‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 176 sur 297 · IMacc · texte numérisé non relu

IMacc

3. // Macc, 1, 10-16 : récit sous forme d't'pître adressée par les Juifs de Jérusalem à leurs coreligionnaires d'Egypte. Nanaïa = Anahit = .Vrtémis ou Aphrodite. C'est la seule différence à relever entre ce texte et ceux relatifs à la mort d'Antiochos III, où le temple est dit loù Bt.Xoj (Diod. Strab.), Elt/maei Jovis (Justin). Bel ou Baal (le Seigneur) pouvait être assimilé, dans chaque localité, à la divinité suprême. Il est évident que Bel et Anahit devaient être des divinités parèdres, trônant dans le même temple. Le message étant daté de Sel. 188 (123/4 a. C), on a songé (Frœlich, Eckhel, Visconti, B. Xiese) à rapporter le fait ici commémoré à .\ntiocho3 VII Sidétès (ci-après, ch. xii).

EXPÉDITION d'aNTIOCHOS IV EN ORIENT 299

d'Antiochos Epiphane un roman à la fois terrible, édifiant et patriotique. Le roi avait voulu piller un temple de Persépolis. Repoussé par la population, il se retire dans les environs d'Ecbatane, oii les nouvelles de Judée tournent sa colère contre Jérusalem. Au moment où il se préparait à tirer vengeance du Machabée, roulant sans arrêt sur la route de Jérusalem, il tombe de son char, et Dieu, le Dieu d'Israël, le frappe d'une maladie mystérieuse qui fait tomber son corps en pourriture. Les vers grouillaient dans ses chairs en décomposition, et son armée était incommodée de la puanteur qui s'en échappait. C'est en vain qu'il essaie de fléchir la colère céleste en confessant ses crimes — c'est-à-dire les exécutions et spoliations commises à Jérusalem — et promettant de les réparer largement : il meurt enfin sur un grabat, après avoir recommandé par lettre aux Juifs son jeune fils Antiochos V Eupator, dont il prévoyait bien que l'héritage serait disputé par un héritier plus légitime, et remis la tutelle de l'enfant à son « ami » Philippe \ Josèphe reproduit le récit du premier livre des Machabées et tient seulement à affirmer que la vengeance divine a été exercée par le Dieu d'Israël, et non par l'Artémis Elymaeenne, comme le prétendait Polybe ^

Le témoignage de Polybe est rassurant : il serait même décisif, si l'on pouvait être certain que Josèphe l'a bien lu et que c'est bien d'Antiochos Epiphane que Polybe aurait dit : « En Syrie, le roi Antiochos, voulant s'enrichir, eut l'idée de faire une expédition à main armée en Elymaïde contre le sanctuaire d'Artémis. Arrivé sur les lieux et frustré de son espérance, parce que les Barbares habitant les alentours ne consentirent pas à l'attentat, il se retira à Tabae en Perse et y mourut, l'esprit égaré (Sa'.jjLovvio-aç), au dire de certains, d'après des signes du châtiment divin (xoù oa-.pLovîou) motivé par le méfait commis sur le sanctuaire précité ». Si Josèphe

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