‹ Histoire des sciences médicales v. 2Chapitre 126 sur 130 · THÉORIE DES ACIDES ET DES AGEES · texte numérisé non relu

THÉORIE DES ACIDES ET DES AGEES

si fort (le son goût, notre auteur énumère successivement tous les points du canal intestinal où il suppose l'existence d'une per* version de ce mouvement péristaltique ; il descend jusqu'en bas et semble croire que la matière des vomissements arrive même du rectum. Le mouvement péristaltique, qui entraine aussi l'estomac, tient & l'effervescence des humeurs acres (bile et suc pancréatique) existant naturellement en nous, ou à des matières introduites dans le corps (xv, 3-7) ; il rapporte de prétendues observations à l'appui de sa manière de voir (§ 12); il prétend aussi établir par le raisonnement et par les autopsies que le pus et le sang qui sont rejetés par les vomissements viennent du pancréas et non d'ailleurs (§ 13); ce qui prouve bien quelle est la puissance désastreuse des idées préconçues. Il est juste d'ajouter que Sylvius attribue les vomissements de matières fécales à une hernie étranglée, on à l'iléus {invagination)^ ou à une occlusion quelconque de l'intestin grêle (§ 16 et suiv.).

L'ascite dépend de l'obstruction des vaisseaux lactés par un chyle devenu trop épais sous Tinfluence d'actions plutôt physiques que chimiques ; cédant aux efforts de TafQux continuel, ils se rompent et laissent écouler la liqueur qu'ils contiennent (xvii, 8). — - D'un autre côté, les théories chimiques reparaissent bien vite pour expliquer d'autres espèces d'hydropisies (voy. p. 669). — Comme le chyle reçoit sa perrection dans le corps par l'action continue de la respiration, qui entretient et modère Teffervescence, laquelle a son siège dans le cœur et les grosses divisions de l'aorte, la sanguification est lésée quand le chyle provient d'aliments acres naturellement ou rendus acres par des causes internes ; d'où résultent toutes sortes de maladies, la cachexiCf l'anasarque, la leucophlegmatie (xviii, 1 et suiv.).

On trouve aussi dans la huitième Disputatio (§ A2 suiv.) des détails très- étendus, et que je résume ici, sur les altérations chimiques de la lymphe ou du suc pancréatique et sur les maladies qui en résultent.

« Je soupçonne que les esprits animaax^ lorsqu'ils sont portés par les neris aux glandes conglobées {ganglions lymphaliques), s'j mélangent avec un esprit acide sécrété par le sang qui afflue vers ces glandes. Cette conjecture m'a été suggérée par la présence de l'esprit acide, observé

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