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DIVISION DB LA MÉDECINE

tifiguée des autres branches de Tart de guérir, à eauie de la grande extension qu'elle avait prise, fui enseignée dans dea livres spéciaux {habere professoreê $uos cœpit). L'histoire nous n conservé quelques renseignements sur plusieurs de ces praticiens appelés chirurgiens (i) ; mais entre le fait de la séparation de la chirurgie (et surtout de la chirurgie opératoire ou méeanigue) au profit de quelques individus, tandis que Tart de guérir était étudié et pratiqué dans toutes ses parties par la majorité des médecins, et un partage réel de la médecine en trois branches exercées par trois classes de praticiens, il y a une distance immense sur laquelle il n'est pas besoin de s'arrêter davantage. Ces chirurgiens sont précisément les gens qui ont été poussés par un goût particulier ou par la nécessité vers une partie de l'art de guérir plutôt que vers une autre. D'ailleurs nous voyons que ces praticiens peuvent être le plus souvent rangés dans la classe des spécialistes proprement dits, je devrais presque dire des rebouteurs ou des mécaniciens, classe qui n'était pas moins nombreuse dans l'antiquité que dans les temps modernes, ainsi qu'on le voit par Galien (2). Si Galien est forcé d'admettre les spécialités, il s'élève contre les spécialistes, en tant que ces demies ou ces quarts de médecins, ainsi qu'il le dit, voulaient considérer leurs spécialités comme des parties distinctes de la médecine, qui est une, quelles qu'en soient les divisions (S).

On voit, d'après ce que nous raconte le médecin de Pergame, qu'il y avait des oculistes, des opérateurs de la cataracte, des den^ tistes, des chirurgiens herniaires, des gens qui pratiquaient uniquement la paracentèse, la lithotomie (A), l'opération du cathété-

(1) Au rapport de Celsc, dans le même passage^ c'est à Philoxènc (d'après le manuscrit du Vatican) que sont dus les grands développements de la chirurgie opératoire. (Voyez plushaut^ p. 160 et suiv., le Tableau chronologique,)

(2) V hygiène est-eiie une partie de Iq médecine ou de la gymnastique J c)iap. 2d, t. V, p. 846, suiv. — Cf. Des parties de la médecine, cjiap. 2, t. IV (in Spuriis IWriê), P 16, éd. des Juntes.

(3) Mio; Ts'xvnç (ao^ i«. — On voit bien par tout ce passage que, pour Galien comme pour Ctlse, la division de U médecine en trois parties est mb^ division scientifique et non matérielle, fondée sur la diversité des moyens thérapeutiques.

(4) Voy. p. 97 ^ 200, note I.

200 cëlsë.

risme, qui s'occupaient des oreilles, des maladies de Fanùs: Il

y avait encore des médecins appelés diététiques^ pharmacetUi-

ques et même botanistes^ parce qu'ils se servaient plus partica-

liérement de la diète, des médicaments composés ou des herbes

pour toutes espèces de maladies. Ceci se rapporte au temps de

Galien, et il s'agit bien ici d'un système thérapeutique; il y a

même des gens qui s'appelaient donneurs de vin ou d ellébore (1) .

Ces spécialités, comme le remarque Tauteur Des parties de la

médecine y ne pouvaient s'exercer que sur de grands théâtres ;

autrement le métier n'aurait pas suffi pour faire vivre ceux qui

s'y livraient. La spécialité avait revêtu toutes les fonnes, et

^ l'antiquité, sous ce rapport, n'a rien à nous envier. Il y avait

même des spécialistes de plus bas étage; on trouve des médecins

qui s'exercent à bien donner des clystères, à saigner les veines

ou les arlères (2).

Je dois faire remarquer en outre que les chirurgiens^ da moins quelques-uns, ne se restreignaient pas seulement à la branche appelée chirurgie par Celse ; car on voit qu'ils s'occupaient aussi des maladies externes qu'on traitait à l'aide des médicaments {pharmaceutique). Philoxène lui-même en est un exemple, puisque Galien le cite souvent pour diverses formules de topiques. Ainsi cette séparation même de la chirurgie et l'extension qu'on donnait à ce mot prouvent péremptoirement que la division en trois branches était purement scientifique et n'avait pas de représentation exacte dans la pratique.

Affirmons donc, pour clore la première partie de ces remarques, que les plus grands praticiens de la période comprise entre la fondatioi^de recelé d'Alexandrie et Celse, furent à la fois médecins et chirurgiens. La séparation de la chirurgie proprement dite et considérée dans son ensemble ne fut certainement pas aussi

(1) Je n'ai pas besoin de rappeler qn'au dire d'Hérodote^ la médecine était aussi exercée en Égryptc par de» spécialistes <ic toute nature, ou plutôt que la médecine parait avoir été divisée dans ce pays en de très-uomhreuses spécialités, de telle sorte qu'il n'y avait pas de médecins proprement dits. A Alexandrie, c'est la médecine populaire ou de bas étape, et non la médecine scientifique, qui s'est formée »W ce modèle.

(2) (ial., Vhygihw rst-eUe. une partie de la méd.^i. V, p. 850.

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