‹ Histoire des sciences médicales v. 2 (volume 2)Chapitre 72 sur 102 · SYSTÈME DE PATHOLOGIE · texte numérisé non relu

SYSTÈME DE PATHOLOGIE

!. Ce dernier étant dissipé , la sueur et tous les autres caractéristiques du relâchement des conduits excréteurs ifestent. »

§2A3 et suivants, CuUen applique à l'inOammation Texpliqu'ii adonnée de la fièvre : c L'inflammation est due à Tacion dusang dans les vaisseaux de la partie affectée, sans qu'il cessaire pour cela que Faction du cœur soit également Qtée. L'action plus violente du cœur et des artères ou des • seules ne peut se soutenir un certain temps par d'autres s que par le spasme qui affecte les petits vaisseaux; il est rraisemblable qu'un spasme a également lieu dans l'inition, puisque toute inflammation considérable commence . excès de froid, et est en même temps accompagnée des symptômes de pyrexie. Il arrive quelque chose de sem^ même dans les inflammations qui paraissent moins consi- B8 et qui sont purement locales (1).> naissance de l'observation et du bon sens a conduit Cullen, [*k son insu, à ne plus confondre, au point de vue théraae, toutes les fièvres, comme il l'avait fait à propos des

prochaines pour répondre aux besoins de son système. ie traitement des fièvres continues il pose d*abord en le qu'il ne faut pas attendre la guérison des efforts de la

qui sont souvent mal dirigés et que nous connaissons !). Il ne veut pas qu'on fasse, avec Stahl, de la pathologia um.

Foar diminuer la congestion^ la force médicatrice de la nature augmeiiU; hnrtntage l'action de ces vaisseaux, et elle produit cet effet en excitant, de lœ dans les autres maladies fébriles, une contraction spasmodique dam trémités. » (f 214.) C'est également l'opinion de Hoffmann. (Voy. plus liaut IsniT.}.

On connent (§ 125.126] que, dans toute fièvre dont le cours est complet, i effort de la nature qui tend à opérer la guérison; d'après cette idée m ; croire que la cure devrait en être abandonnée à la nature^ on pUdét f0< e la médecine devrait être uniquement d'entretenir et de régler ous devrions former nos indications en conséquence. ce plan, parce que les opérations de la nature sont très-prédliii, les connaissons pas assez parfaitement pour être en état de \m laent» Il me semble que la confiance que l'on a eue dans les iomieiit donné lieu à une pratique piretiense et mm

On peut bien ajouter que la tièvre iiilermiltcnlc csl la prew la plus évidente de la nullité ou de la perversité des eiïorlsdel nalure; de leur nullité, car la sueur a beau venir, la fièvre n'e persiste pas moins; de leur perversité, car dans les fièvres pen cieuses ces efforts conduisent à la mort.

CuUen n'a pas manqué, en effet, de diriger contre les fiiiR intermittentes ou rémittentes ou même adynamiqaes eodim le remède c le plus célèbre et peut-être le plus efficace de (os li remèdes toniques» (§ 21i et 231 suiv.), récorce do Pén».! reconnaît que le quinquina peut se donner sans danger Av quelque période que ce soit des fièvres intermittences, Btffe'j marque trop de crainte d'une diathèse inflammatoire qui Ml nerait le système, et des congestions considérables ou fixes M les viscères de l'abdomen (I). Le temps propre pour presainhl quinquina dans les fièvres intermittentes est celui de riiiMÉ'[ sion; on doit en conséquence s'en abstenir pendant le (empsAfj paroxysmes. Dans les rémittentes, quoiqu'il ne survieoiefVi d'apyrexie complète, on peut donner le quinquina peadulk temps des rémissions, ou même lorsque les rémissions sMlA peu de durée, si, d'après la connaissance que Ton a delaMli* du mal (épidémique ou non), on n'a pas lieu d'attendre des* ■' des inlermissions ou des rémissions considérables, eisfly* beaucoup à craindre des redoublements réitérés. Dans lectf*» vraies fièvres inlermillenles, où l'on met en usage uneqwrf' convenable de quinquina, il faut le donner le plus près po»fc 1 du temps de l'accès, autant que la disposition de l'estomac k | malade le permet. —C'est la règle contraire qu'on suit aujourdl* — En général, dans tous les cas de fièvres intermillfo*^' il ne suffit pas d'arrêter une fois, par l'usage du quinquim.'^ retour du paroxysme ; il faut communément s'attendre à ^

de croire que l'art peul souvent négliger de faire attention aux eflbrbide lai — 11 me parait plus convenable de Tormer les indications curati^es daD« li ^« ^ prévenir la tendance à la mort, et «le diriger en m^me temps les moyens pwf* à remplir ces indications en faisant une attention suffisante à U CTiate çii9^ des fièvres. »

(i) Peut-être, il faut bien le dire, ces craintes doWent encore diiiiu«ri«< l'emploi rationnel du sulfate de quinine.

SYSTÈMB DE PATHOLOGIE. flf9

lale, et continuer^ pour la prévenir, l'usage de ce remède ( Ton réitérera à des intervalles convenables. «es indications consistent , dans les Gèvres continues : l"" à dérer la violence de la réaction (mais dans les Gèvres contins il y a peu de réaction dans le sens où l'entend Cullen) ; 2* à kiper les causes ou prévenir les effets de la faiblesse. C'est le Araire que voulait Bronssais , tout en partant d'un même icipe» à savoir que tout vient d'atonie et de tonicité : seule- HA Broussais ne reconnaissait presque jamais l'atonie ! La troime indication est tout imaginaire, puisqu'elle consiste à ar- Mur ou à corriger la disposition des liquides à la putréfaction I I lout cas, la deuxième indication devait être la première , Mque tout dans la fièvre vient de faiblesse (1). Broussais était il logique.

(Test le régime et le traitement antiplilogistique auxquels on dresse pour éviter une réaction trop forte et venant surtout rirritation du cœur et des artères. Mais alors comment conittr ce traitement et ce régime, quelque discret et méthodique en soit l'emploi, avec l'accroissement de tonicité que réclar^it la faiblesse?

I faut tout de suite remanfuer ce que vùut un bon praticien tire un mauvais théoricien, c'est que la plupart des préceptes t^peutiques que donne Cullen sont bons, pourvu qu'on les ^e des explications théoriques qui dans son livre en font lesou- ^ ; de telle sorte qu'on dirait qu'il a d*abord pratiqué très-heu« (ftement, et qu'il a ensuite raisonné tout de travers; car son

1^) « On peut remplir la première indication (§ 127-129), cVst-à-dire modérer *<HcBce de laréactiony eo employant : 1^ tous les moyens capables de diminuer tW>B du cœur et des artères; 2*' ceux qui dissipent le spasme des petits vais- ^» que nous supposons être la cause principale de la réaction violente. Ou ^ ftiminuer Vaction du cœur et des artères : 1" en évitant ou modérant les causes '*^l«kîon qui agissent presque constamment sur le corp^, à un' degré quelconque ; ^U usant de certaines puissances sédatives ; 3° eu diminuaut la tension et le ton ^9tème artériel. Les causes d'irritation qui agissent presque constamment sont ^^pressions faites sur nos sens, Texercice du corps et de Tesprit et les aliments ^ Qous usons. L'art d'éviter, autant qu'il est possible, ces causes d'irritation^ ou *^odér«r leur activité, constitue ce qu'on appelle proprement le rét/ime anti" distique, que l*on doit employer dans presque toutes les Rèvres continues. ».

il 20 BROWN.

raisonncmenl, s'il eût précédé sa pratique, Teùt ce induit à mal. Et puis, voyez ce qu'il y a d'étrange et quenl dans ce système. Toute fièvre a pour cause directe, efficiente : quoi? la faiblesse; mais qu'il s'a traiter, qu'est devenue la faiblesse? Elle a disparu.

c La plupart des puissances sédatives qui produisent cessent d'agir immédiatement après leur première a en conséquence, les moyens de les détruire ne sont de l'indication présente ; il n'y a qu'une de ces puisss on puisse supposer que l'action continue, c'est la conb faut-il donc faire? Saigner dans les fièvres ordinaires sont inflammatoires; ne pas saigner dans les épidém elles sont ordinairement adynamiques I »

Restons, Messieurs, sur cette dernière proposition suprême condamnation des théories a priori et l'élenK la pratique.

. Parlons maintenant du rival de Cullen, de Brown 1736-1788), qui nous réserve d'autres surprises; mais passe Cullen par l'esprit de système, il ne l'égale peut par la bonne foi. Brown et Cullen sont bien plus loin par les idées que par le temps; il semble que ce soieo ciens, et cependant il doit se trouver, en Ecosse, quelq lards qui ont pu voir Cullen ou Brown.

C'est la gale qui soudain illumine Van Helmont et lui • portes du sanctuaire de la chimiatrie (1) ; c'est la goutte à coup révèle à Brown les secrets du stimulisme (2). L vient de l'asthénie, donc presque toutes les autres niala( vent avoir la même cause (sur 100 malades , il y a 97 ques; les opportunités ou prédispositions étant dans I proportion, § 493), et doivent être traitées par les stimul

(1) Voy. plus haut, p. 469 et suiv.

(2) Voy . la Préface de ses Éléments de médecine.

(3) Voici le dénombrement des maladies astbéniqucs : la maigreur, 1' Tinsomnie, la démence asthénique, l'éruption psorique, la scarlitioe t le diabète léger, le rachitis, les hémorrhées, telles que la méDorrhée, l'ép hémorrhoîdes ; en outre trois maladies contraires, en apparence, an f^

nROWN ET nROtJSSAlS. 1121

est juste le contraire pour Broussais. Tous les malades de Brown ni destines à devenir des athlètes; tous les patients de Brousis seront réduits n l'état de corps diaphanes; des mains de •own on sort vermeil, de celles de Broussais on s'échappe une comme un linceul ; pour le premier la stimulation est le iTDède, pour le second Vvritation est le mal ; ici, on ménage le mg (l), là, on le verse à flols; le médecin écossais attise et ralime le feu, le médecin du Val-de-Grace voit partout Tincendic l partout il cherche à l'éteindre. — Le système de l'un est aussi lux que le système de l'autre; mais de Brown il n'est rien resté, andis que Broussais nous a légué, pour en taire un merveilleux mge, l'anatomie pathologique dont il avait tiré de si funestes conséquences. Brown et Broussais, dcnx hommes de même rempe à peu près (avec celte différence «|ue dans Broussais il y beaucoup plus de bon que dans Brown) poussent l'esprit de "Slème à ses dernières limites ; mais heureusement, avec Brousis , cette manie de dogmatiser semble avoir disparu aujourd'hui,

vvteiilion, l:i dimiiiutioii ou la suppression des règles ; ensuite la soir, le voniis<e- Ut, riiuligestion, la diarrhée^ la colique sans douleur; puis les maladies des Kilts : telles que les vers, la consomption ^énémle, la dysenterie el le choiera

;, resquinancic, le scorbut, l'hystérie légrère, la rhuniatal^'ie^ la tou\ a.sthé- {Ic catarrhe est le produit non du froid, mais des stimuliuits; il se ^li^^i|M■ par

îd, — Pré/>'ce), la cystirrhée, la goutte des personnes fortes (ou ^nmtle fl\spr|}. ^^••§601-602), TasUnne, le spasme, ranasarque. Udyspep-ianod)»!-, rhjsiirie, ■■^^la îîoutte des personnes faibles, l'hypocliondrie, rh\dropiMe, la « (iijiielurhr ■i«îp»io; la paralysie, le trisnms, l'apoplexie, le télanos. les lî«\i«>, tt'lii'> que U *'^, la tierce et la quotidienne, intermittentes ou rl•milll'llle^. la d\^euleri«f Wi: l^va graves, le syuoque, le t>plius >imple, l'ewpiiuineie ;.'au;!i-tiieuM', Jav^w^ '^ Mente, le typhus pestilentiel cl la pe^te ^|u il faut traiter par le ^«ï dusc. f 688). La mort est le dernier terme de toutes ceh umUdiei |f< ^ y Dans sa Pirfnre Browu déclare que la plupart de* luuiudivh *■ toujours la lancette à la main, c(»mme si ellcK étaient iiilj ^ plutitt de la |>énurie du sanj: et d'autres causes de fuiblcMi ^' '"^«ulement dans les asthénie-, mai-! au«'>i dans les «tbeaw- ■»*'*'■

ienl eitremement violentes Même ilans le rhiiiiiilii«it •* ■

»théniqut-s les plus con>idiTahIi"', la sa i;: née ncrt i^"*- Ihî

elle est nuisible ; eu tout ea* une sHJ|çiiê<: «i*- *' • t^

if, suffît le plus ordinairement g 28J «;l pum " It'-"

"^4 84). Brown iusirt*' au contraire sur la iiiteNfi- ^ '^^'Miuiie et dans beaucoup d'aulreif unladwi ff ^ làt ^\^

1122 RAO^M £1 GULLSM.

en France , en Angleterre et même en Allemagne ; les méthodes ont remplacé les systèmes.

La doctrine de Cullen et celle de Brown oat entre elles de grandes analogies, au moins pour le point de départ ; mais le mérite de Cullen, c'est de n'avoir placé la faiblesse qu'aux débuU des maladies, et d'en avoir promptement fait justice dans h thérapeutique, tandis que le système de Brown» plus ferme, pltf logiquementconstitué, en apparence, domine toutes les parties de la science médicale et ne fait presque aucune place à la tradition. Cullen est un ancien par sa manière de subordonner ii nosologie à la considération des symptômes ; il reste, pour ainsi dire, à la superficie du corps, loin de chercher à pénétrer dans les profondeurs de l'organisme, en se laissant guider par le flambeau de Tanatomie pathologique; Brown a la prétention, au contraire, d'être tout à (ait nouveau (1), d'être un moderne; mais il n'est pas moins arriéré que son rival, puisqu'il ne tieil pas plus compte que lui des résultats acquis par la disseclitf des cadavres. Quoiqu'il renvoie (§ &) à t l'illustre Morgagni », il ajoute bien vite : « N'ayez pas l'espoir de jamais découvrir sir le cadavre l'origine d'une maladie généralejCtso^ez circonspects daiis vos jufjements. » Le caractère des deux hommes se retrouve dans leur système. Cullen est un esprit conciliant, Brown est un esprit absolu, taillé d'une seule pièce et ne faisant de concessiijB à personne , pas même à ses amis , à ses protecteurs , à ses maîtres.

Suivons donc Brown dans le développement de son idée^dusive, et lâchons de la faire comprendre en la dégageant de seiï Éléments de médechie (1780).

John Brown (1735 ou 1736-1788) , né de parents Irès-pauTreS' eut, dès ses premières années, à lutter contre la misère ou b mauvaise fortune (2) ; il y a peu de vies qui aient été aussi trave^

(1) Vu). § 212 où il dil que jusqu'à lui toul était coiyectural daus UmeikciB'c'est lui qui a inventé et jui^tiHé le traitement des asthénies.

(2) Voy. su biographie par Ueddoes^ 1797^ et par son tils Williaiu. De aouibfvtt!^ dissertations, uiônic de gros volumes ont été publiés sur^ ifour^ ou can/r(rBr«»a.« eo trouvera la liste dans la Bibtiotheca medico-historica d» Gbouiaiil, et dtf* ^

sées 4|ue la sienne. A force de volonté, et doué d'heui'euses dispositions littéraires, Brown lisait le latin et se tirait honorablement du .grec ; mais, réduit au dénùroent, il fut contraint de se faire moissonneur. Jusqu'à vingt ans il eut des mœurs trés-sévères et se montra fort religieux. Bientôt son caractère devient impétueux, insubordonné ; Brown se révolte contre tout le monde et contre lui-même ; il devient licencieux et affiche Tincrédulité. Cependant, comme il veut satisfaire à la fois son ardeur fiévreuse pour le travail et ses goûts pour le plaisir, il altère gravement sa santé. A bout de ressources, il moule une maison d'étudiants ; son petit pécule est rapidement dévoré, il fait banqueroute. Sur ces entrefaites, Cullen, peu familiarisé avec le latin, prit Brown pour son secrétaire et comme précepteur de ses fils, et lui marqua une bienveillance toute particulière ; mais, soit du coté de Cullen, manquement à certaines promesses pour une chaire ; soit défaut de reconnaissance, probablement aussi emportements de caractère, du côté de Brown, ces relations amicales se changèrent en une haine violente. Ce fut alors que Brown publia ses Éléments de médecine^ où Cullen vit une audacieuse usurpation de ses doc- ^trines, et qu'il ouvrit un cours qu'il transforma bientôt en un club (1), et à ce qu'on prétend même, en une école de mauvaises

Athiitamenia de Rosoubaum. — Voy. aussi un article de M. Littrc^ sur Brown, daoi

Me Jowrnai hebdomadaire de mai, et de chir . , t. V, 1829. — L'ouvrage de Wcikard

i^Entwurf eiiwr einfacheren Arzneikunst^ u. s. w., 1795) n'est qu'une paraphrase

tantôt abrégée, tantôt amplifiée des Éléments de t/tédecme, J . Frank a d(»nné de la

valeur au livre en Tenric hissant de notes dans une traduction italienne qui, elle à

tour, a été traduite en frant^ais, par Berlin, 1798, sous le titre : Doctrine më-

nmplifiée oh écinircis-iement et confirmation du nouveau système de médecine

wife Brown, Berlin a eu la bonne idée d*ajouter aux notes que Frank avait (aites pour

«et ottfrage celles dont il avait également accompagné la traduction italienne d

^oaes (peutrctn: de Brown lui-même] : An inquiry in to the state ofmedicine on

Mhe prmctples ofinductive philoxophy, 1782. — la meilleure étude publiée enAUc-

Vnagiie sur Brown^ et s>ur la propagation de son système en Amérique et en Europe^

^ft ceUe de Uirschel : Geschichte des Brown' schen Systrms^ 1846. — L'auteur y a

^oînt une Histoire de Corigine de l'irritation ou mieux do l'incitation qu'il rattache

^ RSschiaub (voy. plus loin, p. 1141, nntel). Il donne de plus une ample et exacte

^iblîo^rmphie de toutes les publications (jui regurdcnl les théories du Brown et celles

l'incitation.

[i ) On rapporte que pour s*excitcr à la parole^ pour s'échauffer^ il avalait ^ent^

mœurs. On l'accuse encore d'avoir employé les moyens les plus honteux pour accaparer les malades, pour attirer les étudiants dont il avait fait des sicaîres, et pour discréd iter ses confrères d'K- . dimbourg, ceux-là mêmes qui, d'abord enthousiastes, lui avaient voté une statue: de là, entre les browniens et les cullénistes, de lamentables conflits de plume et des duels sans nombre. Devenant plus dissolu et plus intraitable que jamais, Brown se vit abandonné de tout le monde; il fit un nouveau cours qui ne fut pas suiri et publia sur les Systèmes anciens de la médecine un livre (1787) qui ne fut pas lu et qui ne mérite guère d'être plus connu (1).  cinquante-deux ans, il mourut frappé d'apoplexie, laissant une veuve et des enfants dans le plus profond dénûment. William Cullen Brown (le filleul de Cullen), par sa bonne conduite et ses sérieuses études se fit accueilliràËdimbourg; mais il chercha, avec plus de piété que de succès, à réhabiliter la mémoire de son père, à faire oublier ses violences et ses désordres. Une jeunesse malheureuse, une carrière péniblement parcourue, expliquent certains défauts de caractère, mais ne justifient pas les vices que

(lanl SCS leçons^ ou mieux ses déclamations, plusieurs verres d'eau-dc-vie de Frana-, assaisonnée d'une cinquaulaiue do gouttes de laudannm. « Quelqu'un (Brown loimcino) ayniil entrepris un travail littéraire pour lequel il avait besoin de consirur toute la plénitude <le ses Taeultés intellerluelles durant quarante Iieures sans inU-rruption. parvint de la manière suivante à se tenir éveille et dispos pendant tout (i temps. Après un bon repas il se mit au travail et but toutes les heures un >erre ii«' vin. Au bout de dix beures il prit quelque ehose de nourrissant, mais en |HMt!t' quantité et entretint encore l'état de veille pendant quelques heures par le inoyi'o d'un punch médiocrement fort. Lorsqu'enfin il ressentit quelque propension ^> sonuneil; il prit, au lieu de tout autre stimulant, une préparation d*opium et acbe^J ainsi son ouvrage en quarante heures. 11 lui fallait encore quelques heure; poir corriger. Afin de rester suffisamment éveillé, il attachez sou imprimeur et buti><^ lui encore un verre de punch. Il fit ainsi succéder les stimulus les uns aui iutn> : l'exercice de l'esprit au stimulus des aliments, celui du vin à l'exercice do l'espri'» de nouveaux aUments au vin, ensuite du punch, de l'opium, puis encore du poDiti. et cntin le stimulus de la conversation. » Note du § 31.

(Ij Ohsn'vntions on the princtples of thv ohl System of physic exhihitiug a i^^' poiul nftho new doctrine. C'est d'abord une glorification du système do Brown ^ les Élnmcnts de médecine y sont reproduits en partie; puis cVsl une attaqui' \^ sionnée contre la doctrine du spasme et par conséquent contre Cullen. Svdtfuh'»^ n'y e^t pas non plus très-bien traité; quant à l'histoire des systèmes aDcieo^, «Ik est à peu près nulle.

PHYSIOLOGIE ET PATHOLOGIE GÉlfÉBALES. il 25

rhistoire reproche îi Brown. A voir le portrait de Broi^n on en jugerait tout autrement ; c'est, comme on dit, une bonne figure.

Il n'y a rien de plus simple, et par conséquent rien de plus faux, que le système physiologique et médical de Brown, qui ne manque pas, cependant, de célébrer cette merveilleuse simplicité (1), et de s'en faire d^avance un mérite devant la postérité.

€ Le lecteur voit clairement à quelle simplicité j'ai porté la médecine, qui n'était jusqu'à moi qu'un amas d'hypothèses, d'incohérences et d'erreurs, une science mystérieuse et énigmatique. J*ai démontré qu'il n'est que deux formes de maladies, et que l'aberration de Tétat de santé, ou l'état morbifique ne consiste ni dans la surabondance, ni dans la pénurie, ni dans la dégénération des humeurs devenues acides ou alcalines, ni dans l'introduction de matières élrangères dans le corps, ni dans un changement de forme des molécules organiques, ni dans une disproportion de la distribution du sang, ni dans une augmentation ou une diminution de la force du cœur et des artères qui opère la circulation, ni dans TinQuence d'un principe raisonnable qui régisse les fonctions, ni dans un rétrécissement ou un élargissement des pores, ni dans une constriction des vaisseaux capillaires par le froid, ni dans un spasme qui occasionne une réaction de la part du cœur ou des vaisseaux profonds, ni dans rien de]ce qu'on a jamais imaginé sur la nature et les causes des maladies. J'ai fait voir, au contraire, que la santé et la maladie ne sont qu'un même étal et dépendent de la même cause, savoir de l'incitation qui ne varie dans les différents cas que par les degrés. J'ai démontré que les puissances qui produisent la santé et la maladie, et qui agissent quelquefois avec un degré d'énergie convenable , d'autres fois trop fortement ou trop faiblement, sont également les mAmes. Le médecin ne doit avoir égard qu'à l'aberration qu'éprouve l'incitation, pour la ramener par des moyens convenables au point où réside la santé (2). »

(i) Tout repose en cfTct $ur ces trois termes : stimulants, stimuinbHité^ stùnu" lation,

(2) Note du § 150. Traduction de Fouquier; Paris, 1805. C'est à cette traduction que j*empninte les citations. Bertin, diuis la mèiuc année^ a donné également une âotrc traduction des Éiéments de médecine.

1126 imowii.

En effet, le système du réformateur, je devrais dire de l'agitateur anglais, procède d'un principe unique, ou mieux, d'une hypothèse puisée dans une mauvaise physiologie, et à l'aide duquel il voulait tout expliquer : la vie normale et la vie pathologique.

La vie est sous la dépendance des stimulants ; elle consiste tout entière, en santé et en maladie, dans le stimulus (1); la vie n'est ni un mouvement ni une sensibilité ; c'est une excitation, une capacité, une faculté d'excitabilité, une réceptivité de stimulisme. Le corps humain est un tout; les fonctions oe s'exercent pas par une force inhérente à chaque organe.

Otez les influences naturelles (2) : chaleur (voy. § 112) ; froid (§ 47, 122) ; aliments (124) ; sang, humeurs, air ; contraction mu5culaireetactionducerveau(3); la pensée ;lespassions (§159suiv.), la vie cesse inévitablement; elles sont presque seules nécessaires à la vie. € La propriété par laquelle agissent ces deux genres d'influences s'appellera incitabilitéy et elles-mêmes seront nommées

(1) L'incitation est le résultat du stimulus des puissances incitantes et evt^y rincitabililc ($ 25).

(2) Cette excitation par les puissances naturelles est sing-ulièrement exposée du< la transmission des vices organiques de père en fils (§ 603) : a L'hérédité d udi* maladie n'est qu'une fable, ou bien les fondements de cette doctrine se roduisent à rien. Les enfants des riches héritent de la goutte avec la fortune ; mai< qii ii* soient déshérités, ils n'auront point la goutte, à moins qu'ils ne la gagnoot. J< dis plus, s'il est seulement deux maladies qui soient héréditaires, toutes le soiit bc cessairement ou aucune ne l'est. Il faut supposer que dans le premier cas le« itfluences nuisibles sont superflues, tandis qu'il est constant qu'elles peuvent tctit: comme cette supposition est absurde, il faut bien reconnaître qu'il n'est pa< de nuladies héréditaires. Notre premier élément, ou la première molécule de M>li^ simple qui nous constitue d'abord, est doué de plus d'épaisseur dans les un< eti plus de ténuité dans les autres. Si les puissances incitantes, de qui tout dèt>t*> dans la vie, sont bien dirigées, la variété de ces corpuscules élémentaires nVoipèche pas qu'ils ne jouissent chacun de la santé que sa nature comporte, etmi-o^ d'une assez bonne santé, si l'action bien réglée des stimulants développe dan> i^ embryons une incitation suflisaute. Quoicpie le père de Pierre ait eu la goutte, ^^■ dernier n'en n'est pas nécessairement attaqué, parce qu'il peut avoir su évil<.r I' maladie de son père par un genre de vie convenable, c'est-à-dire par une ioi»^" tion adaptée à la nature de sa constitution. »

(3) Tout cela entretient la vie ou en est la manifestation ; mais ce n'est p<s ^ principe de la vie. Il y a une véritable pétition de principe.

PHYSIOLOGIE ET PATHOIjOGIE GÉKÉltALES. Ill7

pmissances inciimites. Par les mots corps ou aryatUsme je n'eftteods pas simplement le corps, abstraction Taite de Tesprit, da cœur ou de rame, mais l'ensemble appelé communément $y$' tème. Les sensations Ja locomotion, les opérations intellectuelles et les affections morales sont l'effet commun de toutes les puissances incitantes. Cet effet étant un ou identique, l'action de toutes les puissances est donc également une et identique. Les diverses puissances ne peuvent donc avoir une action différente. J'appellerai incitation l'effet de l'impression des puissances incitantes sur l'incitabilité. Comme quelques-unes de ces puisf ances agissent par des impulsions manifestes; que le même effet produit par les autres puissances annonce une même manière d'agir, et que toutes paraissent douées d'une certaine activité, je les appellerai stimulantes. Les stimulants sont généraui ou loeaux. Les stimulants généraux sont les puissances incitantes qui agissent sur l'incitabilité, de manière qu'il en résulte constamment de I incitation dans tout l'organisme. Les stimulants locaux n agissent que sur l'endroit où ils sont immédiatement appliqués, et n'affectent point le reste de l'organisme, qu'ils n'aient produit un changement total. On ne sait ce que c'est que rincitabilité, ni comment elle est affectée par les puissances incitantes; mais quelle que soit celle propriété, l'être qui commence à vivre en est pourvu à certain degré. Son énergie ou sa quantité varie dans les divers individus ; elle varie encore dans le même individu. > (§li-18; 22; note du § 232; 31» et suiv.; 516 et suiv.).

Ainsi voilà qui est bien convenu, l'incitabilité est la cause de tout; mais personne ne sait d'où elle vient et comment elle est mise en jeu. Ces affirmations sans preuves, sans démonstration, qu'aucune expérience n*appuie, ne doivent pas étonner de la part d'un homme qui écrit (§ 18) : c La recherche des causes est le serpent de la philosophie. > En tout cas, le principe de la vie est placé en dehors de l'organisme; le corps devient une statue animée par les excitants en vertu d'une puissance latente, comme le charbon s'allume au contict de l'air, et qu'il faut renouveler pour que le foyer ne s'épuise pas par la combustion. Dans ce aystème, pas plus que dans le vitalisme ou l'animisme, on ne

T> ■- . , . r,* iiiljéreni'--.- ^ i L*jirf' "5r --: roporlft au ; â*" -î v.i rçi ^ > : > nvoir jiJejDeiiir;D tvfUMf ::*:■ It"* siépe lie l'ir'.'îaiiii::: ;:2Ei •> : .>5i2 inusculair^. \»i:i 'Ij:l- ?.«•> -" ." r'^f: revenir par i;rif \ >♦* i-:»iaff > : r.: '::: <ensibiJi!é et c-i. :rd:'jith . - >- . ..ir.nt? conslJlue la fai:: jerai»

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is les maladies générales sont divisées en sthéniques^ celles iennent à un excès Jes stimulants, et en asthéniques (1), I qni dépendent d'un déraut de ces stimulants (§ 23). Toutel existe ua peu de stimulus dans les maladies les plus asthé- My car le sang, par exemple, comme toutes les autres » stimulantes, quelque faible qu'il soit, conserve encore une 3 parcelle de sa vertu stimulante ; en sorte que des causes Etantes ne sont que des causes excitantes réduites à un plus t degré d'action. Plus les puissances stimulantes agissent imenty ou plus le stimulus est faible, plus l'incitabilité s'acile, tandis que plus le stimulus agit fortement, plus l'incita-

s'épuise (§ 2A). Delà vient (§ 26) que plus l'incitabilité est dante, plus aisément elle est satisfaite, moins elle comporte imulus. Cet état peut être porté au point que le plus léger lias éteigne la vie. D'un autre côté 4'incitabilité comporte

d'autant moins de stimulus qu'il a été consumé plus d'inon ; cet épuisement peut être tel que le moindre stimulus ■le la vie.

tout cela cependant il se dégage une observation juste, {u'elle ne soit pas neuve : je veux parler de la diminugraduelle et de l'anéantissement final de l'action des stiiits trop longtemps prolongée. C'est le ressort trop tendu, aussi la puissance de l'habitude qui use certains sens. Brown te (vous l'avez vu plus haut dans la note de la page 1123, 1) sur les heureux effets que produit une série de stimulants toyés tour à tour pour se soutenirl'un l'autre. Brown ne parait ndant pas bien sûr de cette doctrine (dont l'application du e lui a fort mal réussi), car au § 32 il dit : & L'incitabilité, isée d'abord par le stimulus, ensuite réparée et consumée de [?eau, est très-diflieile a rétablir, par la raison que plus l'act des stimulants a été portée loin, c'est-à-dire plus on a emré de stimulus, moins il reste d'accès aux stimulants nouveaux

ou généralisées ; il croit en outre (cela est ordinairement vrai) que les remèdes >nt surtout par leur action f^éncrale.

I Les asthénies tiennent surtout à Tabondance et a la vélocité du sang, tandis eê asthénies dépendent de la pénurie du sang qu'accompagne une plus grande ération dans son mouvement (J 1 34).

iiSO BlOWH.

par lesquels on voudrait ranimer rincitation. L'épuisemearde rincitabilité par un stimulant quelconque, tel que le vin, peut entraîner la mort; Faction réunie de plusieurs stimulants aon bien plus sûrement cet effet. >

Il faut aussi faire attention à l'incitabilité qui n'a pas de stimulus pour s'exercer. Le décroissement de l'incitation (§lkO,?oy. aussi § 3 et suiv.), proportionnel à l'accroissement de rincitabilité, va constamment jusqu'à la mort. Tout le prouve : les effets du froid, de la faim, du repos, des peines d'esprit, de ladépe^ dition des humeurs; effets qui, portés à un certain degré, niéoeH tous rapidement à la mort.

Brown, qui avait quelque intérêt à soutenir cette doctrine, Teot nous prouver (§ Al) qu*une agréable nouvelle remplace an boa repas qui se fait attendre; qu'une boisson forte prise au momeil de s'endormir, ou l'opium (1), supplée à la fatigue qu*auraieÉ procurée des exercices violents; que Bacchus tient lieu de Vàm^ que Vénus présente fait oublier Bacchus absent, etc.

Il n'y a rien d'aussi dangereux que Taccumulation d'incitabilHê sans emploi, puisque toute la vie réside dans le bon usage da stimulants (§ 42-4/i).

La faiblesse directe résulte de l'insuffisance de stimulus; rincitabilité s'accumule par défaut d'incitation. Si au contraire \\u excès de stimulus, et par conséquent d'incitation, Tincilabilili s'épuise, et l'on tombe dans la faiblesse indirecte (§ 35, 38, i9, 45,101, 102).

L'action des puisbauces stimulantes n'est ni différente daoslfi diverses parties du système nerveux (pour Brown, comme pour Cullen, ce système comprend la moelle nerveuse et le lûs« musculaire. — Voy. plus haut, p. 1104), ni composée. CestuBî propriété, une et indivisible ; elle n'agit pas sur toutes les partie> à la fois, quoiqu'elle affecte instantanément l'incitabilité générale.

(1) CopciulAnt Hrowii dit : l'opium u'i^si pas un scdatir ni un soniniière, c'iMb* oxciUint qui airit merveilleusement dans les asthénies et qui tue dans les slb^"* j (note (lu § 232 où il dccl&re que celte découverte lui appartient tout eotim: voy. aussi la note du § 'làà). C'est en agissant comme stimulant diflFkisible div^i faiblesse que l'opium fuit dormir, § 2àb-2à6. — Il est douteux, dit Bn>wn au §231. <lu'il y ait dans la nature rte/t de sédatif , au moins par rapport aui aoimaax.

Puis les maladies générales sont divisées en sthéniques^ celles qui tiennent à un excès Jes stimulants, et en asthéniques (1), celles qui dépendent d'un défaut de ces stimulants (§ 23). Toute- Tois il existe ua peu de stimulus dans les maladies les plus asthéniques, car le sang, par exemple, comme toutes les autres causes stimulantes, quelque faible qu'il soit, conserve encore une petite parcelle de sa vertu stimulante; en sorte que des causes débilitantes ne sont que des causes excitantes réduites à un plus faible degré d'action. Plus les puissances stimulantes agissent ffiiblement, ou plus le stimulus est faible, plusl'incitabilité s'aci:^umule, tandis que plus le stimulus agit fortement, plus l'incitatnlilé s'épuise (§ 2A). De là vient (§ 26) que plus l'incilabilité est abondante, plus aisément elle est satisfaite, moins elle comporte ^e stimulus. Cet étal peut être porté au point que le plus léger stimulus éteigne la vie. D'un autre côté -l'incitabilité comporte ^n^i d'autant moins de stimulus qu'il a été consumé plus d'incitation ; cet épuisement peut être tel que le moindre stimulus ^feigne la vie.

De tout cela cependant il se dégage une observation juste, quoiqu'elle ne soit pas neuve : je veux parler de la diminution graduelle et de l'anéantissement final de l'action des sti- ''ïulanis trop longtemps prolongée. C'est le ressort trop tendu, [^*^s| aussi la puissance de l'habitude qui use certains sens. Brown '■^sîste (vous l'avez vu plus haut dans la note de la page H23, ^ote 1) sur les heureux effets que produit une série de stimulante -nripioyés tour à tour pour se soutenir l'un l'autre. Brown neparaic ^^pendant pas bien sûr de cette doctrine (dont l'applicalioa àm ^^sie lui a fort mal réussi), car au § 32 il dit : & L'iodlaUilf, ^Puisée d'abord par le stimulus, ensuite réparée etcsammde ■\OUveau, est très-difficile à rétablir, par la raisM fv flK fae- **on des stimulants a été portée loin, c'est-àwlîriefliB «la «of^^oyé de stimulus, moins il reste d'accès aux riiaiihit mw^yjx

**^« ou générali^'es ; il croit eu «lutre (cela fsl onJii ^^**^nt surtout par leur action jréiiéralft.

^A ) U» asthénies tiennent surtout à l'aboa'JMiM «i aa ^m^m mî^l :..i..»- ^^^ le* afttbénies dépendent de la pt-nuri#î du

^^èléralion dans son raouTement (§ 131y.

proposition renverse tous les systèmes de médecine qu*on ajamab pu élever ! Puis il ajoute qu'aucune maladie ne dépend du m primitif des solides ni des fluides, mais seulement delà diminntion ou de l'accroissement de l'incitalion. Le traitement ne doit donc pas être dirigé contre l'état des solides ou des fluides, mh il doit se borner simplement à augmenter ou à diminuer rincitation.

Brown reprend pour son propre compte et accommode km système une proposition que j'ai déjà eu plusieurs fois l'occasiM f / de vous rappeler dans ces leçons, savoir que la pathologieeslM f * déparlement de la physiologie, ou, comme a dit Bvousm^éebr^ physiologie pathologique. Brown affirme en efTet (§ 65) qu''ùOll*P' pleinement démontre que l'état de santé et celui de rnaladic^r . '^ sont pas différents, par cela môme que les puissances qai/vv-f ^' duisent ou détruisent l'un et l'autre ont une même aclioA;i| ^ ^ cherche à le prouver, par exemplç, en comparant la conlm(Mi| '' musculaire et le spasme ou le tétanos (§ 57 suiv.; cf. Iî6). 1 ^T/lj,

Les maladies générales nées d*une incitation immodérée soiip^j.,;] appelées sthéniques; celles que produit une incitation tif prmt,** faible se nomment «^Mt^mçt/^^. L'étal intermédiaire aux ib* ^i*nt dies et aux opportunités opposées (1), et qui n'incline d'îo* côté, est la santé parfaite. La diathèse asthmique est unélal* corps d'où résultent les maladies du premier genre ou W opportunité ; la diathèse antiasthcnique ou 5/Aewïywe donne I* aux maladies de la seconde forme et à l'opportunité qni l*^ est propre. Toutes deux sont communes à Topporlunit^ P et à la maladie; elles ne varient que parle degré. Lesca»* excitantes nuisibles sont les puissances qui portent ces diaû»** jusqu'au mode de maladie. On doit nommer />yr^j:/e5(eino'*P^

*'. ma -. T

(1) V opportunité Q^i un état intermédiaire entre la sanlé parfaîtc etUB"****^" elle est produite par les mêmes causes^ mais moins fortes et de moindre d»"*^ celles qui créent la maladie. Selon que Taction des puissances nuisibles eiA** sera forte ou faible, l'opportunité sera plus ou moins courte, et plus tôt '•'^ tard elle passera de l'état de santé à l'état de maladie décidée (§ 73 et 71).

(2) On lit au § 334 que la fréquence du pouls est déterminée non par l'^^^ mais par la quantité de sang ù mouvoir et par le degré de stimulus que «k^ excite.

i -ui Ml- :

les maladies sthéniques , dans lesquelles le pouls est inairement afTeclé, pour les distinguer des maladies ass, dans lesquelles le pouls est également affecté et aux* î nom de fièvre convient proprement (§ 68) . gnoslic (§ 82 suiv.) consiste uniquement à distinguer dies générales des maladies locales ou des affections atiques qui troublent l'organisme entier en présentant ences d'une affection générale. En conséquence des prin- >és, le danger de mort est relatif, dans la maladie ou opportunité, au degré de la diathèse et à l'importance tîe. La mesure de la diathèse étant donnée, plus elle est is tout l'organisme, moins elle est à redouter; mais le n'affecte un peu grièvement un organe essentiel à la entraîner un péril imminent, comme la pneumonie et ie (§ 86) .

lications curalives sont tirées de la diathèse : augmenter »n dans l'asthénie, la diminuer dans la sthénie; en d'aules, faire rentrer l'incitation dans les justes bornes qui nt la santé (§ 88) . Voici maintenant les règles les plus géour remplir convenablement les indications au gré du et à la satisfaction du malade (§ 89 suiv.). î l'une et l'autre diathèse naissent d'une action identimissances excitantes et qui ne varie que par le degré, on e et on les prévient également par des moyens de même nais opposés par leur mesure à celle qui a produit la Tout confirme cette manière d'envisager la cause ainsi •aitement(l). Les débilitants qui guérissent une seule

tupposc, (lit Browii^ que la diathèse sUiéiiique soit montée jusqu'à 60 dehelle de Tincitation (\07ez In Table de Lynch), on doit chercher à sou- 0 degrés d'incitation excessive, et employer à cet effet des moyens dont soit assez faible. Ces puissances curatives n*en restent pas moins inciqu'elles dissipent la diathèse sthénique, et n'ont pas pour cela une autre gir que les puissances qui Pont produite. Ces moyens curatifs ne doivent ment considérés comme séttntifs pour les raisons que j'ai déjà apporrce que Texistencc des substances sédatives n'est appuyée sur aucune . p. 1130, note 1). Mais comme leur stimulus est moindre que celui »ur entretenir Tétat de santé ordinaire^ ces puissances incitantes méritent débilitantes et sont appropriées au traitement de la diathèse sthénique. »

maladie sthéniqae quelconque, guérissent toutes les a les mêmes stimulants qui guérissent une seule maladie que, les guérissent toutes (1). La paralysie, quand elle incurable ; Thydropisie, lorsqu'elle constitue une mab raie ; la goutte et les fièvres ne sont-elles pas diminua ries par les mêmes moyens Y La péripneumonie, la varîd geôle, le rhumatisme et le catai*rhene cèdent-ils pas as remèdes? Or, tous ces moyens augmentent l'énergie vi l'asthénie et la diminuent dans l'état de sthénie. Leur d'agir dans l'un et l'autre cas est absolument la même; de différence que dans leur mesure et dans les mots.

Les moyens curatifs de la dialhèse stliénique sont ( puissances incitantes, mais plus faibles dans leur actioa convient à Tétat de la santé ; ce sont les débilitants. Les ] curatifs de la diathèse aslhénique sont les puissances in d(»nt Faction est plus forte qu'il ne convient à l'élat de san faite, ce sont les stimulants. Ces moyens doivent être eo plus ou moins largement, selon que la diathèse et fal locale qui en dépend sont plus ou moins fortes. Il importi jamais, pour une affection générale, les diriger exclusivem une partie, comme si elle était le siège do la maladie; mieux employer plusieurs moyens à la fois, pour qrf grand nombre de points soient ainsi soumis à leur actioi rincitabilité soit plus pleinement et plus également affecU

La troisième partie des Éléments de médecine de Bro^ prend ce qu'il appelle maladies générales. Les maladie

(1) (' Je suppose, au contraire, que la di.itlièse asthéniquo soit descendu grés, il faut employer des puissances capables par leur action de la d moyens curatirs ne dînéreronl de ceux dout j'ai parlé que par 40 degrés De même que les puissances débilitantes, quoique toujours incitiutes, omp le cas précédent, diminuent Texcès m<»rbitique d'inciUtioUy de mêi» moyens salutidres dans ce dernier cas et qui méritent plus partiruliènfm de stimulants, répartant le manque d'incitation et ramènent ecllo-ci «i réside la sauté. » — Voy. § 178 et suiv. sur les symptômes de» maladies i et les explicaliims élran;<cs (|u*en donne Brown.

(2} u l^s remèdes généraux sont ceux qui rétablissent la santé on a rincitabilité dans tout l'orfranisme. Les remèdes loeaux sont ceux qui rift sauté par une action boruôe à une seule partie (§ 93*94). »

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