Diod., XXXI, 17 a. Appian., Syr
EXPÉDITION d'aNTIOCHOS IV EN ORIENT 297
dépens du dynastc Mithrobouzane '. Ce n'est plus en roi, mais en marchand et presque en maraudeur que Epiphane promène dans les provinces orientales son armée de recors.
A partir de là nous perdons la trace d'Antiochos. Les circonstances dans lesquelles il se trouvait, les intentions qu'on lui prête, la direction de sa marche et le terme auquel elle aboutit, tout cela ressemble de si près aux faits et gestes d'Antiochos le Grand que des confusions ont dû ôtre, chez les chroniqueurs anciens, presque inévitables. En quittant l'Arménie, l'armée a dû nécessairement traverser la Médie. Peut-être faut-il relever, comme trace de son passage et du puéril orgueil de son roi, le fait que, d'après Isidore de Gharax, Ecbatane s'est appelée Epiphaneia ^ Tacite croit savoir que Antiochos ne put achever la conversion des Juifs, parce qu'il en fut empêché par une guerre contre les Parthes, attendu qu'à ce moment Arsace avait fait défection ^. Il y avait bien un demi-siècle que les Parthes avaient fait défection. Tacite confond probablement l'Arsace de l'époque avec celui que combattit Antiochos le Grand. C'est sans doute aussi au règne d'un autre Antiochos qu'il faut renvoyer le fait enregistré par Pline, la victoire remportée en Mésène ou Characène sur les Perses (?) par un certain Numénios *. Il n'est pas nécessaire d'admettre une invasion des Perses dans le bassin inférieur du Tigre et de TEuphrate pour expliquer que Antiochos Epiphane ait terminé sa tournée par la Perse et la Susiane.
C'est là qu'il trouva la mort, dans une aventure tellement semblable à celle qui clôt la biographie d'Antiochos le Grand que l'on est en droit de soupçonner une contamination des deux récits, le plus récent étant calqué sur le plus ancien et