Liv., XLII, 1.J.16 etc
288 CIIAl'. VIII. — AMIOCHOS IV ÉPIPHANE
le (lire, mais il est aisé de le conjecturer d'après ce qui s'est passé ensuite » '.
Comme Kumène, dans rinlervalle, avait battu les Galates et sauvé Sardes du pillage, l'ambassadeur romain fit conclure pour riiiver un armistice qui permit aux Gaulois de rentrer chez eux. Au printemps, ils envahiront de nouveau la Phrvg'ic, et Eumène, quoique malade, partait de Sardes à leur rencontre, lorsque P. Licinius Crassus imposa de nouveau sa médiation. Attale voulut l'accompagner, mais il lui fut interdit d'assister à la conférence qui eut lieu à Synnada, sous prétexte que sa présence exaspérerait les Gaulois. Crassus sortit du colloque en déclarant que ses instances n'avaient fait que rendre les Gaulois plus intraitables. Tite- Live, qui veut bien être dupe de la mystification, s'étonne que la parole d'ambassadeurs romains, qui suffisait à réconcilier immédiatement des rois puissants comme Antiochos et Ptolémée, n'ait eu aucun effet sur des Gaulois'. Il en résulta qu'Eumène partit lui-même pour l'Italie, au devant de l'affront que lui fit le Sénat en lui signifiant à Briudcs l'ordre de se rembarquer au plus vite ^; et que, quand il se fut permis nonobstant de battre les Galates, ceux-ci se plaignirent à Rome et furent affranchis du protectorat d'Eumène *. Ce n'était pas assez pour satisfaire la meute qui s'acharnait sur Eumène, surtout son irréconciliable ennemi, Prusias II de Bitbynie, le valet à tout faire des Romains. Deux légats, C. Sulpicius Gallus et M'. Sergius, précédés d'une convocation invitant les principales villes grecques qui auraient à se plaindre d'Eumène à envoyer des délégués à Sardes, tinrent dans cette ville, dix jours durant, des assises oii Eumène fut copieusement insulté (164?) ^
Antiochos ne vit pas se dérouler jusqu'au bout les mani-