en ressort à peu près comme il y était entré, c'est-à-dire sans ehangemeot et sans altération ;
(( 2"" Que la calcination des métaux dans une portion donnée d'air de Tatmo^phère n'a lieu que jusqu'à ce que la portion de véritable air, d'air éminemment respirable, qu'il contient, aitâé épuisée et combinée avec le métal ;
c 3° Que, de même, si l'on enferme des animaux dans une quantité donnée d'air, ils y périssent lorqu'ils ont absorbé ou con?erti en acide crayeux aériforme la majeure partie de la portion respîrable de l'air, et lorsque ce dernier est réduit à Tétat de mofeUe;
c A*" Que l'espèce de mofette qui reste après la calcination des métaux ne diffère en rien, d'après toutes les expériences que j*» faites, de celle qui reste après la respiration des animaux, poum toutefois que cette dernière ait été dépouillée par la chaux onks alcj^lis caustiques, de sa partie flxable, c'est-à-dire de l'acide crayeux aériforme qu'elle contenait; que ces deux mofettes peuvent être substituées Tune à l'autre dans toutes les expériences et qu'elles peuvent être ramenées toutes deux à l'état de l'air de l'atmosphère par une quantité d'air éminemment respirable égak à celle qu'ils ont perdue. Une nouvelle preuve de cette demiôe vérité, c'est que, si l'on augmente ou que l'on diminue, dans une quantité donnée d'air de l'atmosphère, la quantité de véritable air, d'air éminemment respirable qu'elle contient, on augoienle ou l'on diminue dans la même proportion la quantité de métil qu'on peut y calciner, et jusqu'à un certain point le temps qoe les animaux peuvent y vivre. »
Dans un autre mémoire {AUératUms qu'éprouve F air respM publié en 1785, et reproduit dans le tome 11 de ses OËtieres. p. 670 et suiv., Lavoisier, après avoir rappelé que Tairalroosphéri^iue diffère des autres fluides aériformes, et qu'il est non simple» mais composé, prouve que la respiration décompose l'air, et que, dans un milieu clos, l'air est bientôt vicié par rabsorpttMt