CHAPITRE V
fiORRÉLISTES, VERSGHORISTRS OU HÉBREUX; KT HATTBMISTE& RAINSBOURGEOIS OU COLLÉGIENS; SOCIÉTÉ DE CHRISTOSJCRUM.
Adam Borrel de Tecland , citoyen de M agdebourg , versé dans les langues hébraïque , grecque et latine, commença, vers l'an 1670, à dogmatiser dans la ville d'Amsterdam ; il était frère de Borrel , ambassadeur de la république en France. Stoup , dans son livre : La Religion des Hollandais ^ , dit que les Borrélistes ont la plupart des opinions des Mennonites, quoiqu'ils ne fréquentent pas leurs assemblées. Leur vie est sévère ; ils font beaucoup d'aumônes , et s'acquittent soigneusement des devoirs de chrétien. Comment concilier ces assertions de Stoup avec ce qu'il ajoute ? « Ils » ont en aversion les temples , l'usage des sacre- » mens, des prières publiques , et tout culte ex- » tùrieur. »
Contre cet ouvrage, publié en 1673, parut, en 1675 , celui du ministre Jean Brun , intitulé : « La véritable Religion des Hollandaib , avec une
^ I1J-12 , Paris, 1673, pag. 82 et suii>.
» apologie pour la religion des états généraux des » Provinces-Unies, contre le libelle diffamatoire » de Stoup ^ » Il reproche à ce dernier d'avoir dit que la religion réformée est une nouvelle religion , et parle des Borrélistes comme d'une secte à peine connue.
Ils prétendaient que toutes les Églises avaient dégénéré de la pure doctrine, parce qu'elles avaient souffert que la parole infaillible de Dieu , contenue dans l'Ancien et le Nouveau Testament , fut corrompue par les explications de docteurs faillibles, qui présentaient leurs catéchismes, liturgies et sermons comme émanés de Dieu. Ces sectaires soutenaient qu il ne faut lire que la Bible , sans y ajouter aucune explication , et ils se montraient disposés à recevoir dans leur communion tout homme qui admettait ces principes , même les Sociniens , dont ils adoptaient la doctrine. C'est le reproche que leur adresse Jean Brun, qui, à cette occasion, parle d'un traité fait par d'Huisseau, ministre à Sailtnur , dans lequel il n'exige , pour être orthodoxe, que d'adopter le Symbole des Apôtres , sans explication , en sorte qu'il agglomère toutes les sociétés chrétiennes ^.
Baumgarten , Semler , Pluquet , et en général les auteurs qui ont traité des hérésies , ne parlent pas des Borrélistes , et , après Stoup , on ne voit
^ ^ In- 12, Amsterdam, 1675.
2 Ibid' , pag. 228.
V£RSCHORISTÉS, btc. 323
guère que Broughton qui leur ait accordé un petit article : comme tant d'autres sectes obscures et éteintes, ils obtiennent à peine une légère mention dans Thistoire.
Veusghoristes ou Hébreux y et Hattemistes. -— Les Verschoristes et les Hattemistes , sectes obscures et concentrées en Hollande , appartiennent à la fin du dix -septième siècle , mais bien plus au dix-huitième.
Jacques Verschooren, né à Flessingue, vers 1648, qui se destinait au ministère protestant, fit beaucoup de tentatives sans pouvoir obtenir d'y être admis , parce que ses idées tbéologiques étaient réputées contraires à celles de l'Église dominante. Il commença à dogmatiser en 1 680 ^ et forma une espèce de religion entachée des systèmes de Spinosa et de Cocceius , qui , outrant les idées adoptées sur le caractère figuratif de l'ancienne alliance , n'y voyait que des types. Il débitait sa doctrine dans des assemblées particulières auxquelles on accourait de Middelbourg , Flessingue , et des environs. Là , il exposait les défauts qu'il avait trouvés dans la Bible de Dordrecht, et engageait ses auditeurs à étudier la langue originale pour puiser la vérité à sa source. Son parti , qui journellement s'accroissait , inquiéta les ministres ; par l'intervention de l'autorité publique , ils voulurent opposer une digue aux progrès des Verschoristes. Après d'inutiles négociations , on proposa une conférence publique pour
le I*'. mai 1697, entre deux prédicans de Middelbourg d une part , et de l'autre Verschooren , et la demoiselle Marguerite Van Dych, native de La Haje. Cette conférence fut fatale à Versckhooren , qui , depuis cette époque , vit son crédit et son troupeau diminuer sensiblement; le chagrin qu'il en conçut le conduisit au tombeau en 1700 , laissant quelques écrits dépositaires de sa doc-
trine V
Pontian de Hattem , décédé en 1706, d'abord ministre en Zélande , ensuite déposé k cause de son attachement à plusieurs idées de Spinosa , fut le chef des Hattemistes.
Ayant publié, en hollandais , un écrit dans lequel il avait consigné ses rêveries , son principal adepte , Henri Wontelaer , avait imprimé , sous le nom di Innocent dévot ^ quelques opuscules sur le même sujet. Ils furent combattus par Creraer et d'autres écrivains ^.
Les Verschoristes et les Hattemistes professaient extérieurement le calvinisme, mais exagérant la doctrine^ de l'Eglise réformée sur les décrets absolus , ils donnaient la main aux fatalistes, et prétendaient que tout est soumis à une invincible nécessité. Ce principe posé, ils
^ Mémoires pour servir à l'histoire littéraire des 1 7 Pro- "vioces-Unies (par Paquet), in-fol. , Louvaiii, 1768, tom. II, pag. 548 et 549-
- 'Walchius , Compendium historiée eccles. novissiniœ , in- 12, Gotha, 1757, pag. 87 et suiv.
HATTEMISTES, etc. 3i5
nièrent la distinction naturelle entre le bien et le mal moral , ainsi que la corruption de la nature humaine : d'où ils conclurent que l'homme n'est pas obligé de travailler à se corriger et à se perfectionner , en obéissant à la loi divine ; que toute la religion consiste à être passif, et que tous les préceptes de Jésus-Christ peuvent se réduire à celui-ci : « Que nous nous soumettions avec plaisir et patience à tout ce qui arrive par la volonté divine , et que notre seule étude soit de conserver notre âme dans une tranquillité parfaite. »
Voilà ce que les deux sectes avaient de commun, et qui est en contact avec le quiêiisme. Voici ce c[ui leur était particulier. Hattem affirmait que (( Jésus-Christ n'avait pas proprement satisfait à la justice divine, ou expié les péchés des hommes par ses souffi^ances et par sa mort ; il nous avait seulement fait connaître, par sa médiation, qu'il n'y avait rien en nous qui pût offenser la Divinité, et c'était ainsi qu'il justifiait ses serviteurs, en les, présentant sans tache au tribunal de Dieu. »
Divers écrits , publiés en i^SS , concernant les Hattemistes, ajoutent qu'ils regardent tous les péchés comme imaginaires. Adam n'a pas péché, il a seulement cru pécher. Jésus-Christ nous a délivrés de cette imagination; et, s'il existe un péché , c'est de croire que quelque chose est péché ^ De telles maximes, réduites en pratique,
^ Acta historica eccles. , tpm. i, pag. 36 1 ; cttom^ vi^ pag. 1068.
3l8 DES SECTES RELIGIEUSES.
Dans Isaïe , Tabdication de Charles - Quint ' ; l'histoire et la mort de Gustave Adolphe ^ ; la mort de Charles P'* d'Angleterre '.
Les sermons des Cocceiens retraçaient à peu près les mêmes bizarreries ; ils traitaient d'ignorans les Voëtiens, qui, à leur tour, n'épargnaient pas les sarcasmes. Un professeur de Franeker prétendit les caractériser tous , en disant que les Cocceiens étaient ceux qui savaient quelque chose , et les Yoëtiens ceux qui ne savaient rien.
Dans le grand nombre d'écrits ocoasionés par cette dispute , le plus remarquable est celui que publia , sous l'anonyme , le ministre Pierre Jaucourt. H ne rejette pas entièrement l'interprétion allégorique, mais il ridiculise, sans ménagement , l'extension que donne Cocceius à son sj'stème , que Jaucourt appelle tjrpomanie *. Car , selon Cocceius, les texes sacrés renferment tous les sens qu'ils peuvent comporter ^ , ce qui offre
^ Isaïe , i4 et a3.
2 Ibid. , 33.
^ Ibid. , 2i4; et Apocal. , i6.
^ Entretiens sur les différentes manières d'expliquer l'Ecriture et de prêcher de ceux qu'on appelle Cocceiens et Fbëtiens dans les Provinces-Unies, in- 12, Amsterdam, 1707. — Fb^. aussi Niceron , tom. viii, pag. ii5 et suip, , et le supplément du Journal des Savans^ de septembre
^ RosenmuUer , Consectaria historiœ interpretationis , etc., i'« partie, pag. a4o et suiif.
FIGURI8TES, ktc. 3|9
aux imaginations vagabondes une latitude illimitée.
Du temps de George second d'Angleterre , un taillandier de Wolverhampton , nommé Elwal, aspirant à devenir chef de secte , soutenait, que dans l'Ancien Testament, rien n'est typique, qu'il fallait prendre tout à la lettre , et que les observances mosaïques continuaient d'être obligatoires. Pour prêcher d'exemple , il laissa croître sa barbe , s'affubla d'un costume judaïque , et perdit son temps à pérorer, ce qui fit naître une dispute entre lui et un nommé Barter , auquel il proposa une conférence publique. Il invita même le roi George à s'y rendre avec mille ou deux mille de ses gardes. Elwal fut traduit en jugement comme hérétique '.
Un Anglais très-érudit , mort en 1 807 , Édgpard King, soutenait que les découvertes dans l'histoire naturelle et la physique n'étaient qnie l'accomplissement de prophéties emblématiques de l'Ecriture ; saint Jean-Baptiste était un ange envoyé du ciel , le même qui autrefois avait existé sur la terre dans la personne d'Elysée ^. Ces aberrations n'ont pas du moins le caractère profanateur , et presque blasphématoire de certaines
^ The life qf Samuel Johnson , etc. , by James Boswel, iii-8®. , London, i8i6, tom. n, pag. 167 et 168.
^ P^oy. ses fragmens littéraires, son histoire des anciens châteaux, etc.
3l8 DES SECTES RELIGIEUSES.
Dans Isaïe , rabdication de Charles - Quint ' ; l'histoire et la mort de Gustave Adolphe ^ ; la mort de Charles P'* d'Angleterre'.
Les sermons des Cocceiens retraçaient à peu près les mêmes bizarreries ; ils traitaient d'ignorans les Voëtiens, qui, à leur tour, n'épargnaient pas les sarcasmes. Un professeur de Franeker prétendit les caractériser tous , en disant que les Cocceiens étaient ceux qui savaient quelque chose , et les y oë tiens ceux qui ne savaient rien.
Dans le grand nombre d'écrits ocoasionés par cette dispute , le plus remarquable est celui que publia , sous l'anonyme , le ministre Pierre Jaucourt. H ne rejette pas entièrement l'interprétion allégorique, mais il ridiculise, sans ménagement , l'extension que donne Cocceius à son sj'stème , que Jaucourt appelle tjrpomanie *. Car , selon Cocceiu3^ les texes sacrés renferment tous les sens qu'ils peuvent comporter ^ , ce qui offre
^ Isaïe, i4et 23«
* Ibid. , 33.
' Ibid.f 24) et Apocal. , i6.
^ Entretiens sur les différentes manières d'expliquer nScriture et de prêcher de ceux qu'on appelle Cocceiens et Voëtiens dans les Provinces-Unies, in- 12, Amsterdam, 1707. — F'oy, aussi Niceron , tom. viii, pag. ii5 et suw. , et le supplément du Journal des Savans^ de septembre
^ Rosenmuller , Consectaria historiée interpretationis , etc., I" partie, pag. 1^0 et suw.
FIGURI8TES, ktc. 819
aux imaginations vagabondes une latitude illimitée.
Du temps de George second d'Angleterre , un taillandier de Wolverhampton , nommé Elwal , aspirant à devenir chef de secte , soutenait, que dans l'Ancien Testament, rien n'est typique, qu'il fallait prendre tout à la lettre , et que les observances mosaïques continuaient d'être obligatoires. Pour prêcher d'exemple , il laissa croître sa barbe, s'affubla d'un costume judaïque, et perdit son temps à pérorer, ce qui fit naître une dispute entre lui et un nommé Barter , auquel il proposa une conférence publique. Il invita même le roi George à s'y rendre avec mille ou deux mille de ses gardes. Elwal fut traduit en jugement comme hérétique '.
Un Anglais très-érudit , mort en 1 807 , Edgpard King, soutenait que les découvertes dans l'histoire naturelle et la physique n'étaient qnie l'accomplissement de prophéties emblématiques de l'Ecriture ; saint Jean-Baptiste était un ange envoyé du ciel , le même qui autrefois avait existé sur la terre dans la personne d'Elysée ^. Ces aberrations n'ont pas du moins le caractère profanateur , et presque blasphématoire de certaines
'' The life of Samuel Johnson , etc. , by James Boswel, iii-8®. , London, 1816, tom. ii, pag. 167 et 168.
^ P^oy. ses fragmens littéraires, son histoire des anciens châteaux, etc.
33o DES SECTES RELIGIEUSES.
ces deux sacremens n'étaient pas réputés nécessaires pour être incorporé à la société , il suffisait d'admettre la Bible comme règle de croyance, quelle que fût la manière de l'expliquer; aussi avaient-ils des membres qui n'étaient pas baptisés.
Les Collégiens de la Frise et de la province de Groningue , trop éloignés de Rhinsbourg , eujent pendant quelque temps, à Lewarden, des assemblées annuelles, dont ils excluaient les Sociniens qui étaient admis dans les autres collèges. Cette exclusion était une inconséquence, puisque les Collégiens, n'ayant ni symbole particulier, ni catéchisme , n'exigeant d'autre profession de foi que de reconnaître Jésus*Christ pour l'envoyé de Dieu , et de conformer ses mœurs aux préceptes des Saintes - Ecritures , ouvraient la porte aux différentes sectes ; ce qui leur amena surtout des Mennonites , puis des sectateurs de l'illuminé Poîret , mort en 17 19 à Rhinsbourg, où il avait demeuré plus de trente ans. Quelquefois ils furent appelés Poirétiens et même Prophètes , parce qu'ils ^ se prétendaient gratifiés d'inspirations et de révé-^ lations particulières^.
Les Collégiens ont eu , pour adhérens , l'historien Wagenaar, que réclament à leur tour les. Mennonites , le bourguemestre d'Amsterdam , Conrad von Beunigen , et le professeur de méde-
^ Act. 1. 17. 18 et 11, 9. I. Corinth. \/\. i. 6. * Voy, Baumgarten, pag. iia6 et suw.
CHRISTO-SACRUM, etc. 33i
cîne à l'université d'Utrecht, Mathie von Geuns.
Dans un ouvrage publié en i8o3, Gmeiner parle des Rhinsbourgeois , comme s'ils existaient encore*. Leur société, qui depuis long- temps déclinait, s'est éteinte vers la fin du dix-huitième siècle : les membres qui la composaient se sont affiliés les uns aux Arminiens , les autres aux Mennonites , deux sectes qui entre elles ont beaucoup d'affinité^.
Quelques établissemens qui doivent leur origine aux Collégiens, sont présentement administrés par une réunion composée pour la plus grande partie de Mennonites et de quelques Remontrans. Ces établissemens sont : i". la grande maison ou grand collège de Rhinsbourg , auquel on continue de faire les réparations nécessaires. On peut même y recevoir encore le baptême par immersion , comme le fit, il y a peu d'années , le médecin Van Nijmayen de Rotterdam; j2**. la maison des Orphelins-Collégiens , actuellement des Mennonites d'Amsterdam ; 3°. deux établissemens pour des personnes âgées des deux sexes , a Rotterdam.
Société de Christo - Sacrum. — La réunion totale des sociétés religieuses est en morale ce que la pierre philosophale est en physique. Cependant des réunions partielles se sont opérées dans les sectes protestantes : il y a même entre
^ Gmeiner, tom. n, pag. 676 et suw,
^ Lettre de M. de Vos, du 29 octobre 1806.
332 nus SECTES RELIGIEUSES.
elles une tendance à une entière fusion depuis qu'on affiche l'indifférence sur le dogme. Tel est le but de la société Chris to-Sacrum , commencée en 1797 , mais qui n'eut des formes régulières qu'en 1801 à Delft, fondée par Jacob Hendrik Onderde- Wijngaart-Canzius , ancien bourguemestre de cette ville , homme d'esprit , incité secrètement , dit-on , par des Mennonites , ennemis des Réformés : quoiqu'on y trouve des disciples de Calvin et de Luther , les Mennonites sont cependant les plus nombreux. Les membres de cette congrégation répètent sans cesse qu'ils ne sont pas une secte ^ mais une société ^ dont le but est de rapprocher toutes les religions. Elle admet quiconque croit à la divinité de Jésus-Christ, à la rédemption du genre humain , opérée par les mérites de la passion du Sauveur \ Cette déclaration, et son titre même , Christo-Sacrum , repoussent l'accusation de déisme dirigée contre elle.
La société commença par quatre membres, s'éleva ensuite à deux ou trois mille : ils n'ont eu de culte public qu'à Delft. Leur temple est orné d'une manière assez élégante. Trois chaires, et autant de pupitres qui s'élèvent graduellement , sont destinés pour ceux qui lisent , qui entonnent , qui prêchent.
Le culte est divisé en culte d'adoration et d'ins-
^ Gronden en TVetten van Het Genoot-Chap ChrisCo- Sacrum opgericht binnen Delft, 1802.
CHBISTO-SACRUM, etc. 333
truction. Le premier a lieu tous les dimanches , vers cinq ou six heures du soir ; on y expose les grandeurs de Dieu, manifestées dans les merveilles de la création. Le culte d'instruction a lieu tous les quinze jours , également le soir ; on y développe les principes de la religion révélée. On célèbre la cène six fois par an ; les assistans sont prosternés pendant la prière et la bénédiction.
La société a publié quelques opuscules , dont le premier ofire , au frontispice , l'emblème qu'elle adopte , c'est une croix placée sur l'Evangile et le décalogue , et appliquée sur une couronne de palmier , dans laquelle sont inscrites , en hollandais , ces paroles de Jésus-Christ : Je suis la voie , la vérité et la vie^ personne ne vient à mon Père que par moi^. Un autre imprimé contient des cantiques adaptés à la liturgie ^.
Le savant Ijpeij , actuellement professeur de théologie à Groningue, dans son Histoire ecclésiastique , accorde plus de cinquante pages à la description de cette société ^. C'est une des plus récentes de toutes les agrégations religieuses ,
^ Het GenootSchap Christo -Sacrum, binnen Delft, in-8°. , te Leyden, 1801.
2 Bericht Aangaande de jEnwiding, çan Het Kerkegebeww des GenootSchap s Christo-Sacrum, binnen Delft, te Delft, 1802.
^ Geschiedenis ^an de Kristlijke kerk in de achtiende eeww y door A. ijpeij, in-8''. , te Utrecht, 1809, *^°*' ^? pag. 90 à i46.
multipliées à Tinfîni dans le sein du protestai* tisme, et qui en partagent les métamorphoses. En 1822, elle a célébré pompeusement la vingtcinquième année de son existence ; une foule de curieux étaient accourus pour voir cette solennité; le fondateur, sachant que je préparais une nouvelle édition de X Histoire des Sectes , m adressa une lettre par laquelle il m'annonçait Tenvoi prochaia de documens nouveaux sur sa société. Je n'ai pas reçu cet envoi. Depuis cette époque , quelques adeptes continuent l'office dans leur temple , et y reçoivent la cène ; mais leur nombre s'éclaircit progressivement , et tout présage lextinction peu éloignée d'une secte dont le passage sur la terre laissera tout au plus un léger souvenir dans les fastes de l'histoire.
PIETISTES, ETC.