DIVISION DE IL MÉDECINE
pris un grand développement, divisée en trois parties, \adtéiélique^ îsi pharmacie (voy. plus bas) et la chirurgie; mais chacune de ces branches ne devint pas le domaine de trois classes d'hommes^ seulement il résulta de ce partage que chacun, suivant la tendance de son esprit, s'attacha à l'une de ces branches plus particulièrement qu'aux autres, et contribua ainsi à leur perfectionnement.
Gomme les développements dans lesquels je suis obligé d'entrer pour réfuter l'opinion tranchée de Le Clerc, serviront en même temps à démontrer l'inexactitude de la seconde proposition de Ilecker, il convient de s'attaquer d'abord à l'historien de Genève; mais, avant d'opposer le témoignage de l'histoire à cette interprétation du passage de Celse, il est nécessaire de se faire une idée nette des matières comprises dans chacune des trois branches de la médecine. Cette seule exposition contribuera déjà à montrer l'impossibiUté pratique de la division matérielle admise par Le Clerc. Pour savoir à quoi nous en tenir sur ce point, nous n'avons pas besoin d'aller bien loin : le livre même de Celse, dans lequel se trouve celte phrase, objet de tant de controverses, nous fournit les renseignements désirables sur la première question, puisque toute l'économie de ce livre repose précisément sur celte division de la médecine en trois sections inégales. Indiquer le plan général du Traité de médecine, c'est donc résoudre en partie la difficulté.
La première section, composée de quatre livres, comprend presque toutes les maladies dites internes, lesquelles, suivant les anciens^ ne réclamaient guère que l'emploi du régime. Dans la seconde (livres v et ti) sont rangées les maladies pour la plupart externes et qui exigent les iQpiques. Enfin la troisième (livres vti et viii) renferme ce que nous appelons la médecine opératoire^ et, de plus, tout ce qui regarde le traitement des fractures et des luxations. De même que la diététique comprend l'étude des objets mêmes du régime, de môme la pharmaceutique renferme, dans de certaines limites, l'étude des médicaments eux-mêmes, de leurs vertus et de leur préparation; le livre de Celse le témoigne. Ainsi» dans les deux premières parties» il traite de la matière de C hygiène et de la matière médicale^ avant d'aborder l'histoire