Diog. Laert., IX, 12, 1. VII, 1, 8, etc
lonide dans une petite maison séparée du palais, loin du bruit et des fâcheux. On assure qu'il lit « de très grands progrès » (-poxoTCTjV pL£vîa"rr,v) dans la doctrine. Pliilonide resta dans l'entourage de la cour d'Antioche. On le retrouve plus tard, exerçant sur Démélrios I Soter et « jusqu'à la fin du règne » une influence qu'on nous représente comme discrète et désintéressée, le philosophe ne voulant être ni conseiller, ni ambassadeur, et se contentant d'être, dans sa résidence de Laodicée, l'homme de confiance du roi.
Nous ne saurions dire à quel moment Epiphane s'éprit d'un si beau zèle et jusqu'où allèrent ses « progrès », s'il y prit des leçons de modestie ou d'orgueil, selon qu'il se considérait comme moins heureux ou plus puissant en ce monde qu'un dieu d'Epicurc. 11 eut en tout cas, dans ses dernières années, quelques loisirs à consacrer à la philosophie. A part les tracas qu'il s'était créés en Judée, affaire de police intérieure qu'il pensait terminer bientôt, il fut pendant deux ou trois ans beaucoup plus tranquille que ses voisins, les Romains n'ayant plus rien à lui demander ni à lui interdire. La fastueuse parade de Daphné lui avait valu seulement la visite d'une ambassade romaine, conduite par Ti. Sempronius Gracchus, qui alla faire une tournée d'inspection à Antioche et à Alexandrie *. Il l'avait reçue avec de grandes démonstrations d'amitié (166 a. C), et, depuis lors, le Sénat reportait toute son attention sur les affaires d'Asie Mineure, où les diplomates romains trouvaient ample matière à exercer leurs talents.
En etfet, à peine rentré dans son royaume après la défaite de Persée, — une défaite à laquelle il avait largement contribué,— Eumène II avait été assailli par les Galates, qui, excités par Prusias, avaient aussi des raisons de compter sur la faveur des Romains. Il s'était hâté d'envoyer à Rome son frère Attale pour complimenter le Sénat et lui demander