AS DÊCOUTEBTE DE LA GIBCULATION DU SANG
Je Id trouve encore fort en défaut pour la petite, puisqu'en un passage (i) où il parle de cette circulation, il laisse persister deux monstrueuses erreurs galéniques, le double courant dans la veine pulmonaire et le passage d*une certaine quantité de sang à travers la cloison interventriculaire.
Après une vigoureuse sortie, mais appuyée seulement par des raisonnements plus ou moins subtils, contre la théorie de Galien touchant les mouvements du poumon, du cœur et des artères, Césalpin poursuit* :
«La nature (2) a déployé toute son industrie en donnant des poumons i^ux animaux terrestres, et des branchies aux animaux aquatiques, afin de modérer la chaleur du sang sans nuire au cœur. Elle a entouré le cœur pour sa défense, comme d'une capsule, de la membrane du péricarde ; puis attirant vers les poumons ou les bronches le sang chaud et le restituant ensuite au cœur, elle Ta refW)idi dans ce trajet, par le contact de l'air froid ou de l'eau. Le poumon donc, puisant au ventricule droit du cœur, par une veine semblable aux artères, un sang bouillonnant, et le rendant par anastomose à l'artère veineuse qui se dirige vers le ventricule gauche du cœur, faisant circuler l'air froid par les canaux de la trachée-artère, lesquels s'étendent le long de l'artère veineuse, sans cependant communiquer avec eUe, comme le pensait Galien, le tempère par ce contact. La dissection confirme cette circulation (cireulatio) du sang qui part du ventricule droit du cœur, et par les poumons retourne au ventricule gauche (3).
a Le vaisseau du ventricule droit bat {puisât) dans le poumon, car il reçoit quelque chose du cœur droit comme la grande artère reçoit également du cœur gauche, et sa substance est de môme nature. Mais le vaisseau du ventricule gauche n'a point de pulsations, parce que son office est seulement d'introduire, et sa substance est semblable à celle des autrea veines. Il n'y a que deux membranes à son embouchure, et non trois, parce que le mouvement contraire n'était pas là aussi dangereux, et pouvait môme devenir utile, ce mouvement se faisant vers l'endroit de la réfrigération (4).-. Tout est donc dans un ordre admirable: en elTet,
(1) Quaesi. perip,, V, 4, p. 125 etsuiv.
(2) Quaest. perip.y V, 4, p. 125 v».
(3) Après cela, vient une discussion sur le nom qu'on doit donner mx vaisseaux eardiaco-pulmonaires et sur leur structure.
(4) Encore la consécration de Terreur qui donne deux courants à la veine pulmo» naire, l'un pour l'irrivée du sang et de Tair, l'autre pour la sortie des fuligino-
GiAâftnii. 6M
OQiaiiie le «tog Mt s'échauffer daot le cœur pour détenir un alimenl parfiùt, il eal trenimis d'abord dans le ventricule droit, qui oontieni ia sang encore plqs épais» puis dans le gaucbe, où le sang est déjà plus pur} ensuite, pour la réfrigération, il est envoyé du ventricule droit au gau- . cbe, partie par la foison médiane {ehison interventriculaire) (1), partie i travers les poumons. Le poumon trouve ainsi une nourriture suffisante i mais on ne peut admettre fu'il consomme tout le sang qu'il reçoit i m substance, en effet, ne serait pas, oomme nous la voyou», rare et légère si elle s'assimilait une si grapde quantité d'aliment I »
En somme^ de tous les précurseurs de Harvey, Gésalpiii est le moins compromettant pour sa gloire. Puis, la justice commande de remarquer encore que, d'après la théorie de Césalpiu, une partie du sang auctivus passe très-positivement par la cloisoA médiane pour devenir dans le cœur gauche sang nutritivus^ ou du moins pour s'y mêler avec cq sang, de sorte que la petite circu«lation serait chez lui plus défectueuse que chez Servet.
Nous savons à présent ce que Césalpin ne connaissait pas ou connaissait mal i il reste k indiquer maintenant comment il con-. cevait les mouvements du sang. Nous trouvons ces renseigne-* ments au chapitre m du livre V des Questions péripatéticiennes :
Il y a deux sortes d'aliment : le nutritif (nutriens), celui qiû entretient la vie, qui a la vertu plastique, et Yaugmentatif (augens)^ celui qui fournit pour ainsi dire la matière première, mais qui» par lui-même, n'est pas propre à la nutrition -, à ces deux aliments correspondent deux ordres de vaisseaux. L'aliment auc^ tivum ou augem est fourni par les organes digestifs, où il e$| déjà un peu cuit par Faction que le cœur exerce encore sur leurs vaisseaux ; de ces organes il arrive au foie, mais sans s'y épancher, et de là aux veines caves. La coction s'opère peu à peu de la manière suivante, qui est aussi une espèce de demi-circulation: la chaleur du cœur commence l'opération dans l'estomac, ensuite, se servant comme de racines des veines qui partent du tube digestif, elle accompagne de proche en proche l'aliment auctivz^m jusqu'à la source de la chaleur, c'est-à-dire jusqu'au cœur.
(1) Voilà qui coinproinet singutièrement la Uiéorie de la petite circulation et qui est un recul par rapport à Serret, surtout par rapport à Golumbus, sans comip" ter que Césalpin oublie à ce sujet la polémique de Vésale contre Galieo.
604 DÉCOUVERTE DE U aRGULATION DU SANG.
Plus le sang monte, plus il se perfectionne, et c'est dans le cœur qu'il reçoit sa dernière façon avant de pénétrer dansl'aorte, d'où il se répand dans tout le corps pour le nourrir. Voy. p. 117 v*.
Dans loul cela, rien qui ressemble à noire circulation; le sang qui est dans les veines n'est pas le détrilus de celui qui a servi à la nutrition et qui passe des artères dans les veines : ce sang est le produit de la digestion; il est déjà un aliment, loin d'être une décomposition; incessamment fourni par les substances alimentaires, il vient incessamment se perfectionner dans le cœur avant de passer dans l'aorte. Il y a bien une partie de cercle, mais non pas un cercle complet, puisqu'il n'y a pas reprise des matériaux d'un système vasculaire par l'autre système; la dépendance qui existe au centre, c'est-à-dire au cœur, n'existe pas à la périphérie. La phrase du traité De plantis ne dit rien de plus; il suf&t de l'encadrer comme il convient el ne pas la laisser sans son commentaire naturel.
Je n'ai pas besoin d'insister maintenant sur les erreurs anatomiques qui sont communes à Césalpin et à Aristote (1), ni sur les lacunes de sa théorie; la cause me parait gagnée complètement contre la dialectique, la physiologie et même l'anatomie du célèbre péripatéticien.
Voici Harvey I Comme au jour de la création, le chaos se débrouille, la lumière se sépare des ténèbres. Harvey regarde longtemps, et il finit par voir; il cherche avec patience, et il finit par trouver; il fait peu d'expériences, mais elles sont décisives; il use des raisonnements, mais ils sont concluants.
II y a deux parties dans YExercitatio anatomica de motu cor* dis et sanguinis circulatione (2) : détruire les erreurs anciennes, édifier les vérités nouvelles; la première partie est renfermée
(1) Par exemple^ l'existence d'un ventricule médian, très-petit, et qui est logé dans Id cloison à gauche.
(2) On ne parle ici que de la première Exercitaiio, car les deux autres sont dirigées contre Riolan. L'édition princeps de la première Exercitaiio est de Francfort, 1628 ; mais, depuis neuf ans et plus, Harvey avait démontre la circulation devant les membres du Collège des médecins de Londres ; il semble même quUl l*ait enseignée encore plus tôt dans ses leçons d'anatomie. (Voyez la Préface à Ar-*
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RAITEY. «05
presque tout entière dans le Prologue^ la seconde forme le livre lui -môme.
C'est là Tordre des matières dans VExercitatio^ mais ce n'est pas Tordre des recherches. La première phrase du livre prouve que les objections faites à l'ancienne doctrine ont suivi et non pas précédé les expériences. Après avoir lu le Prologue^ on ne peut se défendre de cette réflexion, que tous les arguments de Harvey n'auraient jamais pu sufiire à ébranler l'autorité de Galien et à créer une doctrine nouvelle; mais, quand on est arrivé à la Cn de la seconde partie, on ne peut que s'écrier avec Tauleur lui même : c Voilà qui est aussi clair que le jour. > En matière de science, les meilleurs raisonnements (el ceux de HaVvey étaient justes d'ordinaire) ne sauraient égaler la force démonstrative de bonnes expériences ou de faits bien observés. C'est ainsi qu' après la découverte de Harvey les plus beaux raisonnements n'ont pas réussi non plus à empêcher le sang de circuler, et les adversaires de la circulation ont même si bien compris la valeur des expériences qu'ils n'en ont presque pas parlé.
Voici quelques réflexions tirées de la dédicace de Harvey à Argent, président du Collège des médecins de Londres, réflexions qui prouvent à la fois la candeur et Télévalion de ce grand esprit, qui a pris tant et de si délicates précautions pour arrivera la vérité.
lia voulu d'abord protéger sa découverte contre les objections des savants, en la confirmant devant les membres du Collège par des expériences et des dissections avant de la mettre au grand jour, quoiqu'on le lui demandât depuis longtemps. Son livre est le seul (et il a raison de le dire) où Ton ait trace une nouvelle route au sang et où Ton ait montré qu'tV revient sur lui-même. C'eût été une marque d*arrogancc de se mettre ainsi en opposition avec les plus doctes et les plus habiles de Tantiquité et des temps modernes si Ton n'avait pas eu l'appui d'une assemblée aussi èminente que Test celle des médecins de Londres. Harvey compte sur les vrais amis de la philosophie, qui ne peuvent qu'être les amis de la vérité... Quel esprit assez éiroii {guis tam angusii animi) pour croire que la science et Tart de la médecine nous sont arrivés si parfaits par la tradition qu'il ne reste rien i
606 DÊGOOVERTE DE Là CUGULATION DU SANG.
flûre, ni i Thabileté ni aux soins du temps présent? Main là pift
que nous ignorons est plus grande que celle que nous savons ce n'est pas la peine de se fieûre philosophe pour abdiquer Tindépendance de son esprit, et jurer aveuglénient par les «ndms. Qui serait assez stupide, asseï insensé pour nier la tumiéro di jour en plein midi, c*e6t-à-dire le progrés constant des seiencesY îj'anatomie et la physiologie s'apprennent non dans les lin^, mais par les dissections et par les expériences, non d'aprè* les opinions des philosophes, mais d'après l'observation de Torga* nisme. Sans rien retrancher du mérite des anciens, sans iroaloir entrer en lice avec ses maîtres en anatomie , Hanrey ne cherche que la vérité ; c'est à cela qu'il a consacré tous ses efforts, qu'il a consommé toute son huile. Ce qu'il souhaite, c'est d'être agréable aux honnêtes gens, favorablement accueilli par les savants, utile, enfin, à la république des lettres.
Jamais auteur n'a pris plus de précautions pour mettre sa personne et son livre à l'abri de tout reproche de précipitation, d'irrévérence, d'ingratitude, de légèreté ou de malveillance, ni apporté plus de soin à multiplier et à établir ses preuves.
Pourquoi faut-il qu'une ombre vienne s'étendre sur un coin de ce tableau? Harvey sait bien qu*on découvrira encore beaucoup de choses; mais ce qu'il a trouvé doit suffire pour le mo» ment, le reste viendra après lui (1). Il dirait volontiers, comme plus tard Fontenelle : c Ces inventions sont trop jeunes, et moi je suis trop vieux pour que je puisse leur faire ma cour. > Le foit est que Harvey n'a rien compris à la découverte d'Aselli (2), contre laquelle il manifeste sa mauvaise humeur, et qu'il se montre des plus injustes contre celle de Pecquet (3), c qui n'est pas suffisamment établie, et qu'il n'a pas le temps d'examiner, soit en raison de son âge, soit faute de liberté d'esprit à cause des troubles qui agitent l'Angleterre. » Cependant, comment entendre le cours circulaire du sang si l'on n'a pas le moyen,
(i) Voy. les d«ux Uttreg 4 Horttius, 1664-66.
(2) Voy. les IcUrcs précitées et ExercU. Il ad Hiolanum.
(3) Lettre à Morison, 1652. — Il attaque Pecquet par des raisonnements ie mkne force que ceux qu'on a oppolés à la circulation. Voilà bien les imperfections 4e r«spril humain.
HARVEY. OOt
en se passant du foie, d'alimenter ce liquide par un apport continuel dans des vaisseaux spéciaux ?
Les modernes ont ajouté plusieurs preuves à celles que Haryey a données de la circulation , mais on n'a détruit aucune des siennes. Ses expériences et les conclusions qu'il en a tirées pouf établir que tout le sang passe incessamment par le poumon pour aller d*un ventricule à l'autre, et que tout ce qui reste du sang contenu dans le système artériel, après avoir servi à la nutrition, est repris par le système veineux pous être ramené au cœur, afin de se purifier et de redevenir propre à entretenir la vie dans l'organisme, ses expériences, dis*je, et ses conclusions ont été rapportées dans presque toutes les histoires de la circulation; on les trouvera particulièrement, en France, dans les monographies de Bérard, Béclard et Flourens. Je ne les reproduirai donc pas, préférant insister sur quelques points particuliers.
La distribution du livre de Harvey ne laisse aucun di^ute sur la voie qu'il a suivie pour arriver à la circulation. De très-bonne heure, il avait demandé non pas aux livres {non per libros altorumque scripta) , mais à l'observation personnelle {per auto^ psiam)^ sur des animaux vivants qu*il avait la grande habitude de disséquer, de lui faire connaître comment se meut le cœur et quelles utilités ont ses mouvements. C'est la physiologie en action qui le guide, ce n'est pas l'anatomie morte qui lui révèle aucun de ces mystères. Il lui semble d'abord, ainsi qu'à Fracastor, que les mouvements du cœur sont connus de Dieu seul, tant ils se succèdent avec rapidité et paraissent se mêler comme les éclats de la foudre. Cependant, usant chaque jour de plus de soin, multi-* pliant les recherches, variant les animaux, confrontant les observations, il finit par atteindre le but ; il sort triomphant de ce labyrinthe ; il a distingué la systole, la diastole et le repos 1 Voilà, Messieurs, comment se font les grandes découvertes; la patience est le premier instrument du génie.
Une fois mattre de son sujet, Harvey fait des observations de plus en plus délicates : il remarque (ce que déjàColumbo avait de son côté entrevu) que, pendant la contraction {systole)^ le cœur semble se contourner en spirale {quasi sese levUer canior guère);
Mt DÊCODVEKTB DE LA CmtOLATION DU SANG.
que, dans cette espèce d*érection, durant laquelle il diaiinue de largeur et s'allonge, il s'élève en pointe et vient frapper la poitrine; qu'il se durcit à la manière des muscles lorsqu'ils entrent en action; qu'il blanchit, tandis qu'au repos il reprend sa couleur naturelle. Au moment de la systole, ce ne sont pas seulement les fibres droites qui concourent, mais tout le système des petits muscles intra-ventriculaires {colonnes charnues) • La contraction du cœur coïncide avec la dilatation des artères, qui reçoivent le sang comme les outres dans lesquelles on verse de Teau, et non pas commç des soufQets qui aspirent et s'étendent quand le cœur est lui-même en diastole. Cela est juste la vérité, et juste le contraire de l'opinion ancienne ; cette proposition est conGrmée par quelques expériences sur le pouls et sur le jet du sang des artères ou de la veine artérieuse ouverte au moment de la contraction du ventricule gauche ou du ventricule droit. Il y a quatre mouvements distincts eu égard au lieu et non eu égard au temps où ils se passent ; les deux oreillettes se contractent ensemble, et ensemble aussi se contractent les deux ventricules, mais après les oreillettes : ainsi quatre parois en mouvement, mais deux par deux.
Harvey a voulu déterminer, par des expériences minutieuses (aujourd'hui elles laissent cependant quelque chose à désirer), quelle est la dernière partie vivante, Vuliimum moriens dans le cœur (1); mais ce qui est encore plus finement observé, c'est le frémissement ou le mouvement oscillatoire du sang qui survit aux battements ultimes des parois qui le contiennent; c'est aussi la révivification momentanée du cœur sous l'influence d'agents excitateurs. L'anatomie comparée lui a appris aussi qu'il y a toujours une trace d'oreillette partout où il y a vestige de ventricule. 11 a comparé, et cette comparaison a été reprise tout récemment, la succession des mouvements du cœur et des vaisseaux à ceux de la déglutition; enfin, mais malheureusement il ne s'est pas arrêté à cette remarque, il a entendu le bruit du cœur, le passage du sang, en appliquant son oreille sur la région
(1) 11 conclut à l'oreillette droite. Les résultats des observations actuelles varient luivtnt Tespèce d'aoimal, les milieui, le genre de mort et diverses autres circon^ stances.
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précordîalc. C*esl seulement après avoir fait ces expMences, ces observations j qu'il en cherche le contrôle et la confirmation dans la disposition anatomique des valvules du cœur. L'anatomie du système yasculaire chez le fœtus vient lui fournir ensuite une nouvelle espèce de démonstration.
La théorie de la respiration et de Thématose est encore bien imparfaite; Harvey attribue plus de pouvoir au cœur qu'aux poumons ; il n'a pas bien compris Taclion de l'air pour rendre au sang la vertu, la vie, qu'il avait perdues en quittant les artères pour revenir par les veines.
Il ne suffisait pas d'avoir étudié les mouvements du cœur, il convenait de suivre le sang depuis le ventricule gauche et de prouver qu'il n'a pas un flux et reflux, comme l'Euripc, ainsi que le soutenaient les anciens. C'est alors que Ilarvey hésite, qu'il se recueille, dans la crainte d'exciter la jalousie en avançant des choses si nouvelles qu^elIes renversent les anciens dogmes auxquels on s'était attaché comme à une seconde nature, à une nature factice. Mais, alcajacta esi, s'écrie Harvey, tant il avait conscience de son œuvre ; il faut marcher en avant et mettre son espoir dans les amis de la vérité et dans la bonne foi des savants.
Je laisse la parole à Harvey (1); on verra comraeni, après avoir constaté \a petite circulation, il découvre la grande. Ici le raisonnement semble avoir devancé l'observation des phénomènes; toutefois Harvey se hâte de donner une démonstration expérimentale. L'élude delà slruclure des parties intervient, il est vrai, mais secondaircincnl, dans ce raisonnement; l'observation et l'expérimentation ont encore le pas sur les données que peut fournir l'analcmie toute seule.
« Considérant souvent, à part moi, la grande abondance du sang, que j'avais reconnue tant par la dissection et par rouvcrturc des artères sur les animaux vivants, par la symétrie et l'ampleur des ventricules du cœur et des vaisseaux qui j entrent ou qui en sortent (2), que
{{) Exei^àtat.^ I, 8.
(2) Ici, un tribut paye à la vieille idée « que la nature ne fait rien en vain » , mais un tribut payé pour la Tormc, car Harvey dit ailleurs, en parlant des disposi- Uons propres à expliquer la circulation : « Illa autem vera esse velfalsa scusus Hos facerc débet ciTliore>, non raliô; «•!>?'.<!»•«, non mentis n^itatio. »
OAREHHERG. 89