V) I. LE LIVRE DK LA ROYAUTÉ
(Manuscrit arabe de Leyde 972 , fol. 52-56.)
C est le huitième des cinq cents ti^aités composés par le cheikh Abou Mousa Djàber ben Hayyàn Ec-Çoufy ; Dieu lui fasse miséricorde!
Au nom du Dieu clément et miséricordieux !
Louange à Dieu l'éternel, le compatissant, le miséricordieux! Quli répande ses bénédictions sur Mahomet et sa famille et qu II leur accorde le meilleur des saluts !
Le présent opuscule est celui de mes ouvrages dans lequel j'ai spécialement indiqué deux catégories d'opérations : la première est d une exécution prompte et facile, les princes ne se sentant point attirés vers les opérations compliquées et ne pouvant d'ailleurs pas les entreprendre; la seconde ou œuvre interne est celle que les sages n'exécutent que pour les princes. G est pour cela que j'ai donné à ce traité le nom de Livre die la Roymtc\ Saisissez bien, cher frère, ce que je vais vous exposer dans cet ouvrage, et la chose vous paraîtra aisée, si vous êtes clairvoyant; je le jure par mon msdtre.
Sachez que l'opération royale est celle qui ne convient qu'aux princes, k raison de la facilité qu'elle présente, de la promptitude de son exécution et de l'excellence de sa fabrication. Mais pour Dieu, cher frère, que cette faciUté ne vous entraîne pas à divulguer ce procédé et à le montrer à l'un quelconque de vos proches, à votre femme, à votre enfant chéri et, à plus forte raison, k toute autre personne. Par Dieu! cher frère, si vous manquiez à cette recommandation , vous vous en repentiriez alors que tout repentir serait inutile.
Il n'est personne qui, ayant trouvé une chose importante, d'une entre-
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prise facile et dune exécution rapide, ne la prodigue pas, en sorte quelle échappe bientôt de ses mains; aussi un tel bien ne se transmet-il par voie d'héritage que parmi tes hommes intelligents, les esprits supérieurs et expérimentés. S*il en est ainsi, cher frère, que penseriez- vous qu'il arriverait dune chose (jui ne périrait et ne disparaîtrait jamais, alors même que tous les hommes lauraient apprise. Certes chacun de ceux qui la connaîtraient s'efforcerait d'en cacher la notion et d'en dérober le secret aux autres, et cela naturellement sans y être contraint.
Il ne faut attacher aucune importance à ces mots que disaient les Anciens : « Si nous divulguions cet œuvre, le monde serait corrompu; car on fabriquerait l'or comme aujourd'hui on fabrique le verre dans les bazars. » C'est qu'en effet pour cet œuvre il est indispensable d'avoir les deux pierres qui en sont les bases, et comme on ne saurait se passer d'en avoir peu ou beaucoup, le désir de les posséder amènerait à n'en parler que très discrètement et à les dissimuler. Sachez donc que les sages, en disant cela, ont seulement voulu décourager les ignorants et les détourner de s'occuper du grand œmre. Prenez donc bien vos précautions, cher frère, et ayez grand soin de garder le secret, si vous comprenez ce que je vais vous dire, dans ce traité, au sujet de l'opération efficace et rapide. Cette opération, je le jure par mon maître, se fait sans distillation, sans purification, sans dissolution ni coagulation , et elle vous ouvrira la voie la plus large pour vous conduire à connaître la vérité de cette chose et sa réalité. Retenez bien ceci, servezvous de ce procédé et vous verrez que la voie sera facile, si Dieu le veut.
Sachez, cher frère, que l'eau, si on la mélange avec de la teinture et de l'huile pour en faire un tout homogène, puis que le licpiide fermente, se solidifie et devienne pareil ii un grain de corail; elle donne de la sorte un produit d'une fusion facile analogue h celle de la cire et qui pénètre subtilement dans tous les corps. Cette substance, obtenue ainsi que je viens de le dire, constitue Yimâm,
Passons maintenant à l'opération. Je dirai que l'opération la plus longue est celle dont font usage les maîtres de l'art. C'est une voie dans laquelle ceux qui sont experts ne sauraient se tromper; je l'ai mentionnée sous toutes ses faces, tant proches qu'éloignées, dans mes Soirante-div (chapitres) et dans le livre qui les réunit tous. Certes ce livre, j'en jure par mon maître est un des plus célèbres et fun des plus utiles à ce point de vue.
Quant à la voie la plus expéditive, c'est en somme celle de la balance;
TRAITES DWLCIIIMIE AHABE.
loulelûis la voie dtj l:i I>alinice, bien que dune manière géiRTale elle M>il la plus prompte, peut cependant présenter des diirérences de durée.
La voie suivie dans ropéintion, qui fl une manièi^e générala est la plus longue» peut dans ses varialîons atteindi'e jusfpia une durée de soiitantedî\ ans, ainsi que je laî rapporté dans l'ouvrage intitulé : Opération des sages anciens^ et aussi dans mon Livre des Soixante-dix , lorsque j'ai parlé de la plus longue des opérations, La voie la plus courte a une durée de quinze jours. Voyez, cher frère , lécart que présentent ces deux chiflVes : soixante-dix ans et quinze jours. Il y a même, j*en jure par mon maître, un écart de durée dans la voie de la balance : sa période la plus longue est de neuf jours, tandis <|ue la plus courle ne dure cfuun clin d'œiL Toutefois un certain temps est toujours nécessaire pour rassembler les drogues, pour les piler, les mêler les unes aux aulres et le^ fondre, de façon quelles puissent recevoir les ferments et que la transformation des parties se produise d'un même coup.
Retenez bien ceci, et par Dieu! j'en jure par mon maître, je ne vous rapporterai de cette opéraHon (jue ce cpie j'ai expérimenté moi-même» de mes mains, et il en est résulté ce que je vous ai dit dans un temps très court- Surtout, si vous avez saisi le procédé et si vous en êtes en possession, gardez-voas bi<Mi de laisser >otre main gauche savoir ce qu'a fait votre main droite. Par Dieu! si vous n acceptez pas ce conseil et si, dans votre enthousiasme et dans lexcès de votre joie, vous vous laissez entraîner à faire part de la cliose à des sages, pour montrer votive supériorité dans TArt; ou bien h en entretenir vos amis et vos familiers; ou à discuter sur ce chapitre avec ceux qui ne sont point en possession de ce don précieux : vous éprouverez alors et sans larder un dommage irré^paialile. ^lal heureux, vous aurez commît contre vous-même un altenlat, dont les eflets ne sauraient être effacés jusqu a la lin de votre \ ie. Acceptez donc ce sage conseil , car le poète a dit :
« \e confie ton secret tpi*à toi-même et souviens-toi que tout homme t(ui conseille a besoin, a son tour, detre conseillé. »»
Si celte opération occupe la place que je viens de lui assigner, — et je ne rappelle opération que pour me conformer à la voie vulgaire et générale et non à la voie particulière et raisonnée, — elle mérite d'être appelée opération royale, Kn effet, les princes qui désirent la pratiquer, k cause de sa facilité et de la rapidité avec laquelle on parvient au but, ne sont poiiU ♦^nqîéchés par elle d'administrer leur empire, non plus que de donner leurs soins h leurs armées, mi a leurs sujets. En outre, ce piocérlé i*st d'une
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«xécution rapide el cotidiiil à obtenir direcleilieiit l:i matière (jui constitue le but final, sans cyu'il soit besoin des intermédiaires» Ces! là une cbose €[ui semble absurde en bonne lo^çique; mais, cher frère, j'ai été t«''nioiii du fait el je ne puis, sur re point, rueusej^ le témoip^niige de mes sens, ijuels cfu'aient été d'ailleurs ù cet égard mon étonnemenl et ma stupéfaction,
Sachez que celte matière n est autre chose que IVIîxir de tous les élixirs» le ferment des ierments, et qu'il transforme les élémcnls diins li- lurnic temps qu'il inel a se transformer lui-même, et non dans le temps tju'il a fallu pour réunir les drof^ues qui le composent et les faire fondre. Kn pllet, lursqu il se manifeste au dehors, il est plus pronqit a fondre que la cire. Aussitôt qu'il est atteint par la chaleur du feu, f<eil saisit son mouvement et son introduction dans le corps poui" le{|uel il a été pi'epan'', el ce cor|>s devient brillant en moins dun clin d'œil.
Par Dieu! j'en jui'e par mon maître (tpie les bénédictions dv Dieu snrrnt sur lui!), je n ai jamais rieti dit de tout ceci dans aucun de mes livres, sauf dans le traité spécial que j ai intitulé: le Livre des Bakmces, et encore Favaisje fait en ternies tels tpie nul ne pouvait arriver à un résultat, (ju'aucnn éire humain ne pouvait connaîln' re procédé et que ceux-là mêmes (jui ont réussi h exécuter cette opérât iofi et font connue Je vint n'onl point su ce cpii' javais voulu dire, à moins qu*ils n'aient saisi mi cerïain mot : alors seulement ceux qui ont vu cette opération et qui forït exécutée amont peut-être réussi h la conqirendre. C'est dans ce s<mis (]ii il Huit entendre ma phrase : « \ moins que Dieu nt* vous favorise, en vous faisant voir Vunum. ••
Quant à celui qui ny parviendra pas, il ne trouvera aucune voie qui f amène à comprendre ce (pie jai rapporté dans ce livre-lii, et pourtant, j'en jure par mon mailre Dja'far ben Mohanuned Eç-Çàdeq («|ue sm' lui soient les bénédictions et les meilleurs saints!), je m'exprime ici en lermes clairs, explicites, sans signes conventionnels, ni éniiçnies, coîilrairpm^^ol k ce qu*ont coutume de faire tous les sages et à la l'acon dont j'en ai usé a leuj' exemple dans mes autres ouvrages.
Voyez, chei' rrère, ce que je vous dmine et le eadean t|ue je vous lais. Sachez que les Anciens, dans aucnn de leurs ouvrages, n*ont menliomn' ceci, surtout de la façon doiil j** fai fait et qu ils n'ont même pas soupçonné fpi'on pût y paj^venir. Il ne lui ont même pas donjié son nom, ils n'en ont fait aucune mention; aussi, a |»lns forti- raison, n*onl-ils pas soupçoimi' qu'il y eût un moven tfy ]>arvenir, on de tenter d'en indiquer un. ri(^|>ini-
\i.canyh. — mî, j' piulic
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TRAITKS DWLCHIMIE ARABE
(lant (|ueiqin^s-uns dVritre vu\ ont décrit claulres procodés, en leuj* atlii- InianL quelques-unes des vertufi de celui-ci» mais sans fournir trinclications >ullisaiiles, se contentant, par excinplc, de dire : l'éclair (jui ravit, la pranclle de Cœil, le vainqueur et le vaincu*
Par Dieu! j'en jure par mon maître, si je vous avais laissé livré à votre st*ult* inttilî^enre en vous donnant evs brèves paroles, et si même je vous avais lait reuiarc|uer que ces expressions avaient été expliquées par d autres, certes vous ne seriez jamais arrivé à obtenir cet élixir, malgré des explit tirions claires et piécises; à moins d'avoir assisté vous-même à sa préparalion et de favoir vu fabriquer sous vos yeux. Alors seulement vous lauriez ivconnu, s il s'était trouvé réalis** lievant vous.
Le hasard, j'en jure par mon maître, fait tpe beaucoup de gens arrivent h obtenir cet élixir avec ses qualités les plus parfaites; mais ils ne s'en aperçoivent point et le laissent perdre; ou bien ils ne le reconnaissent que tpaand il est gâté. Ils font alors des efforts infructueux pour le reproduirf^ une seconde fois et meurent désespérés, avant d avoir pu y réussir. Cela, j'en jure par mon maître, est arrivé h un grand nond>re de personnes que j'ai connues, parmi le.s bnmmes éniinentsqui étudient cette science et parmi les plus iHustres sages qui sont parvenus à produire félixir a l'aide de l'opération, on tout au moins h s*appi'ocher beaucoup du but.
(]eu\ qui sont arrivés au résultat ont été lout le reste de leur vie connue trappes de stupeur et liébétés, ne pouvanl flélourner leur espril de penser à ce qu'ils avaient vu et ne sachant pas comment se servii* de leur produit. Quant à ceu\ qui n'avaient pas atteint le bu*, les uns, qui dans Texcès de li'UJ' joie aA nient gâté le produit obtenu, on! espéré pouvoir h» reproduira unt* seconde fois; mais ils n'y sont pas parvenus et n'ont point lardé, peu (ïv temps après, à mourir dv désespoir; les autres sont demeurés tristeî» loute leur vie, en faisant de nouvelles tentatives dans cette voie, sans réussir il obtenir ce qu'ils avaient déjà vu. Quelquefois pourtant, ils ont extrait un produit pareil en apparence, mais dont felfet n'était plus le même.
J'en jure par mon maître, ce produitM'i apparaîtra toujours, cai' Je lai vu bien souvent de mes y^^^, pi lis de mille fois; sa manifestation se pro- (luit avec dv grands écarts, soit dans In durée dt* la préparatiotr, sort dans facnon qu'il e\(*rce, Sachez ceci et tenex-en conq>le dans vos opérations.
Maintenant ji' vais vous expliquer le procédé et sa balance. Suivez bien mes rrconnnandations et, si Dieu le v(*ut, vous réussirez dans vos désirs.
TRADUCTION
Vous îiavez que les grandes balances sont au riomlïre de trois, ainsi qui* je l'ai expliqué dans plusieurs de mes ouvrages relatifs aux balances. Deux de ces hnlanres sont simples, celle di» leau et celle du feu; la tj'oisîèine est composée des deux premières. J'en jure pai' mon maître, le pr'oduit se manifestera avec ces deux balances; toutefois il y aura danger dans ces deux cas, avec cette difTérenre cependant tpe le danger sera plus grand avec la balance du feu. Je vais vous montrer comment on opère avec ces deux balances, et cVst par lii tpae je lermineraî le prt'snnt opuscule.
Je dirai donc : la balance de feau ne piésentL* tout d'abord aucun <lan^'er, et c est là, j'en jure par mon maître, un vrai miracle. J*en ai du reste déj;'» parlé dans mon ouvrage intllulè : le Livre de la Cohésion et dans d'autres, ifune façon telle que, j'en jure pai* mon maître, nul ne Yii [:iit pin^mî les «realures de Dieu. Vous verre» quil en est ainsi, si vous lisez ce que J'en ai dit dans re livre; vous verrez aussi la faveur que je vous fais et fécrirt (pn existe entre les deux endroits. En effet, tandis que dans ce livre-là et dans mes autres ouvrages relatifs aux balances, je me suis borné î\ indiquer la balance de feau, sa division, fécpiilibre de ses plateaux et tout ce cpji décnul** de ces cpiestions, même parmi les choses tpii n'ont aucun rapport direii avec la balance et avec Topération elle-même; je donne ici la chose plus ouvertement; car, au rebours de ce t[ue j'ai fait dans mes ouvrages anlérieurs, j'ai pris, dans le présent opuscule, rengagement tféti'e clair et de laisser de côté tout langage énigmatique. Sache/, bien ceci et retenez aussi que tout ce qui est dans ces ouvrages est également vérîdique et sans énigmes, que les choses elles-mêmes y sont mentionnées sans aucune allégorie.
Sachez, cher frère, (|ue fon donne le "nom de balance h la balanre de feau, parce qu'elle fait apparaître les excè.s de la nature des corps et leui-s déficits d*une façon évidente et plus exacte, j'en jure par mon maître, que la balance ordinaire ne fait ressortii- les dilférerïces de poids de For eî dr fargent. H n'en est pas de niénie fie la balance du feu, (pii présente avee celle de feau une dilTérence remanjuable; e'est pour eette cause tpie la lialance de feau a besoin de la balance du feu, tandis que la balance du féu n'a, en aucune façon, besoin de la balance de leau.
Dans tous mes livres j'ai parlé de la balance du feu en termes énigmatiques et peu compliqués, à Tinverse de ce cjue j'avais fait puur la balanre de l'eau; j'ai agi ainsi parce que la balanre <lu feu est exli'émement ddbcile v\ dangereuse. A cause de ce danger même et des grandes chances d'erreurs (|ue
commettent sur ce point les hommes les plus versés dans Toeuvre, il n'a pas été nécessaire d employer des termes énigmatiques et di£Eiciles à entendre, car on ne peut comprendre cette balance qu'à la condition d'être parvenu au plus haut degré d'habileté dans l'œuvre. Ceux qui en sont à ce point ne manqueront pas d'arriver à leur but quand ils verront la chose, qu'ils y appliqueront tous leurs efforts et qu'ils seront en état de supporter les risques de l'erreur et de se tenir en garde contre les similitudes qui les induiraient à se tromper. Malheur à ceux qui sont dans l'état d'ignorance, et le ciel nous préserve d'être au nombre des ignorants !
Sachez que la chose peut sortir de la seule bsdance du feu dans toute sa perfection; mais, le plus souvent, elle ne saurait apparaître à l'aide de cette seule balance , à moins que ce ne soit dans sa forme et non dans son action. Si on réunit la balance de l'eau à celle du feu, il est de toute certitude que la chose en sortira dans sa forme la plus complète , à moins d'une erreur de la part de l'opérateur, et tout cela se produit en un clin d'œil. Sachez ceci et vous comprendrez ce que j'ai dit sur la balance dans le Traité des balances, livre qui suffit à lui seul.
Ce que je rapporte ici est en contradiction apparente avec ce que j'ai dit^ dans cet ouvrage, parce que tout est ici divulgué et mis à découvert, selon Tordre que j'en ai reçu.
En tout ceci, cher frère, le principe fondamental est que les éléments de la pierre soient bien purifiés et dégagés des huiles qui la corrompent et qui l'empêchent de produire complètement son effet : c'est cela qui exige des opérations longues et courtes. Certes, cher ami, la vraie substance, lorsqu'elle est pure de ces huiles qui la vicient, est une chose qui teint, et si
elle n était pas ainsi , les opérations ne sauraient lui donner cette vertu ^*^
Qw) Dieu le Très-Haut t'aide en ceci !
Fin.
Louange à Dieu l'unique; qu'il répande ses bénédictions sur notre seigneur Mohammed, sur sa famille, sur ses compagnons et qu'il leur accorde le salut!
^') Suivant une note du copiste, une bonne partie de 1 ouvrage manquait à la fin. Le moi fin est d'une main étrangère.
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