‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 141 sur 297 · Appian., Syr · texte numérisé non relu

Appian., Syr

2. Polyb., XXXI, 21, 2-3 = Exe. de légal., p. 343 de Boor. Le dynaste ou bandit Hyrcan, établi entre la Judée et lArabie, ayant peur d'avoir des comptes à rendre au nouveau roi, se suicida, parait-il (Joseph., XII, 4, 11).

SÉLEUCOS lY PUILOPATOR 243

peuple (athénien), qui fut toujours le premier à louer la vertu désintéressée et à en transmettre le souvenir à la postérité, reconnaît là le fruit de l'excellente éducation que les princes ont reçue de leurs parents, et il décerne aussi des couronnes d'or au feu roi Attale et à son épouse, la reine mère ApoUonis. Le décret sera affiché en trois exemplaires gravés sur stèles de marbre, dont une sera dressée sur l'agora (d'Athènes), « près des statues du roi Antiochos » ; une autre à Pergame, « dans le sanctuaire d'Athéna Niképhoros » ; la troisième à Antioche, « dans le temple d'Apollon à Daphné » '. Le hasard nous a conservé l'exemplaire de Pergame. Les premiers inventeurs du document avaient cru pouvoir l'attribuer au peuple d'Antioche : mais on y a reconnu depuis la forme protocolaire et la langue des décrets athéniens, et ce que nous savons des rapports des Athéniens avec les Atlalides en général, avec Eumène et Antiochos Epiphane en particulier, ne laisse guère de doute sur l'origine de ce panégyrique, éloge intéressé du désintéressement [f].

En somme, Eumène avait plus gagné que le Sénat au changement de règne, qui avait été peut-être prémédité à Rome. L'amitié contractée avec Antiochos Epiphane et scellée par un traité en bonne forme fut un gage de paix pour les deux royaumes.

Page 1