‹ Histoire des sciences médicales v. 2 (volume 2)Chapitre 86 sur 102 · THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

THÉRAPEUTIQUE

nature seule ne guérit point, comme sont la fièvre intermit* tente maligne et la maladie vénérienne portée à un haut degré. Il reconnaît trois sortes de méthodes empiriques, qu'il distingue par les noms à^ imitatrices ^ de perturbatrices et de spécifiques. Il n'est pas hors de propos d'en rappeler les définitions, puisque des auteurs assez récents ont singulièrement altéré Tucception de 068 mots.— Les méthodes imitatrices sont celles qui tendent à déterminer la nature à des mouvements de fièvre ou autres, conformes à ceux par lesquels elle guérit souvent des maladies sem- ' blables. Pour ne pas confondre ces méthodes avec les naturelles, il faut faire attention que ces dernières ont pour objet de favo* ^' riser les efforts médicateurs qui s'opèrent ; or, cette intention ' suppose qu'on aperçoit ou qu'on prévoit la tendance de la nature. -' Hais on a recours aux méthodes imitatrices lorsqu'on n'attend ^ rien de favorable du progrès naturel de la maladie. Il suffit que dans des cas pareils on ait vu l'afTection se terminer par un chan- ; gement, qu'il est en notre pouvoir de produire, pour nous auto- :> riser à le réaliser, quoique nous n'ayons d'ailleurs aucune raison ' de présumer qu'il y ait une disposition à quelque métabole salutaire. Telle est la différence qui existe entre l'esprit de ces mé- ^ tbodes et celui des naturelles. L'expérience prouve que des affecr tiooft morbides de genres très-divers, et toutes les habitudes

- vicieuses, peuvent disparaître par l'effet d'un trouble, d'une y^ommotion qui a fortement ébranlé la puissance vitale, comme "ïïô idée qui revient avec obstination peut être effacée par un ^^éiiement quelconque, capable de remuer profondément la ^^îssance intellectuelle, quoiqu'il n'ait pas d'ailleurs une oppo- •■Uon spéciale avec cette idée. Il existe, en effet, un grand nom*

**® de méthodes reconnues efficaces, dont le résultat immédiat J^^ cle causer une secousse plus ou moins violente, et qui n'ont

ailleurs aucun rapport direct avec la nature des affections contre ^qiielles on les dirige. Ce sont là les seules méthodes qui mé- ^^^tit le nom de perturbatrices. On nomme spécifique toute mé- 1^ ^de dont l'effet immédiat est de dissiper une affection morbide

- ^^ctement, par une sorte d'incompatibilité entre la modifica- ^ constitutive de cette affection et celle que la puissance vitale

Oit de l'impression du remède. Pour rendre cette idée aussi

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distincte qu'il est possible, il faut opposer ce mode d* action à celui des méthodes qui amènent la terminaison de la maladie, eo provoquant des mouvements critiques , ou en dérangeant la combinaison des actes vitaux qui la composent; et à celui des méthodes qui sollicitent le retour de Tordre naturel par des secousses ou des commotions capables d'interrompre rhabitude d'une propension vicieuse. Une méthode spécifique attaque U maladie sans aucun intermédiaire, et TefTet en vertu duquel eHe guérit ne peut s'apercevoir que chez ceux en qui se trouve actuellement le mode d'affection dont elle est le moyen curatif. Âiosi la vertu anlisyphilitique du mercure est directe et ne dépend nullement des autres changements connus, que cette substaoce peut déterminer dans les forces vitales. Il en est de même de h propriété antipériodique du quinquina. >

Nous ne quitterons pas Barthez (1) sans dire un root de soi

(1) Outre les divers Mémoires de pure érudilioD, destinés à rAcadcnie as inscriptions dont il était associé librc^ Bartbex a publié quelques articles dassl'I»q/clopéfh'e ou dans les Mémoires de la Sodété médicale (témitlah'on, et un ft'wwfi sur le génie (riiippocrate, prononcé le h messfdor an XI, à l'occasion de Tioaiigiin* tiou du buste d'Hippocrate, discours où l'ou remarque un langage grave, loutàfit di^nie du sujet et quelques vues élevées sur le côté pratique de ccrtaiu5 ooTrafei ' d'Hippocrate. Toutefois ou ne doit pas oublier qu'à l'époque où écrî\ait Baithfi la critique n'avait Tait que des distinctious arbitraires entre les ouvrages quicosp*sent la Collection liippocratique ; qu'on n'avait pas bien déterminé le sens pathologique de ces ouvrages; enfin qu'il y avait des phrases traditionnelles < sur les dogmes Tondamentaux » poses par le divin vieillard, sur la sublimité des Apk»rismes qui « surpassent les Torces de l'esprit bumain », sur n 1* immutabilité te principes du Pronostic n . Quoique ce discour? ait d'incontestables mérites^ ctt'ti pas Bartliez, mais bien M. Littré qui uous a révélé le vrai génie d*Hippocratf. - Lu Noiwei/e mécanique des mouvements de l'homme et des animaux a paru en IT**. Borelli avait surtout à cœur de démontrer que les muscles déploient ââas W* action infiniment plus de Torce que ne le demandent les résistances surmontées p^ leurs ofTorls; de plus il expliquait (comme on l'a vu plus haut, p. 751} lesnw^ menis de locomotion par le gonflement vésiculuire, tandis que Mavow aviit iougiué une sorte de projection. — Rarihez se rapproche des mo<Iernes quani* pose comme principe de sa mécanique l'axiome suivant : lorsqu'un muscle secMtracte, ou tend ù rapprocher ses deux points d'insertion, chacun de a^ pM^ obéit eu proportion de sa mobilité actuelle, ou en raison inverse de la T^stslÊHt qpi le relient j maj*^ on lie dojt pas perdpf t!f VMC (jue, bors |e$ cas d'uqe fin*"

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