‹ Histoire des sciences médicales v. 2 (volume 2)Chapitre 73 sur 102 · PATHOLOGIE SPÉCIALE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE SPÉCIALE

raies slhéniques sont ou acGompagnées de pyrexies et d'inflain-

I mation de quelque partie externe (voy. § 168) : phlegmasies(l), azanthémes ; les autres sont seulement pyrétiques ; d'autres*

^ ealia, sont exemptes de pyrexies et d'inflammations. La phlegmasie est l'état (général ou diathèse sthénique; l'inflammation la

„ suit ordinairement, mais jamais ne la précède; elle est quelque- Ibis' concomitante (2), jamais primitive el essentielle, tandis qu'il peut y avoir inflammation sans phlegmasie; du reste l'inflammation et la phlegmasie, quand elles coexistent, suivent babituellement le même degré d'inlensilé (§ 329-332 ;3A-2-3&i).

.Ainsi, selon Brown, la péripneumonie (3) est'pres<iue une fièvre f»éripneumonique, comme pour les anciens, ou une fièvre loca- , puis(|ue le siège de la maladie est dans lout l'organisme, ans tout le système nerveux (§ 3A8). L'auteur va même jusqu'à xt>uver la généralité du siège par celte considération que la

«Souleur change de place, ce qui est une preuve que l'état local

(i) Les exanthèmes et les phUymasies sont trnilces iuJistiiicteiiient, Browu ue idéraiit que le dej^ré plus ou luoius graud de l'iueitation (§ 330}. — Il y u lire surles d*inflani mations, deux générules; Tune stbénique (se termine pur ppuratiuQ quand elle ne se résout pas)^ Fautre nsthénique (tend à lu gangrène);

s autres sont locales et également $(héiii(|ue nu asthénique '§ 206). (S) On peut dire cependant que la maladie locale est tq^gours contenue^ et suu- Bt pronoslicaOiey ou reconnaissable d'avance dans les prodromes. — Voici, du reste, qu'oo Ut aux ||§ 34 A et ^^b : u C'est en vain que, pour e\pli(|uer et montrer mment les phlegmasies nuissent d'une inflummation , ou parle d'une épine qui^ ifoncée sous rongle, y cause une inflammation qui s'étend jusqu'à l'épaule, et rmiae une p}reiie générale. Il ue résultera jamais rien de semblable à une ^legmasie d'une telle lésion ou de toute autre aiïection locale, à moins que par il n'existe préalublemout une diathèse stliéuiquc qui soit près d'éclater spoument par quelqu'une des maladies qui lui appartiennent. Sans cette diatbèse il «a «ur>'îcnt point d'alfection générale, et si en pareil cas la diathèse est antisthé- ^ue, la maladie l'est également; ce sera un typbus pernicieux, symptôme de la ène. L'inflammation qui survient souvent sans phlegmasie démontre assez et ^^%ft delà que rafleclion locale dépend de Talfection générale, et non pas celle-ci de *^ première. »

t3) La pneumonie est rare parce que son siège esta l'abri de beaucoup de stimu- «Ab -'-^ capables d'allumer la diathèse stlieniiiue et l'inflammation qui l'arconipaguent.

t. qu'eUe dépend delà respiration qui est entretenue par un air doux et maintenue un état habituel de calme et d'égalité (§ 168)! — L'inflanunation se porte là où

^^ sliuiulation normale agit le plus facilement (^ 169;.

i i 36 BROWN.

est également mobile, comme le démontre Tanatomie pathologique (§ 352)! Il ajoute (§ 35à et suiv.) : c La difficulté deres- '' pirer ne dépend d'aucun vice organique des poumons on de . l'appareil respiratoire, ni du défaut d'incitation dans ces organes, mais seulement de l'air qui dans l'inspiration comprime les vaisseaux sanguins enflammés en remplissant et en distendanlles cellules aériennes. La toux est causée par Texcrétion de l'humeor exhalable et du mucus sécrété abondamment, qui irritenlles P vaisseaux aériens et augmentent leur incitation, aussi bien qoe I' celle de toutes les puissances qui dilatent la poitrine. Celte iod- 1 tation est tout à coup suspendue, et l'inspiration et TexpiratioD I ' entières sont ainsi exécutées en partie avec le concours delà 1^ volonté. > — Un système médical n'est-il pas jugé et condamK l^ par de telles propositions? I

Brown admet des gastrites et des entérites locales ou trauDW- 1 tiques (1), parce qu'elles sont produites par des substances qoi I ^ ingérées par la bouche, agissent directement sur les tuniques; l*^ mais on sait que les gastrites qu'on pourrait appeler trauraatiqofe' I *sont fort différentes des gastrites proprement dites, commefrl % pneumonie traumaliquc (qui est aussi une maladie locale pour 1*^ Brown) diffère des pneumonies ordinaires. On ne s'élonneraf* f "* » non plus de voir Brown affirmer (§ 360 et 493) que les affedifl» r-^ e vraiment locales laissent moins de prise au médecin quête r^f^ affections générales, parce qu'on ne peut pas atteindre la rf/<y*' I" '^- < (§ 300). Or, on doit se souvenir (cf. 458) que l'affection loûife|^^rf n'exige aucun soin particulier, puisqu'elle dépend du deyréA? la diathôse générale. Il s'agit seulement de voir si Tonp^iiK'' si Ton ne peut pas aider le traitement général en Tappl'l"''* à l'affection locale.

Les symptômes des dialbèses slbéniques, py reliques eliD'^'"' maloires sont le frisson ; la langueur, la fréquence et la <!" , du pouls; la sécheresse de la peau ; la suppression oula^^^

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(i) 5?eavinî, professeur à l'université de Turin, n traduit et acooinpi?"^ bonnes notes, et souvent rcclificalives, la cinquième partie (mnladie< Z'^''*^ . Éléments de lîrown, sous le titre de Chirurgie de B/ow/i, Turin, an N'*"^ même auteur a donné, en Tan XIU, un Préei^ historique de la doctrim^'^* ination.

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