PHYSIOLOGIE
raie lie la pie-mère, et qui loi servaient d'enveloppe ; elles exposées, par conséquent, à Taction de' certains corps ues, et même elles sont affectées uniquement par Faction sriains corps. Les autres espèces d'extrémités des nerfs ont structure telle, qu'elles sont susceptibles d'une contractilité icnlière, et qu'en conséquence de leur situation et de leurs èes, elles jpeuvent, en se contractant, mouvoir la plupart des ies solides et fluides du corps. CuUen les appelle extrémités nces des nerfs ; on les nomme communément fibres motrices nusculaires; puis il ajoute que les anatomistes n'ont pas, il nrai, prouvé que les fibres musculaires soient une continuade la substance médullaire du cerveau et des nerfs ; que 3 opinion n'est pas même universellement admise par les iiologistes, mais qu'on doit la supposer pour le besoin des ications.
mnt d'aborder les fonctions sensorielles des nerfs (1), Cullen la profession de foi suivante dans le § 31 , auquel il faut ajou-
comme corollaire, le § 117.
Vne substance immatérielle pensante, ou Tâme, existe coniment dans l'homme vivant; et chaque phénomène de la
sée doit être considéré comme une affection ou une faculté
L flme seule; mais cette partie immatérielle et pensante de Knme est tellement unie avec la partie matérielle et corpo- ^, et particulièrement avec le système nerveux, que les moulents excités dans ce dernier produisent la pensée; et la ^e, de quelque manière qu'elle soit produite, donne lieu à CMuveaux mouvements dans le système nerveux. Je regarde » confiance cette communication mutuelle ou cette influence ime un fait; mais je ne comprends ni ne prétends expliquer la liëre dont elle s*opère ; en conséquence, on ne peut pas exiqueje résolve les difficultés que renferment les différentes |M>sitions que l'on a adoptées à son égard. Ainsi le cerveau le sensorium ou l'organe corporel le plus immédiatement uni c l'âme ; et en lant qu'il agit comme organe corporel, toutes opérations de la pensée produites par les sensations sont des
) Celte partie se rapporte autant à là psychologie qu'à la physiologie.
9ABUBBA6
1106 GGLLBB.
opérations du cerveau, et se modîQenl suivant les différents états ou se trouve cet organe. »
Cullen poursuit celte étude par une rérulalion fort sensée du sysiènie de Stahl (§ 122); cependant je ne vois pas qu'on ait jamais accusé Je inalérialisme le professeur d'Edimbourg.
Notre auteur (§ 125 et suiv.) attribue le sommeil el la veille, non aux différences alternatives de quantité du fluide neneux, mais à la nature même du cerveau qui est capable d'acquérir dans des temps déterminés plus ou moins de mobilité (1). Il a très bien reconnu (§ 120 et suiv.) que la circulation est nécessaire pour Texçitement du cerveau (2) ; il indique les faits les plas
(1) H Suçant ropinion la plus ^éuéralcment reçue (§ 125), le cerreauestufl organe sôcretoire, destiné à la sécrétion d'un fluide nécessaire aux foDction^ (in système ner\ou\; et l'on cruil que c'e:»t parce que ce fluide est alteroatifeamt épuisé et répuro^ qu'il prowoit les étals alternatifs du sommeil et de la YeiUe. Ifù^ celte supposition présente beaucoup de difficultés : l» il est probable que le ùmàe uerveux existait dans Tembryon, avant que l'action du cœur, ou toute autre biktion sécrétoire, put avoir lieu ; 2<* dans les animaux qui éprouvent une mort puafrère pendant Thiver, tels que les chauves-souris, la puissance ?italc des solid<%^ réUiblil avant que le sang reprenne sa fluidité, lorsqu'ils sont de nouveau rappck^ à la vie par la chaleur; 3^ le fluide nerveux subsiste dans les nerfs eldut^i^^ fibres musculaires longtemps après qu'ils sont séparés du cerveau, et souvent mr»' lorsqu'on les a coupes en plusieurs petites parties ; 4® le cerceau est véritaWemeit un organe sécrétoire ; mais le fluide qui s'en sépare peut être destiné à ua mtt objet ; et, d'après les connaissances que nous avons de cet objet, le fluide prop^« le remplir ne peut l'être pour produire le sentiment et le mouvement ; 5" il n ; a pas d'apparence qu'il se fasse, dans aucune partie du système uerveux une provision du lluidc qui s'y sépare de mauicre qu'il s'accumule ace i dente Uement ; et nei ne prouve évideinmeut que cette accumulatiou ait réellement lieu ; 6^ les pbi^o"mènes du sommeil et de la veille ne s'accordent pas avec une pareille 8upposit»4i car le sommeil a souvent lieu lorsqu'il doit y avoir une grande quantité de a' Q^t^ de séparé, el la veille est souvent prolongée lorsqu'il est épuisé beaucoup ao dcU de sa mesure ordinaire ; 'J^ ces deux états sont produits par plusieurs caus^^o^ Ton ne peut guère supposer agir sur la sécrétion. »
(2) La manière dont Cullen (§ 11 7â et suiv. des Éiéments de mëd^ûie) etpbft^ la syncope, montre quelle idée il se faisait de la corrélation des actions ductrundu cerveau. Un passage de cette véritable dissertation mérite d'être cité: cEu «ruminant attentivement la plupart des phénomènes que présente la syncope^ oa in peut douter que la cause prochaine de cette affection ne consiste dans une faiM*^ considérable, ou dans une cessation totale de l'action du cœur ; niai« il est tn^^'flcile d'expliquer de quelle manière les différentes causes éloignées en^seutln-B' '' luse prochaine. Les causes éloignées delà syncope peuvent, en premier lieu. ^
PHYSIOLOGIE. itOl
împorlants qui se rapportent à la marche du sang dans les deux onires de vaisseaux ; il cherche à prouver (§ 159) que les artères ont eu elles-mêmes une contractilité musculaire qui vient en aide au cœur ; puis il admet aussi une dilatation dérivée de Télaslicite par impulsion du sang; deux propriétés concordantes admises aujourd'hui.
A propos de la digestion (§ 207 et suiv.) , Cullen cherche à déterminer la nature de la matière commune qui sert surtout d'aliment, soit dans les végétaux, soit dans les animaux. — La matière commune végétale, constituée surtout par la matière sac< charine, est sujette à la fermentation acide; Tanimalc, à la fermentation putride ou ammoniacale. Cette division, comme on le voit, n'est pas très-éloignée de celle des modernes. — Cullen n'a aucune idée exacte des digestions artificielles par le suc gastrique en dehors de l'estomac; il les nie presque. Il penche (§ 2SA-2S5) i «admettre que la digestion est une fermentation particulière; — il admet aussi la présence de l'air dans les fluides animaux (§ 2At). Quant à la composition du sang (§ 2A8 et suiv.), il n'en sait pas plus que Gauhius : le sérum qui contient les sels ; le crtior ou crassamentum, qui à son tour renferme les f/lobules rouges et la fibrine {gluten du sang). Il ne veut pas se prononcer sur la forme microscopi<|ue des globules (§ 2ôA), et prend probablement pour des erreurs du microscope la variété de forme de ces globules chez les différents animaux.
Cullen ne pense pas que la chaleur animale dépende, soit du seul mélange des fluides, soit d'une sorte de putréfaction , soit du mouvement du sang qui produit un double frottement des molécules entre elles et sur les parois des vaisseaux (§ 2<V2 el suiv.); surtout il repousse l'idée que la respiration puisse être la source de la chaleur. On affirme, dit-il, que les animaux qui res-
rapporter & deux rhof» généraux. 1^ premier comprcnt] les causes qui réffident el tgiuvnt daus le cerceau ou dans de9 parties du rorps éloignée!? du cœur, mais qui agissent »ur cet organe par l'intervention du cerceau. Le recoud chef }<énéral de« causes cloigoées de syncope comprend celles qui existent dans le cœur méiue ou dans dos parties qui lui sont très-ininiédiatement unies^ et qui de là agissent plus directement sur ce viscère lorsqu'elles produisent cette maladie. »
pirent sont les plus chauds ; mais on ne saurait pas plus dire qu'ils sont plus chauds parce qu*ils respirent, qu'on ne pourrait dire qu'ils respirent parce qu'ils sont pins chauds (§ 268) . L'hypothèse la plus vraisemblable, c'est que cette chaleur animale parait dépendre du 5tm;9/e mouvement du saog; encore l'explication n'est pas certaine (§ 266 et 262).
CuUen croit (§ 275 et suiv.) que les divers fluides sécrétés dérivent du sang ; mais il ne sait pas bien ni sous quelles Tormes ils y.sont contenus, ni comment s'opère, soit la sécrétion, soit Fabsorption ; il penche à croire que les fluides sécrétés oe sont pas contenus sous leur forme dans le sang ; qu'il y a un travail par* ticulier qui leur donne naissance. — 11 dit que, sauf la sueur, aucune sécrétion n'est augmentée pi\v l'action du cœur et da artères, mais qu'elles le sont par l'action des stimulants sûr les organes sécrétoires. Tous les tissus sont de nature cellulease et finalement fibreuse (il avait dit plus haut vasculaire, mais c'est secondairement), et les fibres sont dans la plupart des cas des parties du système nerveux. C'est le gluten du sang (la fibrine) qui filtre du cerveau à travers les nerfs pour nourrir les parties (§ 285 et suiv.). Nous revenons, comme on voit, à \Vhartonetà Glisson.
Voici maintenant une théorie mécanique de la nutrition (§ 294-295). Dans le commencement (c'est-à-dire probablement, pendant la vie fœtale) le corps de l'animal se développe de la même manière que chez les végétaux; les choses changent lorsque l'animal croit; alors l'accroissement parait dépendre de l'extension des artères qui se fait en longueur et en largeur par le sang qui y est poussé. Cette extension des artères, du moinson peut le supposer, agit sur chaque fibre du corps, et ces dernières, en s'étendanl, favorisent l'àpplicalion et l'agglutination de la matière nutritive ; d'où l'accroissement de la fibre même, celui du tissu cellulaire, et peut-être la sécrétion des fluides. Verséi dans le Ussu cellulaire déjà formé, ces fluides produisent les degrés de densité et de dureté qui se manifestent dans diflërenles parties du corps et qui varient siy vant la disposition de ces fluides * prendre une forme concrète plus ou moins ferme.
PHYSIOLOGIE. ilOf
Les différentes parties du corps se développent par degrés, les unes plus tôt, les autres plus tard, en raison de la constitution des fibres primitives, des changements qui surviennent ensuite, et des conditions spéciales qui les exposent plus ou rooios^ft l'impétuosité du sang et les rendent propres à en recevoir mie plus grande quantité. Les parties qui se développent ainsi les premières, croissant particulièrement en raison de la densité de leurs parties solides, doivent résister de plus en plus à leur accroissement ultérieur; la même résistance doit déterminer le sang à se porter avec plus de force et en plus grande quantité dans les parties dont l'accroissement est moins avancé. Tout l'organisme se développe de cette manière, et chaque partie des solides se met en équilibre, relativement à sa densité et à sa résistance, avec les autres parties, et avec les forces auxquelles chacune d'entre elles est assujettie.
De la théorie de l'accroissement découle l'explication de la mort naturelle (§ 300-301). Avec le temps, la résistance des artères et des veines devient plus considérable, tandis que la force du cœur n'augmente pas en proportion ; la diminution de la force du cœur et la compression à laquelle les plus petits vaisseaux sont (constamment exposés par la distension des plus gros, par l'action des muscles et par d'autres causes, prouvent aussi que le nombre des petits vaisseaux, et par conséquent la capacité de tout le système, diminuent dans la même proportion. Le cœur peut bien encore suffire pendant quelque temps à la circulation du sang; mais, tandis que les résistances augmentent sans cesse dans les vaisseaux, l'irritabilité des fibres motrices et l'énergie du cerveau s*affaiblissent ; nécessairement la puissance du cœur finit par devenir insuffisante pour la tâche qu'il doit remplir; la circulation cesse, et la mort s'ensuit (1) .
G*est là ce qu'on appelle la mort sénile, et pour laquelle les modernes n'ont pas (sauf les termes) une autre explication que celle de Cullen. Toutefois notre auteur, voulant ici faire jouer un rôle au système nerveux, ajoute que la mort doit provenir aussi particulièrement de l'affaiblissement et de l'extinction totale de
(1) Voj. plus haut Stahl^ p. i0il7.
1119 tmâJttk
rexcitement ou de la puissance vitale du système nerveni, et de causes Tort indépendantes de la circulatioa du sang, qui prennent naissance dans le système nerveui même en conséquence du progrès de la vie. Ceci parait prouvé par Tafiaiblissement des sens, de la mémoire, des fonctions intellectuelles ei de rirritabililé, qui a constamment lieu à mesure que la vie avance au delà d'une certaine période.
CuUen a du moins le mérite d'émettre toutes ces propositions d'une façon modeste, souvent dubitative ; il fait valoir les objections, et Ton reconnaît bien vite qu'il marche dans un pays dont les routes lui sont peu familières.
GuUen avait donné pendant quelques années des leçons de médecine clinique ; mais une partie seulement a été après si mort livrée à l'impression, en 1797, sous le tilre Clinical lectnres delivered in the years 17(56 and 1766. On ne saurait comparer ce volume h nos Traités de clinique ; car on y trouve surtoni des dissertations plus ou moins étendues, ou de simples remarques sur diverses maladies et sur des questions de patholoçit^: désordres du système nerveux ; tension et laxité, dérivation et révulsion, sympathies, hypochondrie avec de très-nombreuses subdivisions, douleurs de tète, accélération du pouls, paralysie, rhumatisme aigu ou chronique, usage de l'éleclricité en métiecine surtout contre le rhumatisme, hystérie, trouble de la menstruation, scrofules, jaunisse, dysenterie, syphilis, fièvres intermittentes. — Les observations $»ùïi\. malheureusement rares; elles se rapportent surtout à l'hypochondrie, à la céphalalgie, à l'hj-slérie et au rhumatisme, un des chapitres les plus intéressants de l'ouvrage.
Dans la Matière médicale^ 1772, traduite en français par Bo5quillon, 1789-1790, Cullen pose comme principes qu'il y a peu ou point de médicaments qui agissent sur le corps vivant i^ la même manière que sur la matière inanimée; que l'action et les effets des substances que l'on applique sur le corps vivant, sont la plupart entièrement différents de ceux que produit U ttiéme application sur le cadavre. De plus, pour juger un mode
CUNIQUE. — liâTlfeftE MÉDICALE. lill
;tion des médicaments, il faut connattre les circonstances par- Hères qui peuvent rendre le corps humain capable de re- )ir différents changements par le contact des autres corps lui sont appliqués; enfin il importe d'étudier la manière t l'action générale des médicaments peut être modifiée par différents états où se trouve le corps. L'effet des médicaits est déterminée par la sensibihté et rirritabihté nervense. es un bref historique de la matière médicale, Cullen étudie lessivement les tempéraments, les forces vitales (sensibilité, abilité), les moyens chimiques et physiques de reconnaître rcrtus des médicaments, les aliments considérés surtout me agents modificateurs de l'économie, et secondairement me moyens thérapeutiques, enfin les médicaments propret dits. Les médicaments sont divisés en astringents ; toniques mers (un des meilleurs chapitres du livre) ; émollients, corro-
stimulants, sédatifs et narcotiques, rafraîchissants, antispasiques, délayants, atténuants, incrassants, adoucissants, antieSy antialcalins, antiseptiques, stemutatoires, sialagogues, fCtorants, émétiques, purgatifs, diurétiques, sudorifiques, lénagogues. On voit par cette énumération combien est îose une classification qui repose sur toutes sortes de conrations d^ordres très-différents, et non pas sur la connaisse de l'action essentielle des médicaments. Toutefois la Maî médicale de Cullen, un des premiers traités en ce genre, an des bons livres du xviii^ siècle, et supérieur à ceux l'avaient précédée, si l'on en excepte YApparatus medicami- I dont Murray avait déjà commencé la publication au moment îcrivail Cullen. Eu égard aux observations pratiques il a été L-être surpassé par le Cours élémentaire de matière médi-
(1789), de Desbois de Rochefort.
e bon sens dont Cullen fait preuve par la manière dont il lente ses hypothèses physiologiques, ou plutôt les hypothèses on temps, et surtout celles de son pays (car la plupart de ce^; 3thèses, ne l'oubliez pas, dérivent de Wharton et de Glisson, ; mélange d'ialromccanisme et de stimulus ou irritabiliu'') le en son vrai jour dans les Élémeftts de médecine pratiyw\
1112 GULLEII.
En son discours préliminaire il juge avec une grande indépendance les trois systèmes contemporains : celui de Stahl (l) qui repose uniquement sur une hypothèse et qui conduit au dogme de l'autocratie de la nature, si fatal au médecin praticien. CoUen soutient à tort que c'est par suite de la croyance à ce dogme qu'on a rejeté les nouveaux médicaments; non, c'est simplement par haine des nouveautés, par servilisrae pour les anciens, par paresse, par le plaisir qu'on éprouve à se laisser bercer soos le joug de l'autorité. Toutefois, à la défense de ce dogme, 3 dit que ses partisans ont rendu service en étudiant scrupuleusement la marche de la nature, et en décrivant les phénomènes des maladies. *;
CuUen a tout naturellement beaucoup de complaisance pour le système de Hoffmann, qui, en opposition avec Celui de' Stahl, conclut presque toujours à X autobiologisme du corps, sijepnii me servir de cette expression ; sans compter qu'il met en aviil. pour expliquer les maladies, le spasmus^ Yaionia^ et plutôt Tiifluence de la qualité du mouvement des humeurs que la quililé des humeurs elles-mêmes pour la production des maladies; car, suivant CuIIen, les phénomènes de l'économie animale, tant dans rétat de santé que dans celui de maladie, ne peuvent s'eipliquer qu'en considérant l'état et les affections des puissances motrices qui communiquent le mouvement à toute la machine. Boerhaave passe pour supérieur à Hoffmann par la vaste étendue de son plan et la liaison de toutes ses parties; cependant Cullen, tout en rendant justice au vaste savoir du médecin ii Leyde, n'est pas tout à fait de cet avis; il a raison (2). Enfin i tous ces systèmes il trouve assez de défauts pour vouloir en proposer un nouveau (3).
Le premier changement, le plus important, que Cullen voudrait faire subir aux anciens systèmes, c'est de concentrer (Ganbloî en avait eu également l'idée) dans le solidum vivum^ c'est-i-dire dans le système nerveux et dans les dépendances qu'il y admet,
(1) Voy. plus haut^ p. 95.
(2)yoy. plus haut, p. 1102.
(8) CuUen eipose toujours et critique les opinions des autres médecins; 9ti^
options de nuladies sont, du reste, excellentes .
SYSTÈME DE PATHOLOGIE. lliS
les propriétés tonico-vitales et motrices que Boerhaave reconnaît dans presque toutes les fibres, mais encore faiblement, car il est plutôt humoriste; à cet égard, Cussen préfère Gaubius & Boerhaave. Il ne trouve pas inattaquables non plus les opinions de Boerhaave sur Y alcalinité et Yascescence des fluides (1).
Callen veut donc créer un système ; cl voici sa profession de foi, très-juste en principe, mais fort défectueuse dans l'application (Préface) : c Le seul ouvrage utile que Ton puisse faire sur la médecine serait peut-être, aux yeux de quelques-uns, de rassembler tous les faits relatifs à Tart, c'est-à-dire tout ce que l'expérience nous a appris sur le traitement des maladies. Je suis de cet avis, mais je doute que Ton puisse convenablement exécuter ce plan sans tenter de former un corps de principes en ftirant de justes conséquences des faits et en les généralisant convenablement. Au moins je suis persuadé que c'est le moyen aïon-seulement le plus certain, mais même le plus utile pour y (Kinrenir. »
A ce propos, Cullen critique vivement l'ouvrage purement, ^aragmatique de Lieutaud (Précis de Médecine pratique^ qu'il ap- '^elle un peu ironiquement, je crois, « le premier médecin d'une xiation éclairée et spirituelle » ; il le blâme de n'avoir rien rapproché de ce qui se ressemble, rien séparé de ce qui est divers, ^t d'avoir pris trop souvent des symptômes pour des maladien, snëthode qu'il ne suit même pas dans le traitement, puisqu'il les "Sraite comme maladies secondaires. — Quant à Cullen, il veut qu'on distingue toujours les genres, les espèces et les variétés.
En même temps qu'il rassemble les faits, Cullen recherche len ^:auses prochaines des maladies et tâche de fonder sur ces causes vine méthode curative certaine et mieux appropriée. Puis, c/Hnrne "Sous les inventeurs de systèmes qui reposent sur des notions Sncoraplétes d'anatomîe ou de physiologie, il se fl;itt/i d'avoir ^▼ité les hypothèses et les spéculations uniquem^^nt \*iU*\hv^ ^r rimagination. En établissant plusieurs [>r\uô{ff:\ de pliy^io'
*«* (I) n ^Mile, et je nk fort de MB a > pr»^*A^ l^> 'U ir«y^ 'N»i iw
'^MorûMet oè Tea ae tiMiti
111& CULLEH.
logie et de pathologie, il croit pouvoir dire avec coûfiance qol n'a Tail que généraliser les faits, pour tirer, avec beaumpi circonspect ion j des conclusions de ceux qui ont paru le mien prouvés. La thérapeutique est la conséquence de ces priDapes» et Cullen ajoute que l'on ne pourra renverser son sy^^témcqu'ei montrant que les faits sur lesquels il s'appuie sont faux. Leliire de Cullen abonde en faits vrais et en principes faux.
La médecine pratique consiste du resle à connaître, disllB" guer, prévenir et guérir les maladies telles qu'elles se manifctent dans chaque individu ; c'est là aussi la base d'une Dosolcfk ou classification des maladies. Toutes les fois qu'on nepealptf établir sa pralii|ue sur la connaissance évidente des causes prochaines, lcs(|nellcs apparaissent plutôt, elles-mêmes, comracte faits que comme les conséquences du raisonnement, ilfaulseï tenir à Texpéricnce qui diffère de l'empirisme impuissant eldaigereux; l'expérience est un système; Tempirisme, c'est le nililismc.
Cullen a divisé les maladies en quatre classes, subdivisées ei ordres. Les trois premières classes répondent aux actions n'Mfe, anima/es et naturelles, comme si toutes ces actions n eniraiert pas enjeu pour presque toutes les maladies. — La quatrième ei chirurgicale : c'est déj;\ un échec à son système, car beaucoup de maladies réputées chirurgicales entreraient dans une (te classes.
1" CLASSE. Pyrexies ou maladies fébriles : fièvre, phlegmo», exanllièmcs, hémorrhagies (l), flux. — ii*. Comala (mais ces!
(1) Cullen f§ 735 ctsuiv.) insiste sur la distinction des hémorrhagies en pi5>i»* et on aclixes, en mettant de côté les traumatiquc?. Les hémorrhagies adi^** ^ pour lui accompaprnéesd'unrertain degrré de pjrcxie, lequel dépend dcl'aweléTi** du sangr «lans les vaisseaux ouverts. I^s secondes paraissent occasionnées p** flni<iilé putride du smg^ par la Taiblesse on Tcrosion des vaisseaux, plutôt i|U( f l'aceéléralion de la circulation du sanjr, dans ces mêmes vaisseaux. Ge nOtr***" lement le niouvenieiil du sanjf, nuiis encore la force médicatricc de lanaianf^ cau«îe les liémorrlta^rios actives, par suite de la congestion, laquelle offasionoe*' résistance qui pn>\oque la nature. Stald n*a pas parlé autrement. Voy. pl*^ p. 1052. — Los liéniorrhai^icK intermittentes sont expliquées par Cullen à pc^P'^ comme les mécaniciens expiqnent les fièvres intermittentes (§ 647-648).
DB PATBOIjKII. f HS
^■ipCôme); âdyMilnies (an étal H nos me mabim)^ ks ses (conséquence et non principe); les Téanief ; oaii Hki BDi dépendre de toutes les espéees de forces et me siast
que des conséquences. — m*. Xarcores on annifrines (1 ), ce sont peut-être les cacbenes (qu'on doit con!«idérw
comme des conséquences) ; intmoesceaces, iapétipos. -^ 1 à la quatrième (cliirurgie), il déclare qu'elle n'ett pas de iomaine.
s le début du lÎTre nous totoos les pren^f» dn f tce, aa»i
de la méthode que du STStéme, Ainsi CoIIen (chap. ï dn P^ pense que dans la Gèire (il parie «nrtoat ie^ iater.nîl' ss) le frisson initial est toujours précÀié de faihlitn^ ; or me le frisson à son tour préi^èJe la rhalenr, et U chaleur la ify il en conclut que la 6évre a ponr caa«e pro<:faaii^ une bsse, produite elle-même par fies ajjpenu nfbiblmanti cjknfk(tfh fùèes) . Cette faiblesse (2) amène un spasme de rettrémité petits faisseaux (3), spasme qall re;r.')rrie comme on eilort de
l«Lef cause» d'aouigrwkHDMrt pemveui, a ce •!«« ^ 'tmin, w n^fKirr*^ i «iimt princijMuv, c'est-à-dire i am 4*i(amt antu^r^ 4^ âaùU^ 'Iwih Lm ^^^iff^itiT 4h •a à on de fa ut particulier «l'buile liau» k rimo <»iHliilnir«., 0«i lUnn^i «Mit (V^t^ ^ent combinées eiMemble ; nw» il «ut ronv»»nnWt* *!•» Ié»^ (!iin«(id»^r.'r l' th^ni ^enl. Une ^ranile partie <iu corpn •^i^at e.fHnçnwiH lU». -;iuH»>riuT f'*,tn^\** 'l«e iife la aiasse totale doit dépendre beanrnup 4n niteiw^ <U c^« vaiwi^ai»* ^^i 'U* in itd de fluide» ^'îb eo«tiesae«t. Il ent es ^«MMKifiii^w^ -!««• H#» Y«>ir «fiw* b* ^ fluides dans ces faioseanx *>it, «taat «^ *Wt», k*^»^^ '•'^ '««•«m-roportionnelle de U mmati de ti>«t lt> cDrp* . f>«^ piiraitr» #«<>iii'« p*fv« ^ri^ •i l'on coosidèfe que, daw le ror^ fi^airt «rt «un. !*»< fnk^^^mn p4r;i«««»m ctraordiMireoient disceadM pvtMt par U funiit^ de SaMm <fr»i 7 ^ ^^m- ; mais, cumiBe fls somt e« nKflK tempM eiarti^pieii, h ^ îl« le»4^ï«t ir4*««4am k te coolrader, ib doimcat, kirs^ne U Éwee tfH ^ di*«d <»>«m 4'9lt^, m^ me aernr d'airtres teriKS, lor«fn'il y • mi* âimmmt'mm 4m* U <|*K»n«*t> /f<»;i s M contracter em proportion et dM»fn«er #le fMon»<^. ^m p<Hif ^o Mf^^^ "» qne, comme testes les parties dn tfitifme f Mmtoin^ «ww«woi^o*'0^ '•i^t^A Unie dimiantioB de la ^MMîte de tmdea 4a»i 00^ poni<^ «fv#»^/>#^r»A /f<„t Her en proportion le volume dn ^mjftm 9mtakén', et, p^f /Ao^^fO^o», ^^Ifti
it le corps s (§ IM^lMt).
Si le frisson ert m effort de U natnre, U mmwfti fc^^a «a»^ ; «^Of , »w l*^a d/t lUrc la faiblesse, caaw prochiio'î, jwf trw ^i/^fe». *ib «*faiï h^mmtp mtétu
lifier tout de suite.
/^*A«| lu l^nese théorie des nmenoieieiis^ vof » pMe WMPt^ FPMMNMMf#| p> ▼t' /
la nature produit par une cause quelconque (la Gûblesse péri* elle être cette cause?) qui irrite le cœur et les artères, irrilitiii qui persiste jusqu'à la détente (1). Mais le spasme n'est-il pi quelque chose de tonique (2) ? Comment alors expliquer iafiéfic éphémère, ou d'autres fièvres inflammatoires ou la fièvre, eog» drée dans les phlegmasies? La fièvre intermittente est aoen* riété de la fièvre, mais Tidée plus générale de fièvre y est tenue, et cela échappe aux explications de CuUen.
(( En résumé, dit Cullen (§ 100-101) , notre doctrine *j fièvres se réduit évidemment aux principes suivants : Les c éloignées sont certaines puissances sédatives appliquées aoq^j lôme nerveux, qui, diminuant l'énergie du cerveau, prodiuNi^j en conséquence, la faiblesse dans toutes les fonctions et partiEi*| lièrement dans l'action des petits vaisseaux de la surface. Geps*| dant, telle est en même temps la nature de l'économie aniaiK que cette faiblesse devient un stimulant indirect pourlesjste sanguin; ce stimulant, à l'aide de l'accès de froid et du s|Mt qui l'accompagne, augmente l'action du cœur et des grtf artères, et subsiste ainsi jusqu'à ce qu'il ait pu rétablir Vi^\ du cerveau, communiquer cette énergie aux pelils vaisse* ranimer leur action, et surtout détruire, par ce moyen, I*
(1) Cullcti^ tout en affirmant que la fièvre vieut de la faiblesse etpâr*^* spasme^ ne sait pas très-bien d'où vient le spasme lui-même : « L'h^^ ^' peut se former de la fièvre (§ 41) est qu'elle consiste dans un spasme deTeitrî* des pelils vaisseaux, produit par une cause quelconque, qui irrite le coor n artères, et que cette irritation continue jusqu'à ce que le spasme soit diaii*' m^ détruit. Il y a beaucoup de symptômes qui viennent à l'appui de cette ofiM » Ton ne peut guère douter qu'il existe un spasme qui irrite le cœur, et dAFl^ conséquent, être considéré comme constituant la partie principale dcUciv'P |;) chaine de la fièvre. Néanmoins il restera toujours une question a résoudre,** quelle est la cause de ce spasme ? Est-il directement produit par les cusf^'^ gnées de la fièvre, ou n'est-il qu'une partie de l'action de la nature ^"^ jj! d'opérer la guérison? » — 11 ajoute plusieurs raisons en faveur de la dernièreflfii* § 42 et suiv., et il ren\oie a Gaubius, § 750. Il lui parait probable ((|M*^' soit difficile à expliquer) que, durant tout le cours de la fièTrc^ l'atonie sabâii*'' les petits vaisseaux, et que le spasme ne peut diminuer que quand letoo^tli^ de ces vaisseaux se rétablissent.
(2) Broussais croit avoir fait un grand pas en attribuant la faiblesse non à fit^ mais i l'irritation intérieure; ce qui explique le frisson et la débilité %ffUf^'