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diminution des excrélions ; la rougeur de Turine ; la chaleur
eilrénie ; enfin souvent la soif (§ 331). Ces divers symptômes
sont expliqués presque mécaniquement, quoiqu'ils soient placés
sous la dépendance de l'incitation (1). Ainsi, par exemple, le
senliment de lassitude dépend de la trop grande incitation dans
le cerveau et les muscles ; c'est ici l'excès du stimulus et non une
cause débilitante, qui affaiblit les fonctions; la suspension des
excrétions résulte de la densité exagérée des fibres qui ferment
les extrémités capillaires des vaisseaux et en diminuent le calibre
de façon à ne laisser aucun passage pour les liquides. Si l'urine
est rouge, c'est que la diathèse générale , affectant les canaux
■*' aëcréteurs, s'oppose à la sécrétion : alors l'urine distend les vais-
r^^^saux et fait effort pour les rompre, tandis que les fibres résistent.
^tte lutte acharnée fait suinter le sang; voilà pourquoi l'urine
rouge ! La chaleur est forte, parce que celle qui se produit
lérieurement par suite de la suppression de la perspiration ne
ut pas s'exhaler au dehors (§ 333-3A1).
Lies vraies maladies sthéniques se composent d'une pyrexie et
w*Qiie inflammation externe; ce sont la péripneumonie, la phré-
wâ^ie (2), la variole, la rougeole, lorsque ces deux dernières
t violentes ; l'érysipèle grave, le rhumatisme , l'érysipèle
et l'esquinancie tonsillaire (3). Le catarrhe, la synoque
pie (A), la scarlatine, la variole et la rougeole, lorsque l'érup-
de ces deux dernières est peu considérable, sont exempts
Ûammation (§3A7).
Les phénomènes de la menstruation (§ 523 et suiv.) sont aussi expliqués en mécaniquement.
c La phrénésie est une phicgmasie avec une afTection légèrement inflauimaou catanrhale d'une ou de plusieurs jointures {joints), ou de la gorge, accom- '^ de douleurs de tète, rougeur des yeux et du visage, sensibilité exquise pour set la lumière, insomnie et délire » (§ 361. Voy. §§ suiv.),. flU est encore une maladie rare qui se présente quelquefois en certains pa)s et i* en cTaulrcSy et qu'on nppcUe nuntp. La respiration y est pénible et l'inspi- ^^ bruyante. Il y a de rcnroucmont, une toux résounaiite cl une hiniéraction ine sensible. C^tte maladie n'altaque guôre que les enfants de Tàge le plus •*e. Tout le reste est incertain (§ 400). » ^^) La définition de la synoque (§ 412) simple est lu même que celle de la phré-> ^ à raflcction cérébrale près.
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Il n'y a pas lieu d'insister sur ce que Brown appelle YBistoirt de ces diverses maladies, car celte histoire ne comprend qu'une brève énumération des symptômes et quelques explications spéciales qui dérivent du système et qui n'ajoutent rien à ce qoe nous en savons déjà. La seule histoire de la pneumonie, dont j'ai parlé ci-dessus, suffit bien pour marquer ce que nous deîow penser du clinicien et du pathoiogiste. Il faut cependant citer m passage qui prouve entrecenl jusqu'où est allé l'aveuglement da Brown, et Ton peut ajouter quel était son peu de bonne foi scientifique : « Il n'y a pas de quoi s'étonner que les poumov s'enflamment quand la diathèse sthénique qui accompagne h rougeole est très-violente, puisque le catarrhe a coutume de produire le même effet quand la diathèse sthénique est iréiforte. Mais quand je songe h la multitude de prétendus faits rapportes dans les ouvrages de médecine, et dont j'ai recoonn b fausseté, les témoignages qu'on nous donne de la propension des diverses parties internes à s'enflammer, en conséquence de li prétendue répercussion de l'éruption de là rougeole (qu'il traite par les rafraîchissants), me paraissent de bien peu de poids. Je suis même porté à tout révoquer en doute, et d'autant pi» qu'un fait analogue évident est absolument contradictoire sm ceux-là : c est que l'inflammation dépendant de la diathèse jénérale dans les maladies sthéniques ne s'étend jamais (aottN quo je sache jusqu'ici) sur une partie profonde. L'inflamroaliee née de toute autre cause n'est pas non plus, à beaucoup pris» aussi fréquente dans les parti(3S internes qu'on le croit coraœonémenl. On a trouvé, par les ouvertures de cadavres, lecaaal intestinal enflammé dans la dysenterie; mais on n'a obsené ce phénomène que dans les cas où le traitement débilitant évacuaot 1"^ végétal avait été suivi; ce n'était pas, à ce qu'il paraît, unpWnoméne primitif, encore bien moins la cause de la maladie, fitf un de ses derniers eflets. J'ai démontré plus haut (§ 198) qoe «^ qui a été considéré par beaucoup de médecins comme une w lente inflammation des premién^s voies, n'était pas du tout une inflammation; et mémo, là où il se rencontre une inflammatiofl interne, elle n'est point sthénique, mais toujours asthénique. générale ou locale; et une afl'eclion qui guérit promptemenl b^
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tat pas être inflammatoire. S'il existe si fréquemment une flammation réelle vers la (in de la rougeole, ce doit être une flammalion asthénique : ce qui rend cette opinion yraisembla- By c'est la tardiveté de cette inflammation, et une circonstance igligée par les autres médecins, à laquelle j'attache beaucoup importance: je veux dire que, puisque la variole discrète peut convertir en confluente, la péripneumonie en hydrothorax, et le toute maladie sthénique peut, avec sa diathèse, passer à ilat d'aslhénique, il n'est rien dans la nature de l'organisme umal ni dans les puissances qui agissent sur lui, qui puisse tidre impossible ce changement de sthénie en asthénie dans la lugeole, lequel est assurément le produit de la faiblesse indi- !Cte, et je suis persuadé qu'on n'aurait rien de semblable à ■aindre si l'on observait la méthode débilitante dès le principe ) b maladie. > (Note du § 380.)
Voulez-vous savoir pourquoi les petites articulations sont prises ins la goutte et les grandes dans le rhumatisme? Brov^n n'est il embarrassé pour satisfaire à celte question. Dans le rhuinaipme les douleurs, aussi bien que le reste de la maladie, contrient en une diathèse sthénique violente; or, les parties les his exposées à la chaleur (seule, ou agissant alternativement rec le froid) qui est un des plus puissants stimulus, sont les trties externes, les arliculalions ou la gorge, etc.; par confuent les plus grandes articulations éprouvent une diathèse >s intense; elles sont aussi plus vivement afieclées. La goutte,
€5oniraire, étant asthénique de sa nature, doit être dans sa is grande intensité là où la faiblesse est la plus grande, savoir ^ parties extrêmes et les plus éloignées du centre du mouve- M^l et les moins accessibles par conséquent au stimulus (§ 391,
L*a manie, Vinsomniey Xobésité (!) sont des apyrexies sthéni-
d^; elles naissent d'une diathèse sthénique qui excite le
(^me vasculaire moins que ne le font les autres maladies
^niques (§ 425).
t-es maladies organiques (§ 700 et suiv.) qui ne constituent
*ine aflection locale des parties du corps les moins sensibles,
^t- les solutions de continuité, les brûlures, la violente réfrigé-
M&O RROWN.
ration, rinlroduclion de venins (l) par une plaie, les fraclures. Un emplâtre léger, doux, huileux, et le repos suffisent à les guérir. — Cela suffit peut-être pour les cas les plus légers, bieo rarement pour les piqûres ou morsures venimeuses ; et il esl surtout extrêmement contraire à robservation de dire que ces affections sont purement locales (voy. § 77), car beaucoup d'eotre elles entraînent une vive réaction. Notre auteur dit que la prétendue force médicatrice de la nature n'est pas autre chose qae l'incitabilité agissant ici, comme dans les maladies générales, pour la guérison, lorsqu'elle est mise en éveil par des excitaob convenables et bien dirigés; ailleurs (§ 96), la matière morbifique est |)résentce comme agissant à l'instar des autres stimulants quand elle est prête à s'échapper (2).
Les affections locales (§ 707 et suiv.) qui entraînent un cul général (encore cet étal général n'a-t-il que les apparences deb diathése générale puisqu'il n'est pas primitif) sont les blessarts des parties très-sensibles (mais les fractures ne lèsent donc pis des parties très-sensibles, et les brûlures non plus?) : lagaslrilef l'entérite (3) traumatiques, c'est-à-dire provoquées direclemefit par des substances irritantes dans l'estomac, l'hépatite et toul<^ les autres lésions des viscères abdominaux produites par (te blessures, des chutes, des pressions (4).
(1) La contagion (§ 368. Voy. p. 1128, note 1) est une matière impertvptii* inconnue dans sa nature^ et ne se manifeste que par ses effets ; avant d'être eipa)»^ elle fermente^ sans exciter aucun changement dans les liquides et les solitlos.
(2) L'edet des cmétiques et des purgatifs s'explique par la diminution qu'ils pr^ (luisent dans la somme totale de Tincitation (§ 21).
(3) Broussais a pris le contre-pied du système de Brown, puisque, selon le rtî»*niatcur du Vdl-de-Griice, toute la pathologie roule sur deux affections que Br<**' semble mépriser et regarder comme insignifiantes an point de vue de Fart.
(4) « C'est en vain que pour expliquer et montrer commcut les phlegmastes o*"' sent d'une inflammation^ on parle d'une épine qui, enfoncée sous Tonglc, y ^'*^ une inflammation qui s'étend jusqu'à l'épaule et détermine une pyrcxte gént^-" H ne résultera jamais rien de semblable à une phlegmasie d'une telle lésioa^'j ' toute autre affection locale, à moins que par hasard il n'existe prcalablcmeiit *^ diathése sthénique qui soit près <rcclater spontanément par quelqu'une Ae* o*^ dies qui lui appartiennent. Sans cette diathése il ne survient point d'aflcction ?'^-' raie ; et si en pareil cas la diathése est de nature antisthé nique, la mAMi<^ ''"* également, ce sera un typhus pernicieux, symptôme de la gangrène (f Zhà). ■