Isid. Charac. ap. Steph. Byz., s. v. 'AyêâTava
3. Tac, Hist., V, 8. Appien {Sj/r., 66) dit aussi d'Antiochos IV : 'ApTaÇiav tôv 'Ab[j,£v'.ov eI>,£, xaî è; aTyjtttov ssxpdcTsujev, ce qui mettrait l'expédition (d'Arménie) au commencement du règne.
i. Voy. ci-dessus, p. 166, 2.
298 CHAP. VIII. — ANTIOCnOS IV ÉPIPHANE
comportant des variantes. On se souvient que Antiochos le Grand fut massacré en Elymaïde, au moment où il tentait de piller un temple de Bel '. Voici maintenant les diverses versions relatives à la mort d' Antiochos Épiphane, en commençant par celles des chroniqueurs juifs, qui visent, sans doute possible, le persécuteur d'Israël.
« Le roi Antiochos parcourait les régions supérieures, et il apprit qu'il y avait en Perse une cité magnificjne, Elymais, abondante en argent et en or, et, dans cette cité, un temple extrêmement opulent. Il y avait là des tentures d'or, des cuirasses et des boucliers laissés par Alexandre fils de Philippe, le roi de Macédoine qui régna le premier en Grèce. Et il vint, et il chercha à prendre la ville et à la piller; mais il ne put, car son dessein fut connu des habitants. Or ceux-ci se levèrent pour combattre, et le roi s'enfuit, et il s'en revint accablé d'une grande tristesse en Babylonie ». C'est là que, suivant le pieux narrateur, Antiochos, apprenant les événements de Judée, meurt de chagrin et de remords ^ Au livre II des Machabées, la mort du tyran est racontée deux fois, et de deux manières ditTérentes. Suivant la première version, Antiochos, voulant extorquer de grosses sommes aux prêtres du temple de Nanaïa (Anahita) en Perse, prétendit épouser la déesse et recevoir l'argent « à titre de dot ». Ceux-ci l'invitèrent à entrer, avec quelques amis seulement, dans la partie la plus retirée du temple, le massacrèrent avec son escorte et coupèrent les cadavres en morceaux'. Plus loin, un autre rédacteur, à tournure d'esprit moralisante, fait de la fin