‹ Histoire des sciences médicales v. 2 (volume 2)Chapitre 58 sur 102 · LAVOISIER · texte numérisé non relu

LAVOISIER

Tair respirable (oxygène) et par Texpiration de Tacide carbone. L'air alors diminue de volume et augmente en pesanteur oloe. Donc, indépendamment de la portion d'air vital qui a convertie en acide carbonique, une portion de celui qui est ré dans le poumon n'en est pas ressortie dans le même état. bien une portion de l'air vital s'unit avec le sang, ou bien, ce parait plus probable à Lavoisier, elle se combine avec une Uon d'hydrogène pour former de l'eau. Les expériences été faites sur Tair de la respiration après qu'il avait été redî et qu*il avait perdu Thum'idité surabondante dont il est rgé en sortant du poumon. Les animaux qui meurent dans r irrespirable paraissent succomber à une iièvre ardente et iemment inflammatoire. Le cœur est gorgé de sang et livide, poumon très-rouge et flasque; les chairs sont fort rouges. oisier n'a pas manqué d'appliquer ces résultats à l'hygiène montrant ce qu'il fallait de mètres cubes d'air dans les cham- 8 ou salles habitées par un plus ou moins grand nombre idividus (1).

hi trouvera aussi des applications à l'hygiène et à la pathologie n le Mémoire sur la respiration des animaux^ publié en 1789, * Seguin et Lavoisier {Œuvres^ t. II, p. 688 et suiv.). On voit ilement dans ce Mémoire que suivant Lavoisier et Laplace la piration ne se borne pas à une combustion de carbone, mais rite occasionne encore la combustion d'une partie de l'hydrole contenu dans le sang, d'où résulte une formation d'acide Ionique et d'eau par la respiration. La chaleur animale est retenue par la portion de calorique qui se dégage au moment b conversion de l'air vital de l'atmosphère en gaz acide carbove, comme il arrive dans toute combustion de carbone. C'est ^ qui fournit l'oxygène et le calorique ; c'est le sang qui four- 1^ combustible ; par conséquent C huile manquerait bientôt à ^^pe si les animaux ne réparaient pas par la nourriture ce qu'ils d^nt par la respiration. Seguin s'est soumis lui-même aux ^encesquidevaient servir à déterminer la proportion depertc

^ Voy. aussi, dans le tome 111 des Œuvres de Lavoisier, Rapitorb, observa- ' *' notes sur les prisons ; Projet de translation de CHôiel-Dieu et d'une nou^ ^^èhstruciion d'hôpitaux pour tes malades.

lois DE LA PHYSIOLOGIE AU XTIir SIÈCLE.

et de gain par là respiration et ralimentation, et i reconnaître les phénomènes variables.de la circulation suivant la natnre des expériences.

La machine animale est donc principalement gouvernie par trois régulateurs : la respiration qui consomme de Thydrogène et du carbone et fournit du calorique ; la transpiration (1) qui augmente ou diminue suivant qu'il est nécessaire d'emporter plus ou moins de calorique ; enfln la digestion qui rend au sao; ce qu'il perd par la respiration, et la transpiration. Les auteurs établissent ensuite que l'action de ces trois agents peut varier dans des limites très-étendues suivant les milieux, les exercices, les aliments, etc. Seguin et Lavoisier en concluent que le bon régime dans les maladies est une des armes les plus puissantes que la médecine ait à sa disposition, et aussi (ce qui n*est pal également exact) que l'art médical consiste souvent à laisser h nature aux prises avec elle-même. Ce mémoire se termine par une belle et c consolante )> pensée que je veux mettre sous kl yeux du lecteur :

cil n'est pas indispensable pour bien mériter de l'humanité et pour payer son tribut à la patrie d'être appelé à ces fonction publiques et éclatantes qui concourent à l'organisation et à h régénération des empires. Le physicien peut aussi, dans le silence de son laboratoire et de son cabinet, exercer des fonctions ptriotiques ; il peut espérer, par ses travaux, de diminuer la ma?» des maux qui affligent Tespèce humaine ; d'augmenter ses jouissances et son bonheur, et n'eût-il contribué, parles routes noflvelles qu'il s'est ouvertes, qu'à prolonger de quelques années, d? quelques jours même la vie moyenne des hommes, il pourrail aspirer aussi au titre glorieux de bienfaiteur de l'humanité, i

Ce titre, si bien mérité par Lavoisier, la Révolution, qui ^ disait amie du peuple, ne Ta pas respecté ; l'incomparable ek'* miste est mort sur l'échafaud !

Si Fourcroy (1755-1809), à qui l'on doit le plan de la réorganisation de rUniversité, n'est pas venu le premier, du moin^i'''

(1) Voy. Mrnwj'rr sur la transpiration des animaux , par Se^iii el LaîOJ*f» 1790 ; dans CEuvres, l. II., p. 704 et suiv.

letlros ile Dijon, lequel,

'e, où il donne une grande

(le i'iinimisme, recherches

logmalique, dans un autre

ipales explications qu'on a

TisËol est favorable à l'anî-

lismect l'animisme de Slahl

jEonire l'animisme, ancien ou

*Jp. Paris, 1864), résumant les

■ , principalement ceux de

m tiimc pensante) , Tissot et

■ ' ie iniellectuelle et la

n un même principe. Vien-

rncnlfiires de M. Blon-

le parfois étouffé, et dont

nt juslifiéc, quoique l'habile

es amis, et en particulier de

ait tàclié dans ces commen-

ti Je son auteur. On y rcmar-

t'ciamaloîres et d'allég'a tiens

mple (I. II, p. 424, note 1),

grande partie de sa vieà com-

je les commentaires qu'on a

rs, nuisent plus à Stahl qu'ils

re plijsionomie pour devenir

s qu'un porte-drapeau.

liLii Il's opiiiioru qu'il profesMil il j a .as, tiinia rc»lu li Mvoir quel accueil on roit ; Stahl ti'cail écuotë comme on Iteeue médicaU. Du relie M. Langue tilc de Slalil, ù l'obacurilé de sa peo- Mcli ■ dit que si HolTmann avait efhcé .'(cre que par la lupériorité de la doc* Qi'branlnblc lolidilé dea niaonDcmenli.

)6riciJté.i p/ir i'iilentUi du principe et la

rganiquei et pii/chi^ue) (Parti, 1SG5).

ibbé Baulain avait lui auiei imaginé une

tft al l'ime.

Sommaire — Staiil et raniinisiuc. — Exposition et critique de ce système : pkjà»

logie^ pathologie générales et spéciales.

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