‹ Histoire des sciences médicales v. 2 (volume 2)Chapitre 88 sur 102 · S MÉDECINE PRATIQUE AU XYIII* SIÈCLE · texte numérisé non relu

S MÉDECINE PRATIQUE AU XYIII* SIÈCLE

drez la bonne clinique, celle du moins qui sait varier les Iran tements en raison de la physionomie particulière des maladies. La meilleure preuve que Stoll ait donnée de son sens pnlique (il l'a plus développé encore que de Haen) , c'est que, la constitution ayant changé à Vienne dans les dernières années de sa pratique, il reconnut très-vite ce changement et roodiGa sa thérapeutique en conséquence. La première constitution étant bilioso-gastrique, les évacuants faisaient merveille; la seconde éiiDt inflammatoire, il tira les plus grands avantages du traitement antiphlogistique.

Revenons à l'année 1776. Au mois de mai, il y aune importaote discussion sur le diagnostic différentiel entre la pleurésie rheumatique, qui est, je crois,la simple pleurésie, car SloU note un épanchement dans la plèvre, et la vraie pleurésie qui est presque toujours une pleuro-pneumonie, comme on le voit par Tautopsie.Voicî les réflexions que lui suggère le traitement : Dans la pleurésie rfaeumatique au début saignée, quelquefois redoublée,puisvésicatoires volants, en se gardant de les faire suppurer et même d'enlever Tépiderme, car ces pratiques augmentent la douleur et la fièvre. Comme SloII pensait que la vertu curative des vésicatoires réside surtout daus l'absorption du principe des cantharides, peu lui importe le lieu où on les place; toutefois, dans le cas présent, le lieu d'élection était l'entre-deux des épaules. — Les vésicatoires exaspèrent la pleurésie vraie ou inflammatoire, surtout pendant la période la plus aiguë ; encore sont-ils plus nuisibles qu'utiles dans la période de décroissance. Les saignées répétées sont le remède souverain. Les circontances où l'on peot, où Ton doit même employer les cantharides sont les suivantes: laxité de la fibre, déliquescence, refroidissement et diminution des humeurs, obstructions des poumons parles crachats, dépressios des forces. — Dans la pleurésie ou la péripneumonie bilieuse, l'application des vésicatoires, avant qu'on ait débarrassé les p^^ mières voies est nuisible; car les cantharides provoquent alorsdes sueurs de mauvaise nature, elles resserrent le ventre, et elles poussent dans le torrent de la circulation la matière peccaote accumulée dans la région précordiale. Lorsque, après l'administralioi des évacuants, Texpecloration est difficile, que Içs crachats sôfli

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nsqaeux, des boissons chaudes abondantes et aromatisées doi- \reni être prescrites ; on termine merveilleusement la cure par un vésicatoire.

Les maladies chroniques étudiées par Stoll sont : le scorbut, le rachitis, les scrophules, Thydropisie, Tanasarque, Thydropéri* cardile, la tympanite, la syphilis, les convulsions^ les maladies des enfants, les maladies du cerveau, épilepsie, manie ; opbthalmie^ angine, odontalgie, palpitations, toux, diverses affections de poitrine, vomissement, colique, diarrhée, dysenterie, hémorrboïdes, ictère, hypochondrie, maladies des femmes. Dans tout ce , livre il y a autant de pathologie générale que de pathologie spéciale.

Malgré le vague de la classification, malgré la marche un peu incertaine et l'absence soit d'un diagnostic précis soit d'une exacte anatomie pathologique, los leçons de Stoll sont encore aujourd'hui remplies d'enseignements. — On pourra se convaincre, par exemple, en lisant l'article angine^ que les divisions en espèces (sauf le croup qu'il y mêle) sont encore en partie adoptées aujourd'hui, en changeant seulement les termes ; cepeniant Stoll est à peine cité par nos auteurs contemporains.

Donnez à Stoll, avec la percussion qu'il pratique déjà, le stéhoscope qu'il ne connaît pas, ce sera un des plus habiles et des >las sûrs praticiens des temps modernes.

Je viens de prononcer le mot percussion ; il faut. Messieurs, ]ue je vous fasse mrûntenant connaître son inventeur, Aventyrugger (1722-1899), né à Graetz, dans la Styrie, mort, dans un Ige avancé, médecin d'un des hôpitaux de Vienne (1). L'invention de la percussion, cette merveilleuse méthode d'exploration des Cîivités, a été méconnue, méprisée même, jusqu'à Corvi- Mirt (2), qui, le premier, a rendu et fait rendre pleine justice à

(1) Voy.^ sar rhistoire de la percussion^ Clar : Uopold Aoenhrugger (1er Erfvi' der der Percussion der Bruitkorbes, und sein Inventam novum, Graz, 1867 ; avec le portrait d^Avenbniggcr et une nouvelle édition^ en latin, de VInventum.

(2) SouveUe méthode (le titre d'Avenbrujrger est Inventum novum, etc., 1761) ptmr reconnaître les maladies internes de la poitrine par la percussion dé cette cavité f ouvrage traduit et commenté par Corvisart. Paris, 1808. — En 1770, Roiière

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rillustre praticien de Vienne. Pour yous donner une idée de la façon dont on a su, de tout temps, apprécier les plus utiles découvertes , et aussi la nuance qu'on affecte trop souvent de mettre entre les inventions des étrangers et celles des concitoyens, permettez*moi de tous citer un curieux passage de la Biographie médicale^ en 1820. Après avoir décerné de grands éloges à Avenbrugger, dont la découverte est c la vraie booasole du médecin, » Tauteur de l'article continue : c M. Laennec, poir obvier à Tinsuffisance que la percussion a présentée dans cerlmm caSf a imaginé le stéthoscope ou pectariioque. . . Le temps décidera du mérite respectif de ces deux méthodes. La nooTelie aura pendant longtemps contre elle les difficultés qu'elle présente, les précautions minutieuses qu'elle exige et Tair de charlatanisme qu'on peut craindre qu'elle ne donne à celui qui b met en usage (1) ! >

Après cela, étonnez-vous qu'on se soit, au xvu* siècle, mcmlré si violent contre la circulation du sang, le chyle et la lymphe I Aujourd'hui on tomberait volontiers dans l'excès contraire en » montrant enthousiaste pour la moindre trouvaille, surtout lorsqu'elle nous arrive de l'étranger.

Arrêtons-nous un moment sur Avenbrugger ou plutôt sur son petit mémoire si plein de résultats et si gros d'avenir (2). L'au* teur avance, et tout bon médecin souscrira avec empressement à cette proposition : € J'affirme que les signes fournis par la pe^ cussion sont très-utiles, non-seulement pour connaître, mai^

de la Chassagne avait aussi traduit Vlnventum novum; uiais cette traduction ne p*' rait Hvoit eu aucun retentissement. C'est vraiment Gorvisart qui a introduit A^«fi* bru^cr en France. — Avenbru^er commenté par Corrisart, Laennec fomroeiî"? par M. Andral, le traité pratique û' Auscultation et de percH9sion^ de MM. Barlhf> Roger, sont trois ouvrages qu'il faut lire et sans cesse relire.

(1) Si l'on veut avoir une appréciation, aussi judicieuse que saTante^ deTomm de Laennec el de la puissante inlluence qu'il a exercée, on doit lire la Couffrr*de M. CIiaulFart, dans Conférences hùioriques de la Faculté de médrcine de Nr'^* 1866. Il n'entre pas dans mon plan de pénétrer, si ce n'est indirectement, «ir ^^ domaines du xix* sircle.

(2; Avenbrnggrer ne dit rien des voies par lesquelles il est arrivé à perrutcr 1poitrine. Son livre, publié en 1760, le 31 décembre, est d'un ton très-modfMt; l'auteur a longtemps hésité à le mettre au jour, dans la crainte d'être expo» *bi morsures de l'envie.

avenbduggëh. 1331

"• les maladies; après l' examen du pouls et de la 4 le premier rang. >• On peuldire aujourd'hui <l percuter el ausculter possède la moitié .deux tiers du diagnostic. Le lificlhis ■é d'une suite de propositions funda- 'livie d'un commentaire, ou déve- ^. le nom de sc/tolia. — On trouve

*i6^. ^ on du thorax ; procédé opéra-

non naturels du thorax; ma- ^ donnent lieu à des modificaliona -ces modincations; rapport du diagnoslic . j)âlnologique (vous voyez, rien n'y manque); -cS aux diverses affections de la poitrine, aux hydro- -^^nte» et aux anévrysmes ; champ déjà bien v aste pour une '^^we lentaUve.

\i 'Cnbrugger veut qu'on percute plus vigoureusement les ^ ^''SK pourvus de grus muscles, et plus faiblement les thorax ^vèlus de muscles grêles. Il prétend qu'il faut interposer quellliË chose (percussion médiate recommandée et perfectionnée fWM. Piorry) entre lu surface du tliurax el le doigt, ou simple- ^eBl un gant d'un cuir inégal. L'auteur indique toutes sortes fja précautions qui ne sont pas absolument néceisaires ; sea WcoiDmaodalions les plus pratiques sont d'arrondir le dos, et ^e croiser les bras sur la poitrine pour la percussion du dos. « Sans doute, dit Corvisart, Avenbru^er n'a pas tout vu, oi t tout dit sur les objets qu'il a traités ; il y a même des maladies qu'il n'a point saisies sous leur juste point de vue; mais, si l'on se reporte au temps où il écrivait cet ouvrage (en 1760), et si l'on veuL se souvenir combien peu, à cette époque, on avait d'idées saines sur les maladies dont il parle, sans compter le procédé de la percussion dont il est l'inventeur, el qu'il a su réduire à des règles trés-posilivca, on verra qu'il a beaucoup fait pour l'avancement de l'art, dans l-uue des parties les moins avancées de la médecine pratique. »

On comprend que l'idée de percuter la poitrine se soil produite tardivement; on n'avait pu y être amené que par le hasard ou par l'anatomie pathologique révélaut, par exemple, la den-

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site des tissus pulmonaires dans la pneumonie ; mais ce que je comprends moins, c'est que personne (sauf peut-être, il y a plos de deux mille ans, un auteur hippocratique?), avant Laenoec, n'ait été tenté, quand il entendait à distance, soit les bruit de la respiration troublée, soit même les violents battements du cœur, d'appliquer son oreille sur le thorax pour suivre et mieux déterminer ces bruits 1 C'est, du moins, un étemel honneur pour l'Allemagne et pour la France d'avoir découvert à quelques années de distance ces deux puissants moyens de diagnostic : la percussion et l'auscultation !

Si l'on compare Quarin (1783-181A) aux auteurs dont nous venons de parler, on reconnaîtra que, quoiqu'il ne soit pas saos mérite (1), il est cependant d'un ordre inférieur. Il est particulièrement en défaut pour les maladies chroniques (2). kvm il range parmi les apoplexies (qui sont cependant plutôt une affection aiguë) les accidents rapidement mortels causés par des polypes du cœur ou par la rupture des gros vaisseaux, altérations que révèlent, pendant la vie, l'intermittence du pouls et de fréquentes syncopes (3). Sous la rubrique touxy Quarin confond plusieurs maladies fort différentes et nettement caractérisées, quoique la toux soit un de leurs symptômes communs : par exemple, la coqueluche, la laryngite suffocante, etc. La description de la phthisie, trop séparée de l'hémoptysie, ne vaut guère mieux. Cette maladie n'est pas, dit notre auteur, aussi contagieQ>e qu*on le croit communément; cependant il raconte gravement c qu'un mari ayant embrassé sa femme qui se mourait de cette maladie, éprouva une dépilation complète dans la partie do menton sur laquelle la malade avait appliqué ses lèvres, quoique la barbe continuât de croître en abondance autour de l'endroit dépilé :». Quarin a fort bien vu que les hydropisies ascites oi

(1) On lui doit surtout de la reconnaissance pour le développcmoDl que. crii<'' sa position de premier médecin de Joseph II, il a donné aux iosUluis cliniqa^-

(2) Ammadrersiones praciicae in diversos morbos, 1786.

(3) Son traducteur, Sainte-Marie (1807), n'est pas plus expérimonlé, car ri pn^ pour une apoplexie une fièvre intermittente pernicieuse avec prédominance «^^ symptf'imes cérébraux.

QUARIÇ. 12SS

les leucophlegmasies ont souvent pour cause des tumeurs qui compriment la veine cave. Il se montre peu partisan de la paracentèse, surtout quand on a reconnu de graves désordres dans les viscères de Tabdomen (1) ; c'est du moins un palliatif qu'il ne faut pas négliger dans certains cas. Quarin connaît les hydropisies enkystées et peut-être celles de l'ovaire.

Le chapitre de la blennorrhagie simple mérite encore d'être consulté ; mais les détails relatifs aux maladies vénériennes proprement dites sont assez ^nédiocres. Ce qui dans cet ouvrage offre un intérêt particulier, c'est l'histoire critique des divers traitements préconisés contre les maladies dont il est successivement question. On ne doit pas oublier toutefois, que le diagnostic manquant ordinairement de bases, la thérapeutique n'a pas non plus un bien ferme soutien, et que le lecteur se trouve fort souvent en doute pour déterminer avec assurance contre quelle affection les médicaments sont dirigés.

Le Traité des fièvres et des inflammations (2) est, si je ne me trompe, supérieur au Traité des maladies chroniques ^ maladies qui étaient en effet difficiles à reconnaître et à délimiter dans un temps où, d'une part, l'analyse des symptômes n'était pas encore très-avancée, et où, d'autre part, nos moyens actuels de diagnostic faisaient défaut pour la plupart; d'ailleurs la tradition scientifique était plus ancienne et mieux assise pour les maladies aiguës que pour les maladies chroniques. Selon Quarin, qui suit en cela Van Swieten, la fièvre est une « accélération du mouvement du sang avec lésion des fonctions » , ce qui est déjà, comme on voit, un premier assaut contre l'essentialité des fièvres. Toutefois, cette vue ne repose pas sur l'anatomie pathologique, mais sur cette considération que dans beaucoup de fièvres du genre malin le pouls ne donne aucun signe pathognomonique, et qu'il est même souvent naturel ou presque anéanti, comme si cet anéantissement n'était

(1) H blâme sévèrement les injections irritantes que quelques médecins anglais recommandaient après h paracentèse. En tout cas^ il veut que Ton évdcuc^ autaut que faire se peut^ leseaui d'un seul coup; si le liquide est gélatineux^ on agrandit, à l'aide d'une incision, l'ouYcrture Taite par le trocart.

(2) Commentaiio de curandis febnbus et inflatnnwtionibusy 1781, Les Fièvres ci les /fi/famiiMi/<o/i5 avaient paru séparément en 1772 et en 1774.

DAKEHIUG. 78

12^^ MtDCCI5E FKATlQCB 4C XVllT SIÈCLE.

pas loî-oiéiiie un signe ( 1 ! L'aoleor, rejetant les nombreuses sobdÎTÛions admise par San^ages, traite seulement des fièvres 1» plus conunones et les mieux caractérisées : la synoque non pa> Inde* la fièvre ardente, la fièvre putride, la fièvre maligne, les fièvres èrnpûves, les fièvres inlermitlentes, la fièvre puerpérale. Comme pour les maladies chroniques, Quarin, évilant les discussions Ihèîiriques, s'^attache i la description symptomatique et au traitemenu mèlani presque toujours une partie historique à Texpc^ition dogmatique. •

Les angines sont divisées i peu près comme dans Boerhaave; toutefois, en suivant avec attention le texte de Fauteur, on y reconnaît une partie des espèces ou formes adoptées aujoord*hui. Sous la dénomination d'anyine paralytadée^ il rapporte un cas de paralysie de Toesophage et chute de la paupière supérieure gauche à la suite d'un vtriigt; le malade succomba. II a eu peu d'occasions dobsener l'angine gangreneuse, aulrefois fréquente à Vienne. \2 angine aqueuse est selon lui X angine œdémateuse; enfin il parle d'angines inflanimaioires cm annoneeni tme affection paralytique. Sous la rubrique phrénésie, on pcol distinguer la méningite. Le chapitre sur la péripneumonie mérite d'être étudié pour beaucoup de remarques cliniques intéressantes qu'on peut découvrir malgré le vague du diagnostic.

En présence de cette réunion de cliniciens éminents ou distingués qui abondent dans les pays voisins, sommes-nous donc si absolument dépourvus que h comparaison demeure impossible? Non, pas précisément, Messieurs I Nous avons la Société roMie de médecine, fondée, en 1776, par Lassone(2) , premier méderio du roi Louis XVI, Société qui, malgré les tracasseries de tout genre qu'elle a eu à essuyer de la part de TÉcole de médecine, a jeté un véritable éclat sur la médecine en France à la 6n

{{] On notera on passant que, pour Quarin, comme pour Brown, Ugn^tn^iH causée, soit par rinOammaUcn des parties voisines de l'estomac, soil par riiig«i»i de substances acres. — Il est, comme on voit, loin de Broussais.

(2) Ussone (1717-1788) a publié un |,'rand nombre de Mémoires dans 1^ recueils de l'Académie des sciences, di? l'Académie de chirurgie et de U S«i* royale d£ médecine.

SOCIÉTÉ ROYALE DE IIÈDEGIME. iSSS

do x^mf siècle. Cette Société a compté comme membres litolaires ou comme associés et correspondants. Gaze, Lepecq de la Clôture (1) , le R. P. Colle, Tessier, Paolet (2), Daubenton, J.*B.-Fr. Carrère, le savant auteur d'une Bibliothèque de la médecine ancienne et moderne et d'un Catalogue des livres publiés sur les eaux minérales; Chabert, Mauduit, Lieutaud, le vénérable Halle, Saillant, Chabrol, Thouret qui a importé la vaccine en 1801 (3), l'abbé le Noble, le Roux, Lorry (i), et, audessus de tous, Vicq d'Azyr qui a immortalisé son nom par une longue suite A' Éloges prononcés au sein de la compagnie. Tout admirables qu'ils soient par leur simplicité, et malgré les connaissances variées qu'ils reflètent, ces éloges n'ont pas réussi à sauver de l'oubli plusieurs noms alors fort en vue.

Les Mémoires de la Société royale de médecine se composent de dix volumes in- A*, dont le premier a paru en 1776, et dont le dernier a été publié en 1789 par les soins de l'École de santé. Chacun de ces volumes comprend la liste et souvent Tanalyse des ouvrages composés par les membres de la Société ; les éloges des membres français ou étrangers morts pendant Tannée ; l'histoire des travaux annuels de la Société ; les observations météorologiques faites en France ou dans les pays voisins; la description topographique, médicale et hygiénique des villes ou même des bourgs et villages de France ; la description des maladies épidèmiques, endémiques ou sporadiques, même de quelques affections chirurgicales ; les épizooties ; l'analyse chimique des aliments, des remèdes, des eaux minérales ; des remarques toachant l'histoire naturelle et la physique médicales. La préface

(i) Ses Ohtervatûms sur les matadiê$ épidtimiqwi, etc, 1776 et 1778^ ont coujervé une joste renommée.

(2) Voy. son Traité de la vipère, ses Recherches historiques et physiques sut' les maladies épizootiques, 1776 ; et son Histoire de la petite vérole^ 1765, qui lui ▼alut la menace de la Bastille, parce qu*il avait dit que cette maladie est contagiesMl

(3) Voy. aussi plus haut, p. 3.

(à) Praticien très-occupé et^ en même temps, médecin émdit et lettré. Lorry a donné diverses éditions d'opuscules et d'ouvrages d^auteurs anciens ou récents; il a écrit un Essai sur les aliments ^ 1753, et un traité De praecipuis morborum mutaHonUmi, etc., 1784.

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