CHAPITRE III
g 1er. — DES ORACLES, DE LEUR NOMBRE ET DE LEUR IMPORTANCE CHEZ LES ANCIENS.
La réponse des oracles était, chez les anciens, la volonté des dieux, énoncée et transmise par une bouche humaine. Les oracles se rendaient dans les temples ou dans certains lieux sacrés, comme au sommet d’une montagne, au fond d’un bois, d’un vallon et surtout dans les cavernes. L’oracle prenait indistinctement le nom du dieu, de la déesse qu’on invoquait, ou celui de la ville dans laquelle il se trouvait.
Les énormes profits que rapportaient les oracles en multiplièrent extraordinairement le nombre; on en fit un objet d’industrie et chaque pays voulut avoir s le sien. Parmi les oracles les plus fréquentés on citait ceux de :
Jupiter, à Dodone et à Ammon, en Lybie.
Apollon, à Delphes, à Claros, à Didyme, à Héliopolis. •
Junon, à Corinthe, à Nysa, à Égine.
Diane, à Éphèse.
Vénus, à Paphos, à Corinthe, à Apliaca, à Byblos.
Esculape, à Épidaure, à Pergame.
Minerve, à Mycènes.
Mars, en Th race.
Mercure, à Patras.
Hercule, à Athènes, à Cadôs
Pan, en Arcadie.
Sérapis, à Alexandrie, à Babylone, à Canope.
Trophonius, enBéotie.
Amphiaraüs, à Argos.
Amphilochus, à Orope.
De Patare, en Lybie.
De Cumes, en Italie, etc. , etc.
Mais les plus fameux étaient les oracles d’Apollon, à Delphes; — de Jupiter-Aramon , en Lybie; — d’Esculape, à Epidaure; — de Trophonius, en Bcotie, — et de Cumes, en Italie. — L’oracle de Delphes surtout éclipsa tous les autres; on venait le consulter de tous les points du monde ; son immense réputation traversa l’antiquité et ne s’éteignit que dans les premiers siècles du Christianisme.