Polyb., XVI
levant point le si(^ge d'Abydos, dont les habitants, désespér(?s, s'ontreluèrent (200) '.
Avec le roi de Syrie, il fallait le prendre de moins haut, ne iùt-ce que pour ne pas l'obliger ù l'aire cause commune avec Philippe dans la guerre désormais inévitable. Les ambassadeurs romains eurent ordre « d'aller trouver Antiochos et Ptnlémée pour arranger leurs aiïaires » ^ Justin assure même, avec sa légèreté habituelle, que l'un des ambassadeurs, M. i4imilius Lépidus, devait administrer l'Egypte comme tuteur de Ptolémée, et cela, sur la demande même des Alexandrins ^ Justin anticipe sur l'avenir. En l'an 200, il était trop tôt pour affirmer ainsi la dépendance où allait tomber l'Egypte, et l'on sait que les Alexandrins ont toujours protesté contre le protectorat romain. Nous ne savons où et quand les envoyés romains purent s'acquitter de leur mission auprès du roi de Syrie. Le ton des pourparlers fut en tout cas très doux, car, jusqu'au moment de la rupture, les Romains affectèrent en toute circonstance de traiter le Séleucide on « ami et allié du peuple romain » *. Nous ignorons de même à quoi s'occupa Antiochos durant l'année qui suivit. Il put consacrer son temps aux affaires intérieures. En Gœlé-Syrie, en Asie Mineure, il ne manquait pas de villes, de condition diverse, plus ou moins autonomes, dont il fallait régler les rapports avec celui qui était pour les unes un maître, pour les autres un suzerain ou un protecteur. Des documents épigraphiques de l'époque — autant qu'on peut les dater — semblent indiquer que le roi se montra plein de prévenances pour les cités maritimes de l'Asie Mineure ^. Il avait besoin de se créer une popularité et d'avoir pour lui