DEUXIÈME ET TROISIÈME ÉPOQUES
Je ne sais pas, et personne ne sait, ce qu'il y avait en Grèce avant Homère; mais ce que j'affirme, avec tous les critiques, c'est qu'Homère, le plus ancien écho de nos plus lointaines traditions, est déjà le représentant d'une civilisation et d'une culture intellectuelle assez avancées, plus avancées sans doute qu'elles ne l'étaient au temps même de la guerre de Troie. Ce que j'affirme aussi, en ce qui nous concerne particulièrement, c'est que Y Iliade et Y Odyssée renferment en germe une partie des connaissances médicales des temps postérieurs ; la nomenclature anatomique est la même que dans Hippocrate (1) ; il n'y a d'autre différence que celle du plus au moins; les rares vestiges de doctrines physiologiques qu'on remarque dans Homère sur l'essence de la vie, sur le rôle de l'air, sur les conditions de la formation du sang, prennent une forme plus arrêtée chez les philosophes et chez les médecins ; la chirurgie, du moins la détermination des régions dangereuses, le pronostic des blessures et quelques régies de pansement (2), reposent déjà sur des principes dont nous avons constaté plus tard le développement dans la collection hippocralique. Enfin nous pouvons désormais affirmer, contrairement à l'opinion généralement répandue, que la médecine avait, au temps d'Homère, une existence aussi réelle que la chirurgie (S).
Les premières assises de la médecine sont désormais posées; que maintenant interviennent les systèmes de physiologie, que
(1) Dans jnon mémoire intitule : La médecine dans Homère (Paris, 1865, in*8), on trrmvera un dictionnaire des termes anatomiqucs qui ne comprend pas moins de cent cinquante mots. Dans Hippocrate^ ]a nomenclature des os est presque aussi indécise que dans Homère, et plus d'une partie importante du corps n'y est pas mieux décrite.
(2) Darcmberg^ Mémoire précité ^ p. 59 suiv.
(3) Darember^, Mémoire précitéf p. 84 suiv.
ftO C0MIIBNCEIIBNT8 DE LA MÉDECINE SCIEMTinQtrB.
les vrais médecins mettent la main à l'œuvre, alors nous verrons le monument dû tout entier aux efforts de la Grèce prendre bien vite des proportions de plus en plus régulières et vraiment imposantes.
La médecine grecque, cette médecine que nous connaissons surtout par Hippocrate et par Galien, et qui s*est répandue dans le monde entier avec la renommée de ses représentants les plos illustres, est donc un produit autochthone. Cest de la Grèce, et de nulle part ailleurs, que nous vient directement, et presque sans aucun alliage étranger, notre médecine actuelle ; c'est en vertu de ses propres forces que la médecine grecque s'est transformée et qu'elle a fait tant et de si belles conquêtes. Harvey, Bicbat, Broussais, sont les héritiers légitimes d'Hippocrate, d'Héropbile, de Galien, de Bérenger de Carpi et de Yésale, comme Hippocrate est l'héritier d'Homère, comme le chantre divin de la colère d'Achille est lui-même le fils d'une civilisation antérieure que nous soupçonnons d*aprês celle des Indous, ou que nous connaissons seulement par ses résultats. Quels ancêtres, Messieurs, et quels quartiers de noblesse ! quel spectacle digne de respect et d'admiration que de voir ainsi le flambeau de la science passer de mains en mains depuis bientôt trois mille ans, et arriver jusqu'à nous brillant des plus vives clartés! C'est par les reflets de l'Occident qu'à son tour l'Orient, berceau primitif de la race pélasgique, a été un moment illuminé. Ce qu'il y a eu de science médicale dans l'Inde, chez les Syriens, les Arabes ou les Juifs, vient des Grecs, et les Arabes ne nous ont rapporté, après Tinvasion, que ce qu'ils avaient eux-mêmes pris aux Grecs lorsque des relations suivies se furent établies entre TOrient et l'Occident. Pour celui qui envisage l'histoire dans son ensemble, Tétude de la médecine chez les Arabes n'est qu'un accident; elle n'a profité en rien à TOrient; peut-être même a-t-elle moins aidé qu*on ne le pense au progrès de la médecine en Occident, ou du moins n'y a-t-clle pas aidé de la façon qu'on s'imagine.
La médecine grecque n'est sortie ni des temples, ni des gymnases, ni des écoles de philosophie, mais de \ officine des rgédecins. Dans Homère, la médecine est tout humaine, et jusque sur l'Olympe, Pacon, le médecin des dieux, use des moyens qui sont
PRÊTRES» GYMNASTES, PHIÎX)$OPnRS. 81
familiers aux médecins de l'armée grecque. S'il est vrai qu'entre Homère et Hippocrale on trouve des traces nombreuses d'une médecine théurgique (1), il est également certain que la méde cine naturelle n'a jamais été anéantie, ni même éclipsée, pas plus qu'elle ne l'est aujourd'hui par tous les concurrents que nous suscitent la superstition, le charlatanisme, le fluide magnétique et les esprits ; à plus forte raison n'est-on pas en droit de soutenir que la médecine des temples est la seule qui ait été pratiquée entre Homère et Hippocrate. C'est en fouillant les ruines de la littérature classique que nous avons retrouvé les débris de la médecine exercée et pratiquée par des hommes de science, et non par les prêtres d'EscuIape; Hésiode, Pindare, les comiques, les tragiques, les lyriques, les historiens antérieurs à Hippocrate, ont été cités devant vous, et tous ont rendu témoignage en faveur d'une médecine laïque et scientifique (2). Nous avons, à ce propos, nettement distingué, avec Théopompe, Platon et d'autres auteurs, les Asclépiades desservant le sanctuaire du dieu, des Asclcjjiades médecins descendant d'EscuIape par ses deux fils Machaon et Podalire, qui n'étaient ni dieux ni prêtres ; cette distinction, qui repose sur des textes inattaquables, suffirait à elle seule pour anéantir le système de ceux qui veulent à tout prix donnera la médecine scientifique une origine sacerdotale. Longtemps avant Hippocrate, il y a des écoles médicales laïques à Cos, à Cnide, à Rhodes, à Crotone, à Cyrcne; nous rencontrons, comme médecins publics ou pensionnés, des laïques et non des pri'trcs dans toutes les grandes villes, à Athènes, à Samos, à Égine, et jusqu'à la cour des rois de Perse (3).
(1) I/histoirc auUicnliquc de celte médecine^ c'ost-ù-dire du charlutanismp exercé, pour leur plus grand profit et non pour celui des malades, par les desservants d'EscuIape ou des autres divinités médicales, ne commence qu'assez longtemps après Homère; mais elle prend, et cela n'a rien qui doive étonner, un très-rapide développement. Les temples se multiplient sur le sol de la Grèce, et les médecins trouvent partout de nombreux et redout:ibles concurrents: les prêtres, qui disposent de la puissance divine; les pliilosoplics, qui se font magiciens; la foule, qui a ses superstitions et ses recettes.
(2) Voyez mon mémoire intitulé : État de la médecine entre Homère et IlippO' crate^ d' après le^ poètes et les historiens grecs, Paris, 1868, in-8.
(3) Les Asclépiades ont reçu aussi le nom de périodentesy parce qu'ils allaient
DAREMDERG. 6
82 COMMENCEMENTS DK TA MÉDECINE M3SNTinQ0B.
C'est au temps de Platon et d'iiippocrate, quand la médecine est déjà florissante, que les gymnastes font la plus vive concQ^ renée aux médecins en soignant les blessures, comme nos rebouleurs, et en s'ingérunt dans le traitement des maladies, surtout des maladies chroniques, comme cela est encore pratiqué de nos jours par les maîtres de gymnastique ; par conséquent, c'est h gymnastique qui usurpe les droits de la médecine, et non la médecine qui s'est enrichie des enseignements de la gymnastique; l'hygiène seule lui est rede\able de quelques perfectionnements. C'est un auteur hippocratique qui l'affirme (1), et il faut le croire.
Nous ne devons guère plus aux philosophes anté-socratiques qu'aux prêtres d'Esculapo et moins encore qu'aux gymnastes. Je tiens pour une véritable mystification d'avoir présenté ces philosophes aux lecteurs crédules comme des anatomîstes et comme des médecins. A en juger parleur biographie, et surtout par les fragments qui nous restent de leurs œuvres, la médecine des philosophes C(msiste eu jongleries; les échantillons de leur prétendo savoir anatomique, même lorscjue ces philosophes s'appellent Alcmaeon, Diogène d'Apollonie, Empédocle ou Démocrite, et qu'ils s'avisent de nous donner une description de Tensemble des vaisseaux, lorsqu'ils parlent soit des canaux (non des nerfs) des yeux, des autres sens, ou de tout le coi'[)S, soit du mécanisme de h respiration, prouvent ([u'ils n'ont jamais dissé(|ué, et que toute leur science est un produit, non de Tobservation, mais de l'imagination; ils doivent être placés, à cet égard, beaucoup au-dessous d'Homère. Homère obsorvail la nature, les philosophes l'expliquaient en fermant les yeux. Je n'ai jamais pu comprendre l'étrange prétention des historiens qui veulent a toute
voloiitÛTS (le Nillc tii NÎIIi.' poui- i'XciTor leur iiii. \a:< uuliv^ luédcriiis ont iniilé cctl»? roiituiih'j (fiii s est |n.'i|>étiiéc, du ^^^l^•, .'i lîiiinr,ilii/. Us Arabe? ri eu Occiilciit jii5* qu'au xvii''sitrli'. Celail aussi uni-autn' <'<iutiinu réii.iuihn- daii.: rauli(iuité,ol parliciilit'iviui'ul liio/ li'> A";il<''|»ia«K'>, ioumu«' ou Irxdil par h'S/7/i'V//, quv la niiulcciiie (théorir vi pratique^ J'iil •■nscijiut'r par Us \^^.y^^i a Uui> «iilaiiN, saus fXtluro iiéniimoins les i'h'nn>;(rrs.
(4; Aiiat/tiif inétfaitiv,^ 4. \o\ci uu^si Liviu; ihhiy IHommcy 35, ^ur les cUlTôrences de la médecine et de la gymna^liquc.
Iim.UENGB DE LA PHYSIOLOGIE PRIMITITE. 8S
force faire des médecins avec des prêtres, avec des gymnastes ou avec des philosophes, quand ces historiens avaient sous la main tant de preuves de l'existence indépendante de la science et de la pratique médicales; surtout quand le raisonnement pouvait les convaincre que, pour faire de la médecine, il faut nécessairement des médecins.
L'influence des philosophes ne s'est exercée sur la médecine que par la physiologie. On retrouve dans la Collection hippocratique des témoignages positifs de cette influence; déjà Hippocraie, du moins l'auteur de YAncieîine médecine^ la trouvait pernicieuse €t voulait, comme le dit si exactement Celse, séparer les deux domaines (1). Hippocrate soutenait que la médecine ne relève que d'elle-même; il voulait l'afl^ranchir des hypothèses enfantées par les philosophes, dans leurs cosmogonies, et la ramener dans ses propres voies; il est vrai qu'IIippocrate substitue trop souvent les hypothèses médicales aux hypothèses philosophifiues; mais la séparation n'en est pas moins réelle par l'intenlion, et elle montre quelle place il faut assigner, dans l'histoire de la médecine, à la philosophie anté-socratique.
Ésope disait qu'il n'y a rien de meilleur et rien de plus mauvais que la langue; j'en dirais volontiers autant de la physiologie. Il n'y a rien de meilleur qu'une bonne physiologie, ou du moins qu'une physiologie qui , reposant sur l'expérience , porte en elle-même les principes de son perfectionnement ; une telle physiologie réforme la médecine et transforme la thérapeutique. Mais aussi il n'y a rien de plus désastreux, de plus contraire aux progrès de la pathologie, qu'une mauvaise physiologie, surtout qu'une physiologie a priori, qui chaque jour trouve en elle-même les meilleures raisons de s'enfoncer de plus en plus dans les ténèbres et d'enchaîner l'essor de la science. C'est ce que nous
(1) C*cst un dos auteurs les plus récents do laColleotioii hippocratiquo, un déclamatcur, qui n écrit: a 11 faut transporter la médeoine tians la philosophie et la philosophie dans la médecine, car le médecin-philosophe est égal aux dieux. » Encore ne faut-il pas prendre le change sur ce texte de la Bienséance (§ 5), car il s'agit surtout de la philosophie murale^ et de» qualités communes au médecin et an philosophe.
8(| COMMENCEMENTS l>i: LA MÊDECINC SCIENTIFIQUE.
avons pu constater presque a chacune de nos leçons. Eh vain Ie<t observations les plus délicates cl les plus difficiles se multiplient dans l'école hippocralique ; en vain aussi, à Alexandrie, les recherches analomiques les plus précises dévoilent plus d'un secret de noire slructure ou de celle des animaux; les idées sont plus entêtées que les fails, la physiologie résiste si bien qu'elle plie à son usage, ou plutôt qu'elle dénature, pour les ranger sous sa loi, les découvertes de l'anatomie et les conquêtes de la pathologie. Parfois même on crée une analoniie de fantaisie pour se conformer aux exigences de la physiologie et, par suite, à celles de la pathologie.
Il y a dans la Collection hippocralique un traité qui est intitulé Du cfna\ et où il est question de la structure et des fonctions de cet organe; c'est là que nous trouverons un de ces exemples décisifs qui prouvent combien et comment la mauvaise physiologie peut empêcher la bonne anatomie de tirer des faits les mieux observés les conséquences naturelles qui y sont contenues. L'auteur de ce traité a déterminé la forme pyramidale du cœur, logé dans une fosse du poumon comme dans un mortier; il sait que c'est un muscle trés-forl dont la chair est comme feutrée; il connaît le péricarde et le liquide jaunâtre (il le compare à l'urine) qui y est contenu : si bien, dit-il, que le cœur semble s'agiter en une vessie ; — il a distingue les deux ventricules [)ar leur ampleur, leur épaisseur, leurs positions respectives, et l'aspect de la face interne de leurs parois; il a trouvé le ventricule gauche vide de sang après la mort, tandis que l'aorte paraissait encore remplie de ce liquide c qu'elle butine dans le ventre » ; il a vu la communication de ces ventricules et des oreilles (même il ajoute que les oreilles ne se meuvent pas en même temps que les ventricules) . l'orilice des vaisseaux pulmonaires et de 1 aorte (qu'il appelle fleures de la vié)^ les valvules, leur mécanisme, leurs piliers tendineux, les colonnes charnues du cœur.
Rien de plus exact que cette analoniie (l), rien de plus faux que la physiologie correspondante.
(!) N oublion« p«is do si<;iialcr une ilcs preinuTcs traces de la Tunesto doctrine ém rau«n finale» apf UqiU'O k raii:itomio : « I^ ru'iir. dit notre .intriir, oM TœuTre
liNPr.UENCl!: ÙE LA PIlYSlOLOCfE PRIMITIVE. 85
Le liquide du péricarde, deslinô n éteindre le feu du cœur, le feu inné contenu dans le ventricule gauche, est sécrété par le cœur lui-même, qui lappe en partie la boisson lorsqu'elle aiTive au poumon parla trachée (1). Ce passade de la boisson, qui se fait peu à peu, pourquoi Fauteur y croit-il? En vertu d'une expérience qui, du reste, « ne réussit pas entre les mains du premier venu 1 * Vous ne le croiriez jamais si le texte n'élait pas formel, expUcite. Mais pourquoi a-t-il fait celte expérience? Ce n'est pas pour chercher simplement ce qui peut être, c'est pour appuyer une opinion préconçue! Or celte idée préconçue qui vicie même la méthode expérimentale, c'est que dans l'ensemble de la physiologie du traité Du cœur, l'eau devait nécessairement passer par le poumon, qui est naturellement froid.
Voici cette physiologie : l'air et l'eau, substances crues, ne sont pas un aliment pour l'homme, mais un remède qui atténue l'excès de chaleur du cœur et du poumon. L'eau lubrifie la trachée ; une partie revient avec l'air durant l'inspiration, l'autre va au cœur, et de là dans le péricarde : quant à l'air, il s'échappe une fois qu'il a rafraîchi, et ainsi toujours. Dans cette pressante nécessité d'éteindre l'incendie du cœur, il n'y avait, en effet, rien de mieux à faire que de verser de l'eau (2).
C'est là une physiologie sur laquelle Tanatomie n'a eu aucune bonne influence ; voici maintenant une physiologie qui a créé toute une analomie. Elle se trouve dans un livre {Des lieux de l'homme) qui a, du reste, comme le traité Du cœiir^ toutes les allures cnidiennes. L'auteur établit d'abord que le corps est un cercle où il n'y a, par conséquent, ni commencement ni fin, de façon que les maladies prennent origine dans tout le corps, et
(l'un artiste habile. Ayant reconnu que ce viscère serait de structure solide... et (lu'il était tout entier attractif, il lui adjoi^^nil des soufflets (orei/Hla), comme le font les fondeurs aux fourneaux, de sorte que, par cette entremise, le cœur se procure la respiration. »
(1) La croyance au pas.^aire d'une partie de la boisson par la trachée est défendue [Affections internes) et attaquée (IV* livre, des Maladies) dans des ouvrages qui font partie de la Collection hippocratique.
(2) On voit que cette idée d'une combustion dans le cœur est bien loin de U combustion de l^voisier dans le poumon. Dans les deux théories, Tair joue justement un rôle contraire.
86 COMMENCEMENTS DE LA MÉDEGHIE SdBNTinQIJE.
que ch.icune d'elles retcnlit sur toute réconomie. Il part de U pour émettre cette proposition qu'il faut connaître la structun de rhomme pour diagnostiquer les maladies. Or ces maladies consistent particulièrement on des fluxions qui, descendant de h tête, se portent tantôt ici, tantôt là. Pour se rendre compte de ces transports, on a imaginé une distribution de plusieurs paires de vaisseaux (1) qui, partant de la tête, se rendent aux diverses parties de la face, particulièrement aux organes des sens; an cou, aux épaules, le long des vertèbres jusqu'aux reins, et au hanches; on ne sait trop d'où vient la veine cave, qui a cependant des relations avec certaines veines de la tête, et qui fournit des rameaux aux membres. Tout le système vasculaire ne iait qu'un seul réseau, et les veines s*écoulent l'une dans l'autre.
A quelques siècles de distance, Galien, pour mettre d'accord la structure embarrassante du cœur et le passage des esprits daas les artères, ne trouve rien de mieux que de percer la cloison qui sépare les deux ventricules! Son autorité était telle qu'il a fallu toute celle de Vésale pour détruire cette monstrueuse erreur.
Quand l'auteur des Kpkh'mies rapporte des observations de fièvre rémittente, ou qu'il lo? rôsiimo dans un tableau symptomatolofrique, snns y mêler d'hypolhèses physiologiques, nous reconnaissons chacun dos traits de la maladie et nous admirons la sûreté et la profondeur du ct^up (l'a>il d'IIippocrate; puis, lorstju'au contraire nous étudions 1rs onvraîïos où domine la Ihcorie des fluxions, nous entrevoyons bien, en plus d'un passage, qu'il s'apil encore de celte mémo fièvre, mais olle^ est pour ainsi dire diskupiée, et Ton n'en mncontre guère que les membres épars an milieu de tontes les ex[»liratinns à l'aide dosquollris on cherche à se rendre compte des divers sym|)ton:ie?; Tunité morbide a disparu pour faire place à il^s étal< palh()l'>^i(|iies qu'il faut péni-
J) M 1 ' Mil yv !.'> v.ii>-;( :i;i\ i!.-^ h ?:ifii-.- I i'!-.-n! : i-mj* i-.> ^.li«^^l'nu\ no sont pas
ro^'»nir'< polir rli-i ;ir'-n-.; ji w • •' - inji'. « i'"> M-i..' ^ !ii \y.\v leurs iionis« ni
jyir l.i (i'*<i r-|)l'''li ; !« î»:i:'i- ■ n' i-: '-xii.itjui mii par ii t:.ii:in- tlii i*<»iit<'i);iiit f»t du r(Mi!i-iiii, iMîii^' ptir 11- ch'M- (le (|i>ii\ roiirant^ siinu'iiiii'' qui \niit à rfiicoiiti'i' l'un de laulrr ilaii> w lirii .<|»rri.il. — Vnji-/. t-i'|M iiiliiiii. fiilri- ;nitn'> passai^es, sur la dit* tinction (inatomit/ufi des artères ci des vciucs^ E^nd,^ \\, w, 1.