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CHAPITRE V

DEVINS. •— AUGURES. — AltUSPICES.

Les hommes qui portaient ces titres vénérés passaient, chez les anciens, pour posséder la science de l’avenir, soit comme don direct de la divinité, soit par l’élude approfondie des différents signes que leur offraient les quatre éléments et les trois règnes de là nature, surtout le règne animal.

L’origine des premiers devins remonte aux premières époques de la généalogie humaine; Hésiode, Pindarc, Homère, Pythagore, Platon, Hérodote, etc., nous apprennent que les peuples des temps héroïques étaient aussi fiers de leurs devins que nous le sommes de nos savants, et qu’ils ajoutaient une aveugle confiance à toutes leurs prédictions. On ne rencontrait point d’armée qui n’eût ses devins, ni de général qui eût osé livrer bataille sans les consulter. Cette folle crédulité, cet amour du merveilleux, se font également sentir dans les trois civilisations égyptienne, grecque et romaine. On ne peut s’empêcher d’être étonné en

voyant les plus beaux génies de ces époques respecter et même autoriser ces absurdes croyances. La civilisation moderne, si supérieure aux civilisations anciennes pour les sciences, a été presque aussi crédule que ses sœurs aînées, et le temps n’est pas très-éloigné de nous où l’astrologie, la cabale, la sorcellerie et les diverses branches de la magie noire, étaient accréditées parmi les hommes du premier mérite; telle était alors l’ignorance des masses et la tendance de l’esprit humain vers le merveilleux.

SECTION PREMIÈBE,

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