‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 19 sur 297 · Justin., XV · texte numérisé non relu

Justin., XV

Antigone s'était hâté de rappeler son fils, qui bataillait en Grèce contre Cassandre. Lysimaque, qui amenait d'Europe ses troupes et celles de Cassandre, fut arrêté en Phrygie par Antigone. Ptolémée envahit la Syrie et mit le siège devant Sidon; mais il se retira au plus vite, supposant, sur de faux bruits, que ses alliés étaient déjà battus dans le nord de l'Asie Mineure. Il resta depuis lors en Egypte. Enfin, Séleucos, passant par la Cappadoce, fit sa jonction surl'Halys avec Lysimaque. Les deux rois rencontrèrent l'adversaire quelque part au centre de la Phrygie. Ptolémée était toujours absent : la sanglante bataille dlpsos (301) se livra sans lui *. C'est dans cette bataille que Séleucos mit en ligne, pour la première fois peut-être, les éléphants reçus de Sandracottos et vit avec orgueil son fils Antiochos tenir tête au redoutable Poliorcète. La journée fut décisive. Antigone, achevant à passé quatre-vingts ans par la mort des braves sa carrière agitée, resta sur le champ de bataille, et Démétrios courut sans s'arrêter jusqu'à Ephèse, avec les rares débris de son armée ^.

Rivalités et hostilités en Occident.

Les vainqueurs se partagèrent ensuite la proie. « Ils dépecèrent », dit Plutarque, « comme ils eussent fait d'un vaste corps, l'empire d' Antigone et de Démétrios ^ ». Lysimaque reçut l'Asie Mineure au N. du ïaurus et probablement la Phrygie, la majeure partie des côtes sur la mer Egée et le Pont-Euxin; Cassandre, tous droits sur la Grèce, — à charge de les faire valoir contre Démétrios, — et, pour son frère

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