TITRES HES OUVRAGES COMPOSES PAR LES SAGES
Les ou\Tages que nous avons vus, qui ont été vus par de nos auiis clignes de foi, ou qui sont cités dans les livres des savants en alchimie, sont :
]'' Le livre de Dioscorus sur iaïuvre; 2°^ le ii\Te de Marie la Copte avec les sages, quand ceux-ci se réunirent auprès délie; 3"* le livre d'Alexandre sur la pierre; 4*" le li\Te du Soufre rouge; 5** le livre de Dioscorus, lorsquil fut interrogé sur diverses (|uestions par Desios (SynésLus); 6*" le livre de Stéplïanus ; y"* le livre de Feranis Es-Semâï; 8' le livre de Semos; 9" le grand livre de Marie; 10" te livre de lîothour (?) bcn iNouh; t T le livre des Anecdotes relatives aux philosophes de Tœuvre; i 2* le livre d'Eugénius; l'S" le livre de Tsemoud; 1 4*" le livre de la reine Cléopâtre; iS" le livre de Magliis; 1 ii" le livn' de Saqras (?); j y" le livre de Balqis, reine d'hgypte. Ce hvre commence ainsi : « Elle t^ra\itla montagne »; iS^'le livre des éléments de Zosime (Rimes); 1 9" le livre de Setf^ius, originaire de Has El-Aïn, à févêque Qouirî d'Edesse; ^o" le livre de Seqnas sur sa philosophie, à lempereur Adrien; 21" le grand li\Te d*Arès; 2 a*" le petit livre d'Ares; 2 3' le livre d*Andréa; ai'* le livre de^'L ..... . î*i Mariba; 2 5" le livre de Nadirès le Sage; 26° le
livre du Nazaréen, livre (hms lequel il est dit tpie la philosophie est une philosophie conforme à son nom (?); ay^ le livre du Compagnon dn Mlh-
rai); *iH" le livre d'Andréa , un des habitants d'Ephèsc, h Nicéphore;
a 9** le livre des Sept frères sages sur l'œuvre; 3o° le livre de Oémocrile sur les épîlres; Si" le livre de Dousimos (Zosime) à tous les sages sur Ittuvre; 3 a** le livre de Kermanos, le patrice de Rome, sur Tcpuvre; 33" le livre du moine Sergius sur Ticuvre; 3/^ le livre du sage Maghis sur Tœu^Te; 35° le li\T(* de rppître de Rilàkhes(?) sur Tcpuvre; 36° le livn* de Théophile sur Tanivre; 3 y" le premier livre des Deux mots; 38* le deuxième li\Te des Deux mots; Sg"* le livre de Tépître d'Alexandre; 4o** le livre de Bethrànos; ài"* le livre de Qeban {?); ii** le grand livre de Heraclius (Hercule), divisé en quatorze livres; 43** le grand livre de Sergius (Segrès), au sujet des songes
"* Li's points (liarrilir|urs font 4éfaut,
TRADUCTION
relatifs il IVruvre; kà" le livre de Sergius (Serkhès) sur Ttruvre; ^^' h livi*e lie Djâiiiàscb sur rœuvrc.
HISTOIRE DE DJÂBER BEN BAVIfÂN ET LISTE DE SES OUVRAGES.
Son nom était : Abou AbflaHah Djàber hen Hayyân ben Abtiaitah El- Koufi; il était connu sous le nom crKç-Çoufi, Lrs aut(*urs ne sont point dW cord d son sujet. Les Cbiites prétendent {[uit fut un de leurs îiolable-s et un de leur;* cliefs^*^ de doctrine; ils disent tiuil fut un des conipatînons de Dju'fiu* Ec;-Çàdeq (que D'mu soit satisfait de lui!) et qui! était un des lialutanis de Kouta. Un groupe de pbilosupbes assure, au contraire, qull lut uu des leurs et qu'il composa des ouvrages sur la rhétorique et la pliilôsoplûe. De leur côté, les adeptes de Tari de fabiiquer for et f argent revendiquent pcïur lui la suprématie dans cet art, »i Tépaque où il Wvait; mais ils disent qu'il avait du toujours se cacher. Ils ajouti^nt qu'il allait sans cesse de ville en ville, ne séjournant jamais itjngtemps dans un même lieu, dans la cniinte que le souverain n'attentât à ses jours.
Selon certains auteurs, Djàher faisait [>artie du groupe des Bannécides, auxquels il était entièrement dévoué, et en paiticulier, à DjaTar ben Yahya. (]eux qui sont de cet avis ajoutent que par son maître DjaTar, Djïiber entendait parler du Barmécidc de ce nom, tandis que les Chiites estiment qull voulait indiquer Dja far Ec-Çàdeq.
Une personne digne de foi et qui s'occupait d'alchimie m'a racunte que Djàher habitait la rue Bab Ec-Cham, dans le quartier dit Quartier de for. Elle f^jouta ((ue Djaher rési riait le plus souvent a Koufa à cause des excellentes conditions atmospli*niques de celte \ilie, el qu'il y prépîu^ait sou élixir. liOrsqu'on démoht a Ivoidii le portique tians lequel on trouva un mortier d'or du poids d environ deux cents rotls, ce même honuue me dit que f endroit où on l'avait trouvé était rempiacement même d«^ la juaison de Dji'ibcr ben Hayyàn, et que Ton ne trouva dans ce portique! que ce mortier et un laboratoire pour la dissolution et la combinaisoiL Ceci se passait sous le règne de 'Izz-Eddaula, fils de Mo'izz-Eddaula. Abou Sebekteguin, le chambellan, ma dit que c'était lui-ménie qui avait retiré le mortier pour en prendre possession.
Il)
Le texte doûi!ie te mot qui signîBe t porte», c'est-à-dire guide.
Un certain nombre de savants et Je grands libraires ni ont assuré que cet homme, cest-à-dire Djùber, n avait jamais existé en réalité, Dauti^es disent que s'il a e?dsté il n a jamais composé d autre livre que celui de la Miséricorde; quant aux autres ouvrages qui portent son nom, ils seraient rœuvre de gens qui les lui ont attribués. Pour mon compte, je dis quun homme de mérite qui se mettrait au travail et se donnerait de la peine pour composer un volume de deux mille pages, en faisant appel a toutes les ressources de son esprit et de son intelligence, sans compter !a fatigue matérielle que lui imposerait le travail de la copie, et qui mettrait ensuite son li\Te sous le nom d'un autre personnage ayant ou non existé, serait un inibé(5ile. C'est là une chose que nul homme ayant quelque teinture de la science n'enti^prendra jamais et ne vouth^a accepter; car quel prolit et quel avantage en H'tirerait-il? Djaber a donc existé en réalité; sa personnalité est certaine et célèbre, et il est rautem" d*ou\ rages tr* s importants et très nombreux. 11 a écrit sur les doctrines des Chiites des livres que je citerai en 1<*uj' lifu et place et des ouvrages sur diverses sciences, ouvrages que j*aî indiqués dans ce volume à Tendroit qui leur convenait.
On prétend qu'il était originaire du Khorasân, et, dans les livres qu'il a composés sur ralchimie, Er-Ràzi dit en parlant de lui : notre maître Abou Mousa Djaber ben Hayyan.
NOMS DES DISCIPLES DE n.UBER.
El-Kharaqi, qui a donné son nom a la rue d'El-Kharaqi à Médine; Ibn 'tyàdh et Kl-Ikiuoiiui.
LISTE DKS OUVRAGES DE DJABER SVh L'ŒUVRE.
On a de lui une longue liste des ouvrages qu'il a composés sur Tœuvre et sur dautres sujets, et il a également donné une liste plus court(% ne renfermant que les ouvrages relatifs à l'œuvre. Nous allons donner une liste générale de ceux de ces ouvrages que nous avons \^s , ou qui nous ont été cités par des personnes dignes de foi :
i* Le livre d'Estaqès, le premier myrte, aux Barmécides; a" le livTe d'Estaqès, le deuxième myrte, aux Barmécides; 3*' le livre de la Perfection, troisième livre aux Barmécides; 4*" le grand livre de fUnique; 5** le petit
TRADUCTION. '
livre de TUnique; 6° le livre de la Base; 7° le livre de TExplication ; 8* Uî livre de rArrangement ; 9° le livre de la Clarté; 10** le livre de la Teinture rouge; 1 1** le grand livre des Ferments; 1 2° le petit livre des Ferments; 1 3** le livre des Opérations par fusion ; 1 A° le livre connu sous le nom de Troisième; 1 .V le li>Te de TEsprit; i 6** le livre de Mercure; 1 y° le livre des Combinaisons intérieures; 18° le livre des Combinaisons extérieures; 19" 1«» grand livre des Amalécites; 20** le petit livre des Amalécites; 2 1* le livre de» la Mer qui déborde; 22° le livre de l'Œuf; a 3° le livre du Sang; 2 4'' le livre des Cheveux; 28° le livre des Plantes; 26** le livre de rAccomplissoment; 27** le livre de la Sagesse gardée; 28° le livre de la Subdivision en chapitres; 29** le livre des Sels; 30** le li>Te des Pierres; 3i** un livre à Qalamoc^^'; 32° le livre de la Circulation; 33** le livre du Resplendissant; 3 4** le livre de la Répétition; 35° le livre de la Perle gardée; 36° le livre du Badouh; 37° le livre du Pur; 38° le livre du Contenant; 39' le livre de la Lune; 4o° le livre du Soleil; A»** le livre de la Combinaison; 42° le livre de la Juiisprudence; 43° le livre d'Estaqès; 44** le livre des Animaux; 45° le livre de rUrine; 46° un autre livre sur les Opérations; 47° le livre des Secrets; 48° le livre des Monceaux de métaux; 49° le livre de la Quiddité; 5o° le livre du Ciel : premier livre, deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième ; 5 1 ° le livre de la Terre : premier livre , deuxième , troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième; 52° le livre des Abstractions; 53° le second livre de TŒÎuf; 56° le second livre des Animaux; 55° le second livre des Sels; 56° le deuxième livre de la Porte; 57° le second livre» des Pierres; 58° le livre du Complet; 59° le livre de la Soustraction; 60° le livre des Mérites des Ferments; 61° le livre de TElément; 62° le second livn» de la Combinaison; 63° le livre des Propriétés; 64° le li>Te du Souvenir; 65° le livre du Jardin; 66° le livre des Torrents; 67° le livre de la Spiritualité du Mercure; 68° le livre de TxAchèvement; 69° le livre des Espèces; 70° le livre de l'Argument; 71° le grand livre des Essences; 72° le livre des Teintures; 73° le grand livre du Parfum; 74° le petit livre du Parfum; 75° le livre de la Semence; 76° le livre de TArgile; 77° le livre du Sel; 78° le livre de la Pierre, la vérité suprême; 79° le livre des Laits; 80° le livre de la Nature; 81° le livre de Ce qui suit la Nature; 82° le livre de la Bigarrure; 83° le livre du Superbe; 84° le livre du Renversant; 85° le livre des
>*) Peut-être faut-il lire : « Le livre du Caméléon •.
ALCHIMIE. — III, 2° partie. 5
IIIPII1ICRII «AtlOSALK.
Aromates (P); 86° le livre du Sincère; 87° le livre du Parterre; 88° le livre du Brillant; 89° le livre de la Couronne; 90° le livre des Fantômes; 91° le livre du Cadeau de la Connaissance; 92° le livre des Arsenics; 98° le Livre divin (?); 9/4° le livre à Khâthif; 96° le livre adressé à Djcmhour le Franc; 96° le livre adressé à Ali ben Yaqthin; 97° le livre des Champs de Tœuvre; 98"* le livre adressé à Ali ben Ishaq le Barmécide; 99° le livre de la Désinence (?) ; 1 00° le livre de TOrthodoxie ; 1 o 1 ° le livre de TAmoUissement des pierres, adressé à Mançour ben Ahmed, le Barmécide; 10 a" le livre des Desiderata de Tœuvre, adressé à Dja*far ben Yahya, le Barmécide; 10 3° le livre de TEtonné; io4* le livre de TExposition des accidents.
Tous ces livres forment un total de i i a ouvrages ^^^
Djàber a, en outre, composé soixante-dix livres, parmi lesquels se trouvent : 1° le livre de la Divinité; 2° le livre de la Porte; 3° le livre des Trente mots ; k"* le livre de la Semence ; 5° le livre de la Voie droite ; 6° le livre des Qualités; 7° le livre des Dix; 8° le livre des Epithètes; 9° le livre de TAlliance; 1 0° le livre des Sept; 1 1° le livre du Vivant; 1 2° le livre de la Décision ; I 3° le livre de TEloquence ; 1 /i° le livre de la Similitude ; 1 5° le livre des Quinze; 16° le livre de TEgalité; 17° le livre de la Compréhension; 1 8° le livre du Filtre; 1 9° le livre de la Coupole; 20° le li>Te de la Fixation; 21° le livre des Arbres; 22° le livre des Faveurs; 2 3° le livre du Collier; 24° le livre du Diadème; 2 5° le livre de TEpuration (?); 26° le livre du Considéré; 27° le livre du Désir; 28° le livre de la Structure; 29° le livn» de rAstronomie (?); 3o° le livre du Parterre; 3i* le livre du Pur; 32° le livre de la Monnaie (?); 33° le livre du l^rifié; 34"* le li>Te d'Une nuit; 35° le livre des Profits; 36° le livre du Jeu; 37° le livre des Emanations;
38° le livre de la Réunion Ceci fait quarante livres qui font partie
des Soixante-dix. Viennent ensuite des épîtres sur la pierre : première épître, deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième, septième, huitième, neuvième et dixième , aucune d elles n ayant un titre particulier. Il a aussi composé des épîtres sur les plantes qui ne portent qu un numéro d ordre. Enfin, il a donné dix épîtres sur les plantes avec la même disposition. Cela fait donc en tout soixante-dix épîtres, en y comprenant les dix livres suivants : I ° le livre de la Vérification ; 2° le livre de Tldée ; 3° le livre de TEclaircissement; 4° le livre de la Préoccupation; 5° le livre de la Balance; 6° le
') Ces énuméralions sont incomplètes.
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livre de ia Concordance; 7** le livre de la Condition; 8° le livre de l'Excédent; g" le livre de la Plénitude; lo"* le livre des Accidents.
Djaber est encore lauteur de dix discours qui font suite à ces livres, ce sont : 1° le livre des Apophtegmes (?) de Pythagore; 2** celui de Socrate; ,V celui de Platon; 4° celui d'Aristote; 5" celui d'Arsendjancs ('?); 6° celui d'Arkaghanis (Africanus?); 7° celui d'Amourès; 8" celui de Démocrite; 9" celui de Harabi (Marie?); 10® les Apophtegmes.
Viennent ensuite vingt ouvrages, dont voici les noms : 1" le livre de rÉmeraude; a** le livre du Modèle; ^ le livre du Cœur; l^° le livre du Volume des secrets; S"* le livre de TEloigné; 6° le livre de l'Excellent ; 7° le livTe de la Cornaline; 8° le livre du Cristal; 9° le livre de Celui qui s'élève; 1 0"* le livre du Lever; i T le livre des Imaginations; 1 2" le livre des Questions; i3° le livre de l'Emulation; li** le livre de la Confusion; 1 5** le livre de. l'Explication ; i 6° le livre de la Spécification ; 1 7^ le livre de la l^erfection et de la Plénitude. 11 faut ajouter à cette série trois ouvrages qui s'y rapportent et qui sont : i** le livre du Pronom; 2** le livre de la Pureté; 3" le livre des Accidents.
Après cela , il y a dix-sept ouvrages , qui sont : 1 ° le livre des Éléments des sciences exactes; 2** le livre de l'Introduction à l'œuvre; 3" le livre de la Station; 4° le livre de la Foi dans la vérité de la science; 5° le livre de la Médiation dans l'œuvre; 6* le livre de l'Epreuve; y"* le livre de la Certitude; 8° le livre de la Concordance et de la Divergence ; 9° le livre de la Règle et de l'Egarement; lo"* le livre des Balances; 1 i** le livre du Secret profond; ^2" le livre du But le plus éloigné; 13° le livre de la Divergence; i /^ le livre du Commentaire ; 1 5° le livre de l'Excitation au but extrême ; 1 6° le livre de la Recherche approfondie. Ensuite viennent trois autres ouvrages qui sont : 1° un autre livre de la Pureté; 2'' le livre de l'Explication; 3° le livre des Accidents.
D'après Mohammed ben Ishaq, Djâber dit dans la nomenclatmT de ses ouvrages : o Après cela , j'ai composé trente épîtres sans titres particuliers , puis quatre discours qui sont : 1° le livre de la Première nature active et mobile , c'est-à-dire du feu ; 2'' le livre de la Deuxième nature active et immobile, c'est-à-dire de l'eau; 3"* le livre de la Troisième nature passive et sèche, c'est-à-dire de la terre; 4° le livre de la Quatrième nature passive et humide, c'est-à-dire de Tair.
«A ces ouvrages, ajoute Djaber, se rattachent deux livres contenant le
commentaire de ceux qui viennent d'être nommés, ce sont : i" le livre de la Pureté; 2° le livre des Accidents.
« J ai encore composé les quatre ouvrages suivants : 1 ° le livre de Vénus ; •i" le livre de la Consolation; 3"* le livre du Parfait; 4"* le livre de la Vie.
« Puis dix autres livres selon les idées de Bclinas (Apollonius de Tyane), lauteur des Talismans : 1° le livre de Saturne; 2** le livre de Mars; 3"* le grand livre du Soleil; /i° le petit livre du Soleil; 5° le livre de Vénus; 6"* le livre de Mercure; 7° le grand livre de la Lune; 8"* le livre des Accidents; 9" un livre intitulé : La Propriété de son âme; lo"* le livre de la Dualité. »
Djàber a écrit sur les questions, les quatre livres suivants : i"* le livre du Résultat; 2" le livre du Champ de Tintelligence , 3"* le livre de l'OËil; 4° le livre de Nadhm (Poésie). « Jai, dit-il encore, composé trois cents livres sur la philosophie, trois cents livres sur la mécanique (?), dans le genre du livre de Teqàther (?), treize cents épîtres sur des arts divers et sur les engins de guerre , un grand ouvrage sur la médecine et environ cinq cents traités petits ou grands , tels que le livre du Diagnostic et de TAnatomie. J'ai écrit sur la liOgique un traité selon les idées d'Aristote, une table astrologique d environ 3o() pages, un commentaire d'Euclide, un commentaire de TAlmageste, un traité des Miroirs, un livre sur le Gourmand (?), [détruit par les Scolastiques et qui a été attribué à Abou Sa*id Fll-Misrî]. Enfin j ai composé des livres de piété et de morale, un grand nombre d'ouvrages excellents sur les formules de conjuration; des livres sur les Nirendjat; sur les choses qui agissent en vertu de leurs propriétés; cinq cents livres pour combattre les philosophes; un livre sur l'œuvre ayant pour titre : les livres de la Royauté, et un autre ouvrage connu sous le nom de : les Parterres. »
DZOl'n-NOUN EL-MISRÎ.
Son nom est AbouM-Faïdh Dzou'n-Noun ben Ibrahim. Il faisait profession de soufisme et s'est fait un nom en alchimie, science sur laquelle il a écrit plusieurs ouvrages, (»ntre autres : 1° le livre de la Grande base; a" le livre de la Certitude sur l'œuvre.
ËH-B\ZI MOHAMMED U£N ZAKAHIYA (rASÈs).
La place tenue par ce personnage dans les sciences de la philosophie et de
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la médecine est célèbre et bien connue; j*en ai parlé dune manière complète en traitant de la médecine. Il croyait à la réalité de lœuvre , et il a composé sur ce sujet de nombreux ouvrages, parmi lesquels il y a un traité comprenant les douze livres suivants : i "* le livre de Tlntroduction à renseignement; 2** le livre de Tlntroduction au sujet des preuves; 3° le livre des Vers; ^''le livre de l'Opération; 5° le livre de la Pierre; 6° le livre de TKlixir; ■y** le livre de la Noblesse de lœuvre; 8*" le livre de la Disposition; 9° le livre des Opérations; 10° le livre du Renversement des énigmes; 11* le livre de TAmitié; 12° le livre de la Mécanique. Ses autres ouvrages sur lalcliimie sont : 1** le livre des Secrets; 2° le livre du Secret des secrets; 3° le livre de la Division en chapitres ; Ix"" le livre de TEpître particulière ; 5° le livre de la Pierre jaune; 6° le livre des Epîtres des rois; y"* le livre de la Réfutation des objections faites par El-Kindi au sujet de Toeuvre.
IBN OLAHCHIYA.
Abou Bekr Ahmed ben Ali ben Qais ben El-Mokhtar ben Abdelkerîm ben Hartsiya ben Badaniya ben Bourathiya El-Kezdâni, l'un des habitants de Djonbola et de Qissin; c'était l'un des Nabatéens les plus versés dans la langue des Kasdanéens. J'ai longuement parlé des faits concernant ce personnage dans le Huitième discours relatif à la science de la magie , de l'escamotage et de l'art de conjurer le sort, toutes choses dans lesquelles il a brillé. Ici nous ne donnerons que ceux de ses ouvrages se rapportant à l'œuvre de l'alchimie; ce $ont : i"* le grand livre des Principes de l'œuvre; 2** le petit livre des Principes de l'œuvre; 3** le livre de la Graduation; 4° le livre des Entretiens sur l'œuvre ; 5"* un traité comprenant vingt livn^s , désignés sous les rubriques de premier, deuxième, troisième, etc. C'est une sérit». des fac-similés des caractères employés par les alchimistes et les magiciens que donne Ibn Ouahchiya. J'ai lu moi-même la copie de ces fac-similés, reproduits par Abou'l-IIasan ibn El-Koufi ; on y trouve quelques notes sur le lexique et la grammaire , des poésies, des histoires, des traces conservées de l'écriture de Béni P^l-Forat, par Abou'l-Hasan ben Et-Teneh. C'est ce que j'ai vu de plus élégant de l'écriture Jlbn El-Koufi, en dehors du livre de l'Egalité (?) des peuples d'Aboul-'Anbas Es-Symeri; 6° les lettres de El-Faqithous (suivent les lettres de l'alphabet arabe); y** les lettres du Mosnad (ici encore les lettres de l'alphabet arabe). Ces lettres sont celles qui sellaient dans les monuments anciens de l'Egypte
pour les sciences antiques; 8° les lettres cl*El-*Anbats. Il se peut que tous ces caractères se trouvent dans les ouvrages scientifiques que j ai mentionnés sur la magie, Talchimie et la conjuration des sorts, et qui sont employés dans la langue que parlaient les créateurs de ces sciences, langue que peuvent seuls comprendre ceux qui la connaissent, et ils sont rares. Peut-être ces inscriptions sont-elles traduites en langue arabe, et il conviendrait de les examiner pour les établir en caractères ordinaires, chose qui pourrait se faire, si! plaît à Dieu le Très-Haut.
EL-IkHMÎMÎ.
Son nom était 'Otsmân ben Soueïd Abou Hara El-Ikhmimi, originaire dlklimim , un des villages de l'Egypte. Il était fort habile dans fart de lalchimie et lun des maîtres dans cette matière. Il eut des discussions de vive voix et par écrit sur ce point avec Ibn Ouahcliiya. Ses ouvrages sont : i*" le livre du Soufre rouge; 2° le livre de la Séparation; 3"* le livre des Vérifications; 6° le livre de la Réfutation des soupçons dont Dzou'n-Noun El-Misrî a été fobjet; 5° le li>Te des Annotations; 6** le livre des Instruments des anciens; y** le livre de la Dissolution et de la combinaison; 8° le livre de rOpération ; 9° le livre de la Sublimation et de la distillation ; 1 o"* le livre du Feu le plus intense ; 1 i ° le livre des Controverses et des discussions des savants.
ABOU QIRÂN.
Ce fut un habitant de Nisibe; il prétendit avoir réussi dans l'œuvre de l'alchimie. Il est souvent cité par les alchimistes, qui l'ont en très haute estime et lui donnent un des premiei's rangs. Il est cité par Ibn Ouahchiya. Ses ouvrages sont : 1° Le commentaire du livre de la Miséricorde de Djàber: 2" le livre des Ferments; 3"* le livre de la Puberté; 4"* le commentaire d'El- Atsir; 5° le livre des Vérifications; 6° le livre de l'Œuf; 7* le livre hàtif^^^ des Deux séparations; 8° le livre de l'Indication; 9** le livre de fEnjolivement.
STEPHANOS LE MOINE.
Cet homme était à Mossoul, dans une église dédiée a saint Michel. On
Le mol arabe signifie aussi tné avant terme, bâtard».
TRADUCTION. 39
rapporte qu'il s'occupa d'alchimie et que ce nVst qu'après sa mort que ses livres parurent à Mossoul. J'ai vu une partie de ses ouvrages, entre autres : 1° le livre de l'Orthodoxie; i"" le livre de Ce que nous avons inventé; 3" le livre de la Porte la plus considérable; 4** le livre des Oraisons et des sacrifices que l'on doit faire avant de pratiquer l'alchimie; 5** le livre du Choix astrologique au sujet de l'œuvre; 6° le livre des Annotations; y** le livre des Moments et des temps.
ES-SAÏH EL-'aLOUI.
Son nom était Abou Bekr Ali ben Mohanmied Kl-Khorâsânî El-'Alouî Eç- Çoufî; il descendait de El-Hasan ben Ali (que Dieu les ait pour agréables?). Selon les adeptes de l'alchimie il fut l'un de ceux qui réussirent dans cette œuvre. H allait sans cesse de ville en ville, redoutant pour sa vie la colèi'e du sultan. Je n'ai vu personne (jui l'ait connu, et ses livres, qui nous sont arrivés des contrées du Djebàl, sont : i° le livre de l'Epître de l'orphelin; ^^ le livre de la Pierre pure; 3° le livre du Méprisable utile; /i"* le livre du Pur caché; 5** le livre des Principes; 6"* le li>Te des Cheveux, du Sang, de l'Œuf et de l'emploi de leurs eaux.
DOBEÏS, ÉLÈVE D'EL-MNDI.
Il s'appelait Mohammed ben Yezîd et était connu sous le nom de Dobeis ; il fut un de ceux qui s'adonnèrent à l'alchimie et aux pratiques extérieures. Ses ouvrages sont : i° le livre du Recueil; 2° le livre de la Préparation des teintures, de l'encre et des couleurs.
IBN SOLEÏMÀN.
11 s'appelait Aboui-Abbâs Ahmed ben Mohammed ben Soleïmân. On assure qu'il habitait l'Figypte; mais il ne nous est pas prouvé qu'il ait réussi k pratiquer l'œuvre, ni qu'il ait vécu dans ce pays [?). \° Le livre de l'Eloquence et de l'éclaircissement sur les opérations extérieures ; 2" le livre du Recueil des (opérations) extérieures; 3"* le Hvre des Amalgames; /i° le livre des Pâtes; 5"* le livre de la Fermentation. On prétend que le premier de ces ouvrages aurait pour auteur Ibn 'lyâdh El-Misri , disciple de Djâber.
ISHAQ BEN NOÇAIB.
Abou Ibrahim Ishaq ben Noçaïr fut l'un de ceux qui s occupèrent d'alchiniie, et qui surent fabriquer les émaux et le verre. Il a composé : i** le livre des Reflets (?) et de la fusion du verre; 2° le livre de la Fabrication de la perle de prix.
lUN ABI EL-*AZÂQIR.
Abou DjaYar Mohanmied ben Ali Ec-Chelemghânî ; j'en ai parié longuement à foccasion des histoires des Chiites; il fut célèbre comme alchimiste. Ses ouvrages sont : i** le livn» des Ferments; 2** le livre de la Pierre; 3* le commentaire du livre de la Miséricorde de Djâber; 4*" le livre des Opérations extérieures.
KL-kriKNCIlEUL.
Abbu'I-Hasan Ahmed était son nom, El-Khenchelîl son surnom. Ce fut l'un de mes amis, et il ma assuré à maintes reprises qu'il avait réussi à pratiquer l'œuvre; mais j(î n'en ai pas vu la moindre trace sur lui, car je ne l'ai jamais connu que pauvre, >ieiHard, misérable, et il était hideux. Ses ouvrages sont : 1** le connnentaire du Renversement des énigmes; 2° le livre du Soleil; 3° le livre de la Lune; V le Uvre de l'Assistant des pauvres; 5" le livre des Opérations sur la tête des fourneaux.
Mohammed ben Ishaq ajoute ceci : Les livres composés sur ce sujet sont trop nombreux et trop considérables pour qu'on puisse les énumérer tous; d'ailleurs bien des auteurs n'ont fait que répéter les doctrines de leurs prédécesseurs. Les Egyptiens siu'tout possèdent un grand nombre de savants et d'auteurs sur l'alchimie , et c'est dans ce pays que cette science est née. Les monuments dits berâhi (pyramides) n'étaient autre chose que des laboratoires d'alcliimie, et Marie était égyptieime. Selon d'autres, c'est dans l'ancienne Perse que falchimie serait née. Enfin , il en est qui attribuent son invention aux Grecs , aux Indous , ou encore aux Chinois.
NOTICE. 'il