‹ Histoire des sciences médicales v. 2Chapitre 54 sur 130 · DIVISION DE LA MÉDECINE · texte numérisé non relu

DIVISION DE LA MÉDECINE

généralement acceplée dans Tantiquité que de nos jours ; je n'ai pas besoin d'ajouter que cette séparation, consacrée dans l'enseignement des écoles, ne repose sur aucune donnée scientifique.

Quclqueshistoriens, entre autres Sprengel (l),tout en suivant d'une manière générale le sentiment de Le Clerc, s'en sont écartés sur un point important et ont introduit une erreur déplus dans la discussion. Nous avons vu que l'historien de Genève savait parfaitement quelles parties de la médecine comprenaient les divisions admises par Celse ; son seul tort, c'est d'avoir cru que chacune de ces divisions correspondait à une classe spéciale de praticiens. Mais le professeur de Halle commet à la fois une double faute, l'une qui lui est commune avec Le Clerc, l'autre qui lui est propre et qui consistée croire que par pharmaceutique Celse entendait la rhizotomie ou apothicairerie.En regardant la rhizotomie ou apothicairerie comme répondant à ce que Celse appelle pharmaceutique^ Sprengel commet pour ainsi dire plus d'erreurs qu'il n'écrit de mots. D'abord Celse déclare positivement dans la prélace du livre v, que la pharmaceutique est la partie de la médecine qui combat les maladies, principalement par les médicaments. Les livres v et vi tout entiers ne sont qu'un développement de cette défjnition ; seulement, ainsi que je l'ai déjà faitremarquer^ l'histoire des médicaments composés est jointe à la nosographie et à la thérapeutique proprement dite, comme dans la première partie la matière de l'hygiène est comprise sous le nom de diététique.

Comment a-t-il pu venir dans Tesprit de Sprengel que Celse ait considéré comme une partie de la médecine la pharmacopolie telle qu'elle était exercée dans l'antiquité? C'était un véritable métier de charlatans et de sophistiqueurs.

Sprengel aurait eu au moins une ombre de raison en regardant comme identiques la/?Aarmacopo/ie et la rA/^o/omie, quoiqu au fond celte identité n'existe pas, ainsi que je le démontrerai plus bas. En tout cas, la pharmacopolie y et la rhizotomie à plus

(1) Sprengel, Geschichte der Arzn., p. 541.

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