‹ Histoire des sciences médicales v. 2 (volume 2)Chapitre 61 sur 102 · PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE

i dans In pureté et V intégrité de sa mixtion;

à qu'il est eiilièremént préservé des altérations

iins cesse et qui même l'ont déjà atleinl. Telle

ï nature, celle force, celle puissance qu'Hip-

FÏgnalée comme pouvant guérir un grand

» de leurs affections sans le secours même de

iSest, en un mot, l'at/focrafie mélhodique delà

|Ia considéraliun et de l'appréciation la plus

uulilions point, c'est seulement par elle que

ipaladies les plus affreuses se trouve ^ponla-

Ibs souiïrances et esl rendu à la santé après

h)De mort imminente. > Trad. BlondJn.

■essieurs, ajoutant pleine confiance dans les B Slahl. vous reposer doucement sur la na- Ire en sueur, sans souffrir des veilles > ; » feuillets (1) :

il. dit Slahl, que lorsque la putréfaction ennrps, l'acte conservateur vital abandonne la saine, tandis qu'il pouvait el devait même |celle corruption acluelle ! Certes, et je ne à l'altention de chacun, on ne saurait Mlle chez laquelle de pareils phénomènes aisément et dune manière si habituelle que \ quoi donc attribuer cette prodigieuse l à ce principe vital, actif et vivifiant de 'Jaculté de raisonner, je veui dire à Vâme pie esl, mais non telle qu'elle devait être, I rationalité, non telle, dis-je, qu'on se l'ie la suppose ordinairement? Celte faculté

!t iniili, etc.. J Al.

e chri les «DÎmaui « l'ùmc s'arrête directement, simv'cUc poiinuit d'une manière spvri>le ot naturelle r. De nuch. et orgon., on voit combii-D l'Ame (st accsblée dont elle eut msaUlic do tous cAtéi et A la tois. Au § G9, ïi<i>enliellrmenl «dit par rapport n In mnli^rp ahMilitmcnl

àP ^^^^^^ mouvements de paisibles excrétions tout ce quiparail L-oiv cire nuisible au corps, cette force conservatrice natitrelk, nrès avoir fait ' disparaître \2i cause morbifique, domine abso-

1026 PE f''AHHlIS«F.

i)[ les inspirations hicnlaisanles d'unr ment ce que répètent à l'eayi et à' -■ 3Sl qualifiée ie

les rétrogrades 1 '^ pour le prcscnet

La méthode naturelle, pou- ; n sa qualité à'afi-

la composition ni delà sL t de s'en rapporter i

portion de Tâme un em- -n lui-même et a pour

à personne et à l'aide ' ' ^ puissance, au mo\eti

nisme, avec ou saitf ' •» g»'é de toutes les choses

mais sans l'appror • ^^ nature elle-même nous serl

physiologistes ft

jus(]u'à arrac^ ^'^^ ^^^ espèces animales, il existe comme

pour alirih -^'^ mixtion en tout semblable, apte et sujelle àdt temeât V laciles altérations ; de même et pareillement ce mo[\t)u ^^e, en tant que puissance de conservation vitale^ esliden- * M ''j^rtout et pour tous ; de telle sorte qu*eii climinant par de a-, y^iii^ls mouven rc nuisible pçe^ civoir fait ' disparaître là, cause morbifique, aomme aoïuyument tout Veffet^ et l'anéanlit certainement beaucoup miem qu'elle ne pourrait le faire si, au lieu d'éliminer ainsi celle cause, elle en tolérait la présence, si elle fermait les yeux (quon nous [)ermeUe l'expression) sur son accunmlation et sa concentration, si ello en favorisait même la formation, non pas tant comme ayant Tair d'attendre que comme semblant provoquerai accueillir avec [)laisir le danger d'un plus grave dommage.

« Comme la raison est d'abord l'auteur de celte méthode curative naturelle, et (|u'une puissance ainsi qu'un caraclcre propre d'rtc/itv7<'v//ûr/e lui appartiennent d'une manière spéciale, de même

il est vrai de dire que c'est l'âme qui s'occupe avec un soinloat particulier de cette activité, et qui l'emploie ;\ l'heure indiquée avec autant de constance que d'exactitude et de précision. C'est donc, je le répète, à l'aide de celte méthode que le corps ci/ rt

vit!. » De telles réflexions sont si justes, qu'on s'étonne après les avoir lue<qik'Su^ ait eu besoin de l'unie pour expliquer la vie ; ces réflexions devaient le meVlK^ la bonne \oie.

(1) 11 dit dans sa conclusion que toute doctrine étrangère à l:i ^raie thiori^ f^ cale ne se fait remarquer que par sa perplexité, ses doutes et les innooibn^ exemples d'une scandaleuse pratique^ fatale et funeste.

STAHL. — PHYSIOLOGIE GÈHÊBALE. 1029

qu il est conservé dans la purelé et Viniêgriié de sa mixfion ; c'est par elle aussi «lu'îl est enlîèremeDt préservé des altérations qui le menacent sans cesse et qui même l'ont déjà alleinl. Telle esl la médecine de la nature^ celle /c/rce, cette puissance qu'Hippucrate avait iléjà signalée comme pouvant guérir un grand nombre d'individus de leurs afleclions sans le secours même de Tari médical. Telle est, en un mot, r^ii/Zocra/ie méthodique delà nature, si digne de la considération et de Tapprécialion la plus délicate ; car. ne Toublions point, c'est seulement par elle que rbomme sujet aux maladies les plus affreuses se trouve spontanément délivré de ses souffrances et est rendu à la santé après avoir été arraché à une mort imminente. » Trad. Blondin.

Vous allez donc. Messieurs, ajoutant pleine conCance dans les paroles si absolues de Slahl. vous reposer doucement sur la nature c sans vous mettre en sueur, sans souffrir des veilles » ; mais tournez quelques Feuillets fl) :

c Comment se Tait-il, ditStahl, que lorsque la putréfaction en- Tahit une partie du corps, Tacte consenateur vital abandonne la partie voisine encore saine, tandis qu'il pouvait et devait même arrêter les progrès de celle corruption actuelle ! Certes, et je ne cesserai de le rappeler à ratlenlion de chacun, on ne saurait citer aucune espèce animale chez laquelle de pareils phénomèties se produisent aussi aisément et dune manière si habituelle que chez C homme (2). Mais à quoi donc attribuer cette prodigieuse anomalie, si ce n'est à ce principe vit al y actif et vivifiant de rbomme, doué de la faculté de raisonnery je veux dire à ïàme raisonnable telle qu'elle est, mais non telle qu'elle devait être, au point de vue de sa rationalité^ non telle, dis-je, qu'on se l'imagine plutôt qu'on ne la suppose ordinairement? Celte faculté

(1) Off vera diversitate corpon's mixti, etc. , § M.

(2) H est dit plus loin que rbez les animaux « l'unie *('arn*te liirectoment, siinplemeiit sur chaque objet quVUe poursuit d'une manière spt'ciale et naturelle »• Dans le f à9 de la Dissert. Ik' mcvh. et organ., on \oit coinbieu l'i^me ist accablée par la multitude des objets dont elle est assaillie do tous côtés et à la fois. Au § 69^ Oq lit que l'nme est l'rlre rssentie1l(*ment aotir par nipporl à la matièrr absolument

ioso oB L'AiniiisiiB.

de raisonner, cette rationalité n'est ni droite^ ni swiple, ni directe^ ni, ainsi qu'on le dit villgairemetity nâturelletnent saine^ mais dépravée, timide et incertaine, téméraire el trop hâtive à tirer des conséquences erronées et intempestives, se mêlant et s'occupant de nombreuses et différentes choses à la fois, mais ri entreprenant et ri exécutant jamais rien avec exactitude et précision^ si ce n'est après de nombreux détours et de grandes hésitations ; se livrant plutôt & la contemplation qu'à b simple méditation des choses; ou bien, quand elle parvient! délibérer avec calme et sagesse, cherchant avec plas d'empressement à prévoir l'avenir qu'à imaginer les moyens propres i y pourvoir ; faculté, dis-je, tantôt craintive et tremblante^ tantôt impatiente à l'égard des choses imprévues ; bien souvent (/àordonnèe et inconstante^ et se hfltant téméraireméni d'arrivéri son but avec précipitation^ tout en n^ligeadt d'employer les moyens convenables et propres k cette même fio^

« Lorsqu'il n'y a pas absolument espoir de conserver (choie d'ailleurs assez difficile^ quelque saine que soit la raison) la partie du corps déjà envahie par la corruption (i)^ dès ce moment cette portion de la machine corporelle (perdue à jamais) est vouée à un simple el naturel oubli, et l'âme n'éprouve désormais plus pour elle qu'une indifférence et une insouciance qtd tiennent de l'insensibilité et de l'apathie. Aussi est-ce pour ceh que l'on ne devra pas regarder comme abs^olumeflt défuisotinable cette crainte désesp^Tée. Aussi il me parait plus confonne i

(1) Du mixte et du vivant^ § 42. Au § 08 de cette même Dissertation, on tif :

Cl La constitution matérielle du corps est si essentiellement disposée à adf rpr-

ruption intime et prompte^ quc^ considérée en elle-même, elle nous apparaît réel*

lement avoir été faite à dessoin et même destinée, comme on dit, à la comipUo*.

Mais nous voyons aussi cette constitution matérielle du corps dans une dbp<*^-

tioD toute contraire, je veux dire, par opposition à la corruption, susceptible «1^

se conserver durant do lonj,'ucs années par un quelque chose toujours opp©** t^

étranger à la nature foncioreniont corporelle et matérielle de cette constitnth>n : <H

ce quelque chose, quelle que soit l'idée que nous nous en Tassions, est réelleffl^»

incorporel et immatériel ^ de sorte que, si nous le considérons comme un effet d'i««

cause certainement pareille et elle-même immatérielle, nous le ferons bien rai»t-

nabloment dériver du mouvement, » — Encore une fois, ce mouvement fait ôc!w< i

l'àtue, car il suffirait do le concevoir uu point initia) pour n'avoir plus besofe àt b

présence actuelle, continue de l'àme.

STAHL. — PêMOl/HiîE GthtRAlAL lW!

[a saine raison de sii>pendre alors pintôl qiie de pourBui^T*; 1 'tîl icte vilîtl l()rsqu'il lui est impossible d'opposer une résiçlance mfBsaiile à la corruption et partant d'atteindre soil but. »

Ce li'est vr&iilient pa<; la peine d'avoir utie âme raisonnable )Our qu'elle fasfee, p;ir pure distraction, de telles sottises , potlf |ti*elle laisse le corps se corrompre au lieu de le présen'ef K^mme elle le peut ^i aisément. Le corps lotit seul, la fnatiéfe oute seule saurait tout aussi bien et m^tne mieux te défendre. A se compte, une âme de béte devient de beaucoup préférable à tjne Imé d'homme, puisqu'elle se laisse moine allef âdî funestes disractions.

De cette longue et fastidieuse discussion (1) il ne se défSiffe qu'une vérité banale, tant elle est peti contestée, à savoir, 'influence réciproque du moral et du physique, et faction de h rolonté sur le corps (2). Si toutefois nous avançons un peu dàfl^ ïetle discussion, nous reconnaîtrons aisément, mallgré l'opilion contraire de M. Blondin, que l'âme, c bien (]u'elle ait une ^rtdine connaissance particulière des organes qui lui appariennent i3), est singulièrement lintitée dans ses puissances, et ine Stahl lui refuse justement sa plus noble prérogative, celle Tâspirer à la science de l'inflni (â). Il semble, en vérité, que, [lodr l'âme raisonnable de Stahl, la direction de la vie (et quelle lirection, grand Dieu!) soit l'office principal, tandis ({ue la pensée n'est qu'une occupation accessoire (5). U ne pouvait guère

(1) Voy. De mechartùtmo et onjnnismo, etc.; De vera diversitate corporis mixti H vivi. — C*C5t de ce dernier traité que M. Blondin dit « qu'il est le solide foulemeot de In doctrine médicale, le point culminant et ce qu'il y u de plus éUvé et le plus grand dans le domaine des connaissances physico-médicales jusqu'à ce lour ! >

(2) Voy. aussi Theoria meffica vera, sect. II, chap. vi, où les affectians de rârne loot en partie placées sous la dépendance de l'état organique du corps.

(3) De rnech. et orgau., § 90.

(à) Voy. De mech. pt orgnn., J A8, où il est dit que l'âme est quelque chose de fini, 5lqne le fifti est s<'ul de son domaine. Au $ 50, Stahl ajoute même qup Vùme rc faute tù* fini, qu'eWc rtcule devant lui a\rf un vérilahlc Iremblenicnl.

(5) M. Saisset a Irës-jmUcieust ment reinan|uo ;i>. UO cl oi) qu'un dt> moindres incon^émenta du s)stème de Ôtahl \yo). par cieniple Theoria medica vera, ch. i.

1032 DE l'animisme.

en être autrement avec une telle physiologie, avec de telles occupations corporelles attribuées à l'âme; et si Ton veut faire ici une distinction entre Yanima ou âme physiologique, et Yanimus ou âme psychologique, on arrive forcément à admettre dans un mên e moi deux âmes de dignité différente. En effet, quoique Stahl (1) se croie, mais illogiquement, forcé d'accorder aux animaux \e jugement, le discernement y V imagination^ Iz. mémoire, un découvre bien, par la distinction même de Vanimus d'avec Yanima, que les animaux sont doués d'une âme vitale^ à peu prés exclusivement corporelle ou physiologique. Il faudrait même, dans le système de l'animisme, admettre autant d'espèces d*âmes qu'il y a de degrés dans l'animalité; mais Stahl ne descend pas à tous ces détails gênants ; même, pour mieux éviter les embarras, il déclare tout net que les planta ne vivent pas et ne sont que des mixtes (2) ; de cette façon, il n'a pas d'âmes à leur distribuer, et le principe est sauvé ! Stahl a mille fois raison contre les machines de Descartes (3), mais il ne saurait pas nous persuader, au milieu de ses contradictions, que nous ne sommes guère que des bêtes ou que les animam sont presque des hommes (&).

D'où vient à Stahl cette doctrine sur l'autocratie de l'âme, tant en santé qu'en maladie? Si vous lisez la dissertation, publiée

§ 21-25), c'est qu'une seule et même âme est tour à tour consciente dans les actes de la peusée, inconsciente dans les actes vitaux. M. Bouillier^ lui, pense qa'eUcHt toujours consciente même dans les battements du cœur et qu'eUe a Tidée innée et la circulation. — Voy. aussi p. 1023, note 1.

(1) De mechanismi et organismi diversitate. Voy. § 47 et 64.

(2) De mixto et vivente, § 10, n^ 12.

(3) Voy. De mech, et org., § 64.

(4) Au § 75 de De mechan., etc., Stahl, sans faire aucune distincUon, soatîait que r.\me « a une disposition parfaite à être naturellement inteili^nte ». Plnsbiit, § 58 et 59, il assure que l'âme ne s'occupe que des états du corps et des morw matériels, et que seule, sans ces moyens, l'âme ne saurait jamais couceToir ai li forme ni la ligure ; elle n'en aurait même pas la plus légère notion. Knfio, à»i Mixte pt vivant, § 84, on lit : « Je ne saurais m'empêcher d'éprouver un senliuKil de vive indignation, de frémir même, quand j'entends dire que les mouteninL^ tè^nihygides (ou normaux) que morbides, vitaux bien entendu, ne sont en «uctue manière et sous aucun rapport dans la puissance de l'àme pensante et rationnelte!'

STAHL. — PHYSIOLOGIE GÊNÊBALE. iOSS

Sur les choses étrangères à la médecine ^ vous y trouvei suil (§17) : c Ce qui me choquait par-dessus tout, c'est s cette théorie physique du corps humain, la vie y même buty était passée sous silence, et que je n'en voyais nulle définition logique. J*eus beau chercher, en effet, ce fut car aucun des propagateurs de ces prétendues doctrines is dit et démontré ce qu'est^ en quoi consiste, d'où pro^ r quels modes, par quels moyens se maintient et subque nous appelons la vie; par quoi, enfln, et à quel ?oe le corps est dit vivant. Or, je l'avoue sincèrement el inière ingénue, tout ce que je sais à cet égard, c'est chez ns que je l'ai puisé, c'est à eux seuls que je le dois; ce , en effet, qui, les premiers, ont établi cette habituelle m dans le corps humain entre le vivant et le mixte, ire entre les proportions du mélange des particules qui nt le corps, en tanl.que mixte, et la vie elle-même. Ce inciens, je le répète, qui ont d'abord indiqué cette imdistinction; mais ils ont été incomplets à ce sujet, et je ii'ils n'ont pas suffisamment éclairé le fond de cette intéquestion. Du reste, je crois réellement que cette disdu mixte et du vivant, transmise aux anciens eux-mêmes, tradition plus antique encore, comme un reste de la pure

été ainsi réduite peu à peu à presque rien, tant par la les interprétations que par une simple négligence, de aujourd'hui elle ne fait que rappeler à notre mémoire le ' de l'importance que l'on accordait jadis à cetle distinclajeure, etnous indiquer combien elle est encore digne de lention. »

si vous vous reportez, à un an de date, aux Réclamations, ', etc., § 31, vous êtes tout surpris d'y trouver, au conme revendication complète, absolue de toute la doctrine, ne les paroles mêmes de Stahl (1) : Pour la prise de m des doctrines qui nous sont propres, il nous suffira leleraux dogmes publics des diverses écoles médicales;

triph's suif vindiciœ qwiedam et inrftan, 1707. Voy. au>M § 6A, M «'

10S6 DE L'A!«lMl^Mfe.

on ne trouvcrnil dans aucune rien de ce qui conslitiie le rondemenl sur l(3({uel nous établissons notre vraie doctrine médicale ; aucune où Ton en ait mêhie fait uti simple exposé historique, bien loin d'en avoir jamais présenté l'ensemble dans un ordre tel qu ihoil applicable à un véritable traité dogmatico-st/si€'maiique,e{i\\{i se trouve en harmonie parfaite avec la clinique médicale. Cependant nous croyons utile de citer, à l'appui de noire défense, certains faits et principes d'une trés-hadtc importance, ayant on rapport immédiat avec la base solide de toute médecine. Noos affirmons, en outre, bien sincèrement, que les faits et principe! que nous invoquons n'ont jamais été, ni en apparence, ni eo réalité, examinés sous le même point de vue spécial paraucan 1 auteur, et qu'ils n*ont jamais fait le sujet d'un véritable enseignement dans aucune école médicale.

La distinction du mixte et du vivant n'est plus qu'u&eMéei peine ébauchée par les anciens. Personne, cela est incontesfi!)!?. affirme Stahl, n'avait même soupçonné, avant lui, ce que c'esifos la vie; car personne n'avait imaginé qu'il y a entre le corps elFiflie un influx, non simplement formel, mais réellement mécaoi'fu^ dans son acte et non matériel en soi, au moyen duquel la vîcs'fl'" cute et se maintient naturellement (1); personne non plus n'a /^

(1) Mais que peut ètrir cet influt, rot iiitermddiaîro qui apparaît loul à ««(',•< qui pourrait hi(»n détnincf l'Ainc ollc-môiiiL* si l'ori pressait les rorwéqnonWÎ"^ proposition? Stalil ne li* dit pas, et je ne \*ms là ni « idées larges et pên^jw**'' ni quelque chose de « vraiment di^ne de figurer au premier rang dan? l« *** uiétiicales » , pour ine .servir du langage enthousiaste de M. Bloudiii. — ^"^ eiu'ore à propos de la partie ph)siologique de la T/icoria tncdim irra i* '"^ même coiiuiientaleur ose dire : « Il n'est aucun livre {Traite dn ithyHol,)\f\^V^ à guider le médecin (maître ou élève), dans le chemin si ardu de rarl flii'<Sr>'- ''' rien n'est stérile ou décourageant ; on se sent malgré soi entraîné à l'étude i'^ et approfondie des fails. L'enseignement y est relevé cl toujour> digue dol«*K' supérieur qui l'a inaugure à une époque où la science, en lutte avecle<t!^i'P** ^'* les erreurs d*im siècle, hélas î trop célèbre, tendait k rentrer dans unewi*'^ *-b* teuse pour riuinianité. Stahl a été l'inaugurateur de la nouvelle ère scienti&l»'^ s'est ouverte devant nou< et qui est sur le point de s'accomplir. Oui' ^^^ intc'lii* d'clile ne fassenl point «h'faut à s<ui généreux appel, et la inédecini' .iiiritt*' atteint ce degré de gloire et d'honneur qui doit la placer à son vrai rani.»^' micr rang de loiiL-s le> srifuies humaines !... » — Voilà coiuinent ou ecri: li**** quand on appartient à un parti et qu'on a même le dessciu d'en èUre le cbii

STAHL. — MîSlÔLOGlk GÉNÉRALE. 1035

S atiseigné (|u'il existe (où?) un tnouventent tonique vital na- Aleméûi suhardonné (!) aux battements du cœurjequel moulent entretient et provoque par Une action incessante la circum du sang, en même temps qu'il maintient conditionnelleroent parties poreuses du corps dans un état suffisant de ten- I el qu'il y dirige arec intelligence les parties à sécréter (1); onne n'a dit oTant lui, en lt385 (cette fois il est dans le vrai), la respiration échaufTe la masse sanguine loin de la refroiainsi^ pendant prés de cent pages s'étale une vanité souvent rile» toujours dédaigneuse, et éclate un orgueil olympien, K défauts que nous retrouvons dans presque toutes les œuvres llahl, notamment dans les Disputes avec Leibnlte.

uTheoria medica vera est le développement physiologique et plication de ce système à la pathologie générale ou spéciale ; B devons donc« Messieurs, la parcourir ensemble, afln d'y ver et de résumer les opinions qui confirment ce que nods 18 déjà dit ou que nous n'avons pas encore rencontrées, a physiologie est la partie de la médecine qui démontre leâ 8 et les phénomènes spéciaux que produit le principe de ivement et de repos, et qui sont tout & fait distincts, dans * nature, de ceux qui appartiennent au corps considéré dans modes purement organiques el matériels {subjectivité) , c'estire considéré comme simple mixte. Stahl y explique la vie^ la letttre des organes et leurs usages. Le point essentiel dans la sîologic, c'est Taclivilé nécessaire, incessante^ du corps vivant, vite non pas simplement physique, mais finale {objectivité)^ 'vilé qui ne s'exerce pas au point de vue des organes corpo- , mais au point de vue de l'àme appliquant son intelligence et

) § 3^; voy. aussi 87 et 91. — Voici encore une nouvelle fot^e ou une rtéfé de la matièfe organisée, qui vient prêter aide el assistance à i*àine ; ii faut Mant lyouter tjue c*est làme qui crée cette force; en effet, oa lit seulement, êl 99, que la nature c'est ràmc humaine, et qu'elle ngit^ ou veille aux intélil corps à Taide du mouvement tonique ; qu'elle est l'auteur de tous les moo- 9Bts^ qu'elle les dirige suivant des lins particulières. Mais alors l'àmo ne serait qa'uuo clef de montre. — Il est lonj?uemcnt question <le ce mouvement dw fgotiam oliomm, Voy. encore Thuoria medica vera , § 38 et suiv., U Ulg 15, et sortoat la DisseriaUo epistolica ad Sleuogt De motu tonieo vitaUj i«l^t

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