ANATOMIE. — THÉOBIB DES CAUSES FINALES
citées (1), Tostéologie, la myologie, la néyrologie et Tangiologie de Galien sur cette espèce de singe» et j'ai reconnu que les descriptions de ces quatre grands systèmes organiques étaient ordinairement exactes, surtout pour le système osseux et musculaire ; la dissection des nerfs et surtout des vaisseaux n'a pas été poussée très-loin : on ne possédait pas de bons moyens de préparation; on n'avait pas imaginé les injections, et surtout ni la physiologie, ni la pathçlogie ne réclamaient encore la poursuite des petits filets nerveux ou des ramuscules vasculaires. La vérification n'a été ni aussi facile, ni aussi simple pour les viscères, surtout pour le^ organes génitaux : car, d'une part, Galien a donné la splanchnologie, non d'après un type unique, mais d'après une sorte de compromis entre les ruminants et les carnassiers; de l'autre, une étude attentive m'a convaincu, pour les organes génitaux femelles, que les descriptions des anciens anatomistes d'Alexandrie ou même de quelques-uns de leurs prédécesseurs immédiats, avaient été faites en partie sur des cada<^ vres de femmes, tandis que celles de Galien dérivent uniquement de l'inspection des animaux, de telle sorte que le médecin de Pergame, dans la persuasion où il était que les animaux reproduisent exactement l'espèce humaine, critiquait, à tort et sans les comprendre, les assertions de Dioclès, d'Hérophile et d'autres anatomistes. C'est, si je ne m'abuse, un résultat désormais acquis à l'histoire.
Lorsque Vésale, pour la première fois, affirma que les descriptions de Galien ne pouvaient pas s'adapter à l'homme, il s'éleva une tempête de réclamations. Les plus raisonnables parmi les défenseurs intéressés de l'infaillibilité de Galien tentèrent des efforts aussi vains que prodigieux pour faire concorder les descriptions du médecin de Pergame avec l'anatomîe humaine; les autres, plus hardis ou plus dévots, s'en allaient haussant les épaules de pitié devant l'arrogance de Vésale et soutenaient que la nature avait changé depuis Galien.
(i) Je n'ooblierti pai que pendant devttns M. de BkdaTlUe m*! oofeii sm Inbontoire an Jardin def plantes, et qne M« Gratiolet n^a fimrni, es y i^^iiiHil m» préciavx cowails, tons l«f moyaas da Térification.