‹ Histoire des sciences médicales v. 2 (volume 2)Chapitre 85 sur 102 · BARTHEZ · texte numérisé non relu

BARTHEZ

sons que par le résumé de Lordat (1), Barthez se proposait de donner Vesprit des lois de la thérapeutique ; il rapporte à trois classes les méthodes de traitement connues : les naturelles : s'en rapporter à la nature (2) et la diriger le mieux qu'on peut; les analytiques : décomposer les maladies simples ou compliquées en leurs éléments, et traiter chaque élément ; heureusement il ajoute qu'on doit, autant que possible, attaquer plusieurs éléments avec le même moyen.

« Quant aux méthodes empiriques, dit Barthez, d'après Lordit (p. soi), elles conviennent surtout aux maladies où l'on a lieu de craindre que les mouvements spontanés de la nature ne soient impuissants pour opérer la guérison, et dans celles qu'on De peut décomposer en des éléments bien déterminés, dont oi puisse être assez sûr de remplir les indications. Il est absolument nécessaire d*y avoir recours dans les noaladies que Ii

(1) La perte de ce cours est-elle si râchcuse? On en peut douter, puisque Bu^ thez, trop occupé des hautes questions de philosophie médicale, dédaignait de r^

cueillir des observations. Ecoutez plutôt Lordat (p.ft72) : « On a paru reptUff sérieusement que Barthez n*ait pas rédigé des Observations médicales. C'est cofnar si Ton regrrettait que Bramante et Vignole n'aient pas travaillé aux carrières. Il èà né pour établir et enchaîner des principes, pour réformer la philos^tpbie (ic^ science ; peut-on être fAché qu'il n'ait pas renoncé h uue telle vocation pour fairtJp journaux de maladies? D'ailleurs on ne doit communiquer au public que le$ A^' plus féconds en conclusions utiles que ceux dont il est déjà possesseur. Or. ■* pense qu'un homme aussi informé de l'état de la médecine quo rétail BarUwi v l'D:Qr devait pas rencontrer souvent des faits qui différassent, par leurs circuoftaaM 1;^ j^j^ essentielles, de tous ceux qui avaient été recueillis avant lui, et qui mériti$5«ot ^ w>^^f.T description particulière. Cette retenue, louable chez tout le monde, est ud «fc** pour ceux qui proposent des dofs^mes nouveaux. Si parmi les observations f* leur donnent pour fondement les leurs dominent sur celles d*autrui, ils iM^ ront difficilement à l'accusation d'avoir arranj^é les faits de lu manière la ptu^lt^ rable à leur théorie, et, comme disait Craton d'Amatus Lusitanus, d avoir, p«* soutenir leur système, écrit des fictions au lieu de faits, /Ic/fl, non farta. BarlM* pouvait donc mieux faire que de se prémunir contre les insinuations de sesfl*^ mis et les préventions du public ; on n'aurait pas manqué de jeter des doutff* la solidité de l'édiflce si l'architecte en avait fourni les matériaux. » (Lordat,p.i'^ n n'est pas possible, pour louer un ami, de méconnaître ainsi les droits de la ■''' cine et les devoirs du médecin.

(2) La nature est encore une nouvelle force avec laquelle le principe vitil**' trouver nécessairement, soit en accord, soit en opposition ! Où est donc \if^ des forces? et comment la nature peut-eUe troubler ou apaiser le ftrinapt^

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