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DE LA MÉDECINE CHEZ LES ARABES

teurs, des barbiers, des astrologues, en un mot toujours des toubibs. On peut signaler quelques rares traducteurs et de prétendus philosophes; je trouve aussi mentionnés un Traité des herbes médicamenteuses et des Fundamenta medicinae. Durant la période conquérante, les Ommiades ne s'occupent guère à protéger les sciences.

La seconde partie de la première période commence avec les Abbassides. Non-seulement les princes, mais les particuliers ont dès lors des savants à gages pour l'ornement de leur maison et le plaisir de la conversation ; des familles médicales juives ou chrétiennes (celles des Bachtischua, des Honein, des Mésué, des Sinan, des Sérapion, des Taifuri) commencent à s'établir parmi les Arabes et ont des ateliers de traductions. On compte environ soixante-dix noms médicaux de l'an 150 ii l'an 250 : des Arabes, mais en très-petit nombre (ce sont surtout des astrologues et des naturaliste^), des Égyptiens, des Indiens, des Juifs; tandis que les Syriens chrétiens et les Persans chrétiens ou païens figurent pour plus de la moitié parmi les médecins dont la nationalité est déterminée.

Pour achever l'esquisse de cette physionomie générale des médecins et de la médecine chez les Arabes durant celte première période, ajoutons r|uelques mots sur leurs écrits, du moins sur les titres de ces écrits, car c'est à peu près tout ce qui nous reste jusqu'à présent des ouvrages des médecins de cette époque (1). Un des litres qui se rencontrent le plus souvent, c'est celui de Pandectes ou Collection médicale. On peut admettre, malgré le peu de renseignements que nous possédons, que c'étaient des compendium de médecine tirés de divers auteurs, avec ou sans l'addition du nom de ces auteurs; 2" des ouvrages d'hygiène traitant particulièrement des aliments, de la boisson; 3" des ouvrages sur la génération; â° sur le pouls, les urines, la saignée, sans oublier les songes; 5° un peu plus tard, sur les maladies des yeux; 6° un grand nombre d'écrits sur la matière médicale, ainsi qu'on peut le voir par les savantes

(1) Mais nous possédons en manuscrits plusieurs des traductions d'Honein et d'autres auteurs.

APOfîËE DE LA MÉDECINE CHEZ LES ARABES.

reclierclies de M. Meyer, de Ktnnigsberg, dans son Uis/oire de la botanique; T comme corollaire, les poisons. Au milieu de tout cela, nous ne voyons pas de chirurgie; il n'y a d'aulres spécialisles que les oculistes. Les médecins paraissent avoir laissé la petite ei la grande chirurgie auï barbiers et rebouteurs.

La seconde période (260-750 de l'hégire), qui comprend, comme on voit. 500 anj, peut, à son tour, se subdiviser de 250 à 600 et de fiOO à 750. Les traducteurs abondent (1) : par conséqucnl, les grandes œuvres médicales anciennes se produisent au grand jour, et, h leur tour, donnent lieu à des compilations, à des encyclopédies plus ou moins savantes et qui sont signées par les Mésué, les Rhazès, les Sérapion, les Isaac, les AH Abbas, les Avicenne, el pur loule la phalange des médecins du kaiirat d'Occident (2). Il est possible d'élablir quelques groupes dans ces ouvrages presque tout entiers de seconde main. Ainsi Johannitius représente, quoique en raccourci, la pathologie générale, qu'on peut compléter avec Avicenne et Isaac; elle' est dialectique el galénique, à quelques exceptions prés. La pathologie spéciale est trailée par Isaac, Ali Abbas, Avicenne ; Mésué a écrit sur la thérapeutique; les Sérapion ont écrit sur la matière médicale; Elminthar, Isaac, Maimonides, sur l'hygiène ; Abulcasis sur la chirurgie. Il faut chercher l'anatomie, la physiologie surtout, dans Avicenne et aussi dans Isaac ou dans Ah Abbas. Il y a encore les abréviateurs et les auteurs de traités généraux, ou de sommes, ou d'encyclopédies, comme Rhazès, Abulcasis lui-même, Averrhoes, Avenzhoar, el les spécialistes, par exemple Jesu-AIi pour les maladies des yeus.

C'est seulement à dater de celte époque que nous possédons des monuments littéraires nombreux et importants; beaucoup ont été traduits en latin, il en reste encore beaucoup plus à tra-

[1} L'oilice de traductuur, surtout celui de réviaenr de traductions, t'tnil une sp^ cialilé dout on ne eortiil guère ; quelquet-uns dea truductfurs, ptua iimbitieui et plui cupubles, ont cependant mis à proUl leur propre traduction pour [aire des ouvragée de leur r«(an. Témoin Honein, en Ulin Johsniiilius.

(2) CVat ù pnrlir de l'an do Jésus-Cliriit 7âG i|uc Ips Oiiimiados giiutcrncnt pour leur propre compte Iv knlirst d'Occidcnl, appelé aïKîi kalifal ih- Curilaue, qui l'u était la capitale, ou kalifal dea Ommiadet,

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