‹ Histoire des sectes religieusesChapitre 28 sur 59 · V. ' aa · texte numérisé non relu

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ne niait pas la validité de leurs fonctions ; mais il y manquait certaines choses qui auraient contribué à la gloire de Dieu et au salut des âmes.

Spener et l'université de Halle étaient en conflit avec celles de Wittemberg et de Leipzig. L'école Wolfienne combattit le Piétisme, et se porta ensuite elle-même à un excès contraire en attaquant la religion ; comme les disputes reçoivent toujours quelque empreinte du caractère personnel des combattans^ l'Allemagne fut inondée de pamphlets remplis d'exagération et d'aigreur.

Jean-Frédéric Mayer , surintendant de la Poméranie suédoise , reproche aux Piétistes une sorte de confraternité avec les Juifs , qu ils flattent d'un retour en Palestine ; par là , dit-il , ils fortifient l'obstination des enfans d'Israël. Il accuse les Piétistes de tolérer les rêveries diaboliques de Jacques Boëhm , et les assimile aux Pharisiens y à Simon le magicien , aux hérétiques les plus fanatiques des premiers siècles de l'Église, tels que les Tascodragites , qui , en priant, mettaient le doigt index sur le nez. Les Piétistes exigent , ditil, de bonnes actions, mais rien sur les sciences. Aussi les SLipfele-t'ïl fratresignorantiœ , des frères ignora ntins ^

^ Joan, Fred, Mayeri de Pietistis ecclesiœ çeteris cornmentatiOf in-4°. , Hamburgi, 1696, etc. — L'aDoée suivante un pseudonyme publia contre lui une réfutation très-mesquine , sous ce titre : Christophori Irenaei pa^ raenesis , in'4''' > Magdeburgi, 1697.

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