QUELQUES REMARQUES SUR BICHAT
végétaux et aux animaux, c*esl la vie oryaniqne ; l'autrCi ou vie animale y ou encore vie de relation^ est propre aux animaux. Distinction plus apparente que réelle, puisque les animaux plus petits que les plus petits éléments anatomiques ont des propriétés vi* laies qu'on chercherait vainement dans les plantes, même dans la sensiiive. Bichat a remarqué qu'il y a dans la vie animale deux ordres ou deux courants de fonctions ; les unes s'établissent de la périphérie ou des.milieux vers le cerveau, et les autres se portent vers les organes extérieurs de la locomotion et de tous les sens, non pas seulement de la voix comme il le dit. Quanta la vie organique elle se compose, d'après Bichat, de deux mouvements presque parallèles, Tassimilation et la décomposition ou désas» sîmilation. Le premier comprend la digestion, la circulation, la respiration, la nutrition, et, si je ne me trompe, l'absorption ; le secoua renferme l'exhalation, les sécrétions et les excrétions^ à quoi il faut ajouter l'usure graduelle. La circulation est le système moyen où se meuvent les molécules propres a la nutrition et à la déperdition (1).
Poursuivant avec une rare sagacité la distinction anatomique et physiologique des deux vies, Bichat rapporte les différences dans la forme extérieure de leurs organes respectifs (symétrie pour la yie animale, asymétrie pour la vie organique), dans le mode d action de ces organes (harmonie pour la première, discordance pour la seconde), dans la durée de cette action (continuité dans Tune, intermittence dansTaulre); puis il étudie sous une forme saisissante, mais non toujours avec une entente parfaite du sujet, les rapports du physique et du moral.
Un des points auxquels Bichat (p. 103*105) attachait la plus grande importance et qu'il s'est particulièrement attaché à éclaircîr, c'est la distinction des forces physiques d'avec les forces vitales. Il a ouvert la voie, mais il s'est égaré, et a égaré ses lecteurs presque dès les premiers pas.
c En considérant sous ce rapport les lois vitales , le premier aperçu qu'elles nous offrent, c'est la remar-iuable différence qui
(1) Ici M. Magcnilic remarque dans ses notes que Dichal «emblc ^urU^égr t^wjff. l 'erreur des physiologistes qui tiraient lo lait du chjlci