LIVRE DU FEU DE LA PIERRE
Au nom du Dieu clément et miséricordieux !
Louange à Dieu, qui peut tout, qui sait tout et qui fait ce qu'il veut, et comme il lui plaît. Que Dieu répande ses bénédictions sur Mohammed , son prophète, sur sa famille, et qu'il leur accorde le salut!
Avant cet opuscule, nous en avons déjà donné deux autres, dans lesquels il était traité de deux des grands principes : le mercure oriental et le mercure occidental. Dans ce troisième opuscule, nous allons parler du troisième principe, l'un des plus importants, le feu de la pierre, qui est la substance de la teinture. Il faut, ô mon frère! que vous examiniez attentivement ce que je vais dire, que vous vous pénétriez bien de sa vérité et de sa sincérité, afin d'agir conformément à ce qui sera établi, et vous arriverez au traitement le meilleur de cette partie de la philosophie Les philosophes ont nommé cette teinture, soufre, soufres, feu qui consume, éclair qui éblouit, pierre de fronde qui brise et détruit les pierres et laisse une trace éternelle de fracture, etc. Mais les hommes en ignorent la préparation, le mode d'extraction du minerai, fhuile dont elle est enveloppée, comment on la transforme en eau et comment on la désagrège, afin d'obtenir la teinture complète et le mélange parfait. Or ce livre est spécialement consacré à toutes ces choses, dont aucun philosophe n'a parlé en cjuoi que ce soit. Quant à nous, nous avons déj«\ parlé de ces opérations dans les livres relatifs aux animaux en exposant les bases de cette section; mais tout cela
n'était que métaphores, énigmes difficiles, faciles et moyennes, tandis que ce que je rapporterai dans les quatre opuscules actuels, et en particulier dans celui-ci, est un commentaire de commentaire, une glose de glose.
TRADUCTION
Tout ce qui était éiiif;;iuiitique sera éclairci et ou ne conservera plu» le moindre doute. Retenez ceci et soyez-en bien persuadé» vous ne vous écarteriez pas de la honne voit* t'L vous ne vous égarerez eïi aucune manière, jVn jure par mon mailre (que suj" lui soit le salut! ). Comprenez, ce qut- je \ais dire, Sachez que le feu*'^ de la pierre, dont j'ai parlé dans tous me^s livres sous une forme allégorique el obscure, neslexlrail quavec Thuile, et cela a cause de son affinité avec la chaleur; car le feu est ce qui resseniblo le plus à la clialeur de tout ce qui n'est pas léu proprement dit, ou *jui n'appuilienl pas à la nature du feu. L'huile est opposée au feu, plus encore' (jue ne Test cette eau (de la teinture), cai* celle-ci contient une purlie de la nature du feu. Si elle ne fournissait pas falinienl des (teintures), elle serait pîueilk' au feu; celui-ci n'aui'ait aucune action sur ell»', et ce sérail plutôt à l'Iic
d exercer une action sur lui. Sachez cela Si les choses sonl ainsi
qu*^ nous venons de le dire. . . , . (félixir) ressendilera au feu.
Sacht^z que sa cuuk'Ui* est jaune comme celle de la perle il se dis-
tin;^e de riuiile. Mais quand (féUxir) est mis avec fliuile, il se mélangea elle et il allaiblit la couleur roug*' de l'huile. .... Vous \<'rrez ailleur> une opinion différente, en op[)osilion avec celle que nous exprimons dans ce livre, au sujet du feu spécialement, vl aussi a\ec ce que nous a\uns dît dans nus autres ouvrages, .... La voie que nous suivons ici est la \oie que nous avons suivie dans nos autres ouvrages et dans tous nos livres; c est la voie de la vérité, de la clarté el de la démoiislration. Sachez quaprôs ces quatre upuscules» je n'ai plus conqjosé quun seul hvre, condensant tout ce (jui est relatif à 1 opération de la grande question. Mes cinq cents ouvrages exposent les idées de mon maiti'e (que les bénédictions de Oieu soient sur lui!) et ne contiennenl rien de ce que je \iens de dire» car je nai été, en ie^ composant, qu'un simple éditeur et uii copiste. J'ai vu. en elfet, en nmltipliant le nombre de mes livres, en les allongeant et les renipliss^mt de faits, que personne ne pouiraîl arriver a en tlégager la vérité, à moins d'y consacrer toute sa vie, d*avoir une intelligence supérieure, d'y a[>[)li(|Uer toute son étude, de veiller nuit et joui' et de renoncera fréquenter ses amis, se privant ainsi du bonheui' complet. Comme j'avais eu à subir de terribles épreuves et des revers de Ibrtuîie, j'ai fait vn-u, si le Ciel nTen délivrait, d*éclaîrcir la grande question dans cl<'uv livres ; l'un deux, intitulé Les Quatre
(^^ Voir, pour le feu svDjlji>!i*nit\ Cimiûrlu»», i',ulL des Ahh, (frea , h*a<l., |>. '79, "ifS.i. etc.
ALCHIMIE. — m, 2* [partie. u5
TRAITES DWIXHIMIE ARABE.
Principes, devait suffire à rhoiiiiiie supérieur qui y li'uuverait un résumé, eX raiderait à comprendra" tout ce qui étaiï dans mes autres ouvrages. J'en juri' par mon maître, un tel livre est nécessaire poui* Tétude de cette science, afin de p<'i*metlre de saisir ce qui a (ité écrit à son suj<?t. Toutes mes connaissances sont réunies dans des livres peu volumineux et qui exposent d une manière claire les principes; aussi peuvent-ils ser\ir de base et de matériaux. Dieu m'îiyant déli\Té de mes angoisses, je nie suis mis à 1 œuvre en composant ces quatre opuscules sur les cpiatre principes. Comme j'en parlais h mon njaîlre et tpie je l'inlbrmais de mon vriiu» il me dit : «0 mon frère! le vœu que vous avez fait et l'intention que vous avez eue, c'eût été plutôt a moi qah vous de les mettre à exécution; mais c'est un honneur que je ne veux pas vous ra\nr. Faîtes donc ce que vous avez résolu, spécialement en ce qui touche cette grande question, .... Appuyez-vous sur mon autorité, pour tout ce que vous voudrez, en vous servant de tous les livres écrits sur toutes les sciences, et gardez-vous de composer un autre ouvrage après celui-lri; car après celui-là, il ne saurait y i>n avoir dautres. »
Je me mis à Tœuvre et je commençai aloi's ces quatre opuscules. O mon
l'rère! si vous avex compris. , et que vous n'ayez pas besoin que ma
sinciVité ^ous soit démontrée, c'est hien; mais s'il n'en est pas ainsi, cher lecteur, tout ce que vous découvrirez dans ces opuscules vous sera, jVn jure par mon maitre, absolument irmtile.îi moins. , , (que vous ne comprenieat) des choses incertaines et demeurées incommes h mon maître vi à moi.
Hevenotis maintenant au sujet que je traite et à l'extraction de
riuiile. Sachez que son ;^oi\t est extrêmement amer, et ne croyez pas qu'il s'agisse, j'en jure par mon maître, d autre chose que du goût de ce qui esl gnùté et qui faiî impression suj' les luettiîs. Kii outre, si celte chose con* tient de la terre, i^lle ne peut plus être échaullée par l'acïiott d*^ la chaleur du feu. Klli* se répand alors dans le récipient et s'étale. Lorsque lagent st»cret latleint, elle entre en el]iervescence. Si vous n agissez pas a\ec pi"»'*caution, vous la détniisez, el il s'en échajipe un esprit léger, que vou^ voyez se répandn^ dans le récipient, au moment où le feu devient iiitens**. Ce qui s'écliap]}e ainsi nest pas l'esprit proprement dit; car si fesprit sVtail dégagé» et que vous vouliez le mettre dans un autre i"4'cipienl et le soumettre ii un U'u violenl. il ne produirait plus le môme ellet. Mais si relVcrvi^scenre se profluil au nitHueiit de 1 ecliauirement, ce sera alors l'esprit ((ue vous aurez cerlainement (fixé sur la pierre) et qui ne pourra plus s'en séparer.
Textraction de son humidité, ^'\ tout est gâté : non parce que l'opération est mal conduite, ou parce qu'on obtient un autre produit, ou qu*on n obtient rien du tout, mais parce que l'humidité brisera le récipient, et qu'on aura ainsi perdu sa peine. Il en est ainsi dans bon nombre d'opérations; aussi nous avons-vous recommandé dans beaucoup de nos livres de ne pas vous effrayer des choses importantes, et de ne pas dédaigner les petites choses. Tout ce qui est dit en cette place et tout ce que nous disons ici s'adresse uniquement au savant, non à l'ignorant. Le savant, en effet, peut se laisser détourner de la bonne voie et obtenir autre chose que ce qu'il cherche , par suite de la brièveté ou de la facilité qu'il rencontre; sachant bien que cela ne lui causera aucun dommage et ne l'éloignera pas du résultat auquel il tend. Il s'oblige à des choses viles, parce qu'il sait que l'objet important ne peut être achevé qu'en tenant compte de cette chose infime. Quant à celui (]ui est ignorant, il vaut mieux pour lui qu'il ne s'expose pas à exécuter une opération qu'il ignore; s'il le fait, il ne faut pas qu'il s'écarte, ni peu, ni beaucoup, des paroles du savant, pour suivre son idée persoimelle, et qu'il s'imagine que peut-être il arrivera ainsi à son but. Le savant, en effet, est srTvi par une science dont il peut faire emploi pour se guider, tandis que l'ignorant n'est assuré d'avoir compris les paroles du savant, qu'autant qu'il est arrivé au but indiqué pai' le savant. Les choses sont exposées dans ce livre ; de telle façon cjue si vous avez soin de l'étudier, h cause de l'insuffisance de votre science, vous saurez si l'opération de la pierre a atteint le but. Mais si vous ne vous servez pas du livre, vous verrez le dommage que vous causera l'infraction à nos principes, attendu que ce livre vous fait connaître la valeur exacte de cette infraction, ainsi que les diverses voies à suivre et le but auquel chacune d'elles doit vous conduire.
Maintenant que nous vous avons fait ces reconniiandations indispensables, nous allons parler de l'extraction de la teinture tirée de l'huile. Lorsque l'élixir sera extrait de l'huile, dans la préparation de la pierre, et qu'on y aura fixé la teinture, son extraction fournira un produit pur et exempt de tout résidu; voilà ce que nous disons. Vous prendrez pour mêler à l'huile une portion des eaux décrites dans nos livres, et que d'autres ont aussi décrites. Lorsque vous l'aurez prise, mettez-en trois parties avec une partie d'huile, agitez convenablement et fortement; le liquide s'épaissira, comme le fait
^" Transformation du sulfure eu acide arsénieux, par fusion et j^riUoge?
TRADUCTION
riiuile trulivc cuite aver uiir eau alcaline. Aussi a-ton t\U : opérex comint' Iqs fabricanls de savon. Sachez ceci et n ayez pas le moindre doute h ce sujet. Si le iitpiide est fixé au moyen du feu, lorsque l'huile se sépare, s'épaissit, se solidifia et devient pareil li* i\ du terreau, elle subit une transforuiation, jeu jure par mon inaître, dans sa consistance et sa hlancheur. (jeci est une partie de Textraction de Tliuile d*' la pierre. Vous y mettez ensuite de la saunmre, en employant pour le sel du s*'l marin rouge seulement : on nomme alors ce produit le lait fie la Vierge immaculée. Ensuite leau contenue' dans la teinture est séparer, ainsi (pie les résidus de l'huile. Faites à ce moment comme un lait pour le marc de savon; rassemble/ le tout et mettez-le reposer dans un endroit abrité, durant trois jours. Toul le feu s'amassera a la surfact* tht feau : \v pioduit sera jaune et dépouillé de toutes ses impuretés, qui tondieront toutes à la partie inférieure du récipient, la partie la plus légère restant entre k' feu et feau. Recueillez le feu h la surface de feau; car il surnagera, connue surnagent les pellicules de vert-de-gris à la surface du vinaigre, dans lecpiel on a flissous du vert-de-gris. Nous avoTïs parlé de cela à propos d<^ l'extraction de ce qui donne la force pour faction. Mous avons alors voulu sinqdement présenter cette opération sous forme allégorique; mais ici tout est clair et précis: reconnaissez-en la valeur. Quand vous aurez cette eau, détruisez-la, car vous navez plus besoin de cette nau, ni du résidu (]uelle contient; cest là une chose superflue.
Gardez-vous de montrer ce qui est dans ce livre à ceux qui n en sont point dignes: cest là, j'en juro par mon maître, une chose cpie je repousse; personne <ivant moi ïi'a lait mention de ceci, et personne après moi ne le
fera Maintenant <|ue nous sommes arrivé h ce point, nous termini'-
rons cet opuscule {après lequel \ rendra celui] qui est le dernier des quatre compris parmi les cincj cents livres. Louange à Dieu, le maître des mondes! que lYwu n'pande .^es l»énédictions sur notre seigneur Mohammed!. ....
LK LIVRE Ui: LA TEtîBE UE LA tUEnïlE
Au nom du Dieu clément et miséricordieux!
Louange à Dieu, le maître des cîeux, de la terre et de respace intermédiaire! Bénie soit la meilleure de ses créatures, Mohammed, son prophète, sa famille, et tpi'll leur accorde le salut!
:l''n TKAITES D ALCHIMIE AIIABE.
Ou a vu exactement darrs notre livre poun|Uoi on a besoin du présent opuscule, car cest le principe et la base sur laquelle est édifiée la construction. H en est de uiênie pour la terre à Tégard des trois principes, car rien
ne serait établi à son sujet Nous avons parié à maintes^
i*eprLses, dans nos livres sur les animaux, de l'opération de la terre et du
lilancbiinent de la uiagnésie Le meilleur résultat parmi
ceux quils contiennent, o mon frère! cest cette opération vraie, sans obscurités ni énigmes car les paroles (de Dieu) indiquent la
vérité évidente et la voie droite* N j manquez pas et avec cela vous n avez
pas be^soin Vous arriverez à blanchir la magnésie dont
tous les philosophes ont voulu parier, si vous opérez connue Dieu Ta dit dans son livre éternel. Pénétrez-vous bien de ce qui est dans ce livre, vous comprendrez ainsi re que nous avons voulu dire et vous n échouerez pas. Ce nest dVilleurs là qu'un commentaire, pour ceux qui coiujaissent le sens de ses paroles. Sachez ceci. Parmi les paroles de celui dont le nom est jrlorifié, on trouve : «Tu verras la terj'e desséchéïe; puis lorsque nous y ferons descendre de IVau. elle s ébranlera, se ^^onlh'ra et l\*vd ^rermej- toute espère de végétaux luvuriants^^', w Voici toute lopération de la terre et tous les indices qui en montrent les degrés appai^ents. 11 ny a aucun doute à cet égard; mais qui pourrait vous m» doimrr, fùl-il prophète par son intelligence, et doué d'une science claire? On ne peut rien dire de plus probant, i\v plus clair, lie phis présent et de phis «bloquent tpie ces paroles, lors([ue Ton sadi'esse à un savant dans cet ordre tU* elioses. Ceux-là, seuls, ont besoin d'un commentaire, qui n'ont aucune expérience de la teinture des philosoplies, ni de bnrr opération nit^r^eilleuse. Nous allons vous uïontrer cela et vous faire voir (Tune manière claire eî certaine les signes relatifs à celte terre; si bien que le sot n'aura p^ts besoin d'aufies renseignements, h plus foi le raison Fhoniinr lin et éclairé.
Sachez que le îraiteiïienl de la terrr par Feau sv fait de deux manières; fune consiste à griller la terre. On détermine son agitation et son gonflein**iit, c^oimnr il a été dit, t^n y versant ensuite de feau : il faut que cette eau s évapore et que la terre n'en retienne pas le poids, lorsqu'elle a été gonflée. On augniente ainsi sa f(uantité (c'est-à-dire son volume) et cela par faction de la chaleur, comme vous le voyez chez tous les êtres vivants; la
^' Coriut, souralc xxii, verset 5,
TRADUCTION
quarililo aagmeiik' ainsi d'une manière complète et dans rensenil)l*\ non par parties et par desaccroisseiiienb locaux. D autres disent que les gens qui ont émis cette opinion se sont trompés; les particules ne s accroissent pas en nombre; elles ne font que s'écarter les unes des autres, surtout lorsque Tt^space environnant le permet. Quant à la densité, ils ont dit cju'elle tend à s'acrroîti^e, silon met quelque chose de lourd pardessus la terre; ou bien encore par l'elTet du froid, de fa^^lutination , de la rontraclion et du mouveiiirnl. La cause de la légèi*eté^'J est le contraire de tout cela. La chaleur que vous ilonnez à la terre n'en augmente nullement le poids, bien que son volume s'accroisse , ainsi que sa surlace ; mais sa tieiisité dimirme , par suite du manque de cohésioti, ou de la désagrégation qui est une des causes de rallègement. Il est donc impossible daugmenter la densité de celte terre par une élévation de chaleur, ou de température* On a dit que la cause de laugmentation de sa densité piovenail du contraire de tout ceci. En effet, quand \ou*^ ti'idtez la ferre par l*' feu, le feu la désagrège par faction de sa chaleur et fat tire a lui : il établit une séparation entre elle et les pallies du froid. Car c est Tune des caractéristiques du feu que de séparer les parties dissemblables et dr ri' unir les parties semblables. Si donc, par la chaleur et la division, qui ♦*st une cause de légèreté, vous sépare/ f humidité, il restera le chaud et le (roid, qui est la cause de la lourdeur, et la densité s augmentera. Us ont rlit c|ue fécarternent des parties n avait pour objet que. .... ; or ces parties, bien
qu écartées, augmentent la superlicit^ , . , D'autres disent tpie ceci
»vs! en partie vrai i^l en partie faux; la vérité serait donc atteinte en réunissant les deux opinions. En eflet, le feu, sHI sépare les parties de la chîileui
et les attire A lui, ne peut attirer (les parties tle la terre?). . .
, . . . . Certes, Oîi a établi que cette terre était composée des cpiatre natures Le feu réunit les choses semblables et sépare les choses
dissemblables; or, dans la tenv, il y a une chaleur accidentelle et une cba
!♦* DtitH lout ce passage règne une confusion t'oiilinuelle e titre ll'ttcrroisîMPiinicnt en poids tibsolu ilu corps et l'acci-oissemeiit dp sa densité, tléâî;^née par le même mot ijne le poids. La lég^^?të, c*est-à-dire ta diminution <le densité, c»l confondue pondit tement iiver U diminnlion dp poid*». L'ui*croi!iseni«it de ta quantité dt* la matière et taccroisseuient tl€ ^on volume sont aussi désignés par le>i inènitis moE^; iiîn«ii e[ae
luîs ptiénomcnes inverses, de leur côté* — KnHn tea idées et !es théories de t au leur mw ta ctialeur réputée inliérente aux corps, opposée à 1^ clialeur qui teur est communiquée p ir le feti^ et aux propriétés ani-ilogues du froid, viennent acrroître ta eom])lienlion et rendre tout»* traduction nette impossible : car il s'agit d'une métaptivsique spéciale, dilTéreute de la notre et en opposilton avec nos idées physiques actuelles.
leur naturelle Exposons le traitement d'amélioration et le traitement de corruption. Si la chaleur accidentelle qui se trouve dans les parties
de la terre est augmentée la terre se désagrège complètement , et
cela par suite de lair ([ui écarte les parties destinictibles. Telle est la cause de la légèreté de la terre ; elle devient plus légère par la perte des parties que le feu fait disparaître; mais en même temps que le feu produit cet effet, il agglomère les parties froides avec celles qui sont chaudes par nature et non par accident, et cette agglomération est stable. Le froid de la terre apparaît à sa surface, à la suite de lexpulsion de sa chaleur interne propre pai' la chaleur extérieure du feu. Sa chaleur propre est celle qui est renfermée dans son intérieur. S'il n'en était pas ainsi, il serait impossible à la terre de faire pousser les plantes et de les faire sortir de son sein, par l'effet de la décomposition et de l'humidité. Sachez ceci. Le froid mélangé avec une nature fait apparaître la cohésion entre les parties semblables; tandis que l'air, au contraire, introduit entre les parties désagrégées, augmente la surface du corps, en en distendant les parties. Mais la densité s'augmente par l'accroissement du froid et de la cohésion du corps terreux. Voilà ce qu'ont dit les partisans de cette opinion, et les autres n'ont pas pu les réfuter ^^^
(') Les (IcTiiiers feuillets du manuscrit ont livres. Ct^s nombreuses lacunes eu ont nalurelieété tellement uses sur les bords qu'il re^sle à ment rendu la traduction très confuse et incer
peine la moitié du texte, des deux derniers taine.
228 TRAITES DWLCFÎIMIE ARABE.
H. U livre (TFJHabfh. , ta
ILI» Le livre d^Ostanés, — Orïg-ines persanes , i ^
tV. Extrait dn mj. ÎÙlà du suppUmmt arabe de Paris. — Le iÙlk\n^, . l5
Les ouvrages arabes altrilmés k Djober, — Son caractère légendaire* — Ouvrages Inlins d une époque pustérieure et apocrvplies. ..,,,. 16
r*es ouvrages arabes ont un caractère diltcreiit , congénère de ceax des BxiianHns du vu" aiècle. — Ils ont été écrits entre le ix* et le xii* siède. . 17
L Le Vivre de fa Royanfr 18