‹ Histoire des sectes religieusesChapitre 34 sur 59 · FRÈRES MORAVES · texte numérisé non relu

FRÈRES MORAVES

Paley indique les Méthodistes et les Moraves comme les sociétés les plus ressemblantes aux Chrétiens primitifs. Comment n a-t-il pas compris dans cet éloge les Quakers , avec lesquels les Moraves ont encore d'autres traits de conformité ; tels qu^une piété douce, un maintien calme et recueilli , beaucoup de décence , des mœurs intègres , l'amour de la paix , de l'ordre , le soin des pauvres, une propreté recherchée, un esprit de négoce actif, industrieux et qui s'exerce dans tous les genres, surtout à Neudittendorf, à Neuwied et à Zeist ? Les femmes tissent , brodent , copient de la musique , etc. ; comme les Quakers , ils ont banni du commerce l'usage de marchander ; plusieurs grands magasins de Londres ont adopté cette méthode , et s'en sont bien trouvés. Paley, Staiidlin ^ , et tous les hommes impartiaux qui connaissent les Moraves, avouent que leur conduite commande l'estime.

Terminons ^ cet article par un fait dont la connaissance sera certainement agréable au lecteur.

Dans le siècle dernier, pendant les guerres qui désolaient plusieurs contrées de l'Allemagne , un capitaine de cavalerie , envoyé pour fourrager, invite un paysan à lui indiquer le canton où sa troupe trouverait des fourrages. Suivez-moi, dit le paysan , qui était Herrnhuter. A un quart de

^ Allgemeine geschichte der christhichen kirche, par Staildliih, pag. 4o4-

38o DES SECTES RELIGIEUSES.

lieue y il lui montre un champ d'avoine , on le fauche , puis il le conduit à un autre peu éloigné qu'on fauche également; FofRcier lui fait remarquer qu'il se donne une peine inutile^ puisque sans aller si loin ils ont rencoutré un champ meilleur. Cela est vrai, dit le Herruhuter, mais ce champ ne m'appartient pas ^ .

^ Christian observer, tom. i, m-8^, , i8oa, London, pag. 225.

TERMINISTES. 3Sl

Page 1