Liv., XLll
3. Il Macc, 3-4. L'auteur de IV Macc, 4 ne connaît pas Héliodore et lui substitue Apollonios dans la scène du Temple.
SÉLELCOS IV PHILOPATOR 239
trât le secret du miracle, qui a peut-être été tout simplement une version convenue entre les prêtres et le serviteur vénal du roi. Simon, en effet, soutenu par Apollonios, continuait à vilipender le grand-prêtre et lui imputait ses propres méfaits. Il était bon de prévenir les rapports que Simon ou Apollonios pourraient adresser à Antioche. Onias sentait bien que, aux yeux d'un incrédule, le miracle passerait pour une machination frauduleuse * : il se rendit auprès du roi. Ici finit le récit inséré au IP livre des Machabées. Le rédacteur ne parle plus du roi et ne dit pas si Onias trouva Séleucos vivant : mais on sait par Appien que Séleucos fut assassiné par un certain Héliodore. Voici le texte qui pose, sans les résoudre, tant de problèmes à la fois. « Le roi Séleucos, fils et successeur d'Antiochos le Grand, releva son frère Antiochos de sa faction d'otage, en donnant en échange son fils Démétrios. Antiochos revenait de sa résidence d'otage et était encore à Athènes lorsque Séleucos succomba sous les embûches d'Héliodore, un de ses courtisans. Cet Héliodore s'emparant par force du pouvoir, Eumène et Attale le chassent et amènent au gouvernement Antiochos, en comblant d'amitiés le personnage, attendu que, par suite de quelques froissements, eux aussi suspectaient les Romains » ^ C'est ainsi que Antiochos IV, fils d'Antiochos le Grand, devint maître de la Syrie. Il n'y a aucune raison de supposer que l'Héliodore nommé par Appien ne fût pas l'Héliodore que l'auteur du 11' livre des Machabées déclare avoir été foulé aux pieds et fustigé par les messagers célestes. Qu'il ait été un ministre puissant, on le sait par une inscription de Délos, mise sur le socle d'une statue élevée par les marchands de Laodicéc à Héliodore \ Si l'on fait état de la version juive, on peut penser qu'il méditait déjà sa trahison à Jérusalem, et que,