‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 13 sur 297 · Diodor., XIX · texte numérisé non relu

Diodor., XIX

24 niAP. I. — LK UÈGNE DE SÉLELTOS I NICATOR

pays sur son passage, son équipée no lil, dit Plutarque, qu'afTermir l'autorité de Séleucos ; il s'était conduit comme un ennemi dans une contrée qui ne lui appartiendrait plus. Séleucos rentra derrière lui à Habylone, après avoir battu une seconde fois et tué Nicanor '.

Cependant, Ploléméc déconfit et s'attendant à l'invasion de rKgy[)tc dut croire Séleucos perdu. Lysimaquc et Cassandre étaient aussi inquiets de leur côté, si bien que les coalisés firent la paix avec Antigone, abandonnant à sa destinée leur allié de l'I^^xtrème-Oricnt, ou, en tout cas, gardant à son endroit un silence prudent. IMolémée renonça îi la Syrie, (ju'il ne possédait plus; Lysiraaque conservait la Thrace ; Cassandre serait désormais stratège d'Europe Ji la place de Polyperchon ; et tous les signataires reconnaissaient pour roi le jeune Alexandre IV, fils de Rhoxane, le roi dont Antigone était le vicaire en Asie et Cassandre en Europe. Si despote qu'il ait été par tempérament, Antigone est, de tous les Diadoques, celui qui paraît avoir le plus sincèrement soubaité et procure l'autonomie des cités grecques. A la paix de 311, il eut soin de stipuler — sans se faire illusion sur la valeur de cette clause — « que les Hellènes seraient autonomes - », et il annonça solennellement cette bonne nouvelle aux cités. On a retrouvé récemment une partie de cette lettre circulaire, gravée sur le marbre à Scepsis. Le récit des négociations occupe la première partie; puis vient le serment que doivent prêter les Hellènes eux-mômes, invités à se garantir réciproquement leur liberté et leur autonomie.

Il faut dire qu'Antigonc espérait par là gêner ses compétiteurs plus que lui-même. La liberté dos villes grecques lui

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