‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 179 sur 297 · Macc · texte numérisé non relu

Macc

310 CHAP. IX. — ANTIOCHOS V ELPATOR

conformément auxdernières volontés du roi défunt. Il courut aussitôt à Jérusalem etdécida le jeune Eupatorà transiger au plus vite avec les patriotes. Ceux-ci obtinrent non seulement la vie sauve, mais le libre exercice de leur culte. L'auteur du premier livre des Machabécs prétend môme que le roi de Syrie avait promis de respecter également les ouvrages de la citadelle; mais « le roi entra sur le mont Sion, et il vit les fortifications de la place ; et il rompit aussitôt le serment qu'il avait juré, et il ordonna de détruire la muraille sur le pourtour, après quoi, il se retira en hâte et retourna à Antioche », emmenant avec lui le grand-prêtre Ménélas, qui depuis dix ans avait tout fait pour exaspérer les fidèles et rendre odieux le protectorat syrien *.

Lorsque Lysias et Antiochos V arrivèrent à Antioche, ils trouvèrent la capitale déjà occupée par Philippe, qui s'était proclamé sans plus de façon tuteur du roi et régent. Il fallut l'en déloger par la force. Philippe, mal soutenu probablement par des compagnons jaloux de sa fortune, fut pris et mis à mort -. Lysias n'enseignait pas la clémence à son pupille. Comment de malheureuses princesses, la mère d'Ariarathe V de Cappadoce, Antiochis, fille d'Antiochos le Grand, et sa fille, furent-elles compromises dans cette affaire et exécutées, on l'ignore. Nous savons seulement que le premier soin du « Pieux » Ariarathe, succédant à son père en cette même année 163, fut de redemander à Lysias, en évitant de récriminer, de peur d'éprouver un refus, « les ossements de sa sœur et de sa mère » ', et il est plus que probable que les infortunées princesses furent victimes de la politique de guerre civile. II faut dire, pour être juste, que Antiochis était une rouée (Tcavoûpyoç [xàXiTTa), qui, au début de son mariage, avait corrigé sa stérilité temporaire par des suppositions d'enfants, et que, ayant le goût de l'intrigue,

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