‹ Histoire des sectes religieusesChapitre 40 sur 59 · GASSNER · texte numérisé non relu

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prendre la guérison, la manière d'y procéder en présence d'un magistrat, d'un ecclésiastique, d'un médecin , qui seraient tenus de dresser procèsverbal. Le vicaire général de Bamberg, peu favorable au thaumaturge , lui notifia Tordonnance \ à la suite de laquelle il avait déclaré qu'il s'abstiendrait de faire des miracles ; mais des instances réitérées le firent déroger à cette résolution.

Quand il s'agit d'admettre ua»^ décision ou simplement une opinion sur des événemens de cette nature y il est rare qu'on soit dégagé de toute prévention. Souvent l'esprit de parti , l'amour-propre , viennent compliquer la question chez les partisans et chez les antagonistes , il en résulte des jugemens contradictoires qui portent l'empreinte de passions irritées.

Que le prince de Hohenlohe soit , comme on l'assure, un ecclésiastique pieux et charitable, qu'il possède même ces qualités dans un degré éminent , on ne prétend pas les lui contester ; mais delà au don des miracles, la distance est incommensurable, et d'ailleurs les miracles (excepté ceux contenus dans la Bible) ne sont pas desartiT clés de foi.

Un savant médecin , le docteur Thouret , qui a discuté et contesté aux mesmérltes, aux magnétiseurs, la faculté de guérir par le tact, cite l'ouvrage de Pechlin, qui, en 1691 , publia des ob-

^ Letti^es écrites de Wurtzbourg , etc. , p. 56, etc., cjç.

4o8 DjES SECIE» B£LlGltLSES.

servatious physico - médicales sur la médecine d'attouchement. Un Irlandais, Dommé Greatrecbesy très-a(taché k l'Eglise anglicane, prétendait que Dieu lui avait conféré ce don miraculeux ; il guérit , entre autres , un scrophuleux en le touchant.

Des médecins , des historiens n'ont-ils pas assuré que des monarques de France, d'Angleterre, de Hongrie, étai(4it doués du même pouvoir \ Cette attribution , fille de la plus grossière et de la plus coupable flatterie , fut adoptée par l'or* gueil , proclamée par la crédulité et surtout par la servilité , qui a jeté en France des racine3 si profondes, A mesure que la religion reprend ses droits et que la raison étend son empire, les prestiges de ce genre sont relégués dans les cloaques historiques, où s'entassent journellement tant de folies éteintes. Mais qui sait si un jour on n'exhumera pas celle-ci ? L'homme sensé conçoit difficilement cette propension inextinguible à l'adoration politique qui usurpe les droits de Dieu et dégrade l'espèce humaine ; mais le fait existe et la raispn est réduite à soupirer ; trop heureuse quand ses gémissemens ne sont pas réputés crimes et poursuivis connue tels.

^ Fqy, tom. m de cet ouvrage, pag. 4^ et stw.

SIONITËS. 4^

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