‹ Histoire des sciences v. 3Chapitre 16 sur 38 · TRADUCT1U · texte numérisé non relu

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j'iluel, jusqu'il re qw^ le mélange soit intiau* t*l qm^ l'on ait un tout lioiungène. Lp but h atteindre ici est de réunir resprit au corps el fie le** faire fondre enseinl»!*'. LVau t)Ianchit \vs deux éléments, Tair les assouplit el les afïine, le feu les rend rouges après ([uils l'-taient blancs. Cest îdnsi t(u*il faut entendre la division de leur pierre *m quatre natures. La tern* tire son ori^une du froid et du sec; Feau du froid et de Hiuinide; i'air, de la chaleur et de rtuimidité, et le feu, de la chaleur et de la sécheresse,

69* sec lion, — Quant aux opérations terreuses et ii celles qui sor»! a U lois terreuses et aniiuah^s, elles sont nondïix'uses. Je vais citer ce qui a vU* dil de ropération dans laquelle enlrenl 1(* mercure» cVst-à-dire le ruercure des marchés, le soufre, c'est-à-dire le soufre des marchés, f arsenic, cest-iîdire farsenic des niai*chés, et l'alun, c est-à-dire lalun des maichés, bien rectifié. Je parlerai aussi de fopéralion dans lacpielle on ne fait pas entj'er ces trois choses et tfui s'exécute sans désagrégation, ni fixittioTr. Ne vous y adonne/, pas et ne croyez pas c[u un lionune pieux , uiodeste et bien élevé puisse en tinM^ profit, si ce nVst avec le coucoui^ flu mei'cure seul. Si l'on n'emploie pas tle mercure dans ropération, elle ne réussira jaJtiais d\n»e façon complète. Mais si Topéralion emploie une partie de ces choses, il faut qu'il y ait un corps (nn'tallique), tel que for, largent, les deux plond»s (plomb et étain), le cuivre» le 1er, ta marcassite, le talc, le verre ou le sel; il faut que la combinaison soit bien faîte, (pie la désagrégation et la fixation aient été opérées sûremmt, jusqua un point tel que le produit résiste au feu et ne s y brûle pas, mais qui! fonde comme de la cire eu se combinant bien. Vlors Topération sera bonne et le procédé sei'a efficace, pour l'opération animale et ropération terreuse, ou pour toutes les <leu\ l'éunies (en opérant aulrement).

Les choses pourraient bien élie teintes, mais d'une teintuie *jue les gens pieux et moclesles ne saui'aient accepter, car elle ne tiendrait pas : cela arriverait parce que vous n auriez pas opéré selon le vrai procédé, mais seulement suivant le procédé vulgaire.

70^ section. — Quant aux poi<ls et aux moyens de faciliter la désagrégation el la fixation, chaque philosophe a, à cet é-gard, son opinion et son procédé; il en est qui avancent l'opi'ration, dautres tpii la reculent; les uns prolongent, les autres abrègent. Mais le mode est le même et la voie unique

THA1TES d\\ij:hi\he ababh:.

Celui qui manque cette voie st^ra iU^eu et perdra tout, sans arriver au l)Ut . ce but qu<^ roii nomme la limite exlr^îne.

7 P section, — Ou a comparé les nme,s et les corps, quaod ils se réunissent et se transforment pour devenir un tout lioiuo^ène qui ne peut plus ^tre divisé, aux morts que Dieu ressuscitera au jour du jugement dernier. On rendra les îimes aux corps affinés, qui ne mourronf plus par la suite, el cela parce que les esprits légers se seront niéfés ;'i des corps également légers. Aussi ils seront immuables, soit dans on bonbeur éternel qui se renouvt^lleni sans discuntitmer ; soii flans un cbâiinieni douloureux, qui s'augmentera sans cesse. Dorénavant les esprits ne seroîit plus séparés des corps, comme ils rétaieni en ce monde, où les esprits étaient simplement <*n contact de voisinage avec les corps, sans être condiinés intimement. C'est ce contact d(* voisinage que Ton appelle mélange, rlans la langue cour<inte.

Telle esl la t[ualité de Topéj^ation qui, birsquon en est maître, est la limite extrême dont il a été parlé. On a dissimulé la vérité, on a composé là-dessus tles bvres énîgmatîques et embrouillés; enfm on a fait tous les elTorts possibles pour ne pas être compris du vulgaire. On a dit : C'est uti tré'sor fermé (pie Dieu seul peut (juviir h «'elle de ses créatures qui lui plaira; il est vAu\ qui ouvre tout et tpii sait louL

72* section. — On |>eul eouq>arer fétixir a un peuple d*boinmes forts e| unis, (loivt les avis, les paroles et les désirs sont identiques; qui ont les mêmes caractères et les mêmes natures; qui peuvent dire en secret comme en public les mêmes choses; cpii nnt arracbé de leurs poitrines l'injustice, et Av leur cœur la mollesse et la ti'abison; qui n'ont (fiiutre soue^i que de se bien conseiller les uns les autres; qui, lorsqu'ils ont fait prisonnier un de leurs ennemis kii rendent le bien pour le Inen, le mal pour le mal. Ils sont ainsi laits vl tel esl leur caractéi^e accoutumé, dont il leur est impossible de cbanger. Ces honnnes forts rencontn*nt un peuple dlionnnes faibles, perlides, bostilcs les uns aux autres et cherchant à se tromper mutuellement. Le souci de chacun cfeux est de faire périr son voisin, sans s'incjuiéter s'il ne causera pas ainsi la perte de tous, en sorte ([u'îl pourra périr avec eux. Kux aussi sont ainsi faits qu'ils ne peuvent changer leur manière d*étre. Or les hommes unis vaincront sûrement les hommes divisés, les subjugueront et les ferrynt prisonniers.

TKADrCTION. ^^^^M im

\ïv même Ft^ixir, dont toutes les force;» sonl unies suus st» runfrarîer» arriveni ïi dotiipter les iiîilures divisées et les obligera à transformer h^uv naUii r pour prendj^e la sienne. S'il est mis en présence d*un corps faible, (]ue le feu aura désafrrégé et amoindri, et que ce corps faible ait des natures divi- Si''es et hostiles les unes aux autres et contraires, cbacune de. ros natures lâchi*ia de transformer félixir en uni' nature identique a la sienne, (*t e«"la sans le secours rli^ ses voisines; aussi n'aura-t-elle point de force. Vu rontraire, une petite ([uantité crélixir aura une grande action sur une masiîe considérable tle ces natures et les assimilera l'i sa propre nalure. Si félixir est rouge, il tf^ndra Tobjet en or; s'il esl blanc, il le teindra en argent.

75* section. — Si quelqu'un de faible intelligence, d'entendement obtus et df peu d expérience, soutient que ces esprits, ces corps et ces pierres ne ])i'oduisent aucune action, fpiisne vivent point, tpjUs ne se connaissent point entre eux ni ne se l'enienl, tpi*ils ne s accordent ni ne se désaccordent. qu ils ne s'accuciHent ni ne se fuient les uns les autres, il n'a quà expérimenter cela sur le feu et il verra de ses yeiLX tout ce qui viciil (fétrr <liL Kn elTet, le feu décide de la natuie des choses; il rend plus homogènes et plus résistants les corps qui ont pour nature rafFinité et la similitude: il aide, au contraire, h se diviser les corps qui ont pour nature la fliversih' et la répulsion.

7 â^ section. — l/élixir rouge tend par similitude à se luélanger A la coul»'ur rouge, que fargent renferme intéjMeureiiient. De même quon ne peut séparer le rou^f de lai-gent de sa partie blanche, de môme on ne peut fîiire disparaître reflet de l'élixir et sa teinture. C'est f<Hixir qui fait apparaiti'e la ctiuleur rouge interne et cest grâce à sa force quelle peut devenir appari'nti'. I)(* même rélixir tend par similitude à se mélanger h h coulrur hlatirbe intérieui'c du cuivre. Aussi lorsque le cuivj'e en est ttnnl, iminrfliatement il devient blanc en se mêlant à l'élixir, et persomir ne pourra faire disparaître par aucun moyen cette teinture, tant le iin'lange i*st intiint-, et Dieu

75* %evtion. — Quand vous connaître/, le comtnenceuieni i^t la Iîti de l'opération, que vous connaîtrez les esprits et les corps qui lui con\ieimenl, &a. . . . ,, sa teinture, sa purification, sa combinaison, sa désagrégation <*l

sa fixation, que vous saurez ia véritable voie à suivre dans 1 opération, rien de ia science de iœuvre animale et terrestre ne vous sera plus caché, et vous saurez distinguer le vrai et le faux. Votre science sera certaine , votre <ruvre exacte et vous n'aurez plus besoin de ce livre, si vous l'avez bien compris. Si vous ne lavez pas compris et que le sens vous en ait échappé , je vous trouverai excusable. Mais si vous ne le connaissiez pas et que vous n'ayez pas pratiqué cette science, ne dépensez ni votre argent, ni votre peine, pour peu que vous ayez le moindre bon sens et la moindre intelligence. En efifet, ce livre renferme lexposé de toute la science de l'œuvre et de tout ce que contiennent les autres livres. Je demande à Dieu qu'il vous éclaire et vous dirige , de façon à comprendre ce livre ; car Dieu peut tout ce qu'il veut. Il me suffit comme appui, et quel meilleur directeur pourrais-je avoir?

Fin du Livre de la Miséricorde écrit par Abou Mousa Djàber ben Hayyân (Dieu lui fasse miséricorde!).

Louange à Dieu le maître des mondes! Qu'il répande ses bénédictions sur le seigneur des envoyés, le sceau des prophètes, celui qu'il a choisi parmi le reste de ses créatures, Mohammed! Que Dieu répande ses bénédictions sur lui et sur sa vertueuse famille!

JCTIUN.

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