‹ Histoire des sciences médicales v. 2 (volume 2)Chapitre 89 sur 102 · MÉDECINE PRATIQUE AU XVIU* SIÈCLE · texte numérisé non relu

MÉDECINE PRATIQUE AU XVIU* SIÈCLE

du premier volume pourrait encore servir de programme et de guide pour des recherches de ce genre. On remarquera, parmi les Mémoires relatifs à la médecine, ceux qui se rapportent à la rage, aux maladies des troupes pendant l'automne, à la suetle, à l'induration du tissu cellulaire.

Ne vous semble-t-il pas. Messieurs, qu'une telle Société peut soutenir, sans trop de désavantage, la compai*aison avec l'École de Vienne ? Sans doute, la Société de médecine n'a pas jelé autant d'éclat que Y Académie de chirurgie; du moins, par la spécialité de ses travaux, par toutes les recherches qu'elle a suscitées dans cet ordre d'idées, elle a rendu des services que rbistoire ne doit pas oublier.

A consulter les historiens de la médecine espagnole, Morejon et Chinchilla, l'Espagne, durant le xvnr siècle, serait toute remplie d'Hippocrates, de Galiens, même de Leibnilz et de Newtons inconnus. Cependant les mêmes historiens avouent ingénument (il faut même les louer de cette franchise), que les médecins espagnols n'onljamais accepté volontiers les innovations, et qu'en vrais provinciaux ils suivaient les modes, quand déjà depuis longtemps la capitale n'en voulait plus. Ces historiens répètent à Tcnvi «lu'il faut s'en tenir à la méthode d'Hippocrate, méthode .qu*ils ne comprennent ni dans sa généralité ni dans ses détails; ils en appellent aussi à l'expérience et à Tobservation ; mais jusleraenl ils ne sont au courant de presque aucun des procédés de rexpêrienec et de l'observation. Toutefois remarquons, à la décharjic des médecins et de leurs biographes, que la liberté de [>en5er n*a jarjiais régné en Espagne; que la médecine y échappe à peine encore aux entraves d'une métaphysique réputée orthodoxe, et de la théologie. Si la médecine espagnole, au xviii^ siècle, n*a pas été très-puissante ni très-originale, elle a été, on doit le reconnaître, très-féconde; et c'est marquer un trop grand dcJain ou une trop gronde ignorance que de ne pas même lui donner une place dans los résumes d'histoire de la médecine. Au moinf ne faudrait-il pns oublier Piquer.

Il est vrai que les anciens livres espagnols sont excessivomoni rares en France, qu'ils coûtent fort cher, et que leur lecture

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