MÉDECINE PRIMITIVE DES ROMAINS
h poursuivait de sa haine les médecins parce qu'ils étaient Grecs, et les Grecs parce qu'ils ne manqueraient pas d'amener avec eux des médecins. Après Carthage, Rome, suivant lui, n'avait pas d'ennemis plus redoutables que les médecins. « Les Grecs, écrivait Galon à son fils Marcus, les Grecs sont une race perverse et indocile. Croyez qu*un oracle vous parle quand je vous dis : Toutes les fois que cette nation apportera ses connaissances, elle corrompra tout. Ce sera bien pis si elle nous envoie ses médecins : ils ont juré entre eux de tuer tous les barbares à l'aide de la médecine. — Nous aussi ils nous appellent barbares. Je vous ai interdit les médecins {interdixi de medids). >
11 faut que le vieux Caton soit bien naïf pour supposer que les médecins soient assez sots pour vouloir tuer les malades qui les font vivre ! Au moins si on les accusait d'entretenir la maladie pour remplir leur bourse, cela pourrait se comprendre. Mettons de la vraisemblance même dans les calomnies.
Caton détestait les médecins, mais non pas la médecine ; il a passé sa vie à médicamenter lui, les siens, ses amis, ses esclaves, son bétail ; et cela non sans succès, il faut le reconnaître : H a vécu quatre-vingt-cinq ans, et sa femme est arrivée i un âge Irès-avancé. Il a déposé dans plusieurs ouvrages les fruits de son expérience ; elle égalait pour le moins celle de nos plus habiles gariles-roalades et des rebouteurs les plus en renom. Noos en avons d'assez nombreux spécimens dans son Traité d'agriculhire: et Pline, historien fanatique de cette médecine populaire, admirateur de la science de Caton, même après que Ceke avait écrit son beau Traite de mrdeciney nous a conservé de nombreux extraits de livres aujourd'hui perdus.
Je voudrais croire, pour Thonneur des Romains et dans Tintérèt de leur santts que le règne de cette médecine, oik les règles de rhy^iène ne tn>uvent presque aucune place, n*a pas été de iongue durtv ; mais Pline aftirme que son empin^ a dépasse six c^its ans, e*est-àMlin? qu il a dure jusqu à la naissance de Cieèron, et que jamais le sônal et le peuple ne se sont mieux portés* toies, on ne saurait donner une pn^uve plus évidente de b forte de lesistaUiV et on même temps de Tètal à demi harKure d'une nan tiou« $i k's pivmier^ Roui^^ins étaient de$ iMurtor^ ils n'étaioil