CHAPITRE XIII
GOLLENBUSCHIANS .
Secte obscure et peu nombreuse, fondée par GoUenbuscb , docteur en médecine à Duisbourg , qui devint aveugle dans les derniers temps de sa vie, et mourut vers l'an 1809.
Jésus-Christ , souverain prêtre , a expié pour nous, c est-à-dire il a rempli les conditions exigées pour obtenir de Dieu notre pardon. Il les a remplies par son obélbsance active , ses œui^res , et par son obéissance passive, sa mort. L'innocent, le juste par excellence, substitué aux coupables, les à purifiés du péché originel et des péchés actuels, c'est ce que les théologiens protestans appellent satisfactio vicaria , expressions imitées de Quintilien , qui appelle mors vicatia la mort que l'on soufire pour un autre.
' GoUenbusch , ayant conçu des doutes sur la doctrine de la satisfaction et de la justification par Jésus-Christ, se fit à ce sujet un système particulier qu'il combinait avec une théorie nouvelle concernant les attributs de Dieu.
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yMM* «m im^it' ^ VAtrt 4l'iiui<%mice, fat très^ustemAM ïiMimis ïnix Tt^vTTs 1%; «ut ^-icîssitudes de la vi^ «wfs*»fN>; mviis «k 4te««*djua8 ayant partagé ^ v»^nv ^*A« ?9Mts l>BP<i«ri»êrité, Dieu devait les ff^i<^mi\^te^) . A- lî^i'il a Ml en leur envoyant Jé- ^«^ H^f^i ««1%. >i^PK ^^àanfgè de plus de souffrances cv^i |Vi«i^ ^; i^t #r4tt^ assigné. En conséquence , |Vi> }\ fii^'iÀ^ ^ gloire, lui a décerné unecou* «y«vfiH-^>«4v^,^ 4« M a donné le genre humain Nwm^^^4!^'V9MiMé. C'est Jésus*Clirist qui ramène ^ i»^M^i4:^^fai»H ^ Id jouissance des biens dont ^ ii#«>;Mi iij^tement privés depuis le pédié de
^^4QilJHiiKh y interprétant à sa manière divers ^^^«liaklHJbMKques, joignait à ces dogmes les rêve- «iCa^J^l'Anthropomorphism«. U croyait que Dieu > .l#V ^^cUement dans la région éthérée , assis sur .uj^-t^^e, entouré d'anges qui chantaient des can- \4f^t^. Très*occupé du miUenium , il assignait vJt'wance des terres , des jardins , aux fidèles , qu'il (JIÂ^tribuait en sept rangs y d'après leurs degrés de «HOnteté.
Sa morale était, dit-on ,( régulière sans être trop austère ; il permettait » il conseillait même à ^es adhérens de se mêler parmi les mondains pour y exercer la pratique des vertus chrétiennes et sur^ tout de l'humilité. Cependant l'humilité est inconciliable avec le pélagianisme, fils de l'orgueil , vers
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lequel tend la doctrine de CoUenbusch , car il accorde beaucoup au libre arbitre , et ne considère comme grâces que les circonstances extérieures qui portent à la vertu.
n a publié deux volumes contenant des traités dans lesquels il expose son système ou plutôt ses rêveries. Sa secte , qui comptait environ un mil-* lier d'adhérens , &*en a plus guère que deux cents. Cette diminution progressive est le symptôme de lagonie.
Ces détails m'ont été envoyés par le docteur Tholuk y professeur de théologie à l'université 4e Halle, auteur de savans ouvrages , entre autres sur le Sufisme. Il trouvera ici l'expression de mon estime et de ma reconnaissance.