SLR LE MANUSCRIT ARABE N^ 44 O DE LA BIBLIOTHÈQUE DE LEYDE
PAR M. HOUDAS.
Les divers traités relatifs à Talchimie, qui sont contenus dans ce volume, occupent actuellement io3 feuillets, les derniers feuillets ayant disparu. A part la page i , qui a été refaite après coup et dont le nombre de lignes est de 20, toutes les autres pages entières ont 21 lignes. Si Ton en excepte le folio 49 V* et le foUo 5o r**, occupés par une notice sur le moyen de guérir les hémorroïdes, notice assez mal écrite par lun des possesseurs du volume, toute Técriture du texte est nette et régulière et provient, à n'en pas douter, d'un copiste de profession. Certaines erreurs grossières et quelques omissions de membres de phrases ne permettent pas de croire que la copie a été faite par une personne bien au courant des sujets traités dans ce recueil.
Pour le traité d'El-Habîb , le scribe a pris soin d'avertir que le manuscrit qui lui a servi à établir sa copie était rempli de fautes et en fort mauvais état ; mais il est vraisemblable que cet inconvénient a dû se représenter pour d'autres opuscules; car il est difficile d'admettre que le livre de Cratès, par exemple, ait primitivement débuté en termes aussi peu conformes au protocole habituel. Une grande partie des incorrections de style pourraient s'expliquer de la même façon, tout en admettant que la majeure partie des obscurités qui résultent de la rédaction ont été produites intentionnellement par les auteurs , dans le but de dérouter les lecteurs profanes.
Malgré l'absence assez fréquente des points diacritiques et certaines ligatures, entre autres celle des deux lettres de l'article, la lecture des mots est presque toujours certaine dans les parties bien conservées du manuscrit.
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Malheureusement le volume a été mouillé dans sa partie inférieure; les trois ou quatre dernières lignes sont souvent à moitié effacées et parfois certains mots ont été complètement rongés par Thumidité. A partir du folio 97, les lacunes deviennent de plus en plus fréquentes, par suite de fusure des marges, et c'est à peine si le dernier feuillet contient encore la moitié du texte primitif.
Aucune indication en marge ne permet de fixer la date de la copie et, comme le premier feuillet a été refait et que le dernier mancjue, on se trouve réduit à de simples conjectures sur l'époque à laquelle la copie a été exécutée, l'écriture arabe n'ayant éprouvé, durant le coings des âges, aucune modification essentielle et caractéristique. Si cependant on compare le manuscrit de Leyde avec des manuscrits datés et qu on tienne compte de la pâleur de l'encre , qui est telle qu'on a dû repasser à nouveau presque tous les mots des premiers feuillets, on arrive à l'hypothèse très probable que le manuscrit n'a pu être écrit postérieurement au \if siècle de l'hégire ot qu'il date même plutôt du vi* siècle.
fï^ TRAITES D'ALCHIMIE ARABE.