‹ Histoire des sciences sous Napoléon BonaparteChapitre 25 sur 26 · Miri, droit de Kaschefs et autres · texte numérisé non relu

Miri, droit de Kaschefs et autres

4. Le cens ou droit seigneurial, sur les deux tiers de l'Egypte, dont le haut domaine lui appartient; les douanes de Souëz, Gnosseyr, Boulacq, Alexandrie, Damiette et Rosette rendaient quatre à cinq millions.

5. Le miri, les droits de kaschefs et les cens seigneuriaux se montent à quinze millions.

. Les avanies, à deux millions. Un des plus grands revenus des mameluks, c'étaient les avanies.

L'Egypte peut donc rendre, tout évalué, vingtquatre millions à la République. En temps de paix, elle peut en rendre jusqu'à trente. D'ici à vingt-cinq ans, l'Egypte peut rendre cinquante millions. Je ne comprends pas dans cette évaluation l'espérance qu'il y a à avoir du commerce des Indes. Mais, pendant la guerre, la suspension de tout commerce rend le pays pauvre, et tout s'en ressent.

Depuis notre arrivée, en messidor, jusqu'en messidor, c'est-à-dire pendant douze mois, l'on avait retiré de l'Egypte :

francs 500,000 des contributions d'Alexandrie. 150,000 de Rosette.

150,000 de Damiette.

500,000 les Cophtes du Caire.

500,000 les Damascains.

1,000,000 les marchands de café turcs.

500,000 divers marchands.

500,000 les femmes des mameluks.

300,000 la monnaie.

8,500,000 impositions territoriales ou de métiers ou de douanes.

Ce qui fait douze millions cent mille francs. Il était encore dû par les villages des sommes assez considérables que les officiers militaires empêchèrent de retirer.

Ces notes, comme on a pu en juger, sont très instructives. Elles complètent notre historique de l'expédition d'Egypte. Elles prouvent une fois de plus que Gambetta montrait une raison supérieure de vouloir en disputer la domination à l'Angleterre.

Cette admirable contrée constitue, en effet, pour la France, comme le complément nécessaire de l'Algérie et de Tunisie. De plus, elle assure la route la plus directe de l'Indo-Chine, grâce au Canal de Suez, rêvé par Napoléon, entrepris et exécuté par le génie persévérant de Ferdinand de Lesseps. Elle nous est indispensable pour nous établir au vingtième siècle dans toute la partie orientale de l'Afrique, la plus apte à offrir un champ sans limite à notre activité commerciale et industrielle, au delà des mers céruléennes, dans ce mystérieux Continent noir.

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