oU. <lei Alchlm. titres, trad., p, 46 et
''^' hf* mot plantai est emplou- dans nu snns pamim,
!i)nnlH>Iiqiie pour liiillquer les matières Iraitérs , ^^ Les sulfureuï &ont maîtrisés par les sut-
lDUCTION.
et chaude est nuisihle; le vent des vapeurs est fiiiiprisonoê» IVime est extraite; Tœuf renferme une âme et un corps, la rouUle et la chaux* — Exphquez-moi coiiunent %ous tninsforiiiez la terre dans Feau que je connais et ce que signifient vos paroles (clianger) IVau en feu, et le feu en air? — Je vous ordonne de mettre le feu dans l'eau, pour la rechauQer et en dissiper le froid* Afin que le feu lui donne de la force pour brûler ce qui est a fintérieur, je vous ordonne de renfermer la terre dans lair- — Comment pourrais'je faire cela? — Si vous prenez des particules ténues de terre, cestà-dii'e de la fumée ^*^» elles se mélangent k l'air et sont enfermées dans fuir* Aussi je vous ordonne de mêler le chaud à riuimide et le sec au froid. Chaque nature f emporte sur fautive, la relient et s en réjouit. Ne méprisex pas ces choses, car fhouime qui sait (est exposé à) devenir dédaigneux. Il convient que la chose à teindre soit deux fois plus abondante que celle (|ui teint. — Que signifient ces paroles : le cuivre ne teint pas tant qu il nVst pas teint; nuits quaiid il a été teint, û teint? Qui donc pourrait teindi'e le solide avec le solide? — Vous le savez mieux cpie personne. Ne vous ai-je donc pas enseigné que fiinie nv peut teindre le corps» à moins quon n'en ait extrait fesprit caché dans son intérieur; alors il devient un corps sans àme, et nous possédons une nature spirituelle, dont les parties grossières et terrestres sont expulsées f-. Quand il est devenu subtil et spirituel, il peut ï'ecevoir la teinture qui s'introduit dans le corps et le teint. — Comment le corps teint-il? — Si vous voulex prendre le corps de la magnésie, sui' lequel la teinture aura été fixée, il deviendra une teinture. Cest là ce i\iiû faut entendre par ces mots: le cuivre ne teint pas, tantcpi'il n*est pas teint; quand il a été teint, il teint. Sachez cela et serv^ez-vous-en , s*il plaît à Dieu. — Comprenez ce qu'a dit le philosophe : Je n ai pas omis autre chose que la vapeur sublimée et la montée de IVau^^L Cela est dans tous les livres des philosoplies; c'est ce qua démontré Hermès, en disant : L'écliauffemenl, le grillage, la transformation en sel , le lavage et le blanchiment ifont lieu que par la montée de l'eau. Sachez que si la montée a lieu, il convient qu'elle ne soit jamais faite qu'au moyen de ... ; mais elle ne peut avoir lieu
fureoXf les tiumides par les humid&s cotres pondants (CM det Atchim. grect, trad. , p. ao,
f'î Voir le^ opinions d'Hermès H tlo» pliîiosopbfts sur ta vapeur sêrhr vi h riimêf i Olvm-
piotlore, ColUction det AlckimUtei grecs »itin\,^
L>3 Ihid. , Irad. , vision de Zosime, p. i iH el
^"^^ ihi'L , DêHnorrïlc , p. .îy.
là.
TllVlTES D ALGHIMIK ARABE.
quaii début du mélange. Jt* vous ai déjà décrit ceci, lorsqu'il en était besoin, et je vous lai explit|ue, pour vous enseigner que Ja composition du hlarjchiuient était spéciale. En eiret.je vous ai dit alors au sujet de la cololatiuii en rouge, que le philosophe avait écrit : Mettez un peu de soufre incombustible, aOn que le poison pénètre dans rinlérieur. Je vous ai dit, au sujet de lu coloration en blanc : Transfbi*nie/. le poison blanc dans la matièr** et rendez-la semblal>le au marbre^''. Sun eille/ le broyage et la cuisson, jusc|u îi ce que vous ayez obtenu cetle couleur. Sachez alors qu autrement vous n'êtes pas dans la boinie voie* H convient (jiie cette couleur se produise seulement dans tes particules cpii se séparent au sein du vase. Certains philostjphes lont appelé molybdochalffue , d'autres ta(jent tinctorial de toutes choses, et flautres, enhn, dnahre. « — Ceci termine lepître septième, dans la série des dL\ épîtres appelées Clefs^^-^K Voici ce qu'il dit dans un de ses livTes : « Ceci est le grillage que vous désirez obtenir et la montée que vous voulez produire» de façon que la matière coule dans le récipient. Cai' il a été démontré pour tout homme qui comprend et qui se donne beaucoup de peine, que toute Topération se résume dans la vapeur sublimée et la monté** de Teau- »
«O Zosinie^^M dit -elle, vous m'avez enseigné ce quêtaient les choses li- (|uides; et enseignez-moi aussi la science des choses solides. — Vous nave.z donc pas compris ce que j'entendais, quand je vous ai dit de tremper la lame dans le vinaigre : la lame est Tune des deux choses solides. — Comment sain'ai-je que les choses solides de\ieiment des vapeurs sublimées et c|u'elles adhèrent (aux corps)? — Par ces mots du philosophe : Décoinposez-le jusqu'à ce (|ue les choses périssent et deviennent des cendres; car si vous décomposez les choses de façon à les faire périr et à les transfoniier en cendres, la teintuie ne sera pas longue à opérer et la natiue pénétrera vivement clans le corps* C'est pour cela que Déniocrite a dit : Les Imniifles sont uiaîtj'isés par les hutnides *J, c'est-à-due au moyen de ta décomposition. H convient d'extraire 1 esprit A laide dun feu doux, analogue à celui que produit une coureuse. lA'sprit ainsi obtenu» à faide dun feu doux, cest fi^sprit qui teint, qui résiste au feu. Alors il améliore la nature de la lame, qui nu pas été décomposée, et il s'introduit en elle, Les teintures s'agrègent
t*ï Cfli/. dm Àlch. ^rres, lr«ct, , p. bb , n" ali. ^'i On aUiibuail un livre des Clefs è Zoskioie. {Oti^inet de l Alchimie, p» |85.]
i*J Le loi le dit Housiem.
'^> CoîL dfs Alchimistes grêc$ , Irad. . p» ici. au t>a?i.
lABl'CTlON,
les unes aux autres ii ce momonl. Klles ne sont plus fugaces et ne peuvent plu?i jamais être si^parêes, parce quelles ont ^*t^ obtenues à Taide crun f**u éxtreinenient doux. Cest ce que l'on appelle Teau de soufre [Hirifiée el le cuivre brun; c'est le poison, qui est nu)ie et femelle; il comprend I ensemble du but poursuivi. C est là ce qui teint le blanc en hknc et qui rend plus rouge ce qui est dejii rouge. Sachez que les natures, lorsqu'elles sont désagrégées, produisent toute cliose. — Apprenez-moi ce que cest que cette désagrégation et ce qu'elle produit. — Le philosophe a dit : Laissez-le subir hi projection et Ibnde/.-Ie, ce sera de Tor. — Qu est-ce quv cette lusion!^ — Elle consiste A faire cuire le composé, jusqu'à ce qu'il devienne un poison. Si vous atteignez ce résultat, \ûus aurez trouvé la nature indiquée dans les livres des philosophes. Ce qui conlimie cette opinion, ce sont les paroles du philosophe : La nature jouit de la nature, elle la maîtrise et h domine'^'. Les corps, lorsqu'ils sont mélangés, forment ce que nous appelons le molyhdochaltftte , par feiïet du développement de la chaleur blanche et la réunion de la vapeur. Mais cela n'a lieu que dans la décomposition. En eflet, leau de soulre teint la chose à teindre, laquelle se trouve dans chaque corps. Cette eau de soufre a des dénominations qui ne lui sont pas particulières^*^': elle contient toutes les humidités et toutes les sécheresses; c'est elle qui teint dans la cuisson et produit la couleur jaune. On prétend que la décompo sition, lorsquelle fait apparaître les teintui^es sous finfluence dun feu dou\, tel cpie celui d'une étuve, dune couveuse, oud^un soleil dliiver, donne niiissance à cette matière. Celle-ci se transforme connue le sperme dans l'utérus *^, quand il se décompose sous l'influence de Thumidité et de la chaleur. La <lécomposïtion dui'e de longs jours, avant cpie le corps se teigne et quil en sorte une semence. Il convient que vous laissiez le composé dans Thunndité et lit chaleur ( poin* obtenir la couleur d')or. Il faut aussi désagrégei' les natures, les mélanger, les modifier et les faire digérer, jusquïi ce que la couleur que vous cherchez apparaisse, grâce à un feu doux. Agissez avec pre* caution et soyez patient. Sachez que le poison un point de couleur, tant epfil reste à la chaleur, ii Tobscunté et demeure ii l'état de décomposition. C'est quand il sort de fétat de la décomposition que sa coideui* st* montre. Il est
*'^ Coil. liej Atchim, ^recs , \K 70, ii" 12; Démorrile, p. ^5 el pmsim.
'** Sur Teau de aourriî ou eflu ili^itu-. l'n tint que composf'M^ (11- lou^ los liquides, voir
/;©//. ilei iichimistes ijnxs , tradudinii, p. 181, '*' îtntl. , trad., clmpilre^ di^ Zosimc à Tlietidoiv, p. 9oy , n* 5. — Voir Je présent ^ohime, p. ga.
MO
TliAITES DALCHIMIE AflAliE.
comme !a semence de toutr chose et sa nalure tloil devt^iiir fixe : saisissez bien ceci. Si vous nopérez pas avec précaution et que vous ne soumettiez pas celte nature au feu le plus doux que vous puissiez trouver, en sorte cjue la iléconiposition s y produise et la transforme en un sang, qui servii-a h nouirir cette teinture, elle ne développeni pas la couleur. Je vous ai déjà expliqué cette {jecomposition dans mille endroits, avec le dt^*sir de la faire comprendre : comprenez-la donc, » Après de longs discours, il a ajouté : « Celui qui expérimentera cette opération et la fera avec patience, saui^a certainement d oii proviennent tes erreurs , et , s'il connaît les erreurs , il pourra s'en préserver. Sachez qui 1 ne convient pas que vous atténuiez largent avant quil soit amolli, ni que vous fassiez d'abord a«;ir toutes les teintm*es. *
«Quelles sont toutes ces teintures? demanda-t-eile, — CVsl d abord le noir» répondit -il; lorsqu'il est pai'fait» c'est for. A ce moment, fixezJe et achever l'opération. Il convient, au début de la cuisson , d'a\oir un feu doux , alirj que le produit s habitue au feu et sy accommode: ensuite activez légèrement le feu* Mélangez les particules qui sortent des cendres avec du soufre incombusiible; faites cuire pendant plusieurs joui's, juscpja ce que la dessicration se produise el que llmmidité soit chassée. Après cela, le corps (métallicjuej aura disparu. Quand vous faurez fait macérer dans du vinaigre, vous aurez de félixir, Anose/.-le et faites-le cuii'e avec la bouillie formée au-dessus par les particules, et le \nnaigre s en ira. Faites cub-e durant cinquante jours et vous trouverez alors un produit achevé. )l y a encore beaucoup de choses que je n écris pas et qui montrent qu'il faut faire cuire très longtenq>s, ahn que le corps» s emparant de rhumidité, ne soit plus fugace et laisse apjmrailre la couleur généreuse. Beaucoup de textes s'étendent sui' ce sujet et indiquent que le feu doit être doux et la cuisson prolongée, jusquau moment où le corps a absorbé rhumidité. Je vous ai déjà enseigné que le coips mélangé dans la dernière composition est celui qui a fixé feau de soufre et cjue Feau de soufre est ce qui lui donne la couleur rouge et le ti'anslbrnu" ini rouille. Que votre feu soit conduit doucement an début; quand IVau (;st absorbée, forcez- le et veille/, à mêler le produit avec le reste du poison, lorsque la cuisson aura été faite. Le poids' de feau est de 3, celui du corps étant de i : cest Ih le poids désigné, le poids déclaré publiquement. Prenez, d après mon indication, le poids secret tpi'ils ont caché; c'est en lui que se trouve tout te grand secret. — E\plique7.-moî ce secret. — Voici ce que dit Démocrite : Prenez une pailie du composé que je vous
TRADUCTION
ai ^ttiit à la lin de mon livre; prenez du ferment d'or, ou fleur dor, et tin coraii d'or, une partie, et faites cuire avec un feu doux de fumier. »
♦tJe ne vois pas de poids ici, dit-elle ; je vois seulement qu'il parle du lennent dor, ainsi que du compose qu'il a indiqué dans son livre, et une seule fois il donne le poids de leau. Or il a expliqué que feau ne devtiit pas être pesée; mais plus on abreuvait le composé, en le laissant sécher, puis en t^arrosant, plus on obtenait un produit parfait et une teinture supérieure. — Sachez, 6 femme, qui m'interrogez sur la (pjotité de la chaleur favorable ci la teinture de notre cuivre, à son alimentation et à sa perfection, cpje cest la chaleur de fétuve dont feau présente une température moyerme, die ne doit être ni trop chaude, ni trop froide; là seulement le corps s améliore et se recouvre de chairs. Tout excès lui nuit et en toute chose la moyenne est ce qu'il y a de mieux* — Parlez-moi de ce tjue Hermès disait à ses disciples : Je n ai rien trouvé de plus solide que raccouplement des natui^s el c'est pour cela tpie le soleil et la lune sont accouplés^^L — Cela est vî*ai et voici pourquoi ; les corps mélangés aux substances fugaces ont de,s natures aussi fixes que le mort qui est dans la tombe. Saches cjue si le vent du nord est violent et souRle sans discontinuer, l'humidité augmente sur la lei're et elle ne peut plus absorber feau ; mais si c'est le vent du sud qui souille et ne discontinue pas, ce vent amènera le dclu^^e'*-^'. Ceci est la ciel qui permet toujours d'ouvrir à ceux qui connaissent la bonne voie. «
• Expliquez-moi, dit-elle, ces mots que vous avez prononcés : Ce qui teint et ce qui est à teindre forment une teinture unique» — Ce qui teint, répondit-il, cest feau; ce qui est a teindre, cest la terre, et lorsque ces deux choses sont réunies, elles forment une seule teinture. — Que signifient ces mots : Prenez le mercure tiré de farsenic et fixez larsenic? — Nous vous avons ordonné de le faire fondre et de le transformer en un liquide, puis nous vous avons ordonné de le fixer sans former un corps. — Je vois cpi il convient de solidifier. — Vous avez raison. » Et il a ajouté : « Nous vous avons ordonné de faire fondre, puis de solidilier, après la fusion, — Kxpliquez-moi ce que c est que le soufre incombustible. — Quand les corps et les liquides se sont desséchés, ces corps et ces Hquides ne forment plus quune s<*ule chose dans le vase; cest ce quon appelle alors le soufre incombus
^*' Cre»t*À'4ire que te point «le dL^part réside dan» iaseni ou électrum, alli,ige d'or et dargeni (Inirùd. n îa Chmie de* anchni, p. 6^ j.
'* Doit'On rapprocher ce (eile d\in pas»«gtï plus positif relatif a tin. \eiitH, dan^» la CùU. deâ AlcL (frec4, trad* , p. ià3?
in
\ihU\ — CoiviiniTit (lites-vous iju'il est inconibustililtî , alors que \ous pri*- N^ntlez qu'il se détruit et qui! uieurt? — Le premier corps est incoiiibustibte; mais s'il \ïvn[ h être détruit, son possesseur connaît quelle est la nature du feu, la résistance que te produit df>it avoir, loi-squ'il éprouve Tac* ion des eaux qui sont dans le vase, pour amener le mercure à cesser (Tétre fu|,Mce, »
«0 Zusime, comment pourrai-je fixer le mercure fugace? — Je vous ai déjà enseigné que ce résultat s'obtenait a faide du feu et d'une longue cuisson. — Les philosophes disent : Prenez, le mâle (larsenic); faites-en des paillettes, trempez-les dans rhumidité, qui est leau éternelle; faites cuire î'i un feu dou , jusqu'à ce que les paillettes se désagrègent et se dissolvent liquides; puis enlevez aux paillettes Thuinidité qui a désagrégé le eorps. — C'est là ce que les philosophes ont nonimé leau du mâle (eau darsenic). Faites*la cuir** et ne vous n^hutez pas, tant que les paillettes n'auront pas absorbé rhmnidité; attendez que le sable apparaisse et devienne sec. Arrosez ensuite la terre avec de l'eau, jusqu*à ce que toute cette eau soit absorbée el que leau tout entière soit devenue de la terre, ainsi quil arrive à une eau eliargée de terre. Parvenu à ce point, laissez la décomposition s'opérer dans le vase à un feu doux et dunmt de longs jours : alors apparaîtront les couleurs que les philosophes ont indiquées. Quand vous aurez lait cela, vous aurez acquis un résultat parfait, qui vous permettra de jouir d un repos sans mélange. »
tt Les philosophes disent : Prenez k fleur de cuivie qui est transformée en poison rouge, arrosez-en le poison au juger. — Ce cuivre, cest leau dWgent qui, après avoir sulji la préparation, est devenue leau éternelle. Il a ordonné dVn arroser félixir, qui devient de for jaune; si vous larrosez encore^ il devient de for roug<î, puis du corail d'or^^*; et si vous rarrose^i encore davantage, il devient de rélixu% tpii pénètre les corps en les teignant. Ne cessez pas d'agir ainsi, jusqu'à ce que ce que toute leau soit absorbée; laissez ruir^ê durant cpiarante jours : cette humidité sera transformée en soufre et Ie5 corps en cendies incombustibles. — Peut-être que le philosophe a voulu parler des cendres blanches du bois^* — Oui. 11 a entendu par là la Ibniée des natures. C'est ce qu'a dit Déniocrite sous cette forme : I^es sulfureux sont maîtrisés par les sulfureux^-'. On peut en faire de nombreux usages.
t** CVst lu phraM; d*? Déxnocritc. CoU. des Alch. fjrt'cs, Irail., p. 47^ n* *i, — ^'^ [hid., p. 10,
'fl^ADUCTION.
tl3
Siiche/, que si \oiis d/'plojez tous vos efibrts [H>ur préparer ces t<ii*lmeî>» vous ri arrivez à extraire la leiiituj^e qiik laide de ces cendres. Quand vous voyez les partîcukts uionter vers rorifice do vase» activez le feu, aliu iju'il fasse éj^aleuieiil luonler le reste; vous procéderez alors a l'épuration. Prenez cet argent et les matières mélangées à la litharge, cpîi est montée avec les particules; abritez-les ensemble, de façon h vu faire une bouilli»^ et \uus aurez la première teinture. ^^
« Partagez le poison en deux portions. — ^ Quentcndez-vous par là^'^? — Brûlez le corps avec la ))reniiêre portioii et décotnposez-le avec la seconde. Il a été explique drja que le ]L;rilhi^e, c'est le tïunisage à faide du crible. Dans la question traitée dans la première des dix Clefs, il est dit : Je vais vous montrer comment on peut concilii^r mes paroles: Malgré leurs nombreuses opérations, ils n'en ont besoin que d'une seule, car toutes se réduisent k unr seul*'; mali^ré les noms difTérents qu'on lui donnif et les descriplions (pii en ont été faites, il n y a tpiune seule opération. Si vous m avez compris, vous n'aurez pas besoin de vous préoccuper de toutes ces opéralions rf de toutes ces choses^*^^. »
" Dans la pi'i'niièn' de ses dix épîtres, il dit encore : Sacbez qu«' [mur toutes les nntiin^s chaudes, il convient de les fiiire cuire à un feu doux; cîu' si vous activez le feu sons les natures chaudes et ij^nées, vous les brillerez. Au^si le philoso])he a-t-il dit : In peu de soufre lirùle une grande quiintité «le choses '^^L Les cboses nombreuses dont il a voulu pailer, ce sont les corps (métaux) durs qui peuvent rtrr mêlés à lui. C est poxir cela que je vous [)arle de feau composée, que le philosophe nouune un secret évident. Sachez que et* secret consiste daïis deux composés : lim est le composé des cor|>s [mélnlliques), fautj'e est celui de feau et ce sont les deux choses dont on a l)esoin. Ne le repentir serait inutile. »i
1 Quand le corps est fixé, veillez à ce qu'il soit sec, sans bumidilé (apparente); sinon le feu le détruirait par sa chaleur. Toutefois qu'il soit pourvu de son humidité (intime), afin ([ue la nature s'imprègne dans son intérieur. Nous le nojnmons borax, à cause ilr sa couleur rouge. Versez dessus fie feau éternelle, laissez sérhei", et la couleur que vous chercliez apparaîtra, grâce h la chaleur du feu et à la soif du corps. ■
•I Sacbez que si vous mélangez avec du mercure traité (tiré de la chry
'^3 Collection des Alchimiiteâ tjnîcs, traduction, p. i58p — '*' Ibid, , iîikà. : lïébiûcrite, p. 53; Synésias» p. 63; Olytnpioclorc, p. 93, vi poMiini, — W f^irf. , D^mocrilc. p. 5i. n" i5.
AUiiiMii:. — tii, i' jj.uiie.
lu
[[fi
TRAITES DV\L€H1M!E AKABE,
socolle et de rarsenic), au »lébut de t opération, le produit se désagrégera rapidement et il sera facile de le broyer. Laissez cuire, jusqii'à ce que la matière soit réduite A fétat liquide; puis faites cuire encore, jusqu'à ce que toute Teau soil absorbée. Quand le tout sera sera réduit en terre, arrosez avec de rbuuiidité, jusqu'à ce que toute leau ait pénétré, et faites cuire, jusqii'ii ce que le produit soit transfonué en rouille. — Ces paroles indiquent que par la désagréi^atiou il enteiiflait riiumectation ; elles indiquent aussi que le filage accomplit lelTet de riiumeclation; elles montrent encore que Tabsorp- Hon de Teau augmente felFet manifesté dans le corps, par suite de la cuisson* Faites cuire jusqu'à vjt qu il ne sVdève plus de vapeur avec un fi*u ([ui ne soit pas bnilant, uiais cependant plus intense que le feu de(. ♦ . . . ?], Poursuivez ceci, jusqua ce que la cbose soit fixée, 5*il plaît à Dieu* >>
Democi ite a dit : « Je vous ordonne de traiter la pierre jusqu'à ce qu'elle soit transformée en cendres ; f elTel (ie ces cendres est prodigieux et leur force considérable. Si elle n est pas transformée en cendres, elle n aura pas la force de retenir les esprits. C est pour cela quTIenucs a extrait les cendres et il a prétendu que, en mourant, les cendres retenaient les esprits. Ainsi Herlîiés a fait féloge des cendres et il a prétendu cpie quand elles étaienl mortes, elles retenaient en elles les esprits. Je vous ordonne d'opérer sur ces cendres, en les faisant cuire et en les arrosant sepi fois. On prolonge la cuisson juscpfà ce que les couleurs soient maniléstes. Par ce traitement, les cendres «leviennent douces, bonnes et belles et vous n'y voyez plus de mort. Les prophètes et les de\ins qui ont donné les clefs de cette œuvTe ne se préoccupaient que des cendres "*. Vous devez faire comme eux, tuir \h est tout le secret. Ne voyez-vous pas <]ue tous les pbilosophes ont dit : le noir, puis le blanc, puis le rouge. Moi je vous enseigTie que le rouge n existe et nappalait que dans ces cendres précieuses. Le pbilosophe la dit : Pourquoi vous préoccuper de beaucou]* de eboses : la chose tjui produit cette action r'st unique. «
Tbéosébie a dit : ^ J ai appris par les paroles de Chymes le sage fjue ht chose qui doit produire tout ce qur vous demande/ est unique. Si elle nt* contient pas qut^lque cbose de stMuldalile à ce que vous cherchez, cest que vous n avez rien trouvé de ce que vous cherchiez. Il vous a déjà été expliqué ([ne tous ceux qui s'(tcrup**nt de l'œuvre m* poursuivent que la transforma-
(^oli. tivt Àîch. ffrtn . tr.itt, , OïvmpiiHÏun'. p. ijg , n* l-j.
TRADUCTION. 115
tion des choses en or. Si vous n employez pas Tor pour obtenir de Tor^^^ vous n aboutirez à rien. Ce qu'il faut conclure, c'est que Tor vient de Tor et qu avec peu on en fait beaucoup. »
«Si les gens de ce monde, dit-elle, savaient cela, ils auraient beaucoup d or. — Je vous ai enseigné qu'elle avait dit : J'en ai un peu. — C'est , répondit-ii, parce que vous avez bien opéré sur les produits semblables, qui se mêlent avec ceux qui s'en rapprochent et leur sont analogues, mais non dissemblables. »
« Expliquez-moi, dit-elle, ce que c'est que le mâle des philosophes et iv produit mélangé d'air. — C'est, répondit-il, par analogie avec la combinaison. — Comment cela? — S'il n'y a pas deux humides subtils et que vous ne les réunissiez, ils périront tous deux, fuiront le feu et ne pourront pas résister à une longue cuisson. Or, s'ils ne peuvent résister à une longue cuisson, il n'en pourra rien sortir d'utile. Sachez que chaque chose contient en principe trois composants : le sel (?), le vitriol et l'ocre. »
Le livre d'El-Habîb est achevé : grâce soit rendue à Dieu qui nous a prêté son secours! Que Dieu fasse que nous en tirions profit, ainsi que de tout ce qui a été dit par d'autres auteurs. Amen !
(Transcrit tel quel d'un manuscrit en mauvais état et plein de fautes. Louange au Dieu unique! qu'il répande ses bénédictions sur notre seigneur Mohammed ^*^M)
^^) Coll. des Âlch. grecs, trad., p. 34, n** 8. Mômes axiomes dans la lettre d'Isis à Horus, et passim, — ^'^ Note du copiste.